Avis des utilisateurs ucclois sur le projet de Plan Bus de la STIB

Le 11 février 2016 Olivier Koot a écrit :

Cher monsieur,

je persiste à croire que la nouvelle ligne 60 sera très intéressante pour Verrewinkel. On peut évidemment échanger le crochet par Gazelle entre le 60 et le 43 afin que ce dernier soit comme avant. Je comprends évidemment que les habitués du 60 ne seraient pas contents d’un changement dans leur ligne et qu’il faudra en tenir compte.

Pour unifier les points de vue, je prolongerais alors le bus 38 jusqu’à Linkebeek (qui coupe le 7 à Churchill) ... Le 41 pourra être prolongé jusque Calevoet à la place du 38. Bien que je trouvais assez pratique que ce bus aie jusqu’à Homborch.
Bien à vous,
Olivier Koot

Le 12 février 2016 ACQU a écrit :

Cher monsieur,
Merci pour ces remarques très intéressantes.

Concernant le bus 60, votre opinion est compréhensible mais selon les retours de courrier que nous avons reçu, mieux vaut se tenir au principe de ne créer des nouvelles dessertes que par prolongement de lignes et non pas par déviation. Dans ce sens, d’ailleurs, votre proposition concernant les lignes 41 et 38 tient également la route. Il est vrai que dès lors votre quartier aurait une connexion directe avec le tram 7. Nous en prenons donc bonne note.

Maintenant, il faudrait savoir pourquoi les lignes 41 et 38 ont-elles été raccourcies par le passé ? Le 41 avait son terminus à Calevoet jusqu’en 2007 (en passant par l’avenue du Wolvendael, la rue basse et la chaussée de St Job), le 38 avait son terminus au Homborch (jusque quand ?). Pour quelle raison exacte ont-elles été raccourcies ? Ceci est une question précise que l’on devrait demander à la STIB. Il faudrait d’ailleurs également leur demander de nous communiquer des données précises concernant la fréquentation des lignes uccloises, leur ponctualité (horaires),les points noirs, l’analyse coûts-bénéfices, etc.

Concernant le 41,on peut s’étonner d’ailleurs que cette ligne ait été raccourcie en 2007 et que la STIB prévoit à nouveau de la prolonger (en l’occurrence jusqu’au Homborch via Uccle Calevoet). Aussi, il faudrait savoir pourquoi la STIB a voulu réduire la ligne 43.

Bien cordialement,
pour l’ACQU,
Enguerrand DAVID

Le 12 février 2016 Olivier Koot a écrit :

Bonjour,

On entend souvent dire que cette politique de couper les lignes sert à mieux respecter les horaires. C’est peut-être compréhensible pour la ligne de tram 94 (anciennement Cimetière de Jette – Wiener) qui a été scindée en deux avec le 93 (Stade – Legrand) et avec le 94 (Louise – Musée du Tram). Ce qui a permis de doubler les trams entre Louise et Legrand... Je me rappelle encore la journaliste de Télé Bruxelles annonçant cette "bonne nouvelle"... en pensant qu’elle ne devait pas prendre le tram très souvent...
Bon, le mieux est de poser la question à la STIB.
Le 38 à Homborch ? D’après les plans dont je dispose, il y allait en 2003, mais plus en 2010...

NATURA 2000 : POURQUOI SOUTENIR LE PROJET DE DÉSIGNATION DES SITES DE LA FORET DE SOIGNES ET DE LA VALLÉE DE LA WOLUWE ?

Après lecture du projet d’Arrêté de Désignation, voici quelques appréciations qui méritent selon nous d’être exprimées : la première, soit le soutien de l’arrêté, est la plus importante et devrait être reprise par tous. Les autres points peuvent être développés en fonction de la sensibilité de chacun des participants :

Nous nous réjouissons de l’aboutissement de la procédure des arrêtés de désignation du site Natura 2000. Ces désignations sont attendues depuis longtemps et permettront de mettre en œuvre l’ensemble des objectifs de conservation relatifs aux espèces et habitats sensibles.

Le renforcement d’un maillage vert et bleu interrégional est capital. À ce titre, nous sommes attentif tant à la création d’un couloir écologique efficace entre les 3 Zones Spéciales de Conservation bruxelloises que de leurs interconnexions avec les sites Natura 2000 de la Région flamande et wallonne.

Ceci dit, les objectifs de conservation proposés nous semblent pertinents et bien étayés. Nous approuvons les 28 stations telles qu’identifiées à Bruxelles, Uccle, Watermael-Boitsfort, Auderghem et les 2 Woluwe. Ces zones ne devront pas être réduites dans le futur, plutôt le contraire.

En effet, l’ensemble des parcelles désignées forme une mosaïque d’habitats qui reste fragile : le réseau est morcelé et les superficies sont restreintes même en ce qui concerne le site de la forêt de Soignes. L’origine de cette situation vient de la difficulté qu’il y a en milieu péri-urbain à définir des zones de protection et de conservation de la nature efficiente. La pression sociale et foncière y est généralement très importante. La perte de biodiversité y reste croissante. D’où l’importance d’établir des plans de gestion efficaces et proactifs qui vont dans le sens de la conservation des espèces et des habitats.

Pour conclure, nous insistons sur l’importance des zones lisières et la restauration de celles-ci de manière étagée [1].

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[1] Pour qu’une lisière soit intéressante, il est nécessaire qu’elle soit étagée, c’est-à-dire que sa transition soit douce : zone herbeuse, buissons, arbustes puis grands arbres. De nombreuses lisières bruxelloises sont actuellement encore trop abruptes. l’impact des voiries et des clôtures est également néfaste...

Nouvelle menace pour le réseau Natura 2000 ! Consultation publique jusque fin juillet 2015.

DES TEXTES FONDATEURS

Avancée fondamentale de la protection de l’environnement, les directives « Oiseaux » et « Habitats-Faune-Flore » constituent les fondements de la préservation de la nature au sein de l’Union européenne et une base juridique pour la conservation des espèces sauvages et des milieux naturels. Leur portée s’est confirmée au cours de leur application. Elles ont permis de conserver des habitats et des espèces menacés, qui sinon auraient disparu.

En pratique, la directive européenne dite « Oiseaux » de 1979 et celle dite « Habitats-Faune-Flore » de 1992 ont mis en place un réseau de sites appelés « Natura 2000 ». Objectif : préserver les habitats des espèces et les habitats naturels reconnus comme menacés sur le continent européen. Ces deux textes détaillent également le dispositif de protection pour ces espèces ainsi que leurs habitats et encadrent les prélèvements de certaines espèces animales (chasse, pêche). Elles mettent enfin en place un dispositif de surveillance et d’évaluation de l’état de conservation des habitats et des espèces d’intérêt communautaire.

DES DIRECTIVES MENACÉES

En 2015, les directives « Oiseaux » et « Habitats-Faune-Flore » doivent passer à la moulinette du programme européen REFIT, mis en place par la Commission européenne en 2013, qui cherche à clarifier et simplifier la législation. Ce programme est censé évaluer certains textes juridiques européens en vue de proposer des modifications. Cela pourrait se traduire par une déréglementation ou un affaiblissement du corpus juridique européen de protection de l’environnement. Soit une totale remise en cause du chemin parcouru et une moindre conservation de la nature. Agissons pour la protection des directives Les associations de protection de la nature réclament plutôt le maintien voire le renforcement des dispositifs existants, en se basant sur l’expérience acquise et en prévision de l’érosion perpétuelle de la biodiversité. Depuis fin 2014, le mouvement européen des associations de protection de la nature se mobilise en ce sens. Une nonantaine d’ONG environnementales appellent à défendre ces deux directives européennes, éviter que la législation ne soit détricotée par la Commission européenne ! Ils invitent chaque citoyen à se mobiliser pour préserver la nature européenne, en participant à la consultation publique lancée par la Commission européenne sur ce sujet dans le cadre de REFIT jusqu’à fin juillet 2015. L’ACQU se joint à cette dynamique et vous propose de réagir et surtout de compléter la seule question ouverte du questionnaire (la remarque finale) !

RÉPONDRE A L’ENQUÊTE

PROPOSITION AFIN DE COMPLÉTER L’ESPACE PRÉVU A LA REMARQUE FINALE (limitées à 2000 caractères, ce texte est un maximum possible) :

Les directives européennes Oiseaux et Habitats sont fondamentales car elles obligent les États à modifier leur législation dans une vision à long terme, vers la conservation de la biodiversité et la protection des espèces et Habitats pour les générations futures. Trop souvent les dirigeants des États mettent en avant le court terme et le seul développement économique au détriment de la conservation de la nature.

Diminuer les contraintes environnementales aurait pour conséquence une dégradation supplémentaire de notre environnement naturel. Celui-ci a une influence sur la dégradation du climat, les pollutions, la santé publique, la préservation des ressources naturelles, bref tous les services écosystémiques nécessaires à la vie sur terre. Il faut au contraire renforcer les obligations des États notamment par une politique agricole saine et orientée vers la culture biologique et la préservation des écosystèmes et des sols vivants, par la préservation des ressources en eau en protégeant systématiquement toutes les zones humides et rivières, par l’abandon des pesticides nocifs. L’évaluation appropriée des incidences des plans et projets sur les zones Natura 2000 doit être réalisée par des bureaux d’études indépendants, en les délivrant de la sujétion financière directe avec le promoteur. En effet, en Belgique, ce sont les auteurs de projets qui financent directement les bureaux d’étude chargés des évaluations des incidences, malgré la surveillance d’un comité d’accompagnement, des dérives sont possibles.

Enfin, il faut amplifier le réseau Natura 2000 par les couloirs écologiques de liaisons : une trame verte généralisée doit devenir l’objectif prioritaire de l’Europe afin de permettre la dissémination des espèces et la bonne conservation des sites.

VARIANTE PLUS COURTE POUR LES REMARQUES FINALES :

Les Directives sont particulièrement nécessaires pour permettre de résoudre les conflits entre nature et économie, ils sont nombreux et presque toujours résolus au détriment de la nature en l’absence de législation contraignante. Diminuer les contraintes des Directives aurait pour résultat une inexorable dégradation de notre environnement naturel.

Ou …Exprimez-vous et soyez la voix de cette nature qui nous entoure plus d4info sur http://www.actu-environnement.com/a...

Cela faisait 65 millions d’années que la Terre n’avait vu disparaître autant d’espèces animales, préviennent des chercheurs mexicains et américains. En cause : l’activité humaine. [1]

En quittant ce monde, un enfant qui naît aujourd’hui aura vu disparaître plusieurs centaines d’espèces animales. C’est ce que révèle une étude publiée par Science Advances qui s’appuie sur les observations documentées d’extinctions d’espèces des cinq derniers siècles.

Principal enseignement de l’étude : les disparitions d’espèces ont été multipliées par 100 depuis 1900. Et leur rythme a même accéléré au cours des dernières décennies du fait de l’activité humaine. “La vitesse à laquelle les espèces disparaissent est sans précédent dans l’histoire humaine et hautement inhabituelle dans l’histoire de la planète”, souligne le directeur des recherches, Gerardo Ceballos, de l’université nationale autonome de Mexico.

L’équipe s’est concentrée sur les vertébrés et a déterminé que depuis le 16eme siècle, 338 espèces ont définitivement disparu et que 280 autres n’existent plus qu’en captivité. Au total se sont donc, en l’espace de cinq siècles, près de 620 espèces de vertébrés qui ont disparu de leur milieu naturel. La plus grande partie d’entre eux, lors du siècle dernier.

Déclin extrêmement rapide

“Notre travail indique que nous sommes entrés sans l’ombre d’un doute dans la sixième phase d’extinction massive d’espèces animales”, explique Gerardo Ceballos. “Nos estimations révèlent un déclin extrêmement rapide de la biodiversité (...), l’un des enjeux environnementaux les plus critiques de nos jours”. Les facteurs qui l’expliquent : la destruction de l’habitat naturel, la surexploitation des ressources et des espèces, la pollution et le changement climatique, conclut l’étude qui prévient que “la fenêtre d’opportunités pour remédier aux conséquences se ferme rapidement”.

Trois petites générations

Ce n’est pas la première fois que la Terre est le théâtre d’une grande extinction d’espèces. Il y a 65 millions d’années disparaissaient les dinosaures et avec eux, environ 75% des espèces animales. Avant cela, quatre autres extinctions massives avaient eu lieu, toutes dues à des phénomènes naturels. Aujourd’hui, c’est l’une des espèces – la nôtre – qui, selon l’étude, provoque la disparition des autres. Et qui sait, à terme, la sienne.

“Si nous laissons s’éteindre des espèces au rythme actuel, les humains seront bientôt privés (en l’espace de trois petites générations) des bénéfices de la biodiversité”, préviennent les chercheurs qui précisent qu’il faut des centaines de millions d’années pour que la nature se diversifie à nouveau.

[1] Source : Le Courrier International, Science. La sixième extinction massive d’espèces est en marche, 21 juin 2015.

POURQUOI SOUTENIR LE PROJET DE DÉSIGNATION DES SITES UCCLOIS ASSOCIÉS AU RÉSEAU NATURA 2000 ?

Après lecture du projet d’Arrêté de Désignation, voici quelques appréciations qui méritent selon nous d’être exprimées : la première, soit le soutien de l’arrêté, est la plus importante et devrait être reprise par tous. Les autres points peuvent être développés en fonction de la sensibilité de chacun des participants :

  • Nous soutenons les projets et les applaudissons des deux mains :
    • Nous nous réjouissons de l’aboutissement de la procédure des arrêtés de désignation du site Natura 2000 « Zones boisées et ouvertes au Sud de la Région bruxelloise - complexe Verrewinkel – Kinsendael »
    • Ces désignations sont attendues depuis longtemps et permettront de mettre en œuvre l’ensemble des objectifs de conservation relatifs aux espèces et habitats sensibles d’intérêts communautaires et régionaux.
    • Les objectifs de conservation proposés nous semblent pertinents et bien étayés.
  • La perte de biodiversité est toujours croissante ; il est donc urgent de pouvoir prendre les mesures adéquates et les plans de gestion qui permettront la conservation des espèces et habitats.
  • Le besoin de nature se fait d’autant plus sentir pour les habitants d’une ville importante comme Bruxelles . Protéger la nature en ville est aussi indispensable à notre santé physique et mentale.
  • l’ensemble des parcelles assimilées à la Zone de Conservation Spéciale 2 forme une mosaïque d’habitats qui reste fragile : le réseau est très morcelé et les superficies sont très restreintes. L’origine de cette situation vient de la difficulté qu’il y a en milieu urbain à définir des zones de protection et de conservation de la nature. La pression sur le foncier y est généralement très importante.

Il convient donc d’être très attentif à la cohérence du réseau et au maintien de couloirs écologiques suffisants pour la bonne conservation des sites et des espèces protégés. Les scientifiques ont constaté que la fragmentation des sites et des habitats est une des premières cause de la disparition des espèces.

A ce titre, nous souhaiterions qu’une trame verte (zones d’extension et de liaisons) puisse ultérieurement compléter les zones noyaux du Réseau Natura 2000. Le renforcement du maillage vert est indispensable en vue d’assurer une bonne migration et dispersion des espèces.

Ainsi, le plateau Avijl, l’ancienne propriété Delvaux, le domaine Paridant, les prairies et bocages de l’Institut Pasteur, la zone humide du Broek, la zone humide du Keyenbempt, les cimetières ucclois du Dieweg et de Verrewinkel, tous ces espaces font partie de ces « corridors verts » indispensables.

Ces différents sites, même s’ils n’ont pas la qualification de Natura 2000,participent du maillage écologique de fait et devraient pouvoir faire l’objet de plans de gestion pour nourrir la trame verte promue d’ailleurs par la Directive Européenne « habitat ».

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QU’EST CE QUE LE RÉSEAU NATURA 2000 ?

Véritable épine dorsale de la politique européenne en faveur de la nature, le réseau Natura 2000 doit permettre de réaliser en Europe les objectifs fixés par la Convention sur la diversité biologique, adoptée lors du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992.

Le Réseau Natura 2000 a ainsi pour objectif la conservation maintient et l’amélioration de la diversité biologique des milieux naturels à travers l’ensemble du territoire de l’Union Européenne. Le réseau se compose de sites proposés par les différents Etats membres, en application de deux directives européennes qui constituent la base légale du projet Natura 2000 et qui sont généralement connues sous le nom de « Directive Oiseaux » et « Directive Habitats » :

La « Directive Oiseaux »(directive 2009/147/CE du 30 novembre 2009) vise la protection de toutes les espèces européennes d’oiseaux sauvages, ainsi que leur milieu, leurs nids et leurs oeufs. Pour atteindre cet objectif, les Etats membres doivent désigner des sites, appelés "Zones de Protection Spéciale (ZPS)" ; une désignation qui se fait sur la base des espèces reprises à l’Annexe I de cette directive.

La « Directive Habitats » (directive 92/43/CEE du 21 mai 1992) vise la conservation et la protection de tous les habitats et espèces sauvages (flore et faune à l’exception des oiseaux) rares et/ou typiques. Pour ces habitats et espèces (repris aux annexes I et II de la directive), les Etats membres doivent également proposer des sites, appelés « Zones Spéciales de Conservation (ZSC) ».

Les zones reprises au sein du réseau Natura 2000 n’en deviennent pas pour autant des réserves naturelles « figées » puisque les activités humaines (économiques, sociales, culturelles ) y restent autorisées pour autant qu’elles n’y compromettent pas les objectifs de protection et de conservation considérés.

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Enquête ICR

Pour télécharger le dossier complet mis à l’enquête publique, cliquez sur l’icône :

PDF - 118.6 Mo

Le Kauwberg fait peau neuve !

A vos pelles, sceaux, gants et épuisettes : le grand nettoyage de printemps des abords du Kauwberg aura lieu le dimanche 16 mars 2014 à 9H30.

Toutes les bonnes volontés sont attendues. Enlèvement des dépôts et salissures en tout genre en bordure des rues et des chemins.

Rendez-vous devant le cimetière d’Uccle, avenue de la Chenaie 125 à Uccle.

QUAND MODERNITÉ RIME AVEC AUTOROUTIER

Article paru dans La Lettre aux Habitants n°77, septembre 2013

En Belgique l’adoption du système autoroutier est envisagée dès l’entre-deux-guerres [1]. Pour diverses raisons, ce n’est toutefois que dans les années cinquante, dans la foulée du contexte bouillonnant de l’exposition universelle de 1958, que seront réelle-ment lancés les travaux du programme autoroutier belge. Bruxelles, en tant que centre nerveux du pays et plaque tournante européenne [2], devait devenir le noyau d’un vaste réseau autoroutier modelé sur la base d’un double système de déplacements : radial (autoroutes reliant Bruxelles aux villes et pays voisins) et périmétrique (3 à 4 rocades encerclant successivement la ville).

RÉSEAU PÉRIMÉTRIQUE

Pour mener à bien le projet périmétrique, il est prévu d’ « autoroutiser » les boulevards urbains créés précédemment ainsi que d’encercler l’ensemble de la région bruxelloise d’un ultime vaste périphérique traité également en autoroute. Les voiries sont numérotées en fonction : Ring 20 (la Petite Ceinture), ring 21 (seconde ceinture), Ring 22 (Boulevards de la Woluwe, du Souverain etc.) et enfin Ring 0. Ce principe théorique de rings successifs n’aboutira toutefois jamais complètement [3] : la partie autoroutière du Petit Ring ne démarre qu’à la porte d’Anderlecht et se prolonge via le boulevard Léopold II vers Koekelberg ; le Ring 21 n’est formé que de deux morceaux distincts et le Ring 22 n’est qu’un prolonge-ment en milieu urbain du Ring 0 [4]. C’est pourquoi le système autoroutier bruxellois allait adopter au final la forme d’un escargot.

RÉSEAU RADIAL

L’ « autoroutisation » des voiries de pénétration existantes posait davantage problème. Seules les grandes avenues créées au 19e siècle (avenues Louise et de Tervueren, boulevard Léopold II) disposaient d’assez de largeur pour en faire de véritables autoroutes urbaines. Par contre l’étroitesse des anciennes chaussées (chaussées de Mons, d’Alsemberg, de Waterloo, de Wavre, de Louvain, etc.) ne permettait pas leur adaptation, du moins en milieu urbain. Il fut donc prévu de les dédoubler par la création de nouvelles autoroutes de pénétration destinées à rejoindre et se greffer soit à la seconde soit à la première ceinture.

Image ci-dessus : L’avenue Brugmann (à la hauteur de l’avenue de l’Échevinage) en 1965. Photo : Archives du service de l’Urbanisme, Uccle. L’autoroute A5 telle que projetée dans les années‘60 était censée rejoindre le centre ville en se greffant aux avenues de Wolvendael et Brugmann et ainsi créer un axe de pénétration depuis le sud. En marge de ce projet fou, l’avenue Brugmann accueillait déjà un trafic important et sans cesse grandissant. Comme le montre la photo, les arbres planté en alignement au 19e siècle ont été supprimés en vue d’élargir l’espace carrossable. Vu ce contexte pro-voiture, on comprendra qu’il aura fallu bien du courage politique au ministre Jean-Louis Thys pour imposer sur l’axe Stalle-Brugmann un « site propre » pour le tram dans les années ‘90. Les lignes 7 et 4 qui y circulent aujourd’hui sont parmi les plus performantes et les plus fréquentées de la STIB. Tout le monde se félicite donc de cet aménagement sans quoi le tram y serait englué dans la circulation automobile à l’instar de la ligne parcourant la chaussée d’Alsemberg.


[1] L’idée de dédoubler le réseau existant (anciennes chaussées) par un système autoroutier est envisagé dès l’entre-deux-guerres. Le chantier de l’autoroute Bruxelles-Ostende est entamé en 1937. (T. DEMEY, op. cit., p.10.)

[2] Le réseau "E" (E411, etc.) au coeur duquel Bruxelles occupe une place stratégique, a été défini par le Comité des Transports Internationaux du Conseil Économique pour l’Europe réuni à Genève en 1950. (Ibid., p.57, note 19.)

[3] L’ « autoroutisation » des boulevards ne faisait à l’époque déjà pas l’unanimité. Ainsi la ville de Bruxelles reprochait au projet de favoriser le trafic de transit au détriment de la desserte du Pentagone. Schaarbeek désirait conserver le caractère résidentiel du boulevard traversant son territoire. (Ibid., p.25.)

[4] L’existence de la forêt de Soignes, empêcha la création d’un périphérique complet et régulier autour de Bruxelles. A la hauteur de Krainem (carrefour avec l’avenue de Tervueren), le projet autoroutier est greffé sur l’ancienne route du Mont St Jean. L’autre extrémité était censée, via la traversée d’Uccle et de Boitsfort, rejoindre la E411 à la hauteur d’Auderghem.

LES GRANDS BOULEVARDS URBAINS

Article paru dans La Lettre aux Habitants n°77, septembre 2013

1e CEINTURE

Le premier boulevard périphérique de Bruxelles fut aménagé dans les années 1850 à l’emplacement des anciennes fortifications de la ville (d’où le nom de boulevard [1]). Ce premier « ring » est plus connu sous la dénomination de « Petite Ceinture ».

2e CEINTURE

Le deuxième boulevard périphérique, connu sous le nom de "Grande Ceinture" fut développé, notamment sous l’impulsion de Léopold II, à partir des an-nées 1860. La mise en oeuvre de cette vaste deuxième rocade se révèlera compliquée et sera inégale-ment poursuivie selon le bon vouloir des communes censées être traversées. Dans un premier temps (1870-1914), seule la moitié nord-est du projet verra le jour, correspondant à la traversée des communes de Laeken, Schaerbeek, Etterbeek et Ixelles [2]. A l’approche d’Uccle, le boulevard est renvoyé vers Forest (avec une rupture au niveau du Bois de la Cambre) via les avenues Longchamp (rebaptisée Winston Churchill après la guerre) et Albert, voiries créées toutes les deux à l’initiative du banquier Georges Brugmann.

Image ci-dessus : « Plan d’ensemble pour l’extension et l’embellissement de l’agglomération bruxelloise » dressé par Victor Besme, Inspecteur Voyer des faubourgs de Bruxelles, en 1866. C’est à Victor Besme que revenait la tâche de déterminer le tracé de la Grande Ceinture autour de Bruxelles. Ce plan dévoile un projet très régulier mais encore très théorique. Si le programme sera grosso modo respecté, son implantation sur le terrain se verra néanmoins fortement adaptée.

3e CEINTURE

Alors que la portion ouest de la deuxième ceinture demeure toujours dans les cartons, un projet de troisième ceinture (baptisé Boulevard de Plus Grande Ceinture) est déjà envisagé dès les années 1900 à l’initiative notamment de la commune d’Auderghem [3]. Le projet consiste dans un premier temps à relier la toute récente avenue de Tervueren à l’hippodrome de Boitsfort. Très rapidement il est prévu de prolonger le projet jusqu’au parc de Koekelberg sous la forme d’une vaste rocade de 30 m de large contournant la capitale par le sud-ouest [4]. Seule la traversée des communes d’Auderghem, de Boitsfort, d’Uccle, de Forest et d’Anderlecht constitue véritablement un nouveau projet de voirie. A partir de Molenbeek le projet se greffe sur le tracé nord - mais non encore réalisé – de la seconde couronne (Boulevard de Grande Ceinture). Le décalage de cette troisième ceinture partielle, vers le sud-ouest, s’explique par le simple fait que la banlieue de Bruxelles était en train de s’étendre plus fortement dans cette direction dès la fin du 19e siècle. Tout comme le projet de seconde ceinture, la troisième rocade peinera à voir le jour : Le tronçon traversant Auderghem et Boitsfort, est le premier à aboutir (vers 1910) [5]. En attendant la percée du tracé à travers le territoire d’Uccle et des communes suivantes, le boulevard sera raccordé à l’avenue Louise via la création en 1910 de l’avenue des Nations (rebaptisée Franklin Roosevelt après la guerre) et de l’avenue Emile De Mot (créées toutes les deux dans le cadre de l’exposition universelle de 1910 qui eut lieu au Solbosch).

En 1938 est ouverte la partie nord-ouest du boulevard (boulevard de Mettewie) traversant la commune de Molenbeek-St-Jean et reliant le parc de Koekelberg à la chaussée de Ninove.

C’est vers 1956 seulement qu’est aménagée la portion anderlechtoise du boulevard (boulevard Joseph Bracops), dans la prolongation du boulevard de Mettewie [6]. Au contraire du boulevard de Mettewie, dont la mise en oeuvre s’était conformée au programme classique du boulevard "léopoldien" (terre-plein central, quadruple allée d’arbres, etc.), l’aménagement du boulevard Bracops ne se fera que très sommairement. Considéré comme temporaire, il est prévu qu’il soit remplacé très rapidement par une portion du Grand Ring autoroutier dont le principe était alors déjà acquis.

ci-dessus : Extrait d’un plan de 1932 révélant le tracé du Boulevard de Plus Grande Ceinture tel qu’approuvé par le Conseil communal du 30 décembre 1915. Un premier projet, très similaire, avait déjà été approuvé en juillet 1913 en même temps qu’avait été prise la décision d’exproprier pour cause d’utilité publique les terrains nécessaires à l’exécution du Boulevard. Cette décision fit rapidement l’objet de réclamations ce qui explique la nouvelle version adoptée en 1915. Le projet de 1915 prévoit l’embranchement du futur boulevard sur la drève des Chalets. Il sera remplacé en 1934 par une version privilégiant une connexion à l’avenue Van Bever. Ya-t-il une relation entre l’étonnante largeur que possède l’avenue van Bever et le projet de boulevard ? Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

Image ci-dessus : A partir de 1913 et ce pour plus de 65 ans, une grande part du territoire ucclois sera grevé d’une hypothèque de non-construction. Le mécontentement et la mobilisation d’une multitude de propriétaires est notamment à l’origine des nombreuses modifications de tracé que connaitra tant le projet de Boulevard que plus tard celui de Ring Sud. (Extrait du Registre aux délibérations du Collège Echevinal d’Uccle, séance du 7 juin 1926 rejetant une demande de construction ch. de St.-Job. (AGR, Archives du province de Brabant, fonds "voirie, service R12".)

[1] Le mot boulevard dans son sens premier militaire désigne, dans la fortification d’une ville, un ouvrage de protection avancé construit en madriers et en terre. Avec la transformation de la fortification, le mot va désigner un ouvrage, souvent maçonné, ajouté en avant d’une fortification plus ancienne et destiné à porter de l’artillerie. Un boulevard a le même rôle qu’un « bastion » ou un « rempart ». Le mot est composé de deux radicaux : bole qui signifie poutre, grosse pièce en bois, et voerk qui veut dire ouvrage. Source : Article Boulevard de Wikipédia en français (http://fr.wikipedia.org/wiki/Boulevard).

[2] Dans ce sens l’intervention du roi Léopold II fut déterminante. Il était impératif à ses yeux que soit réalisée la portion du boulevard permettant le mouvement des troupes entre le domaine royal de Laeken et les nouvelles casernes établies à Etterbeek.

[3] Le Boulevard du Souverain dans L. RANIERI, Léopold II Urbaniste, Bruxelles, 1973, p103.

[4] La projection d’une voirie à établir entre l’avenue de Tervueren et l’hippodrome de Boitsfort est imaginée dès 1890 à l’initiative de la commune d’Auderghem. Nos recherches ne nous ont par contre pas permis de déterminer la date précise de l’idée d’une rocade à tracer entre l’hippodrome de Boitsfort et le parc de Koekelberg. Les quelques documents que nous avons consultés permettent toutefois de penser que ce projet remonte aux alentours de 1900.

[5] Si la création des boulevards de seconde ceinture est bien documentée et a fait l’objet de nombreuses publications, le projet de 3ème couronne est nettement moins connu (à l’exception notoire du tronçon implanté sur le territoire des communes d’Auderghem et de Boitsfort). C’est probablement le projet de Boulevard du Souverain (initiative originale de la commune d’Auderghem - qui pour l’occasion sollicita l’aide de l’Etat) qui inspira la Province de Brabant à projeter la réalisation d’une 3ème boucle à travers les communes d’Uccle, Forest et Anderlecht. Les quelques documents que nous avons pu consulter aux Archives du Royaume, à la commune d’Uccle ou au Cercle d’Histoire et d’Archéologie d’Anderlecht ne nous ont toutefois pas permis d’élucider l’origine réelle du projet (ni sa date d’ailleurs). Le sujet mériterait réellement de faire l’objet d’un travail de recherche plus approfondi.

[6] La construction de ce tronçon avait pour objectif le délestage de l’important trafic que présageait l’exposition universelle de 1958. Son ouverture permettait en effet de rejoindre le plateau du Heysel à partir de la chaussée de Mons (trafic en provenance du Hainaut et de la France) tout en évitant le centre d’Anderlecht.

LES CEINTURES DE BRUXELLES : UCCLE

Article paru dans La Lettre aux Habitants n°77, septembre 2013

Pour sa part, Uccle était concerné par deux projets : la partie du grand ring entre Forest et Boitsfort, et l’autoroute radiale Uccle-Waterloo. Deux larges bandes de terrain étaient réservées à ces grands projets : de la limite de Forest-Drogenbos jusqu’à la Forêt de Soignes d’une part (Ring) et depuis le cimetière du Dieweg jusque Rhode-Saint-Genèse d’autre part (autoroute Uccle-Waterloo).

LE RING SUD.

Selon les premiers projets (fin des années 1950) le Grand Ring ou R0 était censé traverser le territoire d’Uccle afin de rejoindre les boulevards urbains de Boitsfort et d’Auderghem transformés pour l’occasion en autoroutes urbaines. Rappelons que l’idée d’un boulevard ucclois est plus ancienne que celle du grand Ring. L’assiette du projet, restée volontaire-ment vierge de toute construction, fut donc partiellement « récupérée » et greffée au tracé du R0. A une époque où on pensait tout en termes d’autoroute, la traversée d’Uccle, de Boitsfort et d’Auderghem devait être uniformément formatée à la grande vitesse, ce qui se serait vraisemblablement traduit par la suppression des arbres d’alignement et des pelouses centrales du boulevard du Souverain. Via un grand échangeur à construire au Kauwberg, le périphérique sud allait permettre une redistribution du trafic en provenance de ce qui aurait été l’auto-route A5 venant de Waterloo.

L’AUTOROUTE A5 UCCLE –WATERLOO.

Le projet de l’A5 prévoyait initialement d’ « autoroutiser » la Nationale 5 (d’où la numérotation A5) depuis Bruxelles jusqu’à la frontière française via Charleroi. Le nouveau tronçon à construire entre Uccle et Waterloo fut conçu comme une alter-native à la mise à quatre bandes de la chaussée de Waterloo entre Uccle et Waterloo. En effet, la densité de l’habitat n’y permettait pas un élargissement de la voirie selon son tracé original. En direction d’Uccle, la nouvelle autoroute devait aboutir au coin du cimetière du Dieweg (avec aménagement d’un parking à l’emplacement du cimetière) dans le prolongement de l’avenue du Wolvendael. Via cette avenue, élargie en rognant sur le parc du Wolvendeal, et puis l’avenue Brugmann, l’important trafic que l’on peut présager, devait s’écouler vers le centre-ville.

Ci-dessus : Carte parue dans le Journal de Touring Secours du 15 avril 1970 . Les deux projets autoroutiers censés traverser Uccle ont été surlignés en orange.

Ci-dessus : Cet extrait de plan non daté (probablement des années 1960) et tiré des archives du Service Voirie de la commune d’Uccle (avant projet de PPA n°37), est intéressant dans la mesure où il révèle en pointillés tant les projets de voiries (Ring autoroutier et redressement de rues existantes) que le vaste complexe résidentiel que prévoyait d’édifier la Compagnie Immobilière de Belgique entre la rue Engeland et l’hypothé-tique bretelle d’accès au Ring.


UN PEU DE VOCABULAIRE

LA CHAUSSÉE
La chaussée (ou steenweg en néerlandais) correspond généralement aux premières artères ayant été pavées sous l’ancien régime. Il s’agit généralement de voiries radiales intercités dont les abords ont progressivement été urbanisés.
L’AVENUE OU BOULEVARD "LÉOPOLDIEN"
Par le suffixe de Léopoldien, on désigne généralement les grandes artères urbaines créées au cours du 19e et au début du 20e siècle sous le règne de nos deux premiers rois et particulièrement celui de Léopold II. Ces voiries de prestige ont un double objectif : pourvoir aux besoins de la circulation urbaine tout en assurant un espace de convivialité et de flânerie : deux voiries carrossables séparées l’une de l’autre par un terre-plein central disposant selon le projet d’un espace de promenade et éventuellement d’une allée cavalière. Le tracé est agrémenté par une double ou quadruple rangée d’arbres. Un espace de recul est généralement imposé entre les constructions et la voirie afin d’en dégager encore plus la perspective et accentuer ainsi son caractère monumental. Généralement une ligne de tram est installée à même la voirie carrossable. Avec l’intensification du trafic auto-mobile, elle sera souvent déplacée au milieu du terre-plein central. L’avenue Longchamp (Churchill - 1875) peut être considérée comme l’archétype en la matière sur le territoire d’Uccle.
L’AUTOROUTE INTERURBAINE
Le principe du système autoroutier fait son apparition en Belgique pendant l’entre-deux-guerres. L’autoroute interurbaine ou « de pénétration » est constituée de deux voiries séparées, à deux, trois ou quatre bandes chacune, dont les accès sont confinés à des points limités. Un système de tunnels, de ponts et de viaducs lui permet d’éviter les carrefours. Seules des bretelles de lancement en assurent la connexion au reste du réseau viaire. Elle est évidemment réservée exclusivement au trafic motorisé. Son statut particulier est défini juridique-ment. La prolongation de l’E411 via le viaduc Hermann Debroux en est sans doute l’exemple le plus flagrant.
AUTOROUTE URBAINE
Tout comme l’autoroute interurbaine, cette voirie est réservée au seul trafic motorisé, son accès se fait de ma-nière tangentielle (bande de lancement) et les carrefours avec les autres voiries se font toujours à niveau diffé-rentié (tunnel ou pont). Toutefois les accès sont beaucoup plus nombreux, les accotements plus étroits ou inexistants. Parfois l’autoroute urbaine est elle-même bordée de chaque côté d’une bande de circulation sup-plémentaire à destination du trafic local (exemple : le boulevard Reyers ou la partie "aménagée" de l’avenue Louise).
LA VOIE EXPRESS
Ce type de voirie ne dispose pas de carrefours à niveau différentié mais leur nombre est limité à maximum un carrefour tous les 400 mètres. Souvent un pareil aménagement a constitué un pis-aller au système autoroutier soit parce que la largeur de la voirie ou le budget disponible n’en permettait pas le développement soit parce qu’une opposition locale (riverains ou commune) en a refusé le développement.

NON AUX PROJETS AUTOROUTIERS : CONTEXTE GENERAL

Si dans un premier temps la construction d’autoroutes répondait à une demande générale (surtout du secteur du tourisme et de l’industrie), leur implantation en milieu urbain suscita dès l’origine une certaine réticence. Ainsi l’architecte Fernand Brunfaut s’exprima-t-il de la sorte à la Chambre le 27 mars 1957 au moment où la priorité du programme autoroutier belge était concentrée sur Bruxelles vu l’imminence de la tenue de l’Expo ’58 : "Une autostrade au sein de la ville, à mon sens, est une déviation de la conception en matière de circulation urbaine. Il y a psychose de l’auto, mais le piéton et l’usager du transport en commun sont sacrifiés d’une manière innommable, et j’insiste, dans des conditions que je ne parviens ni à concevoir, ni à accepter. L’auto est devenu le tyran de la cité pour l’agglomération bruxelloise" [1].

Le pic de construction autoroutière allait toutefois être atteint en 1972-1973. Sur deux ans, pas moins de 380 kilomètres d’autoroutes furent ouverts à la circulation en Belgique. [2]

Un vent de contestation fit alors son apparition sur fond de récession économique (choc pétrolier), de prise de conscience écologique et de changement de mentalités au sujet de l’emploi de l’espace. A l’instar de l’ACQU, de nombreux comités d’action virent le jour [3]. Il y eut même un Front Anti-Autoroutes qui se donna pour but de coordonner les actions des différents groupements [4].

"Puisque, sous l’effet de l’accroissement constant du parc automobile, la circulation atteint un point de saturation, il est vain de vouloir encore la canaliser. Il faut au con-traire se résoudre à la limiter au plus grand bénéfice des résidents et de l’environnement urbain [5]".

Face à ce mouvement citoyen sans précédent, le gouvernement fut contraint de modifier fortement ses projets.

La plupart des autoroutes jugées excédentaires, telle que l’A5 Uccle-Waterloo, furent abandonnées lors de l’adoption des plans de secteur définitifs entre 1976 et 1980. L’entièreté des projets ne fut pas pour autant complètement oubliée. De nombreux élargissements ou créations de voiries nouvelles reçurent le statut de voie express, un type de route rapide qui causait moins de protestations. C’est cette formule qui fut notamment adoptée lors du réaménagement de plusieurs tronçons de la N5 entre Waterloo et Charleroi.

GRAND RING DE BRUXELLES : MISE EN SERVICE DES SECTIONS
Section Année de mise en service
Tervuren - Sint-Stevens-Woluwe 1976
Sint-Stevens-Woluwe - Diegem 1974
Diegem - Machelen 1976
Machelen - Strombeek-Bever 1977
Strombeek-Bever - Grand-Bigard 1958
Grand-Bigard - Anderlecht 1978
Anderlecht - Drogenbos 1977
Drogenbos - Haut-Ittre (partie de l’E19) 1969 - 1971
Haut-Ittre - Butte du Lion (auparavant A202) 1978

Image ci-dessus : Quelques critiques évoquées dans le Livre Blanc publié par l’A.C.Q.U. en 1978 : Le Périphérique Sud constitue une fiction. C’est une conception théorique, intellectuelle, que défendent des théoriciens des problèmes de circulation. Il est certes séduisant de ceinturer les agglomérations de façon parfaitement circulaire et continue (p.5). La protubérance du Grand Ring vers le sud (Waterloo et Braine-l’Alleud) a, semble-t-il, choqué certains. D’où l’idée de lui trouver un "raccourci", un tracé plus symétrique, par la création d’une liaison médiane au travers des communes d’Uccle, Boitsfort, Auderghem et Woluwe. Un itinéraire qui, cette fois, mord en plein tissu urbain. (p.8). Or, il apparait bien que le Périphérique Sud n’apporte aucune solution réelle, globale, ni même acceptable aux problèmes de circulation dans la partie sud de l’agglomération de Bruxelles (p.10). Jeté comme un pont entre les zones sud-est et sud-ouest, il ne peut apparaitre que comme une invitation au trafic de transit (p.11) Et ceci sans compter une déchirure intraurbaine, un saccage écologique, une pollution visuelle et atmosphérique, etc…(cf p. 23 à 32)


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[1] Annales Parlementaires de la Chambre, session 1956-1957, séance du 27.3.1957, p.20.

[2] Avec l’ouverture en 1972 de ces 380 km supplémentaires le réseau belge totalisait 890 km d’autoroutes. Ce qui n’était finalement pas encore grand chose comparé aux 2394 km prévus. R. VAN DE WALL et X. OBERNECK, http://www.wegen-routes.be/hist/his...

[3] Les mouvements contestataires n’avaient évidemment pas pour seule origine l’opposition à la construction d’autoroutes. Il s’agit d’un contexte sociétal bien plus général et complexe dans lequel s’inscrit pour Bruxelles l’apparition d’associations telles que l’ARAU (Atelier de Recherches et d’Actions Urbaines) ou IEB (Inter-Environnement Bruxelles).

[4] R. VAN DE WALL et X. OBERNECK, op. cit.

[5] Le Soir, 29.2.1972, Un comité de défense s’élève contre le projet d’autoroute vers Ixelles, dans : T. DEMEY, op. cit., p.38.

LES PROJETS UCCLOIS. DEFINITION DE TRAJETS ALTERNATIFS ET ABANDON

Les contestations citoyennes, cristallisées notamment autour de l’action de l’ACQU, eurent pour résultat l’abandon des projets autoroutiers sur le territoire d’Uccle. Ceci ne se fit cependant qu’en plusieurs étapes :

En 1969, est défini un premier tracé alternatif (qui connaitra une multitude de variantes) en vue d’éviter la traversée des terrains situés entre le haut du Kauwberg et le Fort Jaco [1]. Entre l’échangeur de Forest et le Kriekenput le tracé reste le même. À partir de là, une bifurcation prévoit de renvoyer le Ring le long de la ligne de chemin de fer 26 (Schaerbeek-Halle) et de cette manière rejoindre la chaussée de la Hulpe. La construction d’une autoroute entre Uccle et Waterloo demeure alors d’actualité.

En 1970, l’idée d’une prolongation de l’autoroute en provenance de Waterloo jusqu’au Square Danco (avec viaduc au-dessus de la vallée de St Job) semble être définitivement abandonnée [2].

En 1972, le gouvernement accepte de geler pour 10 ans le projet d’autoroute Uccle-Waterloo dans son entièreté et de porter ses efforts essentiellement sur la construction du grand Ring passant par Groenendael-Waterloo-Haut Ittre [3].

En 1979, c’est au tour du Ring Sud d’être abandonné. Du moins pour la plus grande partie de son tronçon car l’arrêté Royal du 28 novembre 1979 [4]

Nous ne savons pas exactement à quel moment cette dernière portion fut à son tour définitivement abandonnée. Probablement au début des années 1980. Notons que c’est suite à cette décision de 1979 de renon-cer définitivement au bouclage autoroutier entre Forest et Boitsfort qu’est levée l’hypothèque qui grevait ces zones depuis de nombreuses années.

La ténacité, l’ampleur du mouvement et la force de persuasion de certains membres de l’ACQU ont finalement pu convaincre l’Etat belge d’abandonner le projet. Les Ucclois purent heureusement à l’époque compter sur l’appui de personnalités politiques clairvoyantes tel le bourgmestre Jacques Van Offelen.


JOURNAL TOURING-SECOURS, 15 avril 1970, Pages 9 et 11 LES TRACÉS DEFINITIFS DES DEUX RINGS (Extraits)

(...) le ring « recommence » au delà de la Forêt de Soignes par la chaussée de la Hulpe et continue en tunnel sous la forêt (de l’avenue de Lorraine à la chaussée de Waterloo, à Uccle). Le choix de ce tracé est nouveau. Jusqu’à présent, il avait été prévu que le ring passerait en tunnel sous la forêt pour res-sortir en surface entre l’avenue du Maréchal et la drève des Renards. Il poursuivait alors en ligne droite, jusqu’au cimetière d’Uccle. Là, il remontait presque en ligne droite vers Calevoet Le nouveau tracé qui vient d’être choisi définitivement, em-pruntera l’assiette de la voie ferrée Schaerbeek-Hal.

(...)

A hauteur du « lycée français », au lieudit Verrewinkel, le ring donnera accès à la future autoroute de Waterloo, qui aura son terminus sur l’échangeur même.

(...)

Au delà de l’échangeur, le ring poursuivra le tracé de la voie jusqu’au sud du « Lycée français ». Là il bifurquera à l’ouest vers Calevoet. Pour effectuer cette boucle, le ring devra être construit en viaduc, au-dessus de la voie ferrée, à l’instar de ce qui se fera pour le métro a Auderghem (sur cette même voie Schaerbeek-Hal). Le ring rejoindra ensuite l’autoroute de Paris et communiquera avec celle-ci grâce à un vaste échangeur, à la limite de Drogenbos et de Forest. Les aménagements routiers nécessités à Uccle à la suite des travaux de réalisation du ring, du prolongement de l’autoroute de Paris et de l’autoroute de Waterloo comporteront un pas-sage en tunnel sous la gare de Calevoet. De Calevoet au Globe, cette chaussée sera élargie et mise à double sens. Au delà, la chaussée sera mise à sens unique (sens descendant) de même que l’avenue Brugmann (sens montant) de manière à décongestionner la circulation vers le centre de la ville. (…)

André Buyse


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[1] Le premier projet, d’avant 1969, affectait les voiries suivantes : l’avenue Dolez, la Vielle rue du Moulin, la rue du Ham, la drève des Renards et l’avenue du Maréchal. L’avenue d’Andrimont, l’avenue d’Orbais et la drève de Carloo n’existaient pas encore.

[2] Les archives de l’ACQU contiennent néanmoins un projet daté d’octobre 1970 (Adm. des Ponts et Chaussées, plan B.97) qui prévoyait encore une formule hybride : si l’autoroute de Waterloo trouve effectivement son terminus à la hauteur de son échangeur avec le Ring Sud, un viaduc enjambant la chaussée de St Job demeure malgré tout tracé sur le plan mais cette fois-ci dans le prolongement du haut de l’avenue de la Chênaie. Ce plan prévoit d’utiliser également le viaduc au bénéfice du franchissement de la vallée par une ligne de métro dont une station est projetée au milieu du Kauwberg, au pied d’un parking de dissuasion proche de l’échangeur autoroutier.

[3] Allocution de Jacques Van Offelen, Député – Bourgmestre d’Uccle, 13 septembre 1972, devant le Conseil Communal et en présence d’associations d’habitants qu’il avait conviés.

[4] annexes du Moniteur Belge du 21 décembre 1979 (page 21). prévoit toujours la prolongation du Ring depuis l’échangeur de Forest jusqu’à la Plaine du Bourdon.

LA PROTECTION DES ZONES VERTES

1. L’ENJEU DES PLANS RÉGLEMENTAIRES

Suite à l’abandon des projets autoroutiers au sud de Bruxelles, s’ensuivit une solide mobilisation citoyenne visant à assurer la protection juridique des « morceaux de campagne » dès lors miraculeusement préservés. Ce deuxième long combat ne fut pas vain puisque de nombreux espaces verts ucclois furent préservés en 2001 par l’adoption du Plan Régional d’Affectation du Sol (PRAS).

Notons que le PRAS restait (et reste toujours) un outil de planification relativement malaisé à mettre en oeuvre à la taille d’un quartier. Seuls des Plans Particuliers d’Affectation du Sol (PPAS) permettaient (et permettent toujours) à une commune de réellement maîtriser l’aménagement de l’intérieur d’un périmètre spécifique de son territoire (gabarits, densité, implantations, matériaux, voiries, espaces verts, etc.). C’est ainsi que suite à l’abandon du projet autoroutier à la fin des années 1970, le pouvoir communal décida d’abroger certains PPAS ou d’en adopter des nouveaux.


2. LE COMBAT CONTINUE

On comprendra aisément que tant l’abrogation des PPAS que l’adoption du PRAS furent pour les riverains, les pouvoirs publics et les promoteurs immobiliers des enjeux très importants.

Si l’adoption du PRAS permit d’assurer juridique-ment la protection d’une grande partie des espaces verts issus du « non-ring », dans d’autres cas, c’est la pression en faveur de l’urbanisation qui prit le des-sus. Aujourd’hui encore de nombreux hectares de prairies et de bois demeurent menacés ; les arbres du plateau Engeland ont été abattus ce printemps 2013 en vue d’y préparer la construction de 299 logements alors que des recours judiciaires sont toujours en cours ; le plateau Avijl se verra rogner son pourtour au profit de 200 logements à l’initiative de la commune d’Uccle, le maintien de l’intégrité des magnifiques terrains de l’ex Institut Pasteur reste très hypothétique. Ainsi le combat continue…

A première vue cette concentration en espaces verts au sein d’une commune favorisée pourrait paraitre un luxe déplacé. Aussi est-il bon d’expliquer pour-quoi il faut, selon nous, combattre la spéculation et les projets d’urbanisation des terrains issus du « non-ring ».

Au moins quatre bonnes raisons expliquent notre point de vue :

Image ci dessus : Extrait du Plan Régional d’Affectation du Sol (PRAS) Les zones qui ont été définies comme « vertes » au PRAS l’ont été selon les desiderata et les forces en puissance du moment. C’est suite à des intérêts particuliers que les terrains numérotés 1 (terrain de l’Etat) et 2 (ING) sur le plan n’ont pas bénéficié d’une mesure de protection non-aedificandi alors qu’en réalité il s’agissait, tout comme les terrains voisins, également de vastes étendues de prairies, de bocages ou de bois.


3. CONCLUSION : Des lotissements de standing plutôt qu’un espace vert ? Beaucoup de désavantages pour très peu de bénéficiaires.

Considérant les quatre arguments développés précédemment, il va de soi que la production de nouvelles cités dortoirs est à proscrire fermement à Uccle surtout si elles sont projetées sur un terrain à haute valeur biologique et éloigné de toute desserte efficace par les transports en commun.

Hormis les bénéfices escomptés par les propriétaires fonciers et les promoteurs immobiliers, hormis les intérêts limités que pourrait en tirer le trésor communal, force est de reconnaître que la création de nouveaux quartiers péri-urbains ne répond générale-ment pas au besoin en logements à prix abordable mais constitue au surplus une réelle charge collective.

La sauvegarde des espaces verts ucclois ne doit donc pas être considérée comme un caprice ou un luxe déplacé mais comme une nécessité sanitaire, écologique et urbanistique.

C’est à juste titre que l’administration régionale privilégie aujourd’hui la création d’espaces verts au centre-ville. En effet, certains quartiers centraux densément peuplés tels que les abords de la gare du Midi, manquent cruellement de zones de parc. Il n’y a toutefois aucune raison que cette politique axée sur le centre-ville empêche également le maintien des grands espaces verts de deuxième couronne. Ces deux politiques ont des portées différentes qui méritent d’être considérées comme complémentaires dans le cadre d’une politique de gestion générale et équilibrée de la Région Bruxelloise.

De plus - ne le sous-estimons pas - ces « morceaux de campagne », situés à Uccle et pas tellement éloignés des quartiers fortement urbanisés, profitent à bien plus de personnes qu’aux seuls Ucclois, que ce soit en tant que poumons verts ou zones de délassements. Les potagers installés au Keyenbempt ne sont-ils pas, par exemple, en grande partie cultivés par des St-Gillois ?


Aller au chapitre suivant : 3. Sur les traces des terrains dévolus aux projets de grande voirie

Lettre 77, table des matières générale

RING SUD

La carte ci-dessous transcrit les avant-projets et projets des années ’60 et ’70, projets abandonnés :
- Ring Sud
- Auroroute Uccle-Waterloo
- Pénétration dans Uccle.

Cliquez sur le lien sous l’image pour visualiser la carte en grand, y zoomer, etc.



Afficher Ring Sud - projets abandonnés sur une carte plus grande

Plaidoyer pour une ville « eau admise » OU LA PREVENTION DES INONDATIONS A UCCLE . POSTFACE

Article paru dans la Lettre aux Habitants n°74, décembre 2012.


yahoo Uccle

Au moment de mettre sous presse (décembre 2012), nous avons le plaisir de mentionner deux faits positifs relatifs à la gestion des eaux pluviales dans la Commune d’Uccle :

  • Le premier est un projet d’« Aménagement spécifique d’une zone publique inondable » le long d’un tronçon de la chaussée de Saint-Job situé entre la rue Papenkasteel et le pont de Calevoet. A cet endroit les maisons sont implantées en fort recul par rapport à la chaussée. Cette situation découle d’un projet des années 1960 - abandonné depuis - et qui prévoyait l’élargissement de la chaussée de St Job. La plupart de ces terrains ont finalement été acquis par la Commune en vue d’y réaliser la création d’un « mail ». Ce nouveau projet est le fruit du travail du service de l’environnement et s’inscrit dans la mise en œuvre de l’Agenda 21.

    Il s’agit d’une zone comportant à la fois un itinéraire piéton (et espérons cycliste) dans un milieu naturel et protégé (ce qui est bon pour la mobilité douce), ainsi que des noues permettant le stockage des eaux pluviales en cas de fortes pluies. Un comité d’accompagnement, auquel participent l’ACQU et Natagora Bruxelles, nous donne l’occasion de faire part de nos souhaits et suggestions. Le projet finalisé sera présenté en mars 2013.  Le second projet est directement lié au présent livre blanc et résulte d’une rencontre à la mi-octobre entre trois représentants de l’ACQU, le directeur général d’Hydrobru , Yves Bourdeau, et l’ingénieur responsable des projets de Vivaqua, Olivier Broers.

    Lors de cette rencontre nous avons respectivement échangé nos idées relatives aux solutions à envisager en vue de combattre les inondations. Durant cette rencontre les responsables de l’intercommunale nous ont signalé qu’ils ne trouvaient pas de d’emplacement privilégié pour l’implantation d’un bassin d’orage dans la vallée du Geleytsbeek à la hauteur plus ou moins du plateau Avijl.

    Vu notre connaissance des lieux nous avons pu leur proposer plusieurs emplacements possibles.
    L’une d’elle a été assez rapidement retenue et une semaine plus tard nous guidions ces messieurs sur le terrain. La suite a été très rapide puisque fin novembre le Conseil Communal a unanimement pris la décision de modifier partiellement le plan particulier d’affectation du sol n° 55 Saint-Job/Benaets pour cause de travaux d’utilité publique, afin de permettre la réalisation d’un bassin d’orage sous le parking communal face à Séquoia. 
  • Relevons aussi l’évolution des mentalités en matières hydrologiques à Uccle qui transparait dans ces extraits de la délibération communale :

    « depuis …, et plus particulièrement ces dernières années, il s’est avéré : que le quartier subit d’importantes inondations dues à des orages dont le caractère, jusqu’à peu qualifié d’exceptionnel, devient récurrent, et dont l’intensité de la violence a tendance à augmenter, (...) Considérant, en matière d’hydrologie et de gestion des eaux : que la chaussée de Saint-Job est une des principales artères du quartier et que ses habitants subissent ces inondations, (...) qu’il s’avère impératif de prévoir la construction d’un bassin d’orage à proximité du carrefour que forme la chaussée avec l’avenue de Wansijn,…  »   

Voici donc de bonnes nouvelles, tant pour la gestion des inondations que pour une nouvelle visibilité de la gestion des eaux pluviales, qui - nous l’espérons - seront suivies d’autres mesures que nous suggérons par ailleurs dans le présent dossier. 

Plaidoyer pour une ville « eau admise » OU LA PREVENTION DES INONDATIONS A UCCLE . INTRODUCTION

Article paru dans la Lettre aux Habitants n°74, décembre 2012.


Les inondations à Uccle augmentent tant en fréquence qu’en intensité.

Les dommages qui en résultent suivent en proportion. Les causes des inondations sont multiples : Les pluies, la disparition des zones inondables naturelles, l’augmentation de l’imperméabilisation des sols par l’urbanisation sans mesures compensatoires.

L’ACQU a rencontré et entendu les habitants victimes d’inondations. Une analyse détaillée des pluies, des sinistres individuels, de la topologie, de l’origine des eaux a été effectuée.

L’ACQU estime que la construction de grands bassins d’orage ne constitue pas une réponse suffisante à la complexité des problèmes rencontrés. L’ACQU s’est intéressée aux solutions mises en œuvre dans les pays voisins et dans d’autres communes belges. Nous en concluons que d’autres solutions existent et peuvent même rendre les bassins d’orages inutiles, ou - tout le moins - permettre de réduire leurs dimensions.

L’ACQU demande aux responsables communaux et régionaux de prendre des mesures préventives et de sécurisation des citoyens en cas d’événement extrême en créant ou participant à un réseau d’avertissement et en mettant en place des mesures de protection des biens pendant et après les inondations.

Tous ces aspects sont développés dans cette brochure.

Photo ci-dessus : Au milieu de la Plaine du Bourdon coule le Geleytsbeek à « ciel ouvert » depuis 2011.

CONCLUSION : ET L’EAU SE RÉCONCILIERA AVEC LA VILLE.

Nous encourageons par conséquent la commune d’Uccle à avoir une attitude proactive en matière de gestion des eaux pluviales et à établir des règlements contraignants pour faire en sorte que toute nouvelle construction ne puisse provoquer de rejets d’eau supplémentaires et imposer que toutes les eaux pluviales soient dispersées sur place, de préférence par infiltration. Cette mesure contraignante est la seule qui puisse s’opposer à l’augmentation des effets liés à l’imperméabilisation des sols. Une telle règlementation s’impose d’urgence à Uccle au vu des événements extrêmement graves que nous avons encore en mémoire. Ne pas la prendre serait révélateur d’un manque de responsabilité de nos édiles .

Ce plan aux mesures contraignantes ne devrait être qu’un des trois volets d’un plan global dont les autres aspects sont les mesures incitatives et la gestion des crises.

Pour impliquer le citoyen à la prise en charge de son impact sur son environnement, il faudra établir des mesures incitatives, voire contraignantes afin que tous les propriétaires qui en ont la possibilité (présence de jardins, cours et terrasses) ré-infiltrent leurs eaux de pluies sur place. Cette ré-infiltration doit être couplée à une citerne mixte qui retient les surplus d’eaux pluviales et les restitue progressivement. Ces mesures doivent aussi s’adresser aux propriétaires qui pour des raisons techniques ne peuvent procéder de la sorte en leur permettant de se regrouper pour réaliser de petits bassins de rétention communautaires (bassins d’orages ou autre solution en surface). Les zones de parkings réalisées sans permis doivent être soit reconverties en jardins, soit équipées de sorte qu’elles recueillent et infiltrent tout le ruissellement causé par leur imperméabilisation.

Afin d’offrir un minimum de sécurité aux habitants victimes des inondations, la Commune devrait établir et mettre en place un plan de gestion des événements orageux extrêmes, comme nous l’avons décrit ci-dessus. Ce plan comporterait à la fois des mesures préventives et aussi des mesures d’urgence afin d’aider efficacement les victimes.

Afin de pouvoir permettre l’épanchement du trop-plein des pluies dans les zones naturelles, la Commune devrait rendre les réseaux séparatifs obligatoires dans les vallées où coule déjà un ruisseau. C’est la condition préalable à la réalisation des infrastructures permettant la rétention de pluies en surface, dans les zones vertes par exemple. Des structures urbaines en cuvette (places en contrebas des voiries, par exemple) ne peuvent fonctionner avec les eaux des égouts et ne peuvent être raccordées qu’aux ruisseaux et réseaux de ruissellement des eaux claires !

Selon nous, la réalisation de grands bassins d’orage ne résoudra que partiellement le problème des inondations. C’est à la fois extrêmement coûteux pour la collectivité, le creusement de tunnel par fonçage entrainant des dépenses pharaoniques, ce qui risque d’hypothéquer tout autre investissement dans des mesures alternatives. Une politique de "cache misère" ne résolvant pas le problème à la source des ruissellements, ne responsabilisera pas les Ucclois qui ne sont pas personnellement impliqués ; elle ne modifiera pas leur comportement ni la perception qu’ils ont de l’eau dans la ville. La multiplication des citernes individuelles est une alternative crédible aux très grands bassins d’orages.

Pour toutes ces raisons, le devoir citoyen de l’Association de Comités de Quartier Ucclois était de montrer les différents aspects des problèmes liés aux inondations afin que la politique communale puisse être orientée au bénéfice de toute la communauté uccloise et particulièrement des habitants de nos belles vallées.

Mais à côté de ces recommandations que les autorités politiques pourraient prendre en compte, nous souhaitons rappeler à chaque citoyen que son action quotidienne interfère avec la politique de gestion des eaux. Nous invitons les éco-citoyens à s’investir tant humainement que financièrement dans une démarche de gestion des eaux pluviales, de surface ou usées.

Chacun peut agir à son niveau : le contrôle des ruissellements à la source commence à l’échelle de son jardin. Chacun peut récupérer l’eau pluviale pour l’arrosage, favoriser l’infiltration des eaux de pluie sur sa parcelle et concourir à une meilleure gestion des eaux, pour le plus grand bien de la collectivité.

3.7. UN NOUVEAU PARADIGME URBAIN 

Article paru dans la Lettre aux Habitants n°74, décembre 2012.
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Ce terme de « paradigme », emprunté au jargon des chercheurs, signifie simplement qu’un nouveau rapport de l’homme à la ville et à la place que l’eau y occupe doit remplacer la vision hygiéniste du début du XXe siècle qui consistait à faire partir le plus vite possible les eaux fécales hors de la ville.

L’homme doit porter un regard positif sur l’eau et l’inviter dans son environnement au lieu d’en nier l’existence qui ne lui est rappelée que lors d’événements cataclysmiques.

La construction de la ville a modifié artificiellement le cycle naturel de l’eau ; nous devons restaurer ce cycle, rendre sa place à l’eau de pluie dans nos villes ; nous construirons alors ensemble une ville plus agréable et respectueuse des éléments naturels. Avec à la clef la diminution des risques d’inondation, le désengorgement de nos systèmes d’assainissement et la mise en valeur d’espaces de vie.

Il faut à la fois limiter l’imperméabilisation des sols et ré-infiltrer les eaux pluviales dans le sous-sol, et simultanément mettre l’eau en scène pour valoriser l’espace urbain. Cela revient à joindre l’utile à l’agréable car la vie naissant de l’eau, cette dernière est le premier maillon de la chaine biologique qui recréera de la biodiversité en ville.

Nous vous proposons ci-dessous un tableau comparatif entre les différentes approches de la gestion de l’eau en ville.

3.6. LES PRIMES INCITATIVES EXISTANTES

Article paru dans la Lettre aux Habitants n°74, décembre 2012.
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PRIMES COMMUNALES À UCCLE :

  • A l’installation, à la rénovation ou à la remise en service d’une citerne d’eau de pluie : 500 € (250 € si on réalise les travaux soi-même) .
  • Pour des toitures végétales : de 200 € à 500 €, selon le type de toiture (intensive/extensive), la surface, la réalisation des travaux par soi-même ou par un entrepreneur.
  • Pour l’infiltration des eaux de pluie dans les sols : de 200 € à 500 €, selon la surface d’infiltration (minimum 25 m² de surface imperméabilisée raccordée au système d’infiltration), la réalisation des travaux par soi-même ou par un entrepreneur.

Ces différentes primes peuvent être cumulées.

PRIME RÉGIONALE POUR LES CITERNES À EAU DE PLUIE :

Elle est incluse à la prime à la rénovation qui est calculée en fonction du montant des travaux (0 à 70%) et est aussi déterminée par les revenus du demandeur et le périmètre dans lequel se trouve le logement.

Uccle étant située hors de l’Espace de Développement Renforcé du Logement et de la Rénovation (EDLR), la prime régionale est supprimée pour les revenus dépassant 60.000 €. Cette situation est peu cohérente : comme si la pluie choisissait son quartier pour tomber …

Espérons que cet aspect soit revu et que la prime concernant les citernes à eau de pluies soit distinguée de la rénovation urbaine. 

3.5. SOLUTIONS MICRO 

Article paru dans la Lettre aux Habitants n°74, décembre 2012.
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La meilleure solution pour éviter les inondations tombe sous le sens : garder l’eau des pluies là où elle tombe, éviter le plus possible son ruissellement et son écoulement vers les vallées.

Il existe de nombreuses solutions et chaque habitant, chaque citoyen responsable du devenir de son quartier, peut en être l’acteur. Certaines sont de plus en plus connues et peuvent être contraignantes ; d’autres devraient être le fait d’un investissement volontaire de chacun et d’un sens civique vis-à-vis des conséquences de l’absence de mesures adéquates prises dans l’aménagement du territoire, que ce soit pour des raisons financières, d’ignorance ou de facilité.

De nombreux documents existent et nous permettent de connaître les détails des aménagements possibles (par exemple ceux édités par Bruxelles Environnement-IBGE) ; nous nous limiterons à décrire succinctement les différentes solutions individuelles :

  • LES TOITURES VERTES.

C’est sans doute la première mesure qui a été avancée pour absorber une partie de l’eau sur place avant de la restituer au réseau hydrographique. Les toitures vertes extensives de 5 à 10 cm d’épaisseur conviennent aux toits plats ou à faible pente. Elles sont constituées d’un géotextile planté de végétaux à enracinement superficiel, principalement mousses et sedums. Leur efficacité est limitée en cas d’orage.

Seules les toitures vertes intensives, d’une épaisseur de 40 cm, véritables jardins sur le toit avec de petits arbustes, sont à la fois décoratives et efficaces pour retenir l’eau des orages. Elles ne conviennent qu’aux toits plats dont les structures portantes sont suffisamment renforcées. Celles-ci ne devraient pas simplement être subsidiées, mais aussi rendues obligatoires dans toutes les situations utiles pour retenir les débordements et pas seulement à partir de 100 m² de superficie de toiture.

  • LES CITERNES D’EAU DE PLUIE

Elles font l’objet d’une prime communale, à Uccle. Mais, en cas d’orage, elles ne seront réellement utiles qu’à la condition d’être vides, ce qui est rarement le cas puisqu’elles servent à l’alimentation des sanitaires. Ainsi, une citerne vide le 19 août 2011 a pu jouer un rôle régulateur vis-à-vis de l’orage de ce jour, mais remplie à ras bord elle n’a plus eu aucune efficacité lors de l’orage du 23 août. La solution est pourtant simple : réaliser des citernes mixtes dont la partie inférieure sert de réserve d’eau domestique et la partie supérieure joue le rôle de micro bassin d’orage en se remplissant à cette occasion et en se vidant lentement par un tuyau relié à un système de drains d’infiltration ou à un réseau séparatif. De telles citernes pourraient être fortement subsidiées, voire faire l’objet d’un financement public à la hauteur des budgets que la société devrait engager pour des bassins d’orages.

Citerne d'Orage
Schéma ci-dessus : Citerne d’Orage. Schéma ci-dessous : Citerne mixte.
Citerne mixte

  • LES PUITS DRAINANTS

Un puits drainant est ce que l’on appelait « puits perdu » jusqu’il y a peu. Ce sont des puits conçus de sorte que le fond ou les parois soient perméables et permettent l’infiltration des eaux. De tels puits perdus existaient dans la plupart des habitations et ont souvent été remblayés lors du raccordement de l’immeuble à l’égout. Il faudrait les réhabiliter là où ils existent encore pour permettre la récupération des eaux pluviales.

  • LES FOSSÉS, NOUES ET LES TRANCHÉES D’INFILTRATION

Ceux-ci peuvent être dimensionnés à la taille d’un jardin ou d’une propriété, border les parkings des maisons.

  • L’AMÉNAGEMENT D’ESPACES DE PARKING

Un aménagement bien conçu pourrait annuler les effets de l’imperméabilisation ; de nombreuses solutions le permettent, telles que leur construction au dessus d’un bassin alvéolaire où l’eau s’écoule soit directement par percolation au travers d’un revêtement poreux, soit indirectement, relié à de petits fossés de recueillement des eaux pluviales.

De nombreuses solutions similaires, chacune avec leur nuance et adaptées à la situation de chaque maison et immeuble existent. Bruxelles Environnement peut en informer les citoyens, mais idéalement les services communaux de l’urbanisme et de l’environnement devraient proposer ce service à la population pour chaque permis d’urbanisme ou lors de l’aménagement des égouts dans les voiries non encore équipées.

3.4. SOLUTIONS MÉSO 

Article paru dans la Lettre aux Habitants n°74, décembre 2012.
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Sous ce vocable, nous avons rassemblé quelques solutions qui nécessitent des infrastructures à mettre en œuvre par les pouvoirs publics, mais aux coûts nettement moindres que les pharaoniques bassins d’orage projetés par Vivaqua.

Il serait souhaitable d’évaluer le gain financier de tels aménagements en comparaison des bassins d’orages qui doivent être réalisés par fonçage, technique utilisée pour le creusement de tunnels ferroviaires ou routiers.

Nous en faisons une brève description, sans développer le fonctionnement de ces infrastructures qui font par ailleurs l’objet de nombreuses publications soit de la part de l’IBGE, soit de la part d’autres villes francophones auxquelles nous renvoyons le lecteur par des liens à explorer sur internet.

LE FOSSÉ

Un fossé (photo ci-contre, à droite) est une zone creuse, aux pentes abruptes dont la profondeur est d’environ un mètre. Longeant ou bordant les voiries, le fossé recueille l’eau de pluie et sert à sa rétention soit pour l’évaporer (évapo-transpiration) ou l’infiltrer sur place, ou à son écoulement et à son rejet dans un cours d’eau ou un réseau. Cette zone végétalisée reste généralement humide ; on peut y planter des espèces hydrophiles comme des carex, des joncs, des massettes, des roseaux sans oublier les iris jaunes à Bruxelles. Ces fossés ont été supprimés là où ils existaient en ville pour des raisons de commodités, mais ils devraient être imposés à tous les nouveaux lotissements. Ce qui distingue le fossé de la noue est principalement son profil : forte pente, faible largeur et importante profondeur, c’est d’ailleurs ce qui les a rendu dangereux pour certains.

LA NOUE

La noue (photo ci-dessous) se distingue du fossé par ce qu’elle est peu profonde et large à très large (photo d’une noue peu large – origine : Wikipedia commons). La noue peut être simplement engazonnée et périodiquement fauchée (fauche tardive si le dispositif intègre un objectif de protection de la biodiversité) ou tondue. Elle peut aussi être transformée en jardin provisoirement inondable. Comme les fossés, les noues peuvent être reliées à d’autres dispositifs de rétention ou d’absorption des eaux pluviales. Les noues peuvent constituer des réseaux à ciel ouvert peu onéreux. Les avantages de ces aménagements en font l’une des techniques alternatives les plus prisées.

Nous apprécions le projet de la commune d’Uccle de réaliser des noues là où les maisons sont en fort retrait de la voirie, chaussée de Saint-Job, entre les rues Papenkasteel et Engeland (informations données à la conférence du 16 avril 2012 à la maison communale d’Uccle et confirmée peu après).

LA TRANCHÉE D’INFILTRATION

Les tranchées d’infiltration sont de petites noues qui bordent un espace minéralisé (par exemple parking) d’un demi mètre à un mètre de large où l’eau de ruissellement est recueillie et infiltrée soit in situ ou par déversement dans un drain d’infiltration. De tels dispositifs couverts de grillages permettant le passage des véhicules devraient équiper toutes les surfaces minéralisées, leurs dimensions étant proportionnelles à la surface imperméabilisée. Ils peuvent aussi être construits le long des trottoirs des voiries.

LE BASSIN SEC

Les bassins secs ou petites zones inondables urbaines encore dénommés jardins d’orage sont des espaces publics ayant la particularité d’avoir leur niveau plus bas que celui de la voirie, ce qui leur permet de jouer le rôle de bassin de retenue temporaire. Ils sont reliés au réseau d’écoulement afin de se vider lentement après les fortes pluies et avoir ainsi permis de jouer un rôle de zone tampon en retenant temporairement les volumes d’eau en excès.

LE RÉSERVOIR

Les structures "réservoir" peuvent être de type alvéolaire ou à chambres de stockage et sont des cavités de 1 à 2 mètres de profondeur qui peuvent être recouvertes d’un revêtement imperméable si elles sont reliées à un système de drainage et servent de bassin de rétention ou recouvertes d’un revêtement poreux, par exemple sous un parking de grande surface. Les structures réservoirs sont reliées au réseau hydrographique par un trop-plein qui fait en sorte qu’elles se vident lentement pour éviter l’afflux d’eau dans le réseau. Les voiries des nouveaux lotissements ou la réfection d’anciennes voiries devraient intégrer des parkings sur structures réservoir.

Le petit bassin d’orage sous les terrains de pétanque au bas de l’avenue de la Chênaie est du premier type ; c’est une structure alvéolaire recouverte d’un voile imperméable et de terres.

Toutes ces mesures nécessitent de repenser la ville avec une autre vision que celle qui prédomine aujourd’hui, avec des aménagements qui réconcilient l’homme, l’eau et la nature.

Aménagement du geleytsbeek réalisé par Bruxelles-Environnement près de la rue du Melkriek à Uccle.

3.3.4. FONCTIONNEMENT DES ÉTANGS ET RUISSEAUX – VALLÉE DU GELEYTSBEEK

Article paru dans la Lettre aux Habitants n°74, décembre 2012.
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Toutes ces propositions destinées à la protection contre les débordements, et de plus favorables à la biodiversité, devraient interpeller les décideurs politiques et les services techniques concernés, évidemment en collaboration avec l’IBGE (Bruxelles Environnement) ou le département des Monuments et Sites pour les zones classées.

Le bon positionnement du niveau des étangs existants, avec leur liaison au réseau d’eaux pluviales, est également une solution. Lors des inondations du mois d’août 2011, le niveau des étangs n’a pas été fort rehaussé alors que ceux-ci pourraient concourir à la rétention des excès pluviaux.

Il faudrait envisager l’étude d’un système de raccordement des eaux pluviales vers ces réservoirs naturels ; le cas de l’étang Spellman (ou Spellemans) bordant le Geleytsbeek en est un exemple significatif.

Des vidéos réalisées par des habitants sont visibles sur internet. Les images montrent le bas niveau du ruisseau à sa sortie de l’étang au bas du clos Dekeyser alors qu’au même moment, juste à côté, la chaussée de Saint-Job est transformée en une rivière où un original fait du surf nautique accompagné de son chien (les vidéos sont à voir sur Youtube). Il semble y avoir à cet endroit un petit problème de gestion des écoulements !

Le lit du Geleytsbeek devrait être réhabilité à plusieurs endroits du cours du ruisseau entre les avenues Dolez et Papenkasteel. Jan Van Kalk, un habitant de la vallée a réalisé une petite étude à la suite des inondations ; il l’a envoyée à la Commune (elles peuvent aussi être lues sur www.acqu.be). On peut retenir que le Geleytsbeek devrait être approfondi à certains endroits, voire élargi. Par endroits le lit du ruisseau est réduit à un tuyau insuffisant pour récolter les fortes pluies ; ailleurs son lit n’est pas entretenu, mais surtout les eaux de pluie n’y sont pas dirigées vers le ruisseau : un non-sens ! D’autres solutions macro se développent dans les pays voisins, comme les « chaussées réservoir ». De tels aménagements peuvent aussi se réaliser à l’échelle de propriétés individuelles, des allées de villas, des entrées de garage, par exemple, et éviter le ruissellement et devraient inspirer les futures modifications du RRU.

3.3.3. LE CAS DE LA VALLÉE DU LINKEBEEK

Article paru dans la Lettre aux Habitants n°74, décembre 2012.
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Dans la vallée du Linkebeek, le comité de quartier « Vallée du Linkebeek », suite à une réunion le 18 octobre 2011 à la maison communale, a demandé que les solutions et améliorations suivantes soient mises en œuvre :

  1. Il convient de sensibiliser les riverains du ruisseau à ne pas y rejeter les produits des tontes, ni à laisser trop près du lit du ruisseau des objets pouvant être emportés lors de crues (bois morts, mobilier,...) ; les communes sont habilitées à adopter des règlementations en ce sens.

  2. En bas de la rue de Linkebeek, il faut remplacer la grille devant le pertuis par un modèle à peigne qui permettra aux riverains de dégager les objets encombrants en attendant une intervention d’un service communal ou régional.

    Après un an de recherche, il apparaît que c’est la province du Brabant Flamand qui est compétente pour changer la grille. _
  3. Le bief, en ce qui concerne les travaux indispensables à y réaliser, relève de la compétence régionale. Bruxelles Environnement y entreprendra les travaux nécessaires au renforcement des berges (méthodes naturelles), donnera les conseils en matière de plantations adéquates, assurera les travaux de rétrécissement ou d’élargissement indispensables. Les travaux sont prévus en 2012.

  4. L’étang de pêche communal, situé rue de Linkenbeek, pourrait servir de bassin d’orage. Le Comité de quartier du Linkebeek réitère sa proposition de reprise de gestion écologique de cet espace communal, avec le soutien de Bruxelles Environnement.

  5. Bruxelles Environnement fait état de l’avancement du projet de prolongation à ciel ouvert du ruisseau sur la plaine du Molensteen pour rejoindre le Geleytsbeek. 150 litres/minute pourraient passer par là et alléger la charge vers le collecteur de Drogenbos. L’étude de faisabilité est en cours. Le Comité de quartier insiste pour une gestion qualitative de cet espace classé zone verte au PRAS : chemin piétonnier traversant, venant de la rue des Trois Rois, espace naturel de rétention d’eau.

  6. La zone protégée "Natura 2000" du Grootdaal (Marais du Moensberg) nécessite une meilleure gestion : re-creusement des mares initiales, accès aisé à partir d’Uccle, proposition de rachat par la Région si possible. Le propriétaire sera contacté par Bruxelles Environnement.

3.3.2. ALTERNATIVES POUR LA VALLÉE DU GELEYTSBEEK (CHAUSSÉE DE SAINT-JOB).

Article paru dans la Lettre aux Habitants n°74, décembre 2012.
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Des sites similaires peuvent être aménagés dans la vallée du Geleytsbeek (au Kauwberg, au Broek, etc.) ils ont été listés dans un article de la Lettre aux habitants n°45 de septembre 2005. Nous les réactualisons ci-dessous (liquez sur la carte pour une plus grande version) :

  • B1 : le bassin d’orage de la place de Saint-Job construit en 1998 fonctionnait mal et a été agrandi en 2012 afin d’améliorer son efficacité.
  • B2 : un bassin d’orage pourrait être creusé à l’emplacement du parking et accueillir les débordements d’égouts. Idéalement, il devrait ne recueillir que les eaux pluviales via un réseau séparatif.
  • B3 : un bassin d’orage ouvert, ou plutôt une zone inondable existe à cet endroit. Les eaux de pluies descendant l’avenue Dolez ainsi que le ruisseau y transitent. Le bassin pourrait être rehaussé dans sa partie basse qui déborde vers la chaussée, sa partie avant n’étant que partiellement pleine. B0 (HORS PLAN) : une zone inondable existe aussi dans le parc Fond’Roy, en contrebas de la Vieille rue du Moulin. Il semble qu’on y pense à la Commune, et même plus haut, au Vallon d’Ohain.
  • B4 : le Broek forme une vaste zone inondable qui devrait être aménagée pour recevoir temporairement les excès pluviaux. Cette zone verte pourrait être acquise par la commune d’Uccle qui ferait d’une pierre deux coups : créer une réserve naturelle communale ayant aussi un rôle de régulation des eaux pluviales. Les eaux pluviales de la rue Basse et de la rue de la Pêcherie pourraient y transiter avant de rejoindre le Geleytsbeek.
  • B5 : un bassin d’orage était prévu à cet endroit lors du projet d’égouttage de l’avenue de la Chênaie, mais a été « oublié » lors de la construction des dits égouts.
  • B6 : un bassin d’orage pourrait être creusé à l’emplacement du dépôt communal, en bordure du Geleytsbeek qui pourrait y déborder, il recevrait aussi les eaux descendant la rue Papenkasteel et ainsi limiter les arrivées d’eau aux constructions à l’emplacement de l’ancien moulin du Papenkasteel. Le dépôt communal passerait à l’étage… au-dessus du bassin.
  • B7 : une zone inondable existe au Kinsendael et sera efficace si les eaux de pluie y parviennent via le Geleytsbeek comme c’était le cas jusqu’à la fin des années 1960, avant l’élargissement de la rue Engeland.
  • B8 : A la plaine du Bourdon, la remise à ciel ouvert du Geleytsbeek, dans un lit profond en 2011, offre un nouveau volume de débordement au ruisseau.

3.3.1. LE COÛT DES RÉALISATIONS MACRO

Article paru dans la Lettre aux Habitants n°74, décembre 2012.
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Il est clair qu’un bassin d’orage, si c’est une aubaine pour les grosses sociétés productrices de béton, coûte énormément à la collectivité. On peut dès lors se demander si des solutions moins onéreuses ne seraient pas préférables et si les comparaisons des coûts sont toujours bien effectuées.

En attendant qu’un nouveau paradigme de l’eau en ville n’éclose, faut-il pallier le pire en créant des bassins d’orage gigantesques ? Ne serait-il pas opportun de s’engager au plus vite dans des mesures alternatives ?

En terme de coût pour la société, si l’on compare 50 millions d’euros pour un bassin d’orage de 30 000 m³, (pas nécessairement efficace, car peut être pas localisé là où tombe la pluie exceptionnelle), au coût de 10.000 citernes de 3 m³, réparties un peu partout, et qui pourraient être subsidiées, par exemple à 1.500 Euros l’installation et donc coûter moins cher, seulement 15 millions d’euros. A ce coût faramineux de construction, il faut rajouter les frais de fonctionnement, comme l’électricité nécessaire aux pompes de vidange étant donné que ces bassins d’orages sont creusés en profondeur et ne peuvent se vider par simple gravité, et les coûts d’entretien.

De nombreux bassins d’orage sont projetés par Hydrobru/Vivaqua :

  • Dans la vallée de l’Ukkelbeek : 15.000 m³ à 20.000 m³ (projet de bassin d’orage tubulaire par fonçage d’un diamètre de 3,50 à 4,50 m, en deux parties sur une longueur totale de 1.500 m)
  • Dans la vallée du Geleytsbeek : 4.000 m³ place Saint-Job (chantier en cours), 4.000 m³ au niveau de la Vieille rue du Moulin (à l’étude, endroit précis non défini) et 2.000 m³ au niveau la plaine du Bourdon.
  • Dans la vallée du Verrewinkelbeek/Linkebeek : 1.000 m³ et 2.000 m³ (détails un peu plus loin).

À côté de ces bassins d’orages, extrêmement onéreux, d’autres mesures moins spectaculaires mais efficaces permettraient de limiter la taille des bassins d’orage à construire ; nous en esquissons quelques unes ci-après.

Les solutions alternatives envisagées nécessitent d’abord que les eaux de sources ou pluviales ne se mélangent pas aux eaux usées en dehors des événements climatiques extrêmes.

Un réseau séparatif interne aux habitations, de sorte que les eaux usées et les eaux de ruissellement soient canalisées en deux circuits distincts est réalisable lors de nouvelles constructions ou de grosses rénovations. L’idéal est de connecter le réseau des eaux de ruissellement à une citerne pour eaux de pluie et/ou un système d’infiltration. Il faut aussi faire en sorte que l’eau des ruisseaux reste dans les ruisseaux en dehors des événements orageux exceptionnels.

Pour cela, il y a un préalable : la mise en place d’un double système d’égouttage (système binaire d’évacuation), recommandé par le plan pluie de la Région en application de la directive-cadre européenne, là où le raccordement au ruisseau est possible.

Mais cela impose une volonté politique dans l’aménagement des nouveaux chantiers d’égouttage. Les derniers travaux de placement d’égout, comme à la rue Engeland par exemple, n’ont pas du tout opté pour cette double évacuation se réfugiant derrière le surcoût potentiel lié à une double canalisation.

Quelle sera la politique adoptée dans le sud de la Commune où le collecteur du Verrewinkelbeek recevra les eaux d’un bassin versant de plus de 3 km² du territoire ucclois ? La solution proposée par Vivaqua est double : d’une part utiliser le collecteur désaffecté du Hain en le convertissant en bassin de retenue d’un volume de 2.000 m³, et d’autre part de créer un bassin d’orage de 1.000 m³ au carrefour de l’avenue de la Sapinière et de la rue de Percke dont le déversement se ferait vers le ruisseau.

Ce second élément pourrait être remplacé par des aménagements naturels : le niveau des prairies le long de la rue de Percke pourrait être abaissé au niveau du ruisseau, créant de la sorte à la fois une zone humide à haute valeur biologique dans laquelle le ruisseau serpenterait et un bassin d’orage à peu de frais.

Dans le haut de la vallée de l’Ukkelbeek, un bassin d’orage ou un bassin à ciel ouvert devrait être situé à hauteur de l’avenue Hamoir pour éviter que les eaux ne redescendent trop vite.

Il faudrait aussi réaliser un réseau séparatif qui permettrait de reprendre les eaux du ruisseau et serait relié à différents étangs ou zones humides à créer ou agrandir le long de l’avenue De Fré : dès l’ambassade de Russie, où l’espace permet une extension de la pièce d’eau, à défaut au bas de la haute école de Bruxelles ou un bassin pourrait être créé ainsi que dans la propriété Paridant, un des rares endroits où le lit du ruisseau existe encore, celui-ci pourrait être aménagé en zone de débordement.

Le bas du parc du Wolvendael pourrait aussi être aménagé de sorte que les eaux ne coulent plus dans la rue Rouge, mais aillent rejoindre une vaste zone humide à créer dans le bas du parc incluant le petit étang existant face au château.

Une zone humide tampon pourrait être créée à l’arrière du Doyenné et du collège Saint-Pierre pour recevoir l’eau de ce vallon et de l’affluent de l’Ukkelbeek parallèle à la rue du Doyenné.

Etang du château du Wolvendael à Uccle - photo Enguerrand David - novembre 2012 Photo ci-dessus : Le bas du parc du Wolvendael pourrait être aménagé de sorte que les eaux de la vallée de l’Ukkelbeek ne coulent plus dans la rue Rouge lors d’éventuels gros orages, mais aillent rejoindre une vaste zone humide à créer dans le bas du parc incluant le petit étang existant face au château.

3.3. SOLUTIONS MACRO : BASSINS D’ORAGES, ZONES DE RÉTENTION/AMORTISSEMENTS

Article paru dans la Lettre aux Habitants n°74, décembre 2012.
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La réalisation de grandes infrastructures de rétention des eaux de ruissellement participe à la prévention des inondations, mais a souvent le défaut de se situer en aval des pluies.

Retenir toute l’eau possible sur les lieux où elle tombe, c’est-à-dire en amont des lieux problématiques, est une meilleure solution. Lorsque la lutte contre l’imperméabilisation, la rétention des eaux pluviales ou leur infiltration dans le sol est efficace en amont, les grands travaux deviennent soit inutiles en aval, soit peuvent voir leur gabarit réduit.

3.3.1. LE COÛT DES RÉALISATIONS MACRO

Il est clair qu’un bassin d’orage, si c’est une aubaine pour les grosses sociétés productrices de béton, coûte énormément à la collectivité. On peut dès lors se demander si des solutions moins onéreuses ne seraient pas préférables et si ... (lire plus)

3.3.2. ALTERNATIVES POUR LA VALLÉE DU GELEYTSBEEK (CHAUSSÉE DE SAINT-JOB).

Des sites similaires peuvent être aménagés dans la vallée du Geleytsbeek (au Kauwberg, au Broek, etc.) ils ont été listés dans un article de la Lettre aux habitants n°45 de septembre 2005 (cet article est accessible sur le site de l’ACQU) Nous les réactualisons ... (lire plus)

3.3.3. LE CAS DE LA VALLÉE DU LINKEBEEK

Dans la vallée du Linkebeek, le comité de quartier « Vallée du Linkebeek », suite à une réunion le 18 octobre 2011 à la maison communale, a demandé que les solutions et améliorations suivantes soient mises en œuvre ... (lire plus)

3.3.4. FONCTIONNEMENT DES ÉTANGS ET RUISSEAUX – VALLÉE DU GELEYTSBEEK

Toutes ces propositions destinées à la protection contre les débordements, et de plus favorables à la biodiversité, devraient interpeller les décideurs politiques et les services techniques concernés, évidemment en collaboration avec l’IBGE (Bruxelles Environnement) ou le département des Monuments et Sites pour les zones classées ... (lire plus)

Etang du château du Wolvendael à Uccle - photo Enguerrand David - novembre 2012 Photo ci-dessus : Le bas du parc du Wolvendael pourrait être aménagé de sorte que les eaux de la vallée de l’Ukkelbeek ne coulent plus dans la rue Rouge lors d’éventuels gros orages, mais aillent rejoindre une vaste zone humide à créer dans le bas du parc incluant le petit étang existant face au château.

3.2.3. ÉTABLIR UN PLAN COMMUNAL DE GESTION DES CRISES :

Article paru dans la Lettre aux Habitants n°74, décembre 2012.
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ÉTABLIR UN PLAN COMMUNAL DE GESTION DES CRISES LIÉES AUX PLUIES ORAGEUSES 

Un tel plan devrait comporter deux volets complémentaires, d’abord des mesures de vigilance et d’avertissement des populations avant l’événement orageux, ensuite des mesures de gestion de la crise et de ses conséquences.

  • Le premier volet a pour objet la prévention des dégâts. Il consiste à mettre en place une procédure d’informations prévisionnelles sur base des données de l’IRM, de manière à pouvoir mettre en alerte les habitants des quartiers à risque. Plusieurs moyens de communication peuvent être utilisés comme des courriels et SMS envoyés aux personnes les plus concernées. Les avertissements s’effectueraient en plusieurs étapes successives, au fur et à mesure des informations météorologiques connues. L’objectif est de permettre aux habitants de prendre toutes les mesures préventives.

    Un tel service devrait être idéalement organisé et mutualisé au niveau de la Région.
  • Le second volet concerne les mesures de régulation de la circulation automobile en cas de pluies extrêmes. Des habitants ont été outrés de l’attitude de certains automobilistes en août 2011. I Il faut pouvoir arrêter la circulation dans certaines rues ; des barrières nadar « inondation » doivent être prévues à proximité et les policiers ou les vigiles de quartier formés et entraînés à dresser très rapidement un périmètre de sécurité qui isolerait les zones concernées.

    Une commune bruxelloise de la vallée de la Woluwe a déjà mis en place un tel plan de circulation. C’est le cas de Woluwe-Saint-Lambert où s’opère la fermeture des voiries touchées en cas d’inondation. En cas de dégâts consécutifs aux inondations, lorsque les mesures préalables n’ont pas suffi à protéger les biens des habitants, il faudrait organiser une surveillance policière pour éviter que certains individus peu scrupuleux profitent de la détresse des sinistrés. Des containers pourraient être mis à disposition au coin des rues sinistrées pour que les habitants puissent y déposer leurs objets souillés et inutilisables, évitant ainsi la venue des ferrailleurs.

DESIGNER UNE PERSONNE DE RÉFÉRENCE QUE LES HABITANTS PEUVENT INTERPELER

Tout plan se doit d’être mis en œuvre rapidement, ce qui implique qu’il y ait une personne désignée pour réagir rapidement en cas d’urgence. Une personne joignable dont le numéro de téléphone est connu de la population. Cette personne pourrait faire partie de l’administration communale, ou bien être choisie au sein du corps des pompiers.


AIDER LES HABITANTS PRÉCARISÉS PAR LES INONDATIONS A RÉPÉTITION.

Certains habitants et commerçants, victimes des inondations à répétition, ont si souvent fait appel à leur compagnie d’assurance suite aux dégâts subis que celles-ci ont tout simplement résilié leur contrat à son terme légal. Les services sociaux de la Commune ne pourraient-ils les aider à trouver une nouvelle compagnie ?

L’objectif est de permettre aux habitants de prendre toutes les mesures préventives.

3.2.2. DES SOLUTIONS AUX AFFLUX DES EAUX

Article paru dans la Lettre aux Habitants n°74, décembre 2012.
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Dans la vallée de Saint-Job ou rue Rouge, plusieurs habitants n’ont pas attendu la parution de ce livre blanc pour prendre des dispositions qui limitent les conséquences des inondations. Plusieurs d’entre eux se sont résolus à condamner leur garage et à le transformer en cave ou le condamner complètement. Ce ne sont pourtant pas les habitations les plus récentes. D’autres habitants construisent des murs comme des digues, destinées à guider les flots au-delà de leur bien, les protégeant, mais en reportant éventuellement le problème chez le voisin. Une maison sans rez-de-chaussée a même été construite dans la vallée, sans cave, tout l’habitat se situant à l’étage, préfigurant les futures maisons sur pilotis ?

On peut évidemment imaginer de construire des maisons sur vérins hydrauliques, qui s’élèvent avec la montée des eaux (!!). Mais ces solutions risquent de s’avérer insuffisantes si les inondations s’amplifient dans le cadre du réchauffement climatique et de l’accroissement des phénomènes extrêmes. Si elles se justifient à court terme par un évident besoin de se protéger, elles ne suffiront probablement pas dans l’avenir.

Une autre mesure qui ne résout pas les causes des inondations, mais permet de limiter les dégâts est du domaine de la prévention et de la gestion des événements, un rôle dévolu aux pouvoirs publics et à leur police.

Images ci-dessus :

La 1ère photo illustre les dégâts occasionnés pas les inondations de 2007. La seconde photo montre la solution mise en œuvre par la suite : la descente de garage a été supprimée. Un mur obture la descente de garage de la maison voisine.

Les 4 photos suivantes : double série de deux photos prises pendant et après les inondations du mois d’aout 2011 :

Un fort portillon en métal obturant la descente de garage ne suffisait plus. Le garage a été condamnée et la descente comblée.

Un haut mur sépare désormais la cour de la maison et le jardin. Une porte étanche est devenu le seul accès au jardin.

3.2.1. DES SOLUTIONS AU REFOULEMENT D’ÉGOUTS

Article paru dans la Lettre aux Habitants n°74, décembre 2012.
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Des problèmes de type vases communicants provoquent des remontées d’eaux vers les habitations lorsque les canalisations domestiques se trouvent à un niveau trop bas par rapport au niveau de l’eau si l’égout est saturé (voir les deux images ci-dessous, extraites de la présentation de Vivaqua du 16 avril 2012). Des phénomènes similaires peuvent survenir dans le cas d’une surpression dans le système d’égouttage.

Les solutions sont individuelles et procèdent de la conception du réseau de canalisation domestique. Une possibilité est par exemple de placer l’égout domestique plus haut que l’égout en voirie. Ce système oblige néanmoins l’occupant de l’immeuble à pomper et remonter les eaux de certaines de ses installations domestiques, qui suite aux transformations se situeraient dès lors en contre-bas (souvent dans la cave).

3.2. LES MESURES ACCOMMODANTES OU « SOINS PALLIATIFS »

Article paru dans la Lettre aux Habitants n°74, décembre 2012.
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3.2.1. DES SOLUTIONS AU REFOULEMENT D’ÉGOUTS

Des problèmes de type vases communicants provoquent des remontées d’eaux vers les habitations lorsque les canalisations domestiques se trouvent à un niveau trop bas par rapport au niveau de l’eau si l’égout est saturé... (lire plus)

3.2.2. DES SOLUTIONS AUX AFFLUX DES EAUX

Dans la vallée de Saint-Job ou rue Rouge, plusieurs habitants n’ont pas attendu la parution de ce livre blanc pour prendre des dispositions qui limitent les conséquences des inondations. Plusieurs d’entre eux se sont résolus à condamner leur garage et à le transformer en cave ou le condamner complètement... (lire plus)

3.2.3. ÉTABLIR UN PLAN COMMUNAL DE GESTION DES CRISES LIÉES AUX PLUIES ORAGEUSES :

Un tel plan devrait comporter deux volets complémentaires, d’abord des mesures de vigilance et d’avertissement des populations avant l’événement orageux, ensuite des mesures de gestion de la crise et de ses conséquences.

Le premier volet a pour objet la prévention des dégâts. Il consiste à mettre en place... (lire plus)

Ci-dessus : Maison sans rez-de-chaussée et sans cave construite dans la vallée du Geleytsbeek. Cet habitat situé à l’étage, préfigure-t-il les futures maisons sur pilotis ?

3.1.2. LE RRU ET LES ZONES INONDABLES

Article paru dans la Lettre aux Habitants n°74, décembre 2012.
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Le Règlement Régional d’Urbanisme indique les conditions relatives aux constructions sur le territoire bruxellois. Tout permis de bâtir doit ainsi se conformer au RRU tel qu’il a été établi en 2006. Le RRU devrait mettre en œuvre les recommandations du plan régional de gestion des eaux.

Quatre articles du titre I relatif aux constructions concernent des mesures de prévention aux ruissellements excessifs ; nous les reproduisons intégralement ci-dessous :

  • ARTICLE 11 - AMENAGEMENT ET ENTRETIEN DES ZONES DE RECUL

    § 1. La zone de recul est aménagée en jardinet et plantée en pleine terre. Elle ne comporte pas de constructions sauf celles accessoires à l’entrée de l’immeuble tels que, notamment, les boîtes aux lettres, clôtures ou murets, escaliers ou pentes d’accès. Elle ne peut être transformée en espace de stationnement ni être recouverte de matériaux imperméables sauf en ce qui concerne les accès aux portes d’entrée et de garage à moins qu’un règlement communal d’urbanisme ou un règlement d’urbanisme édicté sur une partie du territoire communal ne l’autorise et n’en détermine les conditions. La zone de recul est régulièrement entretenue.
  • ARTICLE 12 - AMÉNAGEMENT DES ZONES DE COURS ET JARDINS ET DES ZONES DE RETRAIT LATÉRAL

    L’aménagement des zones de cours et jardins et des zones de retrait latéral vise au développement de la flore, d’un point de vue qualitatif et quantitatif. Les installations destinées à l’aménagement de ces zones, tels les abris de jardins, bancs, balançoires, statues ou autres constructions d’agrément ou de décoration sont autorisées.
  • ARTICLE 13 - MAINTIEN D’UNE SURFACE PERMÉABLE

    La zone de cours et jardins comporte une surface perméable au moins égale à 50% de sa surface. Cette surface perméable est en pleine terre et plantée. L’imperméabilisation totale de la zone de cours et jardins ne peut être autorisée que pour des raisons de salubrité, si ses dimensions sont réduites. Les toitures plates non accessibles de plus de 100 m2 doivent être aménagées en toitures verdurisées.
  • ARTICLE 16 - COLLECTE DES EAUX PLUVIALES

    Les eaux pluviales de ruissellement issues de toutes les surfaces imperméables sont récoltées et conduites vers une citerne, un terrain d’épandage ou à défaut, vers le réseau d’égouts public.

    Dans le cas d’une nouvelle construction, la pose d’une citerne est imposée afin notamment d’éviter une surcharge du réseau d’égouts. Cette citerne a les dimensions minimales de 33 litres par m² de surface de toitures en projection horizontale.

Ces prescriptions devraient être complétées en leur article 16 qui nous semble très important, car il agit à la source, là où tombe la pluie.

C’est à ce stade qu’il faut faire en sorte que les écoulements soient retenus en cas de fortes pluies. Imposer une citerne à eaux de pluie est une bonne prévention à condition d’en préciser le fonctionnement : le volume disponible pour les pluies doit se reconstituer dans les heures suivant les fortes pluies, la citerne doit se vider de ce volume. Si elle est destinée à fournir de l’eau douce pour un circuit relié aux machines à laver et chasses d’eau, il faut qu’elle comporte une zone de retenue permanente et une zone de retenue temporaire. Sinon, elle pourra être utile au premier orage, mais sera pleine lorsque surviendra l’orage suivant si ceux-ci sont rapprochés de quelques jours comme cela fut le cas les 19 et 23 août 2011.

Le RRU ne parle pas de la possibilité de relier les citernes à des drains de dispersion enfouis dans les jardins. Les eaux des cours et terrasses pourraient aussi être raccordées à ces dispositifs.

Le titre VIII relatif aux normes de stationnement ne mentionne pas la nécessité de récolter les eaux pluviales de ces zones et de les diriger vers des citernes appropriées.

Ces eaux, qui peuvent être chargées en résidus de caoutchouc et traces d’hydrocarbures, pourraient faire l’objet d’une décantation préalable, voire d’une filtration végétale (roseaux, massettes, etc.) avant d’être finalement infiltrées.

Photo ci-dessus : Selon le RRU la zone de recul ne peut pas être transformée en espace de stationnement ni être recouverte de matériaux imperméables.

3.1.1. LA LÉGISLATION EUROPÉENNE « EAU » ET SA MISE EN ŒUVRE PAR LE PLAN PLUIE EN RÉGION DE BRUXELLES-CAPITALE

Article paru dans la Lettre aux Habitants n°74, décembre 2012.
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L’Europe a pris les devants en imposant aux États membres de réaliser des plans de gestion de l’eau, ceux-ci incluant des règlementations.

Ainsi, la Directive 2000/60/CE du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2000 établissant un cadre pour une politique communautaire dans le domaine de l’eau a eu pour conséquence que la Région de Bruxelles-Capitale réalise un plan de gestion de l’eau et une règlementation dont certains éléments ne sont pas encore aboutis.

Dans son plan inondation, la Communauté Européenne interdit d’envoyer les eaux usées vers les étangs et ruisseaux pour des raisons écologiques et sanitaires évidentes. Seuls les ruissellements de surfaces peuvent faire l’objet de rejets vers le milieu naturel, ce qui implique un réseau séparatif…

Elle permet cependant d’utiliser les étangs comme bassins d’orages naturels en cas de pluies exceptionnelles, c’est ce que précise l’article 4 § 6 :

« La détérioration temporaire de l’état des masses d’eau n’est pas considérée comme une infraction aux exigences de la présente directive si elle résulte de circonstances dues à des causes naturelles ou de force majeure, qui sont exceptionnelles ou qui n’auraient raisonnablement pas pu être prévues - en particulier les graves inondations et les sécheresses prolongées – ou … »

Le plan pluie établi par la RBC en 2008 fait partie intégrante du plan de gestion de l’eau de la Région de Bruxelles-Capitale dont il constitue l’axe 5.

La lutte contre les inondations s’intéresse aux causes des inondations rencontrées en Région bruxelloise et vise à en diminuer l’impact par le biais de différentes mesures perme ttant de limiter l’imperméabilisation des sols et son impact sur le ruissellement, d’améliorer le réseau d’égouttage de la Région, de renforcer le maillage bleu afin d’améliorer les capacités d’absorption des eaux de ruissellement en apportant une attention particulière à l’urbanisation des zones inondables de la Région.

Le plan pluie reprend quatre objectifs stratégiques :

  1. Lutter contre le réchauffement climatique

  2. Favoriser l’infiltration des eaux de pluie en luttant contre l’imperméabilisa tion des sols et/ou son impact. Diminuer l’impact de l’imperméabilisa tion, former et informer sur l’imperméabilisa tion, son impact en ma- tière d’inondations et les mesures à prendre )

  3. Développer le « maillage gris », réseau de collecte et d’épuration des eaux usées moderne et performant (incluant des bassins d’orage). Finaliser le programme d’installation de bassins d’orage ; Actualiser le plan d’investissement des ouvrages liés à la collecte des eaux usées et des eaux pluviales. Restaurer le réseau d’égouttage.

  4. Développer le « maillage bleu », pour restaurer le réseau des eaux de surface et des zones naturelles de débordement ; Poursuivre la mise en œuvre du « maillage bleu » ; Actualiser le plan d’investissement du programme « maillage bleu » ; Prévenir la construction en zones inondables, ou l’adapter par des mesures architecturales et urbanistiques spécifiques.

Deux de ces objectifs sont particulièrement pertinents dans le contexte ucclois :

  1. Les mesures visant à diminuer l’imperméabilisation des sols : l’eau qui s’infiltre ne ruisselle plus et ne s’écoule plus dans les vallées…

  2. La restauration du réseau des eaux de surface pour en contrôler la qualité écologique. La réalisation du maillage bleu a aussi pour but d’éviter la disparition des zones naturelles de débordement. C’est dans ce cadre qu’ont été réalisés les travaux d’aménagement du Geleytsbeek à la plaine du Bourdon où la profondeur du lit du ruisseau constitue aujourd’hui un petit bassin d’orage à ciel ouvert.

La Région a par ailleurs émis le souhait de soulager certains collecteurs et ainsi de limiter le volume d’eau propre à traiter inutilement par les stations d’épuration, en rendant, si possible, aux cours d’eau un rôle d’exutoire pour les eaux pluviales et de ruissellement suffisamment propres. Il s’agit de la mise en place d’un double système d’égouttage.

Nous regrettons que la Région utilise l’expression « maillage gris » pour les eaux usées qui ont en réalité une double couleur : brunes pour les eaux chargées en matières fécales et grises pour celles provenant des salles de bains, des machines à laver et lave-vaisselle.
Selon certains auteurs, les eaux grises surchargeraient les stations d’épuration et justifieraient le gigantisme de leur taille. Cependant dans le réseau urbain non séparatif, il n’est pas possible de séparer les eaux brunes des eaux grises et la plupart du temps des eaux de ruissellement.

La première des actions prioritaires pour l’objectif stratégique 4, dans le cadre de Prévenir la construction en zones inondables, ou l’adapter par des mesures architecturales et urbanis tiques spécifiques se fait toujours attendre ; elle affirmait que « une cartographie des « zones à risque » d’inondations sera réalisée, respectivement pluviales et par débordement de collecteur et de cours d’eau, selon des critères précisément définis pour la RBC, conformément à et selon les critères définis dans l’AR du 12 octobre 2005.

Cette cartographie sera revue tous les 5 ans en fonction de la progression de l’imperméabilisation des sols, de la mise en fonctionnement des structures de protection ou d’autres nouveaux facteurs reconnus comme décisifs. Le zonage résultant sera inscrit au PRAS, dans les PPAS et dans tout autre plan régional ou communal pour lesquels cette thématique est pertinente. »

Selon la Directive, cette cartographie du plan pluie 2008-2011 doit être réalisée pour le 22 décembre 2013 au plus tard et fait défaut fin 2012 …

3.1. LES RÈGLEMENTATIONS

Article paru dans la Lettre aux Habitants n°74, décembre 2012.
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3.1.1. LA LÉGISLATION EUROPÉENNE « EAU » : LE PLAN INONDATION DE LA CE (DIRECTIVE 2007/60/CE) ET SA MISE EN ŒUVRE PAR LE PLAN PLUIE EN RÉGION DE BRUXELLES-CAPITALE

L’Europe a pris les devants en imposant aux Etats membres de réaliser des plans de gestion de l’eau, ceux-ci incluant des règlementations. Ainsi, la Directive 2000/60/CE du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2000 établissant un cadre pour une politique communautaire dans le domaine de l’eau a eu pour conséquence que la Région de Bruxelles-Capitale réalise un plan de gestion de l’eau et une règlementation dont certains éléments ne sont pas encore aboutis. (Lire plus)


3.1.2. LE RRU ET LES ZONES INONDABLES

Le Règlement Régional d’Urbanisme indique les conditions relatives aux constructions sur le territoire bruxellois. Tout permis de bâtir doit ainsi se conformer au RRU tel qu’il a été établi en 2006. Le RRU devrait mettre en œuvre les recommandations du plan régional de gestion des eaux. (Lire plus)


3.1.3. LES PERMIS DE BÂTIR ET LEURS CONDITIONS

Les fonctionnaires de l’administration de l’urbanisme n’ont pas nécessairement la mémoire des événements extrêmes du passé. Les comités d’habitants, en contact avec les anciens de leur quartier, devraient être les premiers interlocuteurs lors de projets d’aménagements et de construction en zones sensibles. Les inondations catastrophiques de la vallée de Saint-Job auraient pu être évitées si l’on avait pris en compte la topologie des lieux et prévu un aménagement en conséquence.

La commune d’Uccle devrait, comme sa voisine de Forest, édicter un règlement communal d’urbanisme en matière de gestion des eaux. Ce règlement devrait prévoir l’obligation de disperser les eaux pluviales in situ par infiltration et lorsque celle-ci est impossible pour des raisons techniques valables, il faudrait alors prévoir un dispositif de temporisation du rejet des eaux pluviales à l’égout d’une capacité minimale de 50 litres par mètre carré de surface de collecte (voir le règlement de la commune de Forest sur leur site internet).


Aménager la ville pour prévenir et résoudre les problèmes des inondations

Article paru dans la Lettre aux Habitants n°74, décembre 2012.


Quelles solutions faut-il mettre en œuvre afin de limiter voire éviter les dégâts liés aux inondations ? Plusieurs approches sont possibles, et certainement complémentaires :
  • Évaluer l’efficacité des législations actuelles (PRAS, RRU, etc.) afin d’éviter d’amplifier le problème par des mesures urbanistiques mal réfléchies, ce qui nécessite d’y intégrer les plans pluie, gestion de l’eau et les paramètres prévisionnels du changement climatique.

  • S’adapter aux situations de crise, mais surtout mettre en place des mesures d’urgence, un système d’alerte, des équipes prêtes à intervenir.

  • Réaliser de grandes infrastructures de rétention des eaux de ruissellement  : bassins d’orage, étangs, des chaussées réservoir, des voiries dont le revêtement est poreux et filtre l’eau vers un réservoir qui se trouve par-dessous ou vers des drains d’évacuation reliant la voirie à des espaces de rétention des pluies ; ce sont les soluti commuons macro.

  • Réaliser des réseaux séparatifs d’égouttage lors des rénovations ou des placements d’égouts, afin de pouvoir canaliser des eaux de ruissellement vers des infrastructures plus légères de retenue des eaux (voir ci-après) dans les nouveaux lotissements.

  • Réaliser des infrastructures moyennes, comme les noues, les fossés le long des voiries, les bassins secs ou petites zones inondables, les tranchées drainantes ou infiltrantes, les structures réservoir alvéolaire ou à chambres de stockage ; ce sont les solutions méso. Réaliser des aménagements individuels préventifs tels que toitures vertes, citernes mixtes, puits d’infiltra tion, système de drains de dispersion dans le sol, allées en matériaux perméables ; ce sont les solutions micro.

3.1. LES RÈGLEMENTATIONS.
3.2. LES MESURES ACCOMMODANTES OU « SOINS PALLIATIFS ».
3.3. SOLUTIONS MACRO : SYSTÈMES DE RÉTENTION.
3.4. SOLUTIONS MÉSO. 
3.5. SOLUTIONS MICRO. 
3.6. LES PRIMES INCITATIVES EXISTANTES.
3.7. UN NOUVEAU PARADIGME URBAIN. 

2.4. Une politique d’urbanisme qui ne prend pas la situation hydrologique en compte.

Article paru dans la Lettre aux Habitants n°74, décembre 2012.
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La délivrance des permis de bâtir ne tient pas toujours compte de la réalité hydrologique des quar- tiers. Des permis sont délivrés dans des situations perturbant le réseau hydrographique pour peu que des constructions aient déjà été autorisées dans des contextes similaires à celui de la demande de permis d’urbanisme, sans doute pour éviter, logiquement, les recours puisqu’il n’y a aucune politique qui impose des mesures de prévention. Cela a parfois de fâcheuses conséquences, sans qu’on puisse attribuer une quelconque faute à qui que ce soit. La faute sans doute à l’ignorance

Quelques cas exemplatifs :

  • En 2002, la construction, entre l’avenue de la Chênaie et la rue Hellevelt, de trois maisons sur le lit du Geleytsbeek qui coulait encore à ciel ouvert à cet endroit, n’a pas tenu compte de la géographie des lieux. En effet, à cet endroit les jardins sont situés plus bas que les terrains du voisinage. Tant que ces terrains n’étaient pas construits, ceci ne prêtait pas à conséquence, les ruissellements à la suite de gros orages y aboutissaient en empruntant l’ancien lit du ruisseau, entre les jardins, puis s’évacuaient en s’écoulant dans le ruisseau.

    En octobre 2004, alors que ces maisons étaient à peine construites, l’excès de l’eau envahissant leurs jardins n’a plus trouvé le lit du ruisseau, condamné par le bâti. Lors du premier gros orage, l’eau est ainsi montée jusqu’à près de 2 mètres à l’arrière de certaines maisons et, par sa force, a défoncé les châssis des fenêtres pour trouver une issue. Depuis, les habitants concernés ont pris des mesures de consolida tion de leur façade.

    En août 2011 les eaux ont alors cherché leur chemin plus loin, en envahissant le jardin des maisons voisines qui n’avaient jamais connu ce phénomène. Le problème a été déplacé… au grand dam des voisins. Voici une situation et un problème clairement identifiés, mais sans pouvoir désigner de coupable puisqu’ aucune règlementa tion ne pouvait interdire à un propriétaire de construire si ses voisins avaient reçu une autorisation.

    Afin d’éviter de nouveaux événements similaires, ne pourrait-on chercher une solution pour que l’eau retrouve son chemin historique ?

    Au printemps 2012, le Geleytsbeek a complètement disparu de la vue entre le 283 et le 365 de la chaussée de Saint-Job. Il était encore visible à hauteur du numéro 293 en 2005 et du numéro 295 en 2011. La négation du ruisseau l’a emporté ….
  • Suite à la construction d’un ensemble de logements à la place de l’ancien moulin du Papenkasteel et de parkings en sous-sol sous le niveau de l’ancien lit du ruisseau Geleytsbeek, les garages se sont transformés en bassins d’orage. En cas d’orage, les pluies ruissellent jusqu’à l’entrée des bâtiments, là où se situait le lit du ruisseau, à une époque antérieure, et inondent ces nouvelles constructions. Quelle est la règlementation qui aurait permis d’interdire les constructions en sous-sol ?

Des solutions ponctuelles

Elles ont été annoncées par Olivier Broers, ingénieur à Hydrobru/Vivaqua, lors de la conférence donnée le 16 avril 2012 à la maison communale d’Uccle.

Retenons, entre autres, la pose d’une canalisation supplémentaire de 80 cm de diamètre en dédoublement de l’égout existant sous le pont SNCB où la rue Engeland rejoint la rue de Bigarreaux. Celle-ci devrait éviter que l’eau ne s’accumule juste avant le pont, créant des surpressions, causes de remontées d’eau dans les maisons voisines.

2.3. La politique d’égouttage, du tout-à-l’égout.

Article paru dans la Lettre aux Habitants n°74, décembre 2012.
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La politique du tout-à-l’égout des eaux usées, mais aussi des eaux de pluie, n’est pas suffisamment prise en compte dans les différents plans relatifs aux inondations, tel que le Plan Pluie. Nous avons pu observer de manière empirique, mais vérifiée, que les conséquences, en terme d’importance des inondations, se sont amplifiées au fur et à mesure de l’avancement de l’égouttage dans les rues de la Commune non encore égouttées. On peut établir certaines corrélations entre l’extension du réseau d’égouttage ces vingt dernières années et des problèmes nouveaux de débordements qui sont apparus. C’est en apparence paradoxal mais cela semble être bien réel !


… les conséquences, en terme d’importance des inondations, se sont amplifiées au fur et à mesure de l’avancement de l’égouttage dans les rues de la Commune non encore "égouttées".

Deux exemples d’effets non prévus consécutifs à la réalisation de l’égouttage :

  • L’assainissement et l’aménagement de l’égouttage de l’avenue de la Chênaie avec un réseau séparatif entre le chemin de fer et la chaussée de Saint- Job ont à ce point augmenté le ruissellement dans les canalisations, qu’un mini-bassin d’orage de type alvéolaire a été rendu nécessaire. En effet, les eaux de pluie qui, auparavant, étaient dirigées vers des citernes et puits perdus ont été envoyées à l’égout, multipliant d’autant l’écoulement d’eau claire.
  • Depuis que l’égout a été construit dans la montée de l’avenue Dolez jusque dans le haut de l’avenue du Gui, ce qui correspond à un dénivelé de plus de soixante mètres, on a pu constater des inondations bien plus importantes, dans le tronçon de la chaussée de Saint-Job en amont du raccordement. Une hypothèse qui n’a jamais été infirmée jusqu’ici, serait que la pression de l’eau provenant des hauteurs et dévalant la pente est telle qu’elle freine, jusqu’à empêcher l’écoulement des eaux venant de Saint- Job. Celles-ci n’auraient alors d’autre solution que de refluer en amont, vers la place et les maisons. D’aucuns peuvent penser qu’il suffirait d’augmenter la taille des égouts. Ce n’est d’aucune utilité, puisque même quadruplé, ils seraient saturés, ils augmenteraient la vitesse d’écoulement ne reportant le problème que vers l’aval.

    Nombreux sont ceux qui accusent le manque d’entretien des avaloirs comme cause de problèmes lors de fortes pluies. Ce n’est pas le cas, les canalisations étant de toute façon très vite saturées lors de fortes pluies. L’entretien des avaloirs n’est important que pour gérer les flux de faible intensité.

2.2. L’évolution territoriale uccloise 

Article paru dans la Lettre aux Habitants n°74, décembre 2012.
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« D’une manière générale, il est mis en exergue que l’imperméabilisation galopante des superficies liée à l’urbanisation a accru le risque d’inondations urbaines pluviales :
  • par le fait de l’augmenta tion de la quantité et de la rapidité des flux de ruissellement (aléa accru) dans les bassins versants sensibles,
  • aussi en raison de la suppression des zones inondables naturelles (points bas et axes d’écoulement naturels) et du développement de l’occupation urbaine dans les zones exposées (vulnérabilité accrue) »
    Source : M. DAUTREBANDE, Etude préparatoire au Plan pluie de la Région de Bruxelles Capitale (extrait), Faculté Universitaire de Gembloux, 2006.

Toutes les études l’indiquent : différents aspects de l’aménagement du territoire peuvent modifier notre rapport à l’eau et aux inondations. L’imperméabilisation des sols et l’urbanisation des vallées en sont deux causes principales avec pour corollaire le bannissement des cours d’eau et l’assèchement des zones humides.


2.2.1. L’EAU DISPARAIT DES VALLÉES.

L’eau était la première source d’énergie dans nos régions jusqu’au XIXe siècle. Le nombre de moulins était en lien direct avec l’activité économique et plusieurs hameaux d’Uccle se sont initialement développés autour de ces moulins. Le bon fonctionnement d’un moulin exige un volume d’eau nécessaire à la rota tion de la roue à aubes, et une grande régularité de débit tout au long de l’année, en étant le moins possible tributaire des fluctuations du ruisseau l’alimentant. Rien que dans la vallée du Geleytsbeek, entre Saint-Job et Calevoet, une dizaine d’étangs alimentaient sept moulins à eau (Broeckmolen, Coudenborremolen ou Slypmolen, Moulin d’Ouderghem, Cortenboschmolen ou moulin Granville, moulin du Papenkasteel, moulin du Kiensendael, moulin du Château d’Or) .

Avec ses trois vallées, Uccle a possédé jusqu’à quinze moulins. Aujourd’hui les bâtiments liés à cinq de ces moulins sont encore visibles : le moulin Rose en contrebas de l’avenue des Hospices, le Nieuwenbauwmolen ou moulin Crockaert à la rue de Linkebeek, le Molensteen rue Zandbeek , le Clipmolen ou moulin Blanc à la rue de Stalle près de la chapelle, et le moulin de Neckersgat rue Keyenbempt.


2.2.2. L’IMPERMÉABILISATION DU TERRITOIRE UCCLOIS.

L’ULB-IGEAT a réalisé une étude rela tive à l’évolution de l’imperméabilisa tion de la Région bruxelloise à partir d’anciennes études de 1955 à 1985 et de données satellitaires à partir de 1986. Le changement de méthodologie pour la deuxième partie de l’étude explique des évolutions chiffrées qui peuvent paraître surprenantes entre 1985 et 1993 dans le tableau situé en page de droite.

Les deux images ci-dessus montrent cette évolution à Bruxelles, entre 1955 et 2006

Le territoire d’Uccle, dont la forêt de Soignes couvre plus du cinquième de son territoire (20,7 %), est passé de 19 % de surfaces imperméables en 1955, à 27 % en 1985, et 32 % en 2006 (ULB-IGEAT 2006). S’il fallait y ajouter l’ensemble des nouvelles constructions, des nouveaux lotissements qui ont augmenté le patrimoine immobilier ucclois, on peut estimer que les 35 % ont été dépassés. Cela représenterait 185 % de la situation de 1955. Étant donné que de grands chantiers et lotissements sont annoncés dans un avenir proche, (plateau Engeland, plaine du Bourdon, plateau Avijl, clinique des Deux Alice et l’ensemble de l’îlot qui l’entoure, par exemple) ces chiffres évolueront encore vers le haut avec une augmentation conséquente du ruissellement.

Si on établit ce même calcul en excluant la forêt de Soignes, mais en gardant les autres espaces verts, parcs, bois, sites semi-naturels, etc., l’imperméabilisation des sols ucclois se chiffre alors à 24 % en 1955 pour atteindre 44 % en 2006 et près de 50 % avec les nouveaux projets !


2.2.3. LES CAUSES DE L’AUGMENTATION DES IMPERMÉABILISATIONS.

La principale cause est la disparition des friches, zones vertes seminaturelles, qui ont été remplacées par des lotissements et des construc tions qui grignotent toujours plus les intérieurs d’îlots.

Tous ces espaces soustraits à l’infiltra tion naturelle représentent une part importante de l’augmentation de la minéralisation de la ville. On aurait tort de croire que ce sont uniquement les nouvelles construc- tions qui sont à l’origine de l’extension des sols imperméables.

Une autre cause est due à l’attitude de l’homme urbain (homo urbanus) et à son amour des espaces « propres », « nets », « bien entretenus  », sans « mauvaises herbes », qui a conduit notre contemporain à minéraliser les moindres espaces.

Le pavé, le béton, le bitume ont ainsi envahi l’espace urbain et les plaines en terre battue ont été conver ties en places dallées ou en parkings.

Des trottoirs en pavés ou dallés ont dû être réalisés pour offrir aux piétons des lieux propres et sûrs, loin des dangers des automobiles, toujours plus nombreuses

De nombreuses voiries ont été élargies pour permettre les croisements des véhicules, leurs pavés centenaires qui permettaient encore une certaine infiltration de l’eau ont été remplacés par du bitume ; c’est sans doute mieux pour l’automobile, mais pas pour le ruissellement qui a parfois doublé suite à certains aménagements.

Fin des années septante, le nombre de voitures augmentant toujours et celles-ci ne trouvant plus de place pour stationner en voirie, de nombreux jardins en façade des maisons ont été convertis en parking, ce qui est contraire au règlement d’urbanisme d’aujourd’hui. Les années septante ont aussi vu l’explosion des « grandes surfaces commerciales  » et leurs grands parkings nécessaires pour accueillir une nombreuse clientèle, et, par conséquent leurs importantes surfaces minéralisées.

le Geleytsbeek en contrebas de la rue éponyme vers 1925.

2.1. Intensité des pluies liées au réchauffement climatique ?

Article paru dans la Lettre aux Habitants n°74, décembre 2012.
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Les observations des climatologues et de nombreux scienti- fiques établissent une relation entre un climat plus chaud et une augmentation des précipitations extrêmes.

Différents articles publiés dans la revue Nature constatent que les données satellitaires, les observa tions de terrain et les simulations climatiques vont toutes dans le même sens : une augmenta tion des températures entraine une augmentation de l’évapotranspiration des végétaux et de l’évaporation en surface des mers et océans.

Cependant, les précipitations résultant de l’évaporation ne vont pas nécessairement augmenter dans les régions où les pluies sont faibles et certaines régions risquent, au contraire, de devenir plus sèches.

En outre, les précipitations vont être plus violentes dans les régions où il pleut déjà beaucoup. Les études de référence consultées dans le cadre des annexes au Plan Pluie de Bruxelles Environnement n’aboutissent pas à la même conclusion. Leurs auteurs estiment ne pas pouvoir se prononcer sur l’évolution de la fréquence et de l’intensité des phénomènes extrêmes, comme par exemple les pluies intenses et abondantes.

Le graphique ci-dessus (Tricot et Brouyaux 2007) illustrant la valeur annuelle maximale de la quantité de précipitations tombées en une heure entre 1900 et 2005, ne confirme en effet pas une augmenta tion des événements extrêmes.

Un autre graphique présenté par ces auteurs montre que la quantité cumulée des précipita tions sur 7 jours est en augmenta tion. Les études concluent cependant à une augmenta tion des précipitations hivernales comprise entre 5 et 15 % à l’aube de 2005 tout en estimant que les précipitations estivales pourraient aussi bien diminuer de 20 % qu’augmenter de 5 %.

Quoique l’été 2011 ait été particulièrement pluvieux et marqué par de nombreux événements orageux, les scienti- fiques font preuve d’une extrême prudence dans leurs conclusions.

Aussi, s’il semble empiriquement y avoir une augmentation des pluies intenses, nous ne pouvons nous baser avec certitude sur ce phénomène pour expliquer les inondations récentes.

Mais les scientifiques belges interrogés par les médias en décembre 2011, dans le cadre de la conférence sur le climat de Durban, estiment que les épisodes pluviaux seront plus nombreux et plus intenses, tout comme les sécheresses.


LA PRÉVISION DES PLUIES DE FORTE INTENSITÉ.

Les périodes de canicules en France ont souvent pour conséquence des pluies orageuses en Belgique, provoquées par la forte évapotranspiration et le contraste de température avec un front plus frais ; les inondations du mois d’août 2011 s’expliquent par des orages qui ont cette origine climatique.

Mais cette situation géoclima tique n’est pas neuve, elle concerne nos régions depuis des centaines d’années ; elle se produit simplement plus souvent car il y a plus de canicules qu’auparavant.

Aujourd’hui, ces phénomènes extrêmes sont facilement prévisibles. Les radars couplés aux satellites permettent même de suivre la progression des zones de pluies et donc de pouvoir prédire tant leur importance que les zones concernées et le moment où elles se produiront. Ainsi les internautes connectés sur des sites tels que www.buitenradar.nl ou celui de l’IRM ont pu suivre en temps réel l’approche de la zone de pluie sur l’écran de leur ordinateur et n’ont pas été surpris lorsque la nuit est tombée vers 10 h, en plein jour, ce mardi 23 août 2011.

Ces pluies étaient-elles réellement exceptionnelles alors qu’un phénomène similaire s’était produit 4 jours auparavant, le 19 août ? Deux pluies décennales, ou centenaires en moins d’une semaine, est-ce crédible ? Peut-être, mais cela ne suffit pas à expliquer l’intensité des inonda- tions qui ont suivi.

Deux pluies décennales, ou centenaires en moins d’une semaine, est-ce crédible ?

LES CAUSES DES FORTES PLUIES ET DES INONDATIONS

Article paru dans la Lettre aux Habitants n°74, décembre 2012.


Il serait simpliste de croire que les inondations ont une cause unique, En réalité, elles proviennent d’un faisceau d’événements qui interagissent, dans un ordre croissant d’importance :

1.3. PLUIE ET VALLÉES = BASSINS VERSANTS

Article paru dans la Lettre aux Habitants n°74, décembre 2012.
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Aujourd’hui, seuls piétons et cyclistes sont encore pleinement conscients de l‘existence d’importants dénivelés sur le territoire ucclois, les automobilistes ne s’en rendent compte qu’en hiver lorsqu’ils ne parviennent plus à sortir des vallées par temps de neige et de verglas. Les ruissellements nous le rappellent aussi lors des fortes pluies qui y dévalent en trombes d’eau.

Les hydrologues utilisent la notion géographique de bassin et définissent celui-ci comme l’unité spa- tiale à partir de laquelle est déterminée l’organisation globale d’un réseau de drainage.

Le bassin versant est limité par les lignes de partage des eaux (lignes de crêtes, cols).

Un bassin versant est caractérisé par ses limites, son réseau hydrologique, la répartition de ses éléments de drainage, sa composi- tion et les types de recouvrement de surface, etc.

Les réseaux de drainage urbain peuvent être de type séparatif ou non, drainant des eaux d’origine pluviales et des eaux usées domes tiques et industrielles.

Le bassin versant est aussi le siège de cinq phénomènes de base appartenant au cycle de l’eau : la réévapora tion, le stockage en surface, la pénétration en sous-sol, le ruissellement de surface et les écoulements en réseaux.

Si les surfaces végétalisées absorbent les pluies normales (voir graphique) et une partie des fortes pluies, les surfaces urbanisées et minéralisées (couvertes de ma- tières minérales qui empêchent l’infiltration : toitures, terrasses, dallages, bétons, routes, etc.), sont des surfaces où l’eau ruisselle et s’écoule directement vers les égouts et les ruisseaux.

LE GELEYTSBEEK

Le Geleytsbeek prend sa source dans la propriété Fond ‘Roy, au sud de la Vieille rue du Moulin. Dans le passé, il s’intitulait également Molenbeek ; son cours a une longueur de 3 km et présente une dénivellation de 40 m. On connaît au Geleytsbeek plusieurs affluents dont certains ont disparu. On citera cependant :

  • l’importante source affluente qui alimente l’étang Spellemans, presqu’en face de la jonction de la rue Basse et de la chaussée de St-Job et qui se déverse dans le Geleytsbeek ;
  • le ruisseau-déversoir de l’étang du Papenkasteel ;
  • le Kinsenbeek reçoit les eaux du plateau Engeland via différentes sources, dont la source du chemin du Puits, ainsi que les eaux provenant de la mare en bas du vallon du cimetière de Verrewinkel , au pied du talus du chemin de fer ; Il traverse la propriété Herdies, le Kriekenput, passe sous la rue Engeland et rejoint le Groelstbeek ;
  • Le Groelstbeek, qui traverse tout le Kinsendael et est alimenté par différentes sources et a pour affluent le Kinsenbeek.

LES ÉTANGS DU GELEYTSBEEK

Il y en eut plus de douze. Il n’en reste plus que trois aujourd’hui :

1) au Vivier d’Oie : comblé

2) près de l’ancien château de Carloo, place St-Job : comblé

3) à l’angle de la Vieille rue du Moulin et de l’avenue Hoche : comblé

4) au coin de l’avenue Dolez : comblé et remplacé par un complexe d’immeubles

5) à l’angle des rues de Wansijn et Baron Van der Noot : comblé

6) entre la Chée de St-Job et la rue de la Pêcherie : comblé lors de la réalisation de la rue.

7) chaussée de St-Job. près du Clos De Keyser : l’étang Spellemans.

8) En face du Clos De Keyser, l’étang du Chemin des Pêcheurs (ou étang St-Pierre) ; il a été partiellement loti et est devenu le marais du Broek.

9) en face de la rue Hellevelt, le long de la chaussée de St-Job : comblé

10) à côté du Geleytsbeek, face à l’actuel dépôt communal, étang alimentant le moulin du Papenkasteel : comblé et remplacé par un petit étang en amont.

11) l’étang du Papenkasteel : il est toujours alimenté par plusieurs sources.

12) l’étang de l’actuelle réserve naturelle du Kinsendael (côté rue Engeland - pont de Calevoet) ; il est alimenté par le Groelsbeek. Il a été comblé lors de la démolition du château en 1960. La zone est devenue marécageuse.

13) l’étang dans la propriété des Invalides : le long du piétonnier du Keyenbempt, près du moulin du Neckersgat ; il n’est plus alimenté en eau fraîche

LE VERREWINKELBEEK OU LINKEBEEK

Le Verrewinkelbeek prend sa source en forêt de Soignes, en face du terrain de hockey du Wellington, à proximité de la chaussée de Waterloo et de la Petite Espine tte.

Il s’intitule Linkebeek après avoir quitté le territoire d’Uccle, et donc la Région bruxelloise ; il revient ensuite dans la commune d’Uccle. Son cours a une longueur de 4 km présentant une dénivellation de 50 m.

On connaît 3 affluents au Linkebeek :

  • le Wijnborrebeek et le Jezuitenbeek, qui prennent leur source sur Linkebeek ;
  • Le Koekoekbeek, qui prend sa source à Alsemberg.

LES ÉTANGS DU VERREWINKELBEEK - LINKEBEEK

Ils étaient cinq, et il n’en reste que trois aujourd’hui :

  • 1) l’étang en contrebas de la ferme St-Eloi (av. des Hospices).
  • 2) l’étang du Moulin Rose, au bas de l’avenue des Hospices, près de la gare de Linkebeek : asséché
  • 3) l’étang du Vieux Chemin.
  • 4) l’étang près du Moulin du Nieuwen Bauwmolen, rue de Linkebeek à Calevoet. Il appartient à la Commune d’Uccle et sert d’étang de pêche
  • 5) l’étang du Moulin du Molensteen, à l’emplacement de l’école dans la rue du Zandbeek à Calevoet ; il a été comblé lorsque ses eaux ont été déviées dans un pertuis sous la Grand’Route de Drogenbos.

Notons que, sur le territoire de Linkebeek, il subsiste toujours 10 étangs.

L’UKKELBEEK

L’Ukkelbeek prend sa source dans un coteau du château du Groeselenberg (en face de l’ambassade de Russie située avenue De Fré - photo ci-dessus). Il s’intitule Groeselenbergbeek sur certaines cartes ; son cours a une longueur de 2 km et présente une dénivellation de 25 m.

LES ÉTANGS DE L’UKKELBEEK

Ils étaient nombreux. Il en reste deux aujourd’hui :

1) l’un est situé à proximité de la source de l’Ukkelbeek dans le parc de l’Ambassade de Russie , avenue De Fré.

2) l’autre se trouve dans le quartier du Globe dans l’angle des rues de Stalle et Rittweger ; il s’agit de l’étang du Moulin Blanc (ancien Clipmolen),

3) le grand étang de pêche le long de la rue de Stalle, maintenant comblé.

1.2. LES VALLÉES UCCLOISES ET LEURS BASSINS VERSANTS

Article paru dans la Lettre aux Habitants n°74, décembre 2012.
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UN PEU DE GÉOGRAPHIE

Le relief ucclois comprend principalement trois vallées à la topographie très sensible et orientées selon une direction est-ouest. Ces trois vallées, bien connues des cyclistes, correspondent à des entailles dans le plateau brabançon. Elles sont le résultat d’une érosion exercée principalement lors de la dernière époque glacière.

A ces trois vallées correspondent trois cours d’eau : l’Ukkelbeek au nord (Avenue Defré et rue de Stalle), le Geleytsbeek au centre (chaussée de St Job) et le Verrewinkelbeek (ou Linkebeek) au sud de la Commune. Tous les trois appartiennent au bassin de la Senne ; leurs eaux s’écoulent (d’est en ouest) à partir de sources situées sur le territoire de la Commune.

La chaussée de Waterloo et la drève de Lorraine consti- tuent grosso-modo la ligne de crête séparatrice des bassins hydrographiques. C’est en effet à l’ouest de cet axe nord-sud que s’écoulent les eaux uccloises vers la Senne, tandis que les sources situées à l’est de cet axe alimentent les cours d’eau appartenant au bassin de la Woluwe (elle-même affluent de la Senne) et au bassin de la Dyle.

Lorsqu’on observe le relief ucclois, les courbes de niveau permettent de délimiter trois vallées qui se dirigent vers l’ouest. Chacune porte le nom du ruisseau qui y coule :

DES ÉTANGS POURQUOI FAIRE ?

Le territoire d’Uccle a compté une trentaine d’étangs dont la plupart étaient des retenues d’eau créées pour assurer le fonc- tionnement des moulins. Ils servaient de déversoirs naturels capables d’absorber les excès d’eau engendrés par les rivières en crue.

On mesure aujourd’hui l’impérieuse nécessité de ceux-ci. Le nombre de caves inondées lors des orages, l’effondrement ou l’endommagement de maisons situées avenue Dolez et chaussée de St-Job témoignent de graves erreurs d’aménagement (ou plutôt de déménagement) du territoire liées à l’incompréhension de certains mécanismes naturels.

Vouloir « dénaturer » à tout prix un univers de vallées et de sources est une attitude dépassée.

La politique du « tout-à-l’égout  », le remblaiement systématique des étangs et l’assèchement des zones marécageuses sont une gifle au « Savoir du paysan » cher à Michel SERRES.

Le problème aujourd’hui est bien de revenir à une véritable politique d’aménagement plus respectueuse des contraintes de la géographie et de l’histoire.

1.1. Que devient l’eau des pluies ? où va-t-elle ?

Article paru dans la Lettre aux Habitants n°74, décembre 2012.
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Une faible part de la pluie est immédiatement évaporée, cela dépend de la présence de végétation.

Schéma ci-contre :

1. Pluie/précipitation

2. eau qui mouille le feuillage et s’évapore ensuite

3. eau arrive au sol au travers du feuillage

4. eau qui s’infiltre

5. eau absorbée par les végétaux

6. évaporation du sol

7. eau qui gagne les nappes phréatiques et les rivières via la nappe

8. eau qui ruisselle et s’écoule sur le sol

9. évaporation des eaux de surface

10. évapotranspiration des plantes
(Source de l’image originale modifiée : http://www.tonmessancy. be/docs/dpedagogique.pdf)

Le schéma ci-dessus illustre la destination des eaux pluviales. Lors de faibles pluies, les espaces végétalisés, les bois, les parcs, les jardins et les sites semi-naturels absorbent plus de 75 % de l’eau tombée, moins de 25 % de l’eau pluviale atteint les ruisseaux.

L’évaporation (sol, feuilles mouillées, évapotranspiration) représente plus de 50 % de l’eau provenant des précipita tions. Les végétaux limitent le ruissellement.

Lorsque l’eau pénètre dans le sol (percolation) : une partie de la pluie est retenue par la matière organique du sol et servira aux plantes, une autre partie descend et s’infiltre en profondeur où elle rejoint lentement la nappe phréatique. L’eau peut mettre plusieurs jours voire plusieurs mois avant d’atteindre la nappe, cela dépend de la nature du sol.

La nature du sol influence la vitesse à laquelle l’eau s’infiltre : plus sa texture est grossière (la taille des grains est élevée, cas du sable), plus l’eau s’écoule rapidement, plus la texture est fine (la taille des grains est petite, cas de l’argile) moins l’eau peut s’infiltrer et reste en surface.

Lorsque les pluies sont fortes, la quan- tité d’eau est telle qu’elle n’a plus le temps de pénétrer dans le sol, elle ruisselle alors en surface.

Lorsque les pluies sont abondantes, le ruissellement est très important et des inondations peuvent survenir dans les vallées.

Le cas d’Uccle.

Les sols ucclois sont constitués de profondes couches de sables bruxelliens dans lesquels les eaux percolent lentement de sorte qu’une pluie met plusieurs jours, voire plusieurs mois avant d’atteindre la nappe phréatique et jaillir du sous-sol sous forme de sources . Peu de données relatives à ce sujet étant connues, les mesures réalisées au plateau Engeland dans le cadre de l’étude d’incidence, montrent, par exemple, qu’il faut de deux à six mois pour que l’eau y atteigne la nappe.

D’OÙ VIENT LA PLUIE ET QUE DEVIENT-ELLE ?

Article paru dans la Lettre aux Habitants n°74, décembre 2012.


(Source de l’image originale modifiée http:// artic.ac-besancon.fr/svt/act_ped/svt_lyc/eva_bac/ l-bac2006/bac2006-sep.htm)

LES PHÉNOMÈNES PLUVIOMÉTRIQUES

Les pluies constituent l’une des étapes du cycle de l’eau schématisé ci-contre. En bref : sous l’effet de la chaleur, l’eau du sol, des plantes et des océans s’évapore. La vapeur chaude monte dans l’atmosphère où elle se refroidit en alti- tude pour former les nuages dans lesquels la vapeur gèle en minuscules cristaux qui grossissent, s’alourdissent, tombent en fondant et deviennent pluie, neige ou grêle. L’eau s’écoule en surface ou pénètre le sol où elle rejoint la nappe phréatique souterraine ou les océans.

1.1. QUE DEVIENT L’EAU DES PLUIES ? Où VA-T-ELLE ?
1.2. LES VALLÉES UCCLOISES ET LEURS BASSINS VERSANTS
1.3. PLUIE ET VALLÉES = BASSINS VERSANTS

TÉMOIGNAGES D’HABITANTS

Article paru dans la Lettre aux Habitants n°74, décembre 2012.

Image ci-dessus : Lors des inondations des 18 et 23 août 2011, de nombreux ucclois ont répondu à l’enquête réalisée à l’ini- tiative de l’ACQU. Cette enquête était accompagnée d’une carte où les zones sinistrées le 18 août apparaissent en bleu et celles du 23 en jaune.

Quelques extraits des messages que les habitants ont laissés sur le site de l’ACQU :

  • J’habite rue de Stalle depuis 30 ans et depuis 2004 nous avons tous les étés des inondations. Pourquoi ?.....
  • Plus bas, des maisons disposent de pièces de vie en "cuisine-cave". A l’arrière, l’eau du ruisseau a atteint les fenêtres, s’est infiltrée partout, avec la boue qui - elle - demeure et s’accroche partout. Le muret de protection de la baignoire n’a pas résisté. Vogue la baignoire... Tout est noir, partout, désespérément. Tout est à jeter.
  • Un désastre. Tout est endommagé. Chaudière hors d’état, appareils ménagers hors d’état, boiler endommagé. Presque tout le contenu des caves sous 10 cm de boue et de détritus des égouts. C’est l’horreur. Tout est à jeter, y compris près de 1.000 livres d’art et de littérature, quelques meubles en acajou ancien hérités. Des albums de famille, bref toute une histoire.
  • J’habite à cet endroit depuis 63 ans et n’y avais jamais connu d’inondation avant 2010. ...
  • Magasin inondé sur 50 cm. Dégâts +/- 50 000 €
  • Voiture qui flotte a été emboutie suite au passage d’un bus de la STIB voulant absolument passer malgré l’eau qui était déjà très fortement montée dans la rue. En plus des voitures et même camion de pompiers qui passaient à toute vitesse dans la rue. Un barrage de police a été fait...après !
  • Nos caves ont été inondées comme jamais. Nous étions en vacances. Le retour ne fut pas heureux. Cela fait 4 jours que nous travaillons à nettoyer et évacuer tout ce qui est détérioré. Cela dépasse ce qui est supportable. Nos caves servent de bassin d’orage et ce n’est pas acceptable.
  • Pour la première fois, depuis plus de treize ans que nous habitons dans cette rue, la chaussée s’est métamorphosée en torrent tumultueux et l’eau est entrée par le soupirail des caves (encore une première !). D’habitude, il s’agit "seulement" de refoulement des égouts... Résultat, un mètre cinquante d’eau au lieu des douze à vingt centimètres habituels... Sans même parler de la boue odorante.
  • Cette maison appartenait anciennement à mes parents. Je la connais depuis 1984 et n’ai jamais vu ne fusse que des traces d’humidité dans la cave. Il y a donc bien un problème extérieur majeur face auquel les riverains sont impuissants !
  • Tout l’entresol a été sous eau : il s’agit de nos 2 chambres et salle de bain. Depuis lors, sur tout l’étage, notre plancher gondole, les plinthes sont à jeter, les murs pullulent et les cloques éclatent, les pieds des meubles (lit, armoire, bibliothèque, garde-robe) s’affaissent tandis qu’une partie de nos archives papiers sont détruites. Nous devons dormir dans le salon tant que les pièces ne sont pas assainies, ce qui devrait durer plusieurs semaines…
  • Pour la quatrième fois en deux mois, ma cave a été inondée de cette eau odorante et colorée. J’ai eu de la chance, cette fois il n’y a eu qu’un mètre ! Mais pour la première fois, j’ai été privée d’électricité, l’eau avait décidé de passer par quelques prises.... Mais qu’est ce que j’en ai marre !!!!!
  • Nous habitons sur une relative hauteur (en haut de la rue du Ham) et donc, c’est très bizarre ce qui s’est passé, surtout au 37 et 39 de l’avenue d’Orbaix. Les couvercles (20 kg chaque) des égouts à la cave se sont soulevés et peu de temps déjà après le début des orages du 18 et 23 août, nous avons eu une rivière qui a traversé les caves et mes deux bureaux. Cette rivière a coulé pendant 25 minutes.

VALLÉE DE L’UKKELBEEK : QUELLES INTERACTIONS ENTRE LE RUISSEAU ET LE FUTUR BASSIN D’ORAGE ?

Le cours d’eau s’écoule en parallèle au tracé prévu pour le futur bassin d’orage. La profondeur du pertuis souterrain du ruisseau est évidemment bien moins importante que celle du futur bassin d’orage prévu par Vivaqua. Néanmoins il s’agira, lors du chantier de réalisation de ce bassin d’orage, d’être très vigilant en ce qui concerne l’Ukkelbeek. D’autant plus que lors de sondages préliminaires réalisés par Vivaqua, il s’est avéré que l’état de la canalisation du ruisseau était déplorable et très peu étanche [1] .

Notons que le bassin d’orage n’est pas prévu pour desservir les trop-pleins de l’Ukkelbeek. Aucune interaction n’est donc prévue entre les deux. Ceci justifie d’autant plus l’intérêt de garder l’étang du Moulin Blanc comme exutoire au ruisseau en cas de crue.

Ci-dessus : Etang du Moulin Blanc alors qu’il était encore alimenté en eaux claires.

L’étang du Moulin Blanc se serait malencontreusement vidé en 2011 lors d’interventions de Vivaqua à la hauteur du square Danco (voir note 4). Ceci pourrait être la preuve que cette pièce d’eau n’est pas alimentée seulement par la nappe mais avant tout par l’Ukkelbeek.

Les investigations menées par l’IBGE – Bruxelles Environnement devraient prochainement pouvoir déterminer si l’Ukkelbeek est connecté à l’étang et si le niveau du cours d’eau se situe plus bas ou plus haut que l’étang. S’il s’avère qu’il se situe en contrebas, cela veut dire que le cours d’eau alimente l’étang par débordement. Dans ce cas, l’étang doit servir – et ceci quasi par destination - de bassin d’orage pour le ruisseau. Heureusement l’avis de la commission de concertation du 20 février 2013 semble aller également dans ce sens.

[1] A la hauteur de la place Danco, l’effondrement d’un morceau de la canalisation a obligé Vivaqua à détourner momentanément le cours d’eau vers les égouts. Une fois les réparations faites à la place Danco (par la pose d’un nouveau tuyau), Vivaqua prévoyait de rétablir le cours du ruisseau. Une offre de prix est en cours de réalisation pour approbation à la commune gestionnaire du cours d’eau. S’en suivra des contacts avec la commission mobilité, gestionnaire de la voirie régionale, pour réaliser la continuité perdue.

A PROPOS DE L’UKKELBEEK.

Pour rappel [1], l’Ukkelbeek prend sa source dans un coteau du château du Groeselenberg (en face de l’ambassade de Russie située avenue De Fré). Il s’intitule Groeselenbergbeek sur certaines cartes ; son cours a une longueur de 2 km et présente une dénivellation de 25 m.

Les étangs de l’Ukkelbeek étaient nombreux. Il en reste deux aujourd’hui : le premier est situé à proximité de la source du ruisseau dans le parc de l’ambassade de Russie ; le second se trouve dans le quartier du Globe ; il s’agit de l’étang du Moulin Blanc (ancien Clipmolen).

L’Ukkelbeek se trouve en grande partie voûté (et donc en sous-sol). Son tracé est encore relativement mal connu. On sait toutefois qu’il coule dans un pertuis séparé de celui de l’égout au moins jusqu’à la chaussée d’Alsemberg. Après cela, mais on ne sait pas exactement à quelle hauteur, le ruisseau est rejeté à l’égout et quels tronçons subsistent encore.

L’IBGE – Bruxelles Environnement effectue actuellement des investigations en sous-sol (travail de scaphandriers) en vue de référencer sur carte et en superposition au tracé de la voirie, le tracé précis des voûtements de l’Ukkelbeek.

La réflexion menée par l’IBGE conjointement avec la Commune est d’évaluer la potentialité de déconnecter dans le futur l’Ukkelbeek de l’égout pour le relier au Geleytsbeek (à la hauteur du rondpoint dit « des Menhirs » situé à la jonction de la rue de Stalle et de la rue de Stalle Prolongée) et puis de là lui permettre de rejoindre la Senne.

Ci-dessus : La source de l’Ukkelbeek située avenue De Fré.

[1] Plaidoyer pour une ville eau admise ou la prévention des inondations à Uccle, publication de l’ACQU, décembre 2012, p.8.

UN BASSIN D’ORAGE POUR LA VALLÉE DE L’UKKELBEEK.

CARACTÉRISTIQUES DU PROJET [1]

Le grand bassin d’orage prévu dans la vallée de l’Ukkelbeek consiste en une infrastructure somme toute très simple puisqu’il se limite en un gros tuyau à faible pente enfoui profondément dans le sol [2]. La réalisation de l’ouvrage se fait par forage à l’aide d’un tunnelier. Si les travaux se font en souterrain, ils nécessitent néanmoins l’ouverture de puits d’accès.

EMPRISE

Depuis le bas de l’avenue De Fré (au niveau de la Haute École de Bruxelles - HEB) jusqu’au début de la rue de Stalle (au niveau du parc Raspail) via les avenues De Fré, Brugmann et la rue de Stalle.

PUITS D’ACCÈS

Puits d’entrée à la hauteur de HEB et puits de sortie au niveau du parc Raspail. Quelques arrangements doivent encore être trouvés pour l’établissement du puits d’entrée avenue De Fré. Le puits de sortie sera implanté à l’emplacement du parking qui longe l’avenue Joseph Jongen. Après travaux, le parking sera rétabli. Un puits intermédiaire trouvera place au centre du square des Héros.

La rénovation complète du square des Héros est prévue par Bruxelles-Mobilité (anciennement l’AED - Administration de l’Equipement et des Déplacements) une fois le bassin d’orage effectué. Les puits d’accès stricto sensu ont une emprise au sol de +/- 30 m. sur 10 m. Cependant les contraintes logistiques du chantier imposent autour des puits la mise à disposition d’une surface utile plus étendue (+/- 100 m. sur 10 m.)

TAILLE DE L’INFRASTRUCTURE

Le diamètre du tuyau prévu oscille entre les 4 m.50 et 5 m. de diamètre [3] . La longueur de l’infrastructure est de +/- 1 km 300 m.

PROFONDEUR DE L’INFRASTRUCTURE

Environ 25 m. de profondeur (25 m. de terre de recouvrement au-dessus du forage) à l’entrée (HEB), et 10 m. de profondeur à la sortie (Parc Raspail). Le tuyau ne suit pas le relief du terrain. Il présentera une très légère pente de 1 à 0 ,5 % ce qui explique les différences de profondeur de l’infrastructure en fonction du relief extérieur, quant à lui beaucoup plus prononcé.

BUDGET

20 à 25 million d’euros à prélever sur plusieurs années budgétaires. Hydrobru, grâce notamment à la récente augmentation des redevances de l’eau, dispose d’un budget annuel équivalent à +/- 75.000.000 euros.

AGENDA

L’étude de faisabilité est presque aboutie. Si tout va bien, l’entrepreneur devrait être désigné début 2014. Ensuite seulement sera lancée la procédure d’enquête publique. Le chantier en lui-même durera +/- deux années calendrier.

PRÉCAUTIONS

Comme d’habitude lors de ce type de chantier, Vivaqua, opérateur technico-commercial d’Hydrobru, fera effectuer un état des lieux contradictoire de tous les bâtiments qui bordent le tracé des travaux. Une photogrammétrie des façades sera réalisée, c’est-à-dire une photo stéréoscopique (à deux angles différents) permettant de redresser l’image et donc de mesurer toutes les fissures éventuelles préexistantes au démarrage du chantier. L’état des lieux ainsi produit sera déposé chez un huissier. Dans le cas où des plaintes seraient déposées en cours de travail, des nouveaux clichés seraient alors effectués afin de les comparer aux précédents. Le passage sous les voies de tram nécessite une attention toute particulière. Des techniques de mesurages extrêmement précises sont imposées par la STIB afin d’assurer qu’il n’y ait aucun tassement du sol en cours de chantier.

3 juin 2013 - ED

[1] Les renseignements présents dans cet article nous ont été aimablement communiqués par Vivaqua.

[2] Il ne s’agit donc pas d’une technologie sophistiquée telle que celle qui a été mise en œuvre à l’angle de l’avenue de Chênaie et de la chaussée de St Job. Un bassin d’orage de type alvéolaire ne peut être prévu que pour des eaux de pluies. Les eaux usées s’écoulant dans les égouts sont chargées de toutes sortes de dépôts et de matières de gros gabarits (!) qui boucheraient instantanément les alvéoles.

[3] Tout dépendra des machines utilisées par l’entrepreneur qui remportera l’appel d’offre.

Geleytsbeek

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Lotissement du terrain à l’angle de la chaussée de St Job et de la rue du château d’Eau

En ce mois de mai 2013 la société B.G.R. (Réserve Belge de Terrains SA) réitère sa demande d’urbanisme en vue de lotir le terrain en 6 lots avec ouverture de voiries. Dans les grandes lignes le projet ne diffère pas tellement de sa version de 2011. Le maximum est demandé (en hauteur, en profondeur et en emprise au sol) sur la partie légalement constructible ceci compte tenu qu’une portion du terrain est protégée comme zone verte ou zone de protection de la rue du Château d’Eau (classée comme site).

L’enquête à lieu du 06 mai au 05 juin 2013. La Commission de Concertation se tiendra le jeudi 20 juin.

Téléchargez ci-dessous les documents liés à ce dossier :

Téléchargez ci-dessous les documents liés au PPAS qui régit la zone :

AGENDA


21 - 30 juni - FOTO CONTEST : TENTOONSTELLING

  • Aangezien het succes van de twee vorige edities, hervat de ACQU in samenwerking met het kabinet schepen van cultuur van Ukkel, een nieuwe fotowedstrijd op het thema : Mens en biodiversiteit. Meer info ?
    • Waar ? Op de Dekenij – Kunsthuis Ukkel. Dekenijstraat 102, 1180 Brussel
    • Waneer ? Vanaf 21 tot 30 juni. De expo zal later (midden Juli) naar het Park van Wolvendael verhuizen.

Documents STIB

TRAMS, BUS : manuel des bonnes pratiques pour un réseau performant

AVANT-PROPOS
Partie 1 : CONTEXTE ET ENJEUX
Partie 2 : LE PROGRAMME “VICOM” : PRÉSENTATION, RÉALISATIONS ET BILAN à FIN 2005

Partie 3 : LA MISE EN OEUVRE DU PROGRAMME “VICOM” :
des interventions dans tous les quartiers de la Région Bruxelloise entre 1990 et 2005

Partie 4 : LES PERSPECTIVES POUR LES PROCHAINES ANNÉES À BRUXELLES Partie 5 : LA “BOÎTE à OUTILS”

Partie 6 : CONCLUSIONS
Partie 7 : annexes

Antennes émettrices : La réglementation en vigueur à Bruxelles

La norme en application est l’ordonnance du 1er mars 2007 : elle impose une norme globale d’exposition de 3 V/m.

Le choix politique est de ne prendre en compte dans cette norme que les antennes GSM. Ne sont donc pas considérés les appareils domestiques (Wi-Fi, DECT, etc.), les ondes de radiodiffusion et de télédiffusion.

Cette norme est répartie entre les 3 opérateurs GSM principaux à raison de 25% chacun (le législateur ayant supposé qu’un quatrième opérateur pourrait apparaître un jour). Cette ordonnance requiert également le contrôle des champs électromagnétiques dans des fréquences qui vont de 0,1 MHz à 300 GHz.

Toutes les antennes, nouvelles ou existantes, dont la puissance est égale ou supérieure à 800 mW (milliwatts) doivent dès lors faire l’objet d’un permis d’environnement de classe 2 « public ».

Cette réglementation s’applique à tous les endroits accessibles au public, c’est à dire tout lieu où des habitants peuvent se trouver "normalement" (donc pas la toiture de votre immeuble par exemple , à moins d’y avoir une terrasse "légale").


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Antennes émettrices : Les effets pratiques de la norme

En diminuant la puissance des antennes, on crée des trous dans la couverture du réseau. Trous que les opérateurs vont vouloir combler [1] .

Pour ce faire, deux solutions s’offrent alors à eux. La première c’est d’effectuer un « redisign » des antennes, c’est-à-dire d’en modifier l’inclinaison, la direction, la puissance ou la hauteur. Lorsque le « redisign » est impossible, ils sont alors contraints d’implanter de nouvelles antennes pour combler les trous en question.

C’est là la conséquence directe de la nouvelle norme : SI L’ON DIMINUE LA PUISSANCE, IL FAUT AUGMENTER LE NOMBRE D’ANTENNES.

Cela représente quelque chose d’énorme en région bruxelloise : les 1700 antennes existantes doivent faire l’objet d’un permis d’environnement. Par ailleurs, 400 à 500 nouvelles antennes devront être installées.

Il est cependant difficile de savoir si ces nouvelles antennes servent réellement à combler des trous ou si elles sont mises en place par les opérateurs dans le but de développer les nouvelles technologies 3G et 4G.

Sur Uccle en particulier, il y a 68 antennes existantes et 24 nouvelles antennes devraient faire leur apparition.

La régularisation à Uccle se fait en deux phases :

  • Il y a d’abord la régularisation des 40 sites qui ont plus de 120 W de puissance installée.
  • Les plus petits sites de moins de 120 W.

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[1] Les opérateurs déclarent qu’ils doivent légalement assurer une couverture sur l’entièreté du territoire en comparant volontiers la technologie gsm à la téléphonie fixe. Il est vrai que la téléphonie fixe étant considérée comme un service public l’État se doit d’offrir son accès à tous les citoyens. C’est à ce même titre que les opérateurs déclarent être tenus légalement de devoir couvrir l’entièreté du territoire belge par la technologie gsm. Cette considération reste néanmoins relativement contestable.

Antennes émettrices : Permis d’Environnement ou permis d’Urbanisme ?

  • Permis d’Environnement

Pour être régularisée, toutes les antennes bruxelloises nécessitent donc un permis d’environnement de classe 2 « public ».

C’est l’IBGE (Institut Bruxellois pour la Gestion de l’Environnement ou Bruxelles Environnement) qui délivre ces permis.

C’est dans le cadre de cette procédure qu’une enquête publique de 15 jours est mise en place par la commune. Ce type d’enquêtes publiques ne nécessite pas de commission de concertation. Les riverains peuvent adressés leurs remarques par écrit à la commune, celles-ci seront alors envoyées à l’IBGE qui doit en prendre compte avant de délivrer les permis.

  • Permis d’Urbanisme

À côté de ces permis d’environnement, un certain nombre d’antennes nécessitent également un permis d’urbanisme. C’est le cas pour les nouvelles antennes et pour les éventuels « redesign » qui impliqueraient un changement visuel et esthétique dans le cadre urbanistique. Ces demandes de permis impliquent une commission de concertation.

  • Permis d’Environnement ou permis d’Urbanisme ?

Il n’est donc pas toujours facile pour les riverains de s’y retrouver entre ces permis d’environnement et d’urbanisme (en rue c’est le même affichage), d’autant plus qu’ils ne concordent pas toujours dans le temps.

Ce qu’il faut retenir c’est que le permis d’environnement s’intéresse aux conséquences sur la santé alors que le permis d’urbanisme ne prend en compte que les prescriptions urbanistiques.


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Contrôle

Depuis 2009, c’est l’IBGE qui s’occupe de prendre les mesures dans la région. Ces mesures se font avec des appareils très sophistiqués. Il n’est possible en aucun cas de tirer des conclusions valables avec les appareils à large spectre que l’on trouve facilement sur le marché.

Ces mesures sont excessivement complexes à réaliser et même les meilleurs scientifiques s’exposent à des erreurs. Un analyseur de spectres qui mesure les champs électriques de manière triaxiale est utilisé par l’IBGE lors de ses mesures, seul moyen d’obtenir un diagnostic valable.

Ce que l’IBGE mesure, c’est un champ électrique (car il n’est pas possible de mesurer un champ électromagnétique). L’appareil dispose d’un filtre qui permet de ne prendre des mesures que pour les fréquences nécessaires, les mesures sont alors prises sur une durée de 6 minutes (afin que l’échantillon soit pertinent) et on se base ensuite sur la moyenne de cette période. Une fois que ces valeurs en champ électrique sont disponibles, le niveau du champ électromagnétique ou la densité de puissance à 900Mhz sont calculables par des relations établies en physique.

Si l’on pense être soumis à un taux d’exposition trop élevé, il est toujours possible d’introduire une plainte auprès de l’IBGE, et ce même si l’opérateur a déjà reçu son permis d’environnement.


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Comment répondre à l’enquête publique ?

Le Plan Régional de Politique du Stationnement est consultable :

  • au service de l’Urbanisme de la commune d’Uccle - 25 rue Auguste Danse, tous les jours ouvrables de 9h à 12h et le mardi entre 17h et 20h pendant la durée de l’enquête, du 21 janvier au 21 mars 2013,
  • sur le site de Bruxelles-Mobilité.

Vous avez des questions ?

Adressez-vous au numéro vert 0800 94 001 accessible tous les jours ouvrables de 9 à 12h et de 14 à 16h, soit via bruxellesmobilite@mrbc.irisnet.be.

Vous souhaitez réagir ?

Les réactions doivent parvenir à Bruxelles-Mobilité. Plusieurs possibilités vous sont possibles :

  • En vous adressant directement à Bruxelles-Mobilité :
  • en vous adressant aux services communaux.
    • par e-mail : mobilipark@uccle.be ;
    • par écrit : Service Mobilité, rue Auguste Danse, 25 - 1180 Bruxelles ;
    • sur place au Service de l’Urbanisme, rue Auguste Danse en déposant vos suggestions dans la boîte aux lettres prévue à cet effet.

L’ACQU elle même, est en train de préparer un courrier critique par rapport au projet de Plan. Nous vous invitons donc à nous transmettre une copie de vos remarques afin que nous puissions en tenir compte dans nos observations et réflexions. Vous pouvez vous adresser à l’ACQU via l’adresse acqu.asbl@gmail.com.

Enquête publique sur le projet de PLAN RÉGIONAL DE POLITIQUE DU STATIONNEMENT.

Avertissement : Afin de permettre aux habitants d’aborder plus facilement les documents accessibles à l’enquête publique, l’ACQU a tenté d’en retirer ce qui lui semblait être l’essentiel sous la forme de résumés. Des renvois fréquents sont néanmoins faits à la pagination des documents originaux (Par défaut la pagination fait renvoi à la Version intégrale et originale du Plan. Dans le cas où le renvoi concerne la Brochure-résumé, cela est spécifié). Les textes qui suivent sont donc extraits en grande partie du projet de Plan moyennant certaines restructurations.


RATIONALISER LE PARTAGE DE L’ESPACE PUBLIC

La Région de Bruxelles-Capitale souhaite, en accord avec les prescrits du Plan IRIS 2, simplifier et harmoniser les règles de stationnement dans les 19 communes de la capitale. Cette volonté d’harmonisation s’inscrit dans une politique globale dont l’objectif majeur est le partage plus équitable de l’espace public à l’avantage du plus grand nombre possible d’usagers.

Le stationnement est devenu l’un des défis les plus importants de la mobilité urbaine. Les voitures, les vélos, les camions, les taxis et tous autres véhicules personnels et collectifs doivent pouvoir trouver une place adéquate dans la ville, pour les riverains, les visiteurs et les professionnels et ce tant pour circuler que stationner.

Vu la non-extensibilité du territoire, quelques options majeures ont guidé à la réalisation du Plan Régional de Politique du Stationnement :

  • La gestion du nombre de places de parking disponibles en voirie ;
  • La gestion du territoire en matière d’implantation des espaces de stationnement ;
  • La gestion du temps de parcage en fonction des spécificités des quartiers.


UN PLAN STRATÉGIQUE À VALEUR RÉGLEMENTAIRE

Le document à l’enquête publique constitue un plan stratégique à valeur réglementaire censé servir de base à des futurs Plans d’Action Communaux de Stationnement.

Le Plan comporte une série de mesures obligatoires pour les 19 communes. Ceci concerne par exemple les zones de stationnement réglementé ou encore les tarifs à appliquer.

Le Plan prévoit néanmoins des options dont l’application est laissée à l’appréciation des communes pour leur propre territoire tel que le nombre de cartes de riverains accessibles ou le prix des cartes de dérogation.

Une Agence régionale du Stationnement sera mise en place afin de soutenir les communes dans leurs missions relatives à la gestion du stationnement. Elle assurera le suivi de la mise en œuvre des politiques régionale et communale.

En savoir plus sur :

Le Gouvernement bruxellois n’a récemment qu’adopté une première version du Plan Régional de Politique du Stationnement. Chacun peut consulter ce projet de plan et donner son avis durant l’enquête publique actuellement en cours jusqu’au 21 mars 2013.

Les documents officiels à l’enquête :

A l’issue de cette enquête régionale, les avis et remarques de la population et des autres acteurs concernés seront analysés. Le projet sera ensuite adapté pour tenir compte des commentaires reçus. Il sera présenté au Gouvernement bruxellois pour approbation, dans les 8 mois.

Chaque commune disposera ensuite de 12 mois pour rédiger son propre Plan d’Action Communal de Stationnement. Une nouvelle enquête publique sera organisée pour recueillir l’avis des habitants sur le Plan d’Action Communal. A l’issue de cette deuxième enquête, ce plan d’action sera soumis au conseil communal pour prise de décision.

Enfin, le Gouvernement bruxellois vérifiera la conformité de chaque plan communal avec le cadre régional. La nouvelle politique régionale du stationnement entrera en vigueur une fois que le Gouvernement bruxellois aura approuvé les Plans d’Action Communaux (brochure-résumé p.11).

Dès que le Plan Régional de Politique du Stationnement sera publié au Moniteur Belge, les Communes devront adopter tous les deux ans un rapport d’évaluation détaillé. Sur la base des 19 rapports communaux, l’Agence du stationnement dressera un rapport global pour le Gouvernement. Il s’agira par-là d’évaluer régulièrement l’impact des plans d’action de stationnement sur la mobilité et l’environnement (p.86).

Démystifier le fameux « Boom démographique »

Inter-Environnement Bruxelles invite les lecteurs de sa publication Bruxelles en Mouvements à se pencher plus en détails sur la question de la démographie. Le « boom » démographique est aujourd’hui agité par les autorités bruxelloises pour justifier des projets politiques et urbains contestables.

L’exemple actuel le plus notable est, bien entendu, celui du projet de Plan régional d’affectation du sol (PRAS) dit « démographique », dans lequel le Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale utilise l’argument de l’augmentation massive de population pour modifier le plan d’affectation du sol existant. Si personne ne conteste la nécessité de produire de nombreux logements et équipements pour répondre aux besoins pressants de la population bruxelloise, ces besoins sont suffisamment justifiés par un réalité qui ne date pas d’aujourd’hui ! Se pencher sur les chiffres permet de se rendre compte que le phénomène de ré-augmentation de la population bruxelloise se constate depuis 1995 et est soutenu depuis 2002.

Alors pourquoi parler de « boom » aujourd’hui ? Pourquoi nous dit-on sans cesse qu’il est temps de densifier la ville, de produire de nouveaux logements pour répondre à de nouveaux défis ? Le terme de « boom » occulte une évolution pourtant en cours depuis plus de dix ans. Pourquoi agiter des projections (à prendre avec des pincettes) à 2020, 2050 ou 2060 comme le drapeau rouge devant un taureau ? En quoi la croissance de la population constitue-t-elle une menace alors que Bruxelles dépasse à peine son pic historique de 1968 (1 079 181 habitants), époque où les tours ne fleurissaient pas pour autant ?

Parler d’une simple « augmentation de population », c’est faire l’impasse sur les études existantes récentes concernant les caractéristiques, la répartition géographique sur le territoire et les besoins principaux de la population bruxelloise. Qui sera cette population ? Tous les quartiers sont-ils touchés de la même manière ? Pour répondre aux besoins de la population, il faudra des réponses multiples, qui ne peuvent se résumer à des slogans ou des injonctions tétanisantes, surtout si celles-ci ne servent qu’à justifier des projets pharaoniques de centres commerciaux, bureaux, ou logements de luxe.

Bruxelles en mouvements est la publication d’Inter-Environnement Bruxelles, association indépendante qui fédère 80 comités de quartier et groupes d’habitants actifs sur des questions urbaines, écologiques et sociales.

Le magazine est visible en ligne ici : Bruxelles en mouvements n°261 — Novembre 2012.

Rôle de l’étang en matière de biodiversité et de dépollution.

La variation du niveau de l’eau (10 cm) conjuguée à des berges naturalisées en pente douce est un élément bénéfique pour le développement de biotopes variés (joncs, massettes, iris, zones de pontes pour batraciens, etc…). Ces plantes marcophytes assimilent les matières organiques et les métaux lourds et assurent donc un rôle de dépollution des eaux de ruissellement.

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L’étang et son rôle de bassin d’orage : Récolte et temporisation.

Le niveau de l’étang est actuellement anormalement bas. Cette situation est probablement consécutive à des travaux réalisés par Vivaqua en amont du site du Moulin Blanc.

En temps normal, l’Ukkelbeek (dont le tracé exact est en cours d’exploration par les spécialistes de l’IBGE] est sensé alimenter l’étang. Lors de fortes pluies, l’étang jouerait un rôle de temporisateur naturel. Après traversée de l’étang principal, les eaux retournent à l’Ukkelbeek.

La surface imperméable crée par le projet représente 1.915 m2. En cas de forte pluie, on peut donc comptabiliser 1.915 m2 * 22,5I/ m2 = 43 m3 à tamponner sur le site.

Le projet prévoit une hauteur de marnage pour l’étang de 10 cm sur une surface de 1.815 m2 ce qui représente 188 m3 de capacité maximale de « bassin d’orage ».

L’évacuation des 43 m3 (calculés ci-dessus) se fera de manière temporisée vers l’Ukkelbeek avec un débit de max. 5 litre/seconde/ha ce qui représente un temps global de vidange (pour les 43 m3) de 76 minutes. Comme évoqué avec l’IBGE, ce calcul est fait en tenant compte d’une influence nulle de l’Ukkelbeek sur l’étang.

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Percolation des eaux pluviales : la ruelle en intérieur d’îlot.

Une fois la rampe de parking franchie, la ruelle en intérieur d’îlot sera traitée en « béton gazon » et sera donc une aire durcie perméable. Ce dispositif sera complété, pour le cas d’événements pluviaux intenses (plus de 50 mm sur une période de 60’), par des noues de stockage et évaporation avec trop plein menant à l’étang.

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Percolation des eaux pluviales : Les bâtiments existants.

La situation pour les bâtiments existants rénovés, en aval de l’étang, est inchangée (renvoi a l’égout).

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Percolation des eaux pluviales : Les 4 villas en intérieur d’îlot.

Les toitures sont plates et traitées en toitures vertes semi-intensives (+/« 15 cm de substrat) assurant une temporisation en cas d’orage. Ensuite ces eaux sont renvoyées soit vers l’étang (villa basse) soit vers la nappe via des puits de dispersion (3 villas hautes > bac à gravier de différentes granulométries). La position surélevée des 3 villas hautes et la nature du sol (nos essais de sol renseigne du limon sur les 2 premiers mètres) garantit le bon fonctionnement de ce dispositif car les puits seront en milieu non saturé, au-dessus de niveau printanier de la nappe (niveau nappe pour villa la plus haute : -2.8m). En cas (exceptionnel) de saturation des puits de dispersion, un trop plein renvoie vers l’étang.

Ci-dessus : schéma indiquant l’origine et l’évacuation des eaux "produites" par la villa 3. Un schéma similaire existe pour chaque immeuble. Ce qui est curieux c’est que les schémas font mention d’une "citerne eau pluviale" de 5m3 alors que la description (cf. ci-dessus) fait mention de "puits de dispersion". S’agit-il de deux termes différents pour décrire la même infrastructure ? Il existe par ailleurs ce qui semble être une autre incohérence : d’après le schéma, le trop plein de la citerne semble être rejeté vers l’égout (via le réseau des eaux usées) et non pas vers la nappe (3 villas hautes) ou l’étang (villa basse) tel que indiqué dans la description écrite.

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percolation des eaux pluviales : Immeuble à appartements rue de Stalle.

Les toitures plates sont traitées en toitures vertes extensives (8 à 10 cm de substrat) assurant une temporisation en cas d’orage. Ensuite ces eaux sont renvoyées vers l’étang.

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AVIS FAVORABLE SOUS CONDITIONS POUR LA RÉAFFECTATION DU SITE DE L’ANCIEN MOULIN BLANC.

En sa séance du mercredi 20 février 2013 la Commission de Concertation à remis un avis favorable sous conditions pour la réaffectation du site de l’ancien Moulin Blanc. L’importance des conditions obligera néanmoins dans le futur à la réorganisation d’une nouvelle enquête publique.

Téléchargez ci-dessous le texte complet de l’avis (20 février 2013) :

PDF - 85.1 ko

NOTRE DOSSIER TEL QUE PRÉSENTÉ DANS LE CADRE DE L’ENQUÊTE PUBLIQUE (janvier 2013) :


Le site du Moulin Blanc, situé le long de la rue de Stalle et à deux pas de la chapelle de Stalle, est connu pour son étang et son cadre champêtre bucolique. L’entièreté du site constitue vraisemblablement une sorte de grand bassin d’orage naturel. Excepté l’étang et ses abords (zone verte), le terrain est toutefois légalement constructible. Le projet actuellement à l’enquête y prévoit l’aménagement d’un complexe de 30 logements + 50 emplacements de parking. Sont prévus entre autres la restructuration tant des bâtiments historiques que de l’étang lui-même à des fins paysagers.

Le demandeur sollicite deux dérogations à la réglementation en vigueur (RRU) relatives à :
  • la hauteur des édifices (Article 8, titre I) : "La hauteur des constructions ne dépasse pas, la moyenne des hauteurs des constructions sises sur les terrains qui entourent le terrain considéré, même si cet ensemble de terrains est traversé par une ou des voiries."
  • l’implantation des édifices (Article 7, titre I) : "Hors sol, la construction est implantée à une distance appropriée des limites du terrain compte tenu du gabarit des constructions qui l’entourent, de son propre gabarit, du front de bâtisse existant et de la préservation de l’ensoleillement des terrains voisins."
Les documents principaux du dossier (fournis par le demandeur) :
Cartes règlementaires du PRAS :

Ci-dessus : Projection au sol des infrastructures prévues : en jaune les voiries, immeubles et parkings ; en bleu l’étang modifié. Le périmètre en vert indique l’emplacement de la zone verte non constructible.


Vu les implications importantes que pourrait avoir ce projet sur le quartier, notamment en matière de patrimoine, d’hydrologie et d’intégrité des intérieurs d’îlot, l’ACQU invite les riverains à être vigilants par rapport aux questions suivantes :

1. LA GESTION DE L’EAU :

La pièce d’eau du Moulin Blanc constitue un des rares étangs subsistant le long de l’Ukkelbeek. Pour rappel ce ruisseau épouse grosso-modo le tracé de l’avenue De Fré et de la rue de Stalle. Si on peut regretter que l’Ukkelbeek ait été enterré quasi sur l’entièreté de son parcours, la bonne nouvelle c’est qu’il coule dans une conduite séparée de celle des égouts. Aux abords de la propriété du Moulin Blanc cette conduite est située vraisemblablement juste sous le trottoir.

Théoriquement l’étang du Moulin Blanc est toujours en connexion avec le ruisseau. Seulement, suite à la défectuosité de la vanne, l’étang n’est actuellement plus alimenté en eaux claires. L’étang et ses abords est repris au PRAS en zone verte.

Le projet de construction actuel prévoit entre autres la restructuration de l’étang : Si le cœur de la mare est rétréci, en contrepartie les rives sont étirées sous forme de bras vers plusieurs directions. Ce reprofilage, couplé à la création de berges naturelles, est favorable tant pour le développement de la biodiversité locale que pour la temporisation d’éventuels trop pleins d’eau issus des précipitations.

Dans le cadre de la demande du permis d’environnement, un dossier concernant spécifiquement l’hydrologie et les eaux pluviales a été ajouté aux documents mis à l’enquête.

Quelques extraits importants (texte restructuré) :

Hydrologie et eaux pluviales :
  • Concernant la percolation des eaux pluviales :

Aspects sur lesquels il faut être vigilant :

2. ATTEINTE À L’INTÉRIEUR D’ÎLOT.

En faisant abstraction de la zone verte (3295m2) qui n’est légalement pas constructible, la propriété du Moulin Blanc fait approximativement 5705m2. De ces 5705m2 le présent projet prévoit de construire (emprise au sol) 1951m2 (pour un équivalant de 26 appartements + 4 maisons) soit d’imperméabiliser 2187m2. Une densification importante qui en nombre de logements se rapproche d’avantage du permis refusé en 2006 que du projet de 2009 :

Parmi les constructions est prévu 4 blocs d’habitation en plein cœur de l’îlot. Une voirie engazonnée y conduit via la rue de Stalle et le pourtour de la propriété. Selon la législation « seuls des projets de logement ou d’équipements d’intérêt collectif peuvent porter atteinte aux intérieurs d’îlots ».

La commune d’Uccle estime toutefois que « les intérieurs d’îlots ont un rôle écologique et social essentiel en milieu urbain ». C’est pourquoi elle considère également « qu’ils doivent plus particulièrement être préservés de l’intrusion de l’automobile » (source : www.uccle.be).

Dans ce sens la Commission Royale des Monuments et Sites (CRMS à ne pas confondre avec la Direction des Monuments et Sites) demandait, dans le cadre du dossier de 2007, de construire l’immeuble à appartement à l’alignement de la rue de Stalle et de renoncer aux habitations qui envahissent totalement l’arrière-plan du site et suggérait au contraire d’y placer une masse végétale suffisante pour maintenir l’écran de verdure.

Maintenir l’étang comme zone tampon pour l’Ukkelbeek.

Malgré qu’il se trouve en propriété privée et pour des raisons hydrographiques évidentes liées à la gestion des eaux du bassin versant (maillage bleu), l’étang doit rester en connexion avec l’Ukkelbeek.

Le projet prévoit une hauteur de marnage pour l’étang de 10 cm sur une surface de 1.815 m2 ce qui représente 188 m3 de capacité maximale de « bassin d’orage ». En cas de forte pluie, le projet prévoit de pouvoir évacuer, depuis les surfaces imperméabilisées 43 m3 d’eau (en +/- 76min). Peut-on en déduire qu’une capacité de 145m3 subsiste donc pour accueillir les trop-pleins d’eau en provenance soit de l’Ukkelbeek soit des écoulements environnants ?

Cette question est importante car si le projet prévoit d’utiliser l’étang comme bassin d’orage pour le trop-plein de ses eaux propres (en provenance des futures constructions), il nous semble qu’il doit pouvoir continuer de servir de zone de délestage pour les trop-pleins de l’Ukkelbeek lui-même en cas de crue.

Le vaste immeuble à appartements projeté côté rue de Stalle renvoi ses eaux de pluies directement vers l’étang. Seule une citerne de 5m3 temporise la trajectoire de ces eaux vers l’étang (voir plan ci-dessous). Ne pourrait-on pas prévoir une citerne de plus grand gabarit en vue de réduire les quantités d’eaux renvoyées par la suite vers l’étang ?

Enfin ne pourrait-on pas non plus remettre l’Ukkelbeek à ciel ouvert le long de la zone verte ?

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Assurer la bonne gestion future de l’étang.

Le site constitue aujourd’hui une propriété d’un seul tenant. Dans le futur, une copropriété sera mise en place. Quelles sont les dispositions qu’il est prévu d’insérer dans l’acte de base afin de garantir la bonne gestion future de l’étang ? Comment éviter que le futur syndic ne s’en désinvestisse ? La Commune (gestionnaire de l’Ukkelbeek) pourrait-elle assurer la gestion de l’étang moyennant compensation ?

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Risques lié à la construction en sous-sol, dans la nappe phréatique.

Un parking de 36 places est projeté au pied de l’étang. Cette « boite de béton » s’implantera à +/- 4m de profondeur et sur une superficie de 1236m2. Le parking lui-même sera vraisemblablement supporté par un système de pieux en béton enfuis encore plus profondément dans le sol. Quant à la nappe phréatique, elle ne se trouve qu’à un mètre de profondeur.

Cette construction dans la nappe pose question : Ne risque-t-elle pas de modifier l’hydrologie souterraine et provoquer ainsi des problèmes tant en amont qu’en aval du chantier ? Le principe de la circulation des eaux souterraines est peu connu car peu étudié par le monde académique. Il faudrait s’assurer que le rabattement de la nappe phréatique, lors des travaux, ne modifie pas la portance des sols des maisons environnantes, tant du côté de la chaussée d’Alsemberg que de la rue Rittweger.

Le demandeur se veut rassurant sur ces questions. Il renvoi au déclarations de l’ingénieur en stabilité monsieur Matriche (cf. image ci-contre) sur la prétendue absence d’influences des constructions en sous-sol sur le niveau de la nappe phréatique et les précautions prises qui permettent d’en attester. Ainsi selon l’ingénieur et le demandeur, la disposition, l’emprise et la profondeur du sous-sol n’affectera pas les possibilités de mouvements de la nappe.

Rappelons toutefois le cas de la mise en place des égouts avenue Dolez qui a provoqué la fissuration de maisons avoisinantes que la Commune a finalement dû racheter et abattre. Mentionnons également, rue Geleytsbeek, l’expérience des garages construits dans la nappe qui, malgré toute l’attention donnée lors de la construction, n’ont jamais atteint l’étanchéité escomptée et demeurent constamment humides. Tout y moisit. Par ailleurs des voisins de ce projet, qui avaient une cave sèche ont vu celle-ci devenir humide, l’eau ayant modifié son chemin. La maison contiguë au chantier s’est lézardée malgré toutes les précautions prises par le maître d’ouvrage et a dû subir des réparations.

Ainsi par acquis de conscience, un état des lieux avant travaux des maisons situées dans le voisinage immédiat du projet ne pourrait-il pas être effectué en vue d’établir d’éventuels dégâts qui pourraient être occasionnés par les travaux prévus en sous-sol ?

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la transformation et le changement d’affectation de la Clinique Edith Cavell : Avis de la Commission de Concertation

Commune d’Uccle – Service de l’Urbanisme Commission de Concertation Séance du 19/12/2012 - objet n°3

Dossier CU12/1- 2012 - Enquête n°208/12 Permis mixte CE n°8932

Demandeur : CHIREC A.S.B.L. Situation : Rue Edith Cavell 32

Objet : la transformation et le changement d’affectation d’un site hospitalier en un ensemble mixte comportant un parking souterrain, des locaux techniques et de dépôt, une polyclinique, une affectation commerciale et d’équipement au rez-de-chaussée ainsi qu’un un ensemble de logements aux étages.

AVIS

1 : Repérage administratif et procédure

2 : déroulement de la procédure

3 : Mesures particulières de publicité et avis de la Commission de concertation

4 : Description du site

5 : Description de la demande telle qu’introduite

6 : Motivation

L’enquête publique et les analyses ont montré la nécessité de modifier et de compléter le projet de cahier des charges de l’étude d’incidences selon les remarques émises ci-avant [cf. 6 : Motivation] afin de permettre de déboucher sur le programme optimal et un parti architectural à développer dans la demande de permis d’urbanisme.

Moyennant les adaptations décrites dans le présent avis, la Commission de concertation émet un avis favorable sur le projet de cahier des charges.

En ce qui concerne la composition du comité d’accompagnement : La Commission de concertation arrête la composition du comité d’accompagnement aux instances suivantes :

Membres effectifs :

  • Administration de l’Aménagement du Territoire et du Logement - Direction de l’Urbanisme
  • Bruxelles-Environnement
  • Commune d’Uccle

Membres associés :

  • SDRB
  • Bruxelles-Mobilité - Direction de la stratégie

Zones de distribution de la lettre ACQU

Cette page est à usage interne des collaborateurs de l’ACQU


Cliquez sur le lien que vous trouverez SOUS la carte pour la visualiser en pleine page. Vosus pourrez y utiliser les fonctions de zoom.

Pour encoder une zone de distribution, vous pouvez prendre contact avec Michel au 02 374 85 80 pour lui dicter la zone.


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Dossier CAVELL : Remarques de riverains.

Nous demandons :

1. Que le projet respecte les règlements et pratiques en vigueur en matière de logement dans le quartier avoisinant afin d’en conserver toute la qualité de vie ; nous tenons donc que soit dûment appliqué l’article 8.3. du PRAS « Les caractéristiques urbanistiques des constructions et des installations s’accordent avec celles du cadre urbain environnant » ;

2. Que l’espace commercial soit inférieur à la surface actuelle, afin de satisfaire les seuls besoins des visiteurs de la nouvelle polyclinique ; en dehors d’une cafétéria pour ces visiteurs, l’article 8.2. du PRAS ne nous parait pas applicable, car de très nombreux commerçants sont déjà établis aux abords de l’hôpital et dans la rue Vanderkindere ; augmenter l’espace commercial portera préjudice aux commerçants déjà installés (nous avons déjà dû déplorer le départ de certains d’entre eux) ; nous rejetons tout projet d’espace commercial de 1649 m2 ;

3. Que les bâtiments côté rue Marie Depage et rue Lotz soient limités à 4 étages (R+4) et que les locaux qui ont été rajoutés en R+5 soient démolis et que les étages R+5 et R+6 ne soient pas construits ; le nombre de 4 étages correspond à ce qui existe au maximum dans ces deux rues, face à l’hôpital existant ;

4. Que les bâtiments côté rue Edith Cavell soient limités à 9 étages (R+9) et que les étages R+10 et R+11 ne soient pas construits ; les installations techniques au-dessus du R+9 n’ont plus de raison d’être après la transformation de l’hôpital en logement et polyclinique ;

5. Que le bâtiment A ne soit pas élargi au coin des rue Edith Cavell et Marie Depage ; en effet, le retrait du bâtiment A par rapport au coin se justifie par la hauteur déjà très élevée du bâtiment A ;

6. Qu’un nombre suffisant de parking couverts / garages soit prévus pour les nouveaux logements qui seront construits (1 par petit appartement, 2 par grand appartement)

7. Que la zone destinée aux équipements au rez-de-chaussée du bâtiment B ne génère plus aucunes nuisances (sonores en particulier) ; et que les abords soient aménagés de façon attrayante, correspondant à une zone d’habitat ;

8. Que le centre le l’îlot (y compris le bâtiment D) soit entièrement transformé en espace vert pour le bien-être des occupants des nouveaux logements et des habitations existantes (le document de présentation du projet indique que l’espace du bâtiment D serait à l’avenir affecté à des parkings !!!) ;

9. Que soit étudiée la possibilité de démolir l’escalier existant du bâtiment A débordant dans l’intérieur de l’ilot afin que les logements prévus dans le bâtiment B disposent d’une luminosité suffisante.

Bernard L.


Les parkings prévus ne permettront en tout cas pas le parking des employés de la polyclinique ce qui va entraîner une charge supplémentaire sur l’espace publique, déjà contraint à certains moments de la journée. Je pense qu’il y assez de commerces dans le quartier complétés par d’autres vers le rond-point Vanderkindere et à Bascule. Je préfère que les espaces du rez-de-chaussée soient dédiés à des services publiques, crêche, écoles (en manque criant à Bruxelles), espace de rencontre permettant des activités culturelles, annexe des services communaux, bibliothèque, etc. la liste des services possibles est longue !

Aurélie V.


Le projet prévoit que la polyclinique aura ses locaux dans l’actuel bloc d’accouchement et d’imagerie de Cavell (étages inférieurs gauche sur la rue Edith Cavell). Ce choix est-il judicieux ? Si effectivement le rez-de chaussée est amené à accueillir des professions libérales, comment va-t-on attirer ces professions libérales alors que la vaste majorité du sous-sol n’a pas accès à la lumière du jour. Ne vaut-il mieux pas placer la polyclinique au sous-sol et les professions libérales à l’étage, avec accès direct à la lumière du jour ? L’imagerie (qui est sensée rester sur le site) n’a par exemple pas besoin de lumière directe. Un avocat ou un architecte, oui.

Cécile M.


TRANSFORMATION DE L’HÔPITAL EDITH CAVELL

Les liens en orange sont cliquables.

AVIS FAVORABLE SOUS CONDITIONS

Ce mercredi 19 décembre 2012 la commission de Concertation a remis un avis favorable sous conditions concernant le cahier des charges de l’Étude d’Incidences à réaliser en vue de la transformation et de la réaffectation de la clinique Édith Cavell. Consulter l’avis.


CONTEXTE ADMINISTRATIF

l’Enquête publique (n° 208/12) a eu lieu du 19 novembre 2012 au 03 décembre 2012. La commission de concertation a traité le dossier le 19 décembre 2012 à 14h20.

Demandeur :

  • CHIREC asbl - Messieurs El Haddad et Fastrez Philippe et Roland. Le site a fait l’objet d’un accord d’échange de propriété entre le CHIREC et la SAF (SOCIÉTÉ D’ACQUISITION FONCIÈRE - société anonyme de droit public). Cette convention permettant de définir les règles de scission permettant la valorisation du site appartenant aujourd’hui au CHIREC".

Affectation du site :

Motifs de l’enquête :

  • Application des prescriptions particulières 8.2 et 8.3. du Plan Régional d’Affectation du Sol (PRAS) relative aux Zones d’équipements d’intérêt collectif ou de service public :
    • Prescription particulière 8.2 : Moyennant mesures particulières de publicité, ces zones peuvent être affectées aux logements et aux commerces de taille généralement faible qui constituent le complément usuel et l’accessoire de ces zones.
    • Prescriptions particulières 8.3 : Les caractéristiques urbanistiques des constructions et des installations s’accordent avec celles du cadre urbain environnant ; leurs modifications sont soumises aux mesures particulières de publicité. Les abords des constructions et installations des équipements d’intérêt collectif contribuent à la réalisation du maillage vert. Moyennant due motivation par des raisons économiques et sociales et moyennant plan particulier d’affectation du sol, ces zones peuvent bénéficier des prescriptions particulières applicables en zone de forte mixité .

libellé officiel de l’enquête :

  • Demande de certificat d’Urbanisme pour la transformation et le changement d’affectation de l’hôpital E. Cavell en polyclinique et ensemble de logements aux étages ainsi qu’une zone commerciale et une zone destinée aux équipements au rez-de-chaussée.
  • Demande de certificat d’Environnement de classe 1B N° 8932 rubrique 224 pour l’exploitation d’un parking couvert de 175+115 places (290 places)
  • ATTENTION ! LA PRÉSENTE ENQUÊTE PORTE SUR LE CAHIER DES CHARGES DE L’ÉTUDE D’INCIDENCES À EXÉCUTER. Qu’est-ce que cela signifie ? Cliquez ICI pour plus d’info.

CARACTÉRISTIQUES DU PROJET

Travaux projetés :
  • Demande de certificat d’Urbanisme pour la transformation et le changement d’affectation de l’hôpital Edith Cavell en un complexe composé d’une polyclinique, d’un ensemble de 110 logements, d’une zone commerciale, d’une zone d’équipements divers et de 290 places de parking (contre 115 aujourd’hui).

REMARQUES :

CONSIDÉRATION PRINCIPALE :
  • Le projet de transformation et de changement d’affectation de l’hôpital Edith Cavell ne respecte pas la prescription légale du PRAS. La nouvelle affectation prévue de répond pas aux conditions nécessaires dues aux zones d’équipements collectifs ou de service public. Qu’est ce que cela implique ?

AUTRES CONSIDÉRATIONS :

REMARQUES ÉMISES PAR CERTAINS RIVERAINS

EDITH CAVELL : L’affectation du site au PRAS

Fondamentalement se pose la question de l’intérêt de la réaffectation du site de la clinique Cavell telle que proposée par le présent projet.

Selon le Plan Régional d’Affectation du Sol (PRAS) le site est légalement réservé à l’implantation d’équipements collectifs ou de service public. En principe le logement n’y est donc autorisé que s’il est l’accessoire de la fonction d’équipement. Ce qui n’est évidemment pas le cas dans le présent projet. La fonction logement et commerce prédominera largement avec 18.342m2 contre 9.077m2 pour la nouvelle polyclinique et 1.103m2 d’équipements de nature encore inconnue.

Ceci est important. Est-il en effet raisonnable de transgresser le cadre légal (en l’occurrence les prescriptions du PRAS) alors que :

  • Il pourrait s’avérer que le projet de transformation ait un impact majoritairement négatif pour la viabilité du quartier, notamment en matière de mobilité.
  • Il y existe une forte demande en région bruxelloise de zones d’équipements collectifs et de service public (écoles, crèches, salles de sport, espaces culturels, centres médicaux, annexe des services communaux, bibliothèques, etc.). Ces besoins criants n’iront d’ailleurs qu’en augmentant avec la future pression démographique qui nous est annoncée. Déjà aujourd’hui on constate que de nombreuses institutions médicales ou scolaires sont en recherche de terrain d’implantation. Ainsi par exemple :
    • La Ramée ne cherche-t-elle pas une implantation pour l’extension de ses infrastructures ?
    • ...

Aussi toute dérogation aux prescriptions réglementaires dictées par le PRAS devra être dument motivée au nom exclusivement de l’intérêt général comme par exemple la nécessité publique de construire des logements SOCIAUX (dont ce quartier est démuni). Les quelques logements décrits dans la note (p.24) comme étant de « type SDRB » (ces logements seront-ils conventionnés ?) ne suffisent évidemment pas comme prétexte pour déroger aux prescriptions du PRAS.

Au vu de ces considérations, il semble capital que l’étude d’incidences consacre un large chapitre à la question de l’intérêt ou non de préserver la totalité du site de la clinique Cavell aux fonctions que lui sont définies par le PRAS, à savoir l’équipement collectif et le service public.

Ainsi l’étude d’incidences doit-elle pouvoir faire état de l’offre et de la demande qui existe actuellement en matière d’équipements collectifs et de service public en Région Bruxelloise ainsi qu’à Uccle et à Ixelles (commune directement voisine) ainsi que de projeter cette analyse en fonction de la situation future escomptée.

Le danger, et il n’est pas négligeable, est que ce projet, s’il est réalisé, fasse office de « précédent » et justifie donc par la suite en Région Bruxelloise le détournement progressif des zone réservées jusqu’à présent à équipement collectif et au service public.

Réaffectations alternatives.

En tenant compte des prescriptions réglementaires du PRAS, l’étude d’incidences devrait pouvoir proposer différentes options alternatives de réaffectation du site en vue de pouvoir juger et comparer plus ou moins objectivement de ce qu’il y a lieu de faire dans le cas du présent dossier.

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Projet de transformation du site Cavell : la question de la mobilité.

Les installations actuelles de la clinique Edith Cavell occupent un complexe d’immeubles de grands gabarits situés au cœur d’un quartier à forte densité. Le projet de reconversion est délicat puisqu’en dépend la pérennité du quartier notamment en matière de mobilité. Déjà aujourd’hui les rues avoisinant la clinique sont lourdement encombrées par un trafic automobile notamment de transit. L’étude d’incidence devra donc préparer le terrain le plus sérieusement possible afin que le projet de reconversion du site ne vienne pas hypothéquer la viabilité du quartier.

La Note préparatoire fait état des problèmes de mobilité du quartier (p.17). Elle reste néanmoins très vague quant à l’origine de ce trafic et son ampleur. Notons que la Note se base sur des données datant de 2002 (10 ans d’âge donc !) puisées dans le plan communal de Mobilité (2005). Il faudrait obligatoirement que l’étude d’incidences puisse se baser sur des chiffres actuels. Et si ces chiffres n’existent pas, il est impératif, vu l’ampleur du projet, que de nouveaux comptages critiques et affinés se fassent dans le quartier dans le cadre de la réalisation de l’étude d’incidences. Non pas seulement l’ampleur du trafic doit-il être mesuré au sein des voiries environnantes mais l’origine du trafic doit pouvoir également être déterminé. Il par exemple capital de savoir le plus précisément possible quel est l’ampleur des flux générés actuellement par la clinique elle-même.

Dans le chapitre concernant la situation projetée, la Note préparatoire fait état d’une estimation de trafic d’un total de l’ordre de 166 véhicules/h à l’heure de pointe. En conclusion elle estime que ce trafic sera d’un tiers de moins à celui qui prévaut aujourd’hui (p. 40). Les données sur lesquelles se fonde cette conclusion restent très floues et contestables En effet comment peut-on assurer que le trafic engendré par un projet qui prévoit une large augmentation du nombre d’emplacement de parking puisse occasionner une réduction du trafic.

Par ailleurs la Note part du principe que le taux de motorisation dans le quartier est de 45% - sans justifier l’origine ni la pertinence de ces chiffres – et considère donc que le taux de motorisation futur au sein de son projet sera le même, ceci malgré la quantité importante de parkings qu’il est prévu de mettre à la disposition des futurs occupants. Ces considérations doivent évidemment impérativement être affinées, justifiées et actualisées par rapport à des comptages récents, des données plus objectives.

Enfin, l’étude d’incidence se doit de pouvoir déterminer dans quelle mesure les places de parking sur la voirie vont être impactées. Si l’impact est important (on peut raisonnablement s’attendre qu’il le soit), il faut prévoir des solutions alternatives pour les riverains actuels. Parmi les possibilités il est envisageable de mettre à la vente une série d’emplacements de parking avec droit de préférence pour les riverains actuels.

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projet de transformation du site Cavell : la question des gabarits.

Le projet tel que présenté prévoit à différents endroits des augmentations de volume : surélévation de certaines parties du complexe (via demande de dérogation) et définition de de volumes constructibles supplémentaires (cf. les parties en rose ci-dessous). Ces augmentations de volume sont injustifiées vu le gabarit actuel du bâtiment déjà totalement hors normes par rapport aux gabarits moyens du quartier.

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Projet de transformation du site Cavell : Domaine social et économique.

En matière social et économique le départ de la clinique et l’arrivée de nouveaux commerces aura évidemment un impact sur la santé économique du quartier.

La Note préparatoire aborde brièvement le sujet en page 37.

Il serait recommandable que l’étude d’incidence accorde plus d’importance à cette question, qu’elle organise dans le quartier une enquête spécifique à ce propos.

Les riverains actuels considèrent qu’il n’y a pas de capacité pour plus (+) de commerces : Selon eux les commerces existants sont suffisants, voire, n’ont pas assez de clientèle, dû à la concurrence de supermarchés. L’étude d’incidence doit s’intéresser de près à la question. Elle se doit de déterminer dans quelle mesure l’offre de commerce nouvellement projetée répond à une réelle demande en la matière.

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Projet de reconversion du site Cavell : Gestion des eaux.

La Note préparatoire annonce que l’organisation de la collecte des eaux usées et des eaux pluviales sera largement conditionnée par la situation qui prévaut (p.46). Il est toutefois recommandable que l’étude d’incidence précise dans le détail le fonctionnement et la typologie de ces installations actuelles et qu’elle présente l’intérêt éventuel qu’il y aurait à moderniser ces infrastructures afin de décharger le plus possible le réseau public. Dans ce sens il serait intéressant d’évaluer l’intérêt qu’il y aurait à doter les immeubles de toitures vertes expansives en lieu et place des nouvelles toitures de type « boulevard » prévues par le projet.

Plus fondamentalement il est nécessaire que le projet, au lieu de se contenter de la situation existante, vise une amélioration des systèmes de gestion de l’eau notamment en matière de récolte des eaux de pluies (citernes, toitures vertes, etc.) couplé à une étude comparative des incidences.

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Projet de reconversion du site Cavell : La faune et la flore.

La manière dont la Note préparatoire aborde la question de la faune et de la flore (p.47) est inquiétante car elle fait preuve d’une méconnaissance totale de la part de ses auteurs des enjeux que constitue la biodiversité en ville. La faune et la flore y sont considérés comme nuisibles et indésirables : « ..le site est naturellement préservé contre le développement d’une faune indésirable. Il n’existe pas de risque avéré de voir se développer une faune indésirable.. » et « le projet est entièrement minéral, aucune modification n’est envisagée. »

Il faudrait évidemment que l’étude d’incidences puisse étudier les possibilités de développer la biodiversité sur le site via par exemple la pose de nichoirs spécifiques pour rapaces, le ménagement de cavités pour cavernicoles ou chauves-souris, l’aménagement de structures pouvant accueillir la flore indigène (toitures vertes, jardins de terre sur dalle etc…).

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Exprimez-vous !

Tout citoyen a le droit d’exprimer son avis sur un projet susceptible de modifier son cadre de vie, avant que l’autorité compétente prenne sa décision. L’opinion des habitants est même nécessaire aux décideurs puisque le riverain d’un projet est aux premières loges pour juger du bon aménagement des lieux.

La présente enquête prend fin ce lundi 03 décembre à minuit ! Les courriers doivent être adressés au Collège soit par mail (urbenv@uccle.be) soit par poste (Administration communale, place J. Vander Elst, 29, 1180 Uccle.) N’hésitez pas, lors de la rédaction de votre courrier, à vous inspirez des remarques émises soit par l’ACQU soit par d’autres riverains et publiées sur sur ce site internet.

Si la courte durée de l’enquête ne vous a pas permis de réagir dans les temps par écrit, sachez que vous avez également l’occasion de vous exprimer par oral lors de la commission de concertation qui se tiendra le mercredi 19 décembre prochain à 14h20 à la maison communale. La séance est publique.

LA COMMISSION DE CONCERTATION CONSTITUE UN MOMENT PRIVILÉGIÉ ET NON NÉGLIGEABLE POUR FAIRE ENTENDRE SON POINT DE VUE ET RENCONTRER TANT NOS DÉCIDEURS POLITIQUES QUE LES PROMOTEURS DU PROJET !

Projet de transformation du site Edith CAVELL : motifs de l’enquête

  • Application de l’article 130 du Code Bruxellois pour l’Aménagement du Territoire (CoBAT) relatif au projet de cahier des charges de l’étude d’incidences et sa mise à l’enquête publique.
  • Application des prescriptions particulières 8.2 et 8.3. du Plan Régional d’Affectation du Sol (PRAS) relative aux Zones d’équipements d’intérêt collectif ou de service public :
    • Prescription particulière 8.2 : Moyennant mesures particulières de publicité, ces zones peuvent être affectées aux logements et aux commerces de taille généralement faible qui constituent le complément usuel et l’accessoire de ces zones.
    • Prescriptions particulières 8.3 : Les caractéristiques urbanistiques des constructions et des installations s’accordent avec celles du cadre urbain environnant ; leurs modifications sont soumises aux mesures particulières de publicité. Les abords des constructions et installations des équipements d’intérêt collectif contribuent à la réalisation du maillage vert. Moyennant due motivation par des raisons économiques et sociales et moyennant plan particulier d’affectation du sol, ces zones peuvent bénéficier des prescriptions particulières applicables en zone de forte mixité .

La mobilité : Un enjeu impopulaire et un cadre de travail difficile.

Nos invités reconnaissent la difficulté à faire aboutir certaines mesures en matière de mobilité. Le CDH dénonce des facteurs institutionnels compliqués ainsi qu’un écueil financier pas évident à gérer. Malgré cela, note-t-il, un cinquième du budget régional est pourtant englouti dans la mobilité à travers le financement de la STIB. Du point de vue strictement ucclois, la plupart de nos intervenants reconnaissent une mise enoeuvre trop partielle du Plan Communal de Mobilité Ucclois (PCMU). Le FDF se félicite néanmoins de l’existence d’un pareil plan ; toutes les communes bruxelloises n’en disposent pas, remarque-t-il. L’ACQU rappelle toutefois qu’à l’époque de son adoption, le conseil régional de la mobilité avait jugé le PCMU en retrait par rapport aux objectifs de la Région.

Quoi qu’il en soit, au vu du bilan très moyen des six années écoulées, force est de constater que faire accepter par les Ucclois les mesures et les changements prévus par ce plan fût déjà difficile. On peut donc conclure que c’est principalement en matière de communication et de définition des objectifs que le bât blesse. Il est donc urgent que la Région et la Commune s’entendent sur les objectifs à atteindre.

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Echevinat de la Participation ou Echevinat de la Mobilité ?

Face à ce constat [évoqué dans le point précédant], nos invités soulignent leur désir effectif de voir s’améliorer, lors de la prochaine législature, les rapports tant entre la Commune d’Uccle et les organes régionaux qu’entre la Commune et les Ucclois eux-mêmes. Les moyens proposés pour y parvenir sont divers :

Tant Ecolo que le FDF désirent mettre en place un échevinat de la participation. A ce titre, Ecolo prend exemple sur l’expérience d’Ottignies-Louvain-la- Neuve. Le FDF projette d’accompagner ce nouvel échevin d’un médiateur. Selon le CdH par contre, la création d’un tel échevinat est peu pertinente. Dans un système de coalition, la mission du nouvel échevin risquerait d’être freinée. Le CdH désire néanmoins que soit créé à Uccle un échevinat de la mobilité, dont le titulaire n’aurait pas d’autres compétences, afin d’y consacrer tout son temps. Cet échevin de la mobilité, devrait occuper au minimum 30% de son temps à être en relation et en discussion avec les services régionaux, la STIB, etc. Pour ECOLO ce sont surtout les moyens humains de l’administration communale qu’il s’agirait de renforcer. Les deux fonctionnaires préposés actuellement à la mobilité disposent à eux seuls de trop peu de temps pour s’occuper de dossiers aussi importants que les Itinéraires Cyclistes Régionaux (ICR) ou les Plans de déplacements scolaires (NDLR : Il y avait dans un premier temps 3 préposés à la mobilité mais un des postes a été « perdu » suite à une réduction du budget octroyé à la mobilité).

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Un débat riche en promesses

La richesse des échanges lors des soirées de ce mois d’août indique à quel point la mobilité constitue bien un des enjeux majeurs de la prochaine législature communale 2012-2018. Saluons ici les partis qui ont relevé le défi et accepté de venir confronter leurs projets à ceux de l’ACQU. Les propositions visant à améliorer la mobilité des piétons, cyclistes, usagers faibles et non polluants, trop longtemps délaissée au profit de la fluidité (automobile, bien sûr), le constat de la nécessité d’améliorer l’efficacité des transports en commun sans attendre un hypothétique métro font plaisir à entendre. Les propositions d’aménagement émises par les uns et les autres – parfois timidement, souvent de façon plus volontariste - vont au moins dans la bonne direction.

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Concrètement, des propositions trop en deçà de l’urgence de la situation

De manière globale, les idées et propositions émises restent en deçà de nos attentes, en deçà de l’urgence à trouver, inventer, et surtout appliquer des solutions efficaces et durables pour améliorer la mobilité, alors que le trafic automobile augmente inexorablement, avec son cortège de nuisances : pollutions, paralysie croissante de la circulation. Nous attendions des propositions pour une autre conception de la mobilité dans la commune d’Uccle, où les piétons, cyclistes, transports en commun deviennent prioritaires, et où l’utilisation de la voiture est restreinte aux déplacements indispensables. Il faut, notamment, que les enfants puissent se déplacer à pied et à vélo en toute sécurité.

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A défaut d’une diminution des émissions de CO2, la Région-Bruxelloise devra-t-elle payer des astreintes ?

La Région bruxelloise a pris l’engagement de limiter de 20% le trafic automobile en 2020, soit dans un délai de 7 ans. Il s’agit d’une imposition légale de l’Union européenne, et ne pas remplir cet objectif nous exposera à des sanctions. Or, certains de nos intervenants semblent avoir perdu de vue cet objectif, pourtant contraignant.

C’est dire qu’au courant de la prochaine législature communale, il faudra, d’une manière ou d’une autre, prendre des mesures plus énergiques et efficaces que ce qui nous a été présenté jusqu’à ce jour, à quelques nuances près.

L’ACQU restera attentive aux mesures que nos élus et responsables politiques décideront, ou ne décideront pas, et elle ne manquera pas de le faire savoir, de manière critique, mais toujours constructive.

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L’école doit donner aux enfants et aux adolescents le goût d’apprendre - IN MEMORIAM LUC STURBELLE

Article paru dans la Lettre aux Habitants n°73, septembre 2012.

Notre ami Luc Sturbelle est décédé le 26 juin de cette année 2012 dans sa nonante-cinquième année. Luc a été actif au sein de notre association depuis plus de deux décennies. Rappelons qu’il a été administrateur de l’ACQU pendant 17 ans dans l’exercice du mandat de trésorier, fonction qu’il a quittée au début de l’année 2009, c’est-à-dire à plus de 90 ans !

Il nous a toujours émerveillés par son intelligence, sa gentillesse, sa sérénité, la profondeur de ses réflexions touchant à tous les domaines de la société humaine. Son regard et ses sourires fréquents témoignaient d’un équilibre physique et psychologique exceptionnel.

Cet homme, ingénieur de formation, nous a toujours impressionnés par ses grandes qualités humaines et professionnelles. Il écoutait beaucoup les différents acteurs de l’ACQU impliqués dans les multiples domaines de la société. Ses interrogations, ses réponses témoignaient toujours d’un profond souci de comprendre notre adéquation à la Charte de l’ACQU et sa finalité.

Je terminerai cet hommage à notre ami Luc, en citant quelques paragraphes d’un article qu’il avait rédigé en mars 2000 (« Nouvelles de l’ACQU  » n° 24) sur l’« Education ».

« L’école doit donner aux enfants et aux adolescents le goût d’apprendre.
En plus du savoir, elle doit aider à acquérir un savoir-vivre et un savoir-être. L’action de l’école et celle des parents devraient se compléter. L ‘éducation permanente diversifiée pourrait aider les parents dans leur mission.
En observant les dysfonctionnements de notre société, qui sont heureusement moins graves chez nous que dans beaucoup d’autres pays, on arrive à la conclusion que l’éducation bien comprise est le remède universel à la plupart des maux. Aussi les pouvoirs organisateurs doivent-ils constamment maintenir la pression pour éviter le rabotage des budgets afférents à l’enseignement.
(…)
Que souhaitons-nous pour nos enfants ?
Qu’ils soient formés à la démocratie et aux vertus civiques ; qu’ils apprennent à connaître leurs droits, sans oublier leurs devoirs envers la société  ; qu’ils soient sensibilisés et incités à la protection de l’environnement et au respect des biens d’autrui, publics et privés.
Qu’ils apprennent la tolérance, l’attention aux autres, la participation, la communication, le sens critique, l’aptitude à réfléchir, à juger, à faire des choix, à décider.
Que la vérité soit pour eux la base de leurs rapports avec les autres ; qu’ils ne se laissent pas séduire par tous ces mirages qui leur sont proposés en permanence. Qu’ils soient avertis des conditions de vie des exclus de la société, et qu’ils s’ouvrent aux vertus de la solidarité.
Qu’ils soient instruits et découvrent ainsi les beautés de la nature, mais également les menaces qui pèsent sur l’environnement tant local que planétaire ; qu’ils utilisent en conséquence judicieusement les réserves et ressources naturelles et s’habituent à éviter tous gaspillages (énergie, eau, matières premières, etc…) ».

Très cher Luc, nous ne t’oublierons jamais tant la finalité de ta fraternité nous a beaucoup aidés.

Bernard Jouret

Appel aux citoyens

Le FDF constate avec regret une diminution de l’intérêt porté tant par les citoyens que par les journalistes pour l’action politique locale. Il rappelle que les séances du conseil communal sont publiques et il invite par ailleurs les citoyens à faire plus souvent usage de leur droit d’interpellation.

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Un meilleur rééquilibrage de l’espace public

Globalement, nos invités s’accordent sur le principe d’assurer un meilleur rééquilibrage de l’espace public en faveur notamment des usagers faibles. L’application de ce principe, qui se retrouve déjà au sein du PCMU, permettrait de répondre aux objectifs définis par le plan IRIS 2, indique ECOLO. Diverses mesures sont citées en vue de faciliter le cheminement des piétons et des cyclistes : la réfection des trottoirs ainsi que leur entretien, la création de nouvelles pistes cyclables (le FDF suggère de créer des pistes cyclables le long des voies ferrées), en priorité là où les contraintes sont minimales (avenue Van Bever, Herinckx..) ; l’uniformisation du mobilier urbain et de la signalétique, le renforcement des plans de déplacements scolaires, la réalisation d’un plan lumière, l’aménagement de parkings vélos, la transcription du plan régional piéton au niveau municipal (proposition du CdH), etc.

L’ACQU a insisté chaque fois sur l’objectif de permettre à tous les habitants, en particulier nos enfants, de se déplacer à pied ou à vélo, sans crainte de se faire renverser par une voiture, en toute sécurité, partout.

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Un cas concret : la chaussée de St Job

Peut-on encore parler de trottoirs ch. de St Job, près de la place ? Nous avons eu une discussion très intéressante avec le FDF à propos de la difficulté à assurer un meilleur partage de l’espace public sur une voirie étroite et très fréquentée telle que la chaussée de St Job. Fut évoquée dans un premier temps l’option de mise à sens unique de la voirie. Le passage de deux à une bande de circulation permettrait de gagner de l’espace, ceci en vue d’élargir des trottoirs qui, à certains endroits, sont ridiculement étroits.

Un tel projet nécessiterait cependant une remise en question complète du plan de circulation de tout le quartier. Ceci notamment afin d’éviter de créer un report de trafic dans les voiries résidentielles avoisinantes. Pas simple ! Une autre possibilité serait la mise en place d’un système de chicanes combiné à l’élargissement et au débordement des trottoirs sur la voirie là où cela se justifie (en fonction du décrochement des façades).

Un système de ce type existe dans différentes autres communes et sert également de ralentisseur de vitesse. Sans doute le passage des poids lourds devrait- il y être interdit. Le débat, ainsi appliqué à une situation concrète, révèle la réelle complexité du sujet de la mobilité quand il s’agit de mettre en oeuvre des mesures sur le terrain. Cette question de la mobilité des vieilles chaussées (St Job, Alsemberg, etc.) a d’ailleurs soulevé une réflexion parallèle : la progressive dualisation sociale du paysage bâti ucclois.

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Un métro à Uccle ?

Il fut surtout question de l’éventuelle extension du réseau de métro vers Uccle, prévu pour 2025, 2030... Tant pour le CdH que pour le FDF, cette extension sera inévitable et indispensable. ECOLO rappelle cependant que ce n’est qu’au terme de la réalisation d’une étude de faisabilité et de rentabilité que l’on pourra déterminer si réellement son extension vers Uccle se justifie, en fonction du coût et du nombre d’utilisateurs potentiels.

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Accroître l’efficacité des transports en commun qui existent

Tous les intervenants sont d’accord sur le principe d’accroître l’efficacité des transports en commun existants, que ce soit par des télécommandes de feux, des mini sites propres à l’approche des carrefours munis de feux tricolores. Et comme on s’y attendait, tous demandent la suppression du terminus des trams 3 et 7 au rond point Churchill et Vanderkindere, ainsi que la création d’une halte du RER au Lycée Français.

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Réduction de 20% du trafic automobile

Tant Ecolo que le CdH ont exprimé clairement leur désir de s’inscrire dans les objectifs du plan IRIS 2 : réduire de 20%le nombre de voitures dans les rues uccloises, tant pour limiter les émissions polluantes que pour faciliter les déplacements des transports en commun, des piétons et des cyclistes. Le FDF considère cet objectif irréaliste. Tout au mieux désire-t-il faire en sorte (mais comment ?) à ce que le nombre de véhicule en circulation à Uccle n’augmente plus.

En cours de discussion, le FDF s’est montré néanmoins disposé à restreindre partiellement la place concédée à l’automobile en vue de répondre à des projets de mobilité bien précis comme par exemple la création de mini sites-propres à l’attention des transports publics à l’approche de certains carrefours.

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Péage urbain

Nonobstant son avis concernant la réduction du trafic automobile, le FDF plaide pour la mise en place d’un péage urbain à l’entrée de la Région afin de limiter l’entrée du trafic de transit. Le péage urbain fait aussi partie du programme politique d’ECOLO qui suggère par contre qu’il soit appliqué au pentagone élargi aux zones de bureaux Art-Loi-Belliard, et non aux frontières régionales. Le CdH souscrit également à ce périmètre au cas où le péage urbain deviendrait réalité. Selon ECOLO, cette action aura inévitablement un effet indirect et bénéfique sur le trafic de transit à Uccle.

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Fluidification automobile

La réflexion a porté également sur le concept de fluidité automobile. L’« autoroutisation » des grands axes (qui consiste à minimiser le nombre d’obstacles réels ou potentiels tout au long d’une trajectoire) est souvent présentée comme LA solution aux problèmes de congestion routières. En réalité, cette méthode n’est efficace que durant quelques années. Par ailleurs cette approche constitue un leurre dans le contexte ucclois. Vu leur largeur limitée, vu l’intensité des activités qui bordent les voiries principales d’Uccle, les conditions matérielles ne permettent pas, tant pour des raisons de sécurité que pour des raisons pratiques, de les gérer à la manière de voies rapides.

La seule manière de réellement fluidifier nos axes est d’y réduire de manière contraignante le nombre excessif de véhicules. Mieux vaut donc privilégier le passage de quelques véhicules à grande capacité (transport collectif , tram, bus) plutôt qu’une file de voitures individuelles.

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Quartiers résidentiels

La limitation du trafic dans les quartiers résidentiels est une thématique récurrente au sein des programmes des 3 partis. Nous avons évoqué la réalisation de mailles imperméables, réalisées en boucle, pour enrayer le trafic de transit au sein de ces quartiers ; comme le prévoit d’ailleurs le PCMU dans certains quartiers. Globalement, nos interlocuteurs sont favorables au principe d’étendre les zones 30 au sein des quartiers résidentiels. Le CdH rappelle toutefois que ces zones ne se décrètent pas uniquement par panneaux, mais qu’elles doivent être accompagnées d’aménagements ad hoc et d’une campagne d’information.

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Parkings

En matière de parkings, nos invités partagent grosso modo le même avis : l’aménagement de parkings publics hors voirie ne peut se faire que pour compenser la suppression éventuelle d’emplacements actuellement disponibles le long des voiries. Le principe, émis par l’ACQU, de restreindre le nombre d’emplacements de parking dans les nouveaux projets immobiliers situés à proximité de pôles intermodaux importants suscite l’accord positif de certains, tandis que d’autres n’y voient pas d’opposition de principe. La législation régionale est cependant très stricte à ce propos.

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D’où vient le renard ? Comment est-il arrivé en ville ?

Inconnu en ville jusqu’il y a une vingtaine d’années, le renard a fait ses premières apparitions dans le sud d’Uccle vers 1985. La discrétion et les facultés d’adaptation du renard lui permettent de vivre à proximité de l’homme dès lors que sa chasse est interdite en région bruxelloise.

L’animal qui se cantonnait aux campagnes et forêts a pu se reproduire et étendre son territoire dès l’instant où la rage dont il était le principal vecteur a disparu, mettant fin à la disparition des renards.

L’expansion de l’ami goupil vers les zones urbaines devenues des havres de quiétude, riches en nourriture allait de soi.Les quartiers résidentiels et les espaces verts du sud de Bruxelles sont les premiers à avoir été colonisés.

Le renard a quitté la forêt de Soignes pour s’installer à proximité, discrètement dans le fond de grands jardins proches de la chaussée de Waterloo et a gagné ensuite le Kauwberg où il fut signalé fin des années quatre-vingt. S’éloignant de ses premières tanières urbaines où il avait pu se reproduire en toute tranquillité, il continue sa lente progression vers le nord de la commune et le centre de la ville. Les talus de chemin de fer sont pour goupil à la fois voies d’accès aux quartiers urbains et lieux de quiétude où établir ses terriers.

Le renard, qui était mal connu des citadins, inquiétait les habitants du sud d’Uccle, de sorte que SOS Kauwberg lui a consacré une première conférence dès 1992, et a publié un article sur le sujet dans le Kauwberg Info de cette même année.

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Le renard marque son territoire

Le renard est un animal solitaire et territorial car il a besoin de se garantir un réservoir à nourriture. Dès qu’un animal délaisse un territoire ou disparaît accidentellement, un renard voisin se déplace et profite de l’espace libre, qu’il occupe à son tour. Espérer se débarrasser des renards en les supprimant est donc un leurre ; le massacre est inutile et inefficace.

Le renard marque son territoire par ses petites crottes allongées et généralement de couleur noir foncé dans lesquelles on observe de nombreux noyaux de fruits, son régime étant omnivore. Ces crottes sont placées à des endroits stratégiques, bien visibles, afin qu’un congénère passant par là comprenne immédiatement qu’il n’a qu’à passer son chemin.

Si vous avez déjà observé ces crottes fines et noires dans votre jardin, sur votre trottoir, c’est que vous faites partie du territoire d’un voisin renard …

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Le renard aime manger varié et utile

http://jacotte26.forumactif.com/t5829-le-renard Comme l’homme, le renard est un prédateur omnivore. Mais le renard des villes n’a pas le même menu que le renard des bois et campagnes. Il chasse des petits mammifères rongeurs, des oiseaux, desoeufs, des grenouilles, des poissons et insectes. Une fois sa proie repérée, il se tapit, reste immobile, puis soudain, fait un bond par lequel il donne l’impression de s’élever en l’air avant de retomber sur un petit rongeur caché sous l’herbe. Ces bonds spectaculaires, c’est l’image d’Épinal du renard à la chasse.

Tout le monde sait qu’il aime s’attaquer aux volailles des poulaillers, particulièrement les femelles qui allaitent leurs jeunes pour ensuite les alimenter au mois de mai.

De manière générale, ses besoins alimentaires sont limités à environ 500 g de nourriture par jour. Son régime omnivore comprend principalement des rongeurs ainsi que des baies et des fruits ; les déchets ménagers et les vers de terre représentent également des ressources importantes.

La ville lui met le couvert en lui offrant de la nourriture facile à capturer. L’opportuniste ne se fatigue pas à chasser lorsqu’il lui suffit d’ouvrir nos poubelles pour se servir. A quoi bon se fatiguer inutilement ?

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Le renard n’est pas seul à profiter de nos poubelles

http://www.ententeragezoonoses.com/ PageEchino07.htm

Nos poubelles sont attractives pour tous les animaux qui se nourrissent de charognes. Le renard n’est qu’un parmi eux. A Uccle il arrive parfois qu’un chat attiré par l’odeur des os de poulets, par exemple, troue un sac pour s’en régaler. Passe un chien par-là, il profitera de l’aubaine. Cependant, plus que nos animaux de compagnie, ce sont surtout les corvidés, pies et corneilles qui perforent les sacs à coups de bec avant d’y plonger la tête. Ces mêmes oiseaux s’attaquent parfois aux poubelles publiques lorsque des restes de viande y ont été jetés.

Il faut se rappeler que dans nos régions, ces oiseaux remplissent le rôle des vautours, très utiles pour nettoyer les dépouilles des victimes de la circulation automobile, évitant ainsi la propagation des maladies et les odeurs putrides.

Contrairement aux précédents, le renard, omnivore, valorise mieux encore le contenu de nos poubelles. Face à la richesse de nos sacs poubelles le renard emporte parfois ce trésor avec lui quitte à l’abandonner parfois au milieu d’une rue, à moitié éventré, lorsque nous venons le déranger.

Et pourtant nous pouvons éviter que nos rues soient jonchées de déchets les jours du passage des éboueurs. Il existe différentes solutions pour protéger nos poubelles des becs, griffes et autres dents. La plus simple pour les lève - tôt est de sortir son sac le matin même, peu avant le passage du camion.

Une deuxième solution est de placer son sac en hauteur, suspendu et hors d’atteinte de nos amies les bêtes à 2 ou 4 pattes. La troisième solution est de le placer dans un dispositif de protection : poubelle, grillage, bacs spécialement destinés à cet effet. http://www.quadeursdusudouest.fr/forum/ photos/topic3948.html

Espérons que ces quelques idées rendront nos rues un peu plus propres…

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Le renard ne fera pas disparaître toutes les poules d’Uccle.

Au printemps, lorsque les renardes allaitent et ensuite nourrissent leurs jeunes, leurs besoins nutritifs sont maxima. Aucune nourriture facilement accessible ne sera épargnée et les poules risquent gros si elles ne sont pas rentrées et enfermées chaque soir, ou si le poulailler n’est pas transformé en forteresse. A défaut, nous pourrons dire adieu à nos bons oeufs frais…

Le poulailler doit être conçu de sorte que le renard ne puisse pénétrer ni par le haut (c’est un excellent grimpeur) ni par le dessous (il creuse tout aussi bien). L’IBGE propose un modèle de poulailler anti-renard dont les principales caractéristiques que vous visualisez sur l’illustration sont :

  • les poules dorment dans une petite cabane qui est placée à minimum à 30 cm du sol ;
  • Le poulailler doit être entouré d’une clôture solide de 1,90 m de haut, avec des mailles de 3 à 4 cm maximum, le fil doit être placé de préférence à l’extérieur des poteaux.
  • Les 40 cm au sommet de la clôture doivent être pliés vers l’extérieur, pour former un angle de 20 à 30°.
  • Pour éviter que les animaux ne creusent sous la clôture, il convient de poser au sol, le long de la clôture, côté extérieur, un treillis ou des dalles sur 40 cm de large et d’enfouir la clôture à 50 cm dans le sol.

Une autre solution est de construire un poulailler en hauteur avec un accès que seules les pattes de poules peuvent emprunter, comme cela se faisait traditionnellement dans certaines régions de France, par exemple dans les Landes.

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C’est trop facile d’accuser le renard d’être un vecteur de maladies.

Plus d’une fois, lors de promenades dans les sites naturels ucclois, nous avons entendu des personnes déconseiller de cueillir des mûres ou autres baies qui risquaient d’être contaminées par l’urine du renard. Elles craignaient d’être contaminées par l’échinococcose, un parasite transmis par l’animal. Soyons rassurés, ce danger est absent de la région bruxelloise.

Tout comme la rage qui a disparu de Belgique. L’Institut Pasteur qui est situé à Uccle, rue Engeland, a pour mission de vérifier si les animaux morts qui lui sont apportés ne sont pas porteurs de maladies qui rendraient leur proximité dangereuse. Le jour où ce sera le cas, l’information sera diffusée …

Ce que l’on connaît moins - mais notre regard est différent, complice - c’est que plusieurs maladies peuvent (et sont plus souvent qu’on ne le pense) transmises à l’homme par ses chats. Ceux-ci sont porteurs de la toxoplasmose [1] et de la maladie des griffes des chats qu’un des mes enfants a eu à 13 ans alors que j’ai moi-même découvert un jour par hasard que j’étais immunisé vis-à-vis de la toxoplasmose. Mais des renards, je ne suis redevable d’aucune contamination  !

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[1] La transmission est indirecte, via les déjections qui souillent la terre, les plantes et les légumes et qui peuvent à leur tour contaminer l’homme s’il ne se lave pas les mains ou mange des aliments crus, le toxoplasme (parasite microscopique) étant détruit par la cuisson et la congélation. Sa présence dans la viande est fréquente et c’est en la mangeant crue que l’homme est contaminé dans la plupart des cas. Cette maladie bénigne passe le plus souvent inaperçue (sorte de petite grippe avec peu de fièvre), mais est particulièrement dangereuse pour le foetus et donc la femme enceinte non immunisée  ; les antibiotiques sont inefficaces et aucun vaccin n’existe. Pour une explication détaillée, je vous renvoie au blog d’une vétérinaire : http://www.boulesdefourrure.fr/inde...

Mon chat et le renard, une hiérarchie en faveur du chat domestique

A Uccle, des habitants nourrissent des chats vagabonds qu’ils sédentarisent de la sorte . [1] Cette nourriture est aussi attractive pour le renard. Celui-ci volet- il la pâtée des gentils chats ? Entre-t-il en concurrence ? Toutes les observations témoignent du contraire : le renard attend son tour et ne vient manger les restes que lorsque les chats sont rassasiés.

Lorsqu’un renard s’approche un peu trop, les chats crachent en montrant leurs canines et goupil recule… ce que deux habitants d’Uccle qui donnent de la nourriture aux chats errants dans le fond de leur jardin nous ont relaté.

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[1] Cette attitude de nourrissage ne doit concerner que des chats au préalable stérilisés, afin d’éviter la prolifération d’animaux errants. La commune d’Uccle soutient l’asbl « Chats Libres » (02/736.80.58.). Cette association, sur simple demande téléphonique, apporte des cages permettant la capture de ces chats (et éventuellement une aide pour la capture) et fait procéder ensuite par des vétérinaires à leur stérilisation. Après la période de convalescence, le chat opéré est relâché à l’endroit où il a été capturé.

Un regard étho-sociologique : le renard est-il en voie de domestication ?

Tout dépend de ce que nous entendons par domestiquer. Selon les anthropologues et éthologues, les loups se sont approchés de l’homme à la préhistoire car chacun y trouvait avantage. Tout comme l’homme, le loup est un animal qui vit en société et a pu s’adapter à la société humaine de sorte que le chien est pleinement domestiqué. Le chat s’est de même rapproché de l’homme lorsqu’il s’est sédentarisé, veillant sur les grains entreposés en y chassant les souris. Mais depuis tout ce temps le chat a toujours gardé son autonomie vis-à-vis de l’homme et ne lui est lié que par intérêt. En ville, le renard est un peu dans la même situation.

Jusqu’où ira le rapprochement qui s’opère actuellement dans de nombreuses grandes villes ? Personne ne peut prédire l’évolution … Tout ce que je sais, c’est que pendant plus d’une heure j’ai pu tondre l’herbe au vignoble du Kauwberg alors qu’un renard y était couché. Je suis passé plusieurs fois à quelques mètres de lui et ce n’est que lorsqu’il m’a fallu finir le travail et me rapprocher à moins de 5 mètres, qu’il s’est décidé à déguerpir.

Le bruit de la machine, comme celui d’une voiture, semblait le rassurer.

Marc De Brouwer

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Renouvellement du Conseil Communal Ucclois

Le 26 octobre dernier Armand De Decker (MR), qui reconduit la fonction de bourgmestre, a présenté la composition du futur nouveau Collège.

Trois nouveaux élus montent au collège. Il s’agit de Jonathan Biermann et de Valentine Delwart pour le MR et de Céline Frémault pour le CdH.

Jonathan Biermann hérite des Travaux publics, de la Mobilité et des Nouvelles technologies, fonctions qui toutes les trois étaient détenues sous la législature précédente par Marc Cools (MR). Valentine Delwart hérite quant à elle des Affaires sociales auparavant sous la tutelle de Claudine Verstraeten (PS). Cette dernière quitte le collège. Céline Frémault occupera probablement le poste d’Echevine de l’Egalité des chances (occupé précédemment aussi par Claudine Verstraeten) et de la Famille. Nous disons « probablement » car il semblerait qu’il soit également possible que madame Frémault deviennent ministre de l’Économie pour la Région Bruxelloise à la place de Benoît Cerexhe. Dans ce cas, il est à supposer qu’un autre membre du CdH ucclois occupera les matières citées plus haut.

A côté de ces trois nouveaux échevins notons que Marc Cools est promu au titre de premier échevin et qu’il récupère le Logement et les Propriétés communales parmi ses attributions. Les Espaces verts et le Parascolaire passent également de mains puisque ceux-ci, autrefois gérés par Boris Dilliès (MR), se trouveront sous la compétence d’Eric Sax (MR). Eric Sax obtient également le Troisième âge autrefois sous la tutelle de Claudine Verstraeten.

Le Conseil communal renouvelé s’installera dès le mois de décembre 2012. Il en va de même pour le Collège.

En bref, voici un aperçu théorique de la constitution du futur collège 2012-2018 reprenant les principales fonctions attribuées aux uns et aux autres :

  • Armand De Decker, bourgmestre en charge de la police, des affaires générales et de l’information.
  • Marc Cools (MR) premier échevin en charge de l’environnement, de l’Urbanisme et du Logement.
  • Boris Dilliès (MR) échevin en charge des Finances, de l’Etat civil, de l’Economie et de la Jeunesse.
  • Eric Sax (MR) échevin en charge des Espaces verts, du Troisième âge et du Parascolaire.
  • Carine Gol-Lescot (MR) échevine en charge de la Culture, du Sport, du Tourisme et de la Propreté.
  • Joëlle Maison (FDF) en charge de l’Enseignement.
  • Jonathan Biermann (MR) échevin en charge des Travaux, de la Mobilité et des nouvelles technologies.
  • Valentine Delwart (MR) échevine en charge des Affaires sociales.
  • Céline Fremault (CDH) échevine en charge de la Famille et de l’Égalité des chances.
  • Jean-Luc Vanraes (VLD) président du CPAS.


Vous désirez connaitre les résultats exacts et détaillés issus des élections à Uccle ce dimanche 13 octobre ?

Rendez vous sur le site de la Région Bruxelloise où vous pourrez consulter :

Réalisation d’un plan communal de développement de la nature (PCDN)

L’Agenda 21 est sensé inclure un tel plan, à l’instar de certaines communes wallonnes, mais tel qu’il a été voté en 2009, il ne propose que d’étudier l’élaboration d’un schéma directeur “nature” et une série d’actions, ce qui est bien timide et insuffisant  : nous attendons une dynamique nature intégrée.

Les interventions pour la sauvegarde de la nature ont de multiples facettes et il serait sage de pouvoir coordonner toutes ces bonnes intentions dans un plan global pour une bonne coordination des actions futures. Il semblerait qu’un plan plus ambitieux soit à l’étude. Dans ce cas, il va de soi que les milieux associatifs ucclois sont parties prenantes et souhaitent collaborer à cette réalisation et aussi à des actions de gestion et de sensibilisation auprès du public.

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Soutien et reconnaissance des associations de défense de l’environnement.

Nous invitons la Commune à reconnaître le travail bénévole des associations et à diffuser et soutenir leurs actions pédagogiques ou de gestion. Leur subventionnement éventuel doit être basé sur des critères stricts et objectifs.

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Organisation de parcours annuel parcs, espaces verts, potagers, jardins… de la Commune.

La rotation annuelle des habitants étant de plus en plus importante, de nouveaux habitants méconnaissent les richesses naturelles de la commune d’Uccle. Nous invitons les autorités communales à instaurer une journée des parcs, espaces verts et sites semi-naturels à destination de ces nouveaux et des plus anciens en éditant une brochure à ce sujet et organisant une journée des parcs et espaces verts, à l’instar des portes ouvertes et des parcours d’artistes.

Nous invitons de même les autorités communales à instaurer une journée des potagers qui pourrait être co-organisée avec Nature & Progrès et Bruxelles Environnement qui développent des actions similaires, ce serait une manière développer ces initiatives.

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News communales “nature”

Une lettre d’information, par internet, permettrait aussi la diffusion de beaucoup d’informations générales et pourrait inclure un éveil à la préservation de la nature à Uccle, ou plus largement des notions relatives à l’environnement. Celle-ci serait diffusée aux citoyens qui en feraient la demande. Elle recenserait activités locales, communales ou associatives, conseils, etc., et serait aussi disponible sur le site internet de la Commune.

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Réalisation d’un bulletin communal d’informations nature.

La Commune s’est engagée dans un Agenda 21 local dont les réalisations en terme de développement de la nature sont bien discrètes. Les intentions de l’action 2 se réaliseraient via le Wolvendael qui est un journal à vocation publicitaire, tout comme le Vlan, dans lequel la Commune dispose de pages très limitées et payantes.

Un journal communal strictement informatif, c’est à dire qui véhicule de l’information et des conseils utiles au public et dans lequel articles rédactionnels et publicité ne se confondraient pas, pourrait comporter des pages nature, environnement, mobilité, climat, énergies, habitat, etc. Les associations et les habitants volontaires pourraient participer à son élaboration.

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Formation des acteurs impliqués dans la préservation de la nature

Une formation périodique à la préservation de la nature, dans le cadre du recyclage professionnel, devrait être prévue pour les acteurs communaux, de l’architecte-urbaniste à l’ouvrier en charge de ces problématiques.

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Promotion de l’ErE, Éducation relative à l’Environnement.

L’Éducation relative à l’environnement et l’utilisation des espaces verts par les écoles uccloises se heurtent à la méconnaissance de cette problématique par les instituteurs.

La Commune pourrait subventionner des associations locales (Guides nature, par exemple) dans le cadre des visites scolaires accompagnées de leurs guides compétents. Comme l’Agenda 21 mentionne cela en son action nº 89, nous espérons que ces intentions seront effectivement mises en oeuvre. Des documents et outils pédagogiques appropriés devraient être disponibles sur le site internet communal.

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Protection et soutien à la conservation et à la gestion des zones vertes du PRAS/PRD.

Il y a actuellement un vide législatif assurant la gestion effective de l’affectation d’une zone en zone verte. Il faudrait une attitude en urbanisme, une réglementation communale prévoyant des sanctions pour tout type d’atteinte aux zones vertes (actuellement, seuls les cas les plus flagrants font éventuellement l’objet de poursuites, mais ceux-ci aboutissent rarement à la remise en état naturel des lieux) et surtout des incitants à la mise en oeuvre de celles-ci (incitants fiscaux, aide communale pour la gestion, …).

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Mesure urbanistique favorable à l’avifaune.

Nous demandons, lors de constructions neuves ou lors de la rénovation de façades, qu’une mesure urbanistique soit prise qui encouragerait l’inclusion de briques creuses pouvant servir de cavités, nichoirs pour des espèces cavernicoles en régression à Uccle comme ailleurs à Bruxelles (Moineau, Rouge-queue, Martinets,…). La Commune pourrait offrir des nichoirs, ce qui est moins couteux que de proposer un subside pour de petites actions et aussi montrer l’exemple en les posant sur des bâtiments publics ; par exemple, y placer des nichoirs pour hirondelles de fenêtre ou martinets. Ces mesures sont peu couteuses, mais porteuses d’une symbolique témoignant d’un rapport à la nature moins anthropocentrique. Comme l’Agenda 21 mentionne cela en son action nº 70, nous espérons que ces intentions seront mises en oeuvre prochainement. Ces mesures devraient figurer dans un PCDN tel que nous le demandons.

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Préservation des intérieurs d’îlots.

Les intérieurs d’îlots représentent une partie très importante (40%) des espaces verts à Bruxelles et jouent donc un rôle essentiel dans le maillage écologique.

Malgré les bonnes dispositions prévues par le PRAS qui protège en principe, la bonne qualité des intérieurs d’îlot, nous constatons que l’état général de ceux-ci se détériore, ils continuent à s’urbaniser et à se minéraliser par l’accord systématique de dérogation dans les permis d’urbanisme.

Nous souhaitons au niveau communal une rigoureuse prise de conscience de ce phénomène face aux dégâts intervenus ces dernières années.

Nombreux sont les intérieurs d’îlots qui ont été lotis depuis l’adoption du PRAS, ils sont autant d’atteintes à la biodiversité, mais aussi à leur rôle de filtre de l’air et des pollutions, joué par ces masses végétales.

Rappelons que si le PRAS a affecté d’office en zone d’habitation certains espaces verts de fait et les friches de moins d’un hectare, il a laissé aux communes la faculté de maintenir ces espaces « en vert » par la prescription 0.2 qui permet de conserver des espaces verts dans toutes les zones, sans restriction, notamment pour la réalisation du maillage vert.

Dans ce cadre légal, nous demandons la protection des zones humides en intérieurs d’îlots qui ont été ignorées par différents plans urbanistiques. Nous souhaitons, par exemple, la préservation de la zone marécageuse à iris jaune entre l’av. Coghen et la rue du Doyenné, traversée par un affluent sans nom de l’Ukkelbeek et où plusieurs mares et petits étangs non répertoriés existent encore (à l’arrière de l’école du centre et de la cure - entre autre).

À défaut d’une protection prévue par le PRAS, de telles zones doivent faire l’objet à tout le moins d’un PPAS précisant leur destination.

Comme l’Agenda 21 mentionne cela en ses actions nº 68 et 70, nous espérons que ces intentions seront mises en oeuvre prochainement et seront intégrées dans un plan communal ad hoc, de type PCDN (voir ci-après).

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Rationalisation du secteur de l’eau.

Nous demandons qu’à l’occasion des travaux de placement ou de rénovation des égouts, une réflexion soit menée pour récolter les eaux pluviales sur les parcelles partout où ceci est réalisable et ailleurs de les canaliser par des circuits séparés vers le milieu naturel. Ce réseau doit y faire l’objet d’une gestion appropriée en direction de zones d’absorption ou de débordement afin d’alléger la charge totale des égouts.

Le secteur de l’eau couvre trois filières bien distinctes  : l’eau potable, l’eau de pluie et les eaux usées, gérées par de multiples acteurs (Vivaqua, Hydrobru, Commune d’Uccle).

L’eau de surface, les zones humides, les ruisseaux et les étangs restent de la compétence de la Commune, mais pas les eaux de ruissellement qui devraient y être raccordées, par exemple. La multiplicité des services compétents crée une confusion qui entraîne des décisions et des interventions incohérentes et néfastes pour la gestion écologique des cours d’eau et des étangs. Nous demandons une réorganisation de ces filières autour d’un acteur unique qui assure la coordination des intervenants.

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Maillage bleu

L’assainissement des trois cours d’eau ucclois et de leurs affluents devrait se poursuive prioritairement et devrait être coordonné avec les mesures préventives contre les inondations.

Nous demandons que les eaux de source d’abord, les eaux pluviales ultérieurement rejoignent le réseau hydrologique de surface chaque fois que c’est possible. Le maillage bleu a été réalisé par Bruxelles Environnement (IBGE) sur la plaine du Bourdon.

Pour sa part, la Commune a réalisé une série de travaux sur le cours du Geleytsbeek, mais la remise à ciel ouvert entre l’étang Spelmans et la chaussée de Saint-Job semble abandonnée. Nous invitons la Commune à réhabiliter ce tronçon du Geleytsbeek ainsi que les actions 85 et 86 de l’Agenda 21 relatives à ce sujet.

Nous sommes étonnés que le voûtement récent d’un tronçon de ce ruisseau chée de Saint-Job, n’ait fait l’objet d’aucune enquête. Cette action semble en totale contradiction avec l’Agenda 21, la visibilité du maillage bleu et est à l’opposition de nos attentes.

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Mesures préventives aux inondations.

Nous demandons la création ou l’aménagement de zones vertes inondables ayant la fonction de réservoir pour les pluies excédentaires, elles peuvent participer au maillage bleu dans les vallées. Nous nous réjouissons que des projets allant dans ce sens, tels des noues, soient en gestation et nous souhaitons que de nombreux autres projets aillent dans ce sens.

En attendant que la réalisation de ces aménagements en question ne soit effective, nous souhaitons un moratoire vis-à-vis de toute réalisation urbanistique dans les vallées et vis-à-vis des minéralisations importantes sises sur les plateaux tant que les mesures préventives aux inondations ne seront pas effectives.

Les projets de grands bassins d’orages prévus par VIVAQUA ne résoudront pas tous les problèmes. Nous sommes persuadés que l’accent doit être mis sur les mesures individuelles de retenues des eaux de pluie sur les parcelles où elles tombent par tous les moyens utiles comme la généralisation des citernes pour tous les bâtiments anciens ou neufs, des mesures d’infiltration in situ, conserver ou recréer le maximum de zones de pleine terre partout où cela serait possible.

Un plan global de prévention devrait être conçu par la Commune et accompagné d’une politique de diffusion des mesures techniques individuelles possibles.

Nous ne développons pas plus ce point repris à l’action 84 de l’Agenda 21 et renvoyons au livre blanc qui sera édité par l’ACQU sur ce sujet.

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Gestion des arbres d’alignement en voirie et abattages privés.

Utiliser la taille douce, plus respectueuse des arbres partout ou c’est possible. Remplacer les arbres au réseau racinaire détériorant les trottoirs et voiries plutôt que de les tailler en chicots, comme c’est le cas pour les platanes, en plantant dans l’interligne d’autres essences, si possible. Il faut rappeler périodiquement au public l’interdiction de toute intervention d’abattage pendant la période de nidification des oiseaux, soit de fin mars à mi-août. Cette interdiction prévue aussi par l’ordonnance Nature régionale demande à la fois une publicité et des mesures de sanction, car les infractions sont fréquentes, souvent par ignorance.

Recommandations de Bruxelles-Nature concernant la plantation et l’entretien des arbres en voirie.

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Gestion différenciée des espaces publics et maintien des espèces indigènes et sauvages.

Une telle gestion a pour objectif de maintenir certaines fonctions sociales indispensables tout en privilégiant les espèces indigènes favorables aux invertébrés (araignées, insectes,…) et aux oiseaux. Le choix des espèces à préserver peut devenir un enjeu essentiel pour le retour des papillons ou des abeilles dans la ville par exemple. Les herbes folles appelées « mauvaises » par des générations d’agriculteurs constituent souvent un réservoir alimentaire indispensable pour la faune. Le maintien et la gestion par fauchage limité, à l’instar de ce qui se fait sur certaines bermes d’autoroutes, pourrait s’envisager à condition d’informer le public de son utilité.

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Pesticides et lieux publics

Nous demandons le strict respect de la réglementation interdisant l’usage des pesticides sur les lieux publics. L’action nº 72 de l’Agenda 21 prévoit cette interdiction pour les espaces verts gérés par la Commune. L’utilisation de pesticides (surtout herbicides) doit être interdite le long des voies publiques, sur les trottoirs, etc., y compris les propriétés privées accessibles au public. Le débroussaillage chimique de sentiers, même par des herbicides bio, ne peut se justifier ! Les arrêtés d’application de l’Ordonnance Nature devraient imposer cette attitude. Dans le passé certaines pratiques étaient tolérées fort probablement par ignorance des gestionnaires et hommes de terrain.

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Mesures à l’encontre des plantes invasives.

De nombreuses plantes “invasives“ (principalement renouées du Japon et Sakhaline, berce du Caucase, parfois aussi les cerisiers tardifs) sont en extension sur le territoire ucclois. Les mesures préventives et curatives doivent être développées en collaboration avec Bruxelles Environnement.

Nous demandons à la Commune de poursuivre l’information et la sensibilisation du public à cette problématique, de prendre des mesures adéquates pour éviter la propagation, d’inciter par diverses mesures les particuliers à intervenir à leur niveau.

Il s’agit aussi de poursuivre les actions d’arrachage (deux à trois passages annuels, par exemple en collaboration avec des associations ou mouvements de jeunesse), et avant tout de procéder à l’entretien des différents sentiers et espaces publics envahis.

Les services des plantations doivent s’impliquer davantage dans cette problématique qu’ils semblent sous-estimer, transportant parfois des terres contaminées pour la création de parterres publics et diffusant de la sorte les renouées.

Par exemple, les terrains communaux autour du service des plantations qui devraient être les premiers à faire l’objet d’une gestion dans ce sens.

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Préservation des talus, des sentiers et des derniers bocages.

Éviter l’élargissement ou le bétonnage des anciens sentiers, souvent bordés de talus riches en espèces végétales et animales. Ceux-ci jouent le rôle de « coulée verte », de couloir de communication. Lors de la rénovation de tels sentiers, veiller à préserver leur biodiversité en évitant tout “bétonnage” ou imperméabilisation inutile, voire nuisible. Lorsque ces sentiers sont privés, aider leurs propriétaires à établir un plan de gestion.

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Préservation des potagers.

Cette fonction sociologiquement importante est de plus en plus mise à mal. Plusieurs zones potagères uccloises ont été loties, notamment dans le quartier du Melkriek. Nous demandons que la Commune prenne les mesures nécessaires pour assurer la pérennité de cette activité qui apporte non seulement une alimentation de proximité, une vie sociale, mais de plus un contact in situ de la nature en ville. Une approche systématique de ce mode de gestion d’un espace commun par les habitants devrait être envisagée dans les projets urbanistiques ou les rénovations de quartier. (Pourcentage du territoire communal affecté sur le long terme à cette fonction, promotion du jardinage biologique et collectif, aménagement esthétique et de qualité). Comme l’Agenda 21 mentionne cela en ses actions nº 77, 90 et 91, nous espérons que ces intentions seront mises en oeuvre prochainement. Ces mesures devraient figurer dans un PCDN tel que nous le demandons.

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Un plan de gestion pour le vallon du cimetière du Verrewinkel.

Ce vallon, inscrit en Zone spéciale de conservation Natura 2000, a servi de dépotoir aux déchets du cimetière et quelquefois même à des riverains inconscients. La situation du vallon qui reçoit les eaux pluviales des versants reste très fragile, ainsi que l’étang dit du « Tetteken Elst » qui le prolonge au pied du talus du chemin de fer. Un plan de remise en état et de gestion Natura 2000 devrait être établi en synergie avec Bruxelles Environnement (IBGE) et la Commune, propriétaire du terrain. Nous souhaitons que la Commune mette tout en oeuvre pour pouvoir gérer ce site au mieux et au plus tôt

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Plans de gestion écologique des cimetières du Dieweg et du Verrewinkel.

Le plan de gestion du cimetière de Verrewinkel a été réalisé en 2009 et celui du cimetière du Dieweg en 2010. Une évaluation périodique des résultats, un bilan des points forts et des points faibles des sites et leur diffusion plus large vers le public permettraient une meilleure compréhension des citoyens. Si l’évaluation se révèle négative une modification des objectifs et /ou des moyens devrait être envisagée.

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Acquisition patrimoniale de zones vertes.

Nous souhaiterions que la Commune se dote de moyens financiers suffisants pour pouvoir mener une politique plus efficace et plus responsable dans l’acquisition de zones vertes comme celle du Broek, par exemple. (Une procédure d’acquisition du Broek a été initiée par la Commune, mais n’a plus évolué)

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Mise en oeuvre et suivi des zones Natura 2000.

Nous invitons les autorités communales à informer le public et à compléter les premières informations, parues dans le Wolvendael. Démontrer l’importance des zones spéciales de conservation et de la nécessité d’y préserver la biodiversité (au moyen, par exemple, de dépliants, de panneaux informatifs invitant à ne pas y déverser les déchets de jardin ou de ne pas quitter les sentiers, veiller au respect des objectifs de protection écologique lors de l’aménagement des zones proprement dites ou des zones contiguës).

Les plans de gestion élaborés par Bruxelles Environnement devraient être portés à l’enquête publique dans les mois ou années qui viennent, nous espérons que la Commune y fera la meilleure publicité.

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Réalisation du maillage vert.

Nous demandons qu’une plus grande attention soit apportée par la Commune à la conservation ou à la réalisation du maillage vert, par l’élaboration d’un inventaire et d’une carte du maillage et de ses corridors verts à préserver ou à créer, par la gestion différenciée de tous les espaces publics pour une intégration au maillage.

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Pleine du Bourdon à Uccle

Dimanche 9 septembre 2012, le Plateau Engeland est à la fête du quartier !

Nouvelle formule !

Photo ancienne ci-contre (source : IBGE) : L’angle du chemin du Puits juste après avoir passé sous le pont du chemin de fer. Le paysage qui s’étend sur la photo est le Plateau Engeland lorsqu’il n’était pas encore boisé.









Les organisateurs ont préféré cette année privilégier la convivialité. N’hésitez pas à amener vos membres-adhérents, vos amis et connaissances à partager ce moment de détente et de dialogue. Ce sera l’occasion d’évoquer les projets du quartier et évidemment le lotissement Engeland.

Rappelons que des habitants membres du Comité et l’asbl SOS Kauwberg ont introduit un recours en annulation du permis de lotir de 298 logements devant le Conseil d’Etat en juillet 2011. Cette procédure, ainsi que deux autres recours en annulation devant le Conseil d’Etat, contre deux arrêtés successifs de la Région de Bruxelles-Capitale, relatifs aux déplacements des sentiers vicinaux sur le Plateau Engeland sont toujours en cours d’examens au Conseil d’Etat.

La demande de permis d’urbanisme pour l’exécution des voiries et bassins secs d’infiltration, introduite en 2012, est en cours d’instruction auprès de la Région.

Pour contrer son exécution, il faudra introduire sans tarder un nouveau recours dès son octroi. Ce sera un moment décisif !

Ceci amènera conséquemment des frais d’avocat à court terme, ce qui signifie que notre combat nécessite une fois de plus le soutien de nos sympathisants et des défenseurs de la NATURE.

Plus que jamais nous aurons besoin de votre soutien. Nous vous invitons donc à participer à cette journée et à ce repas autour du barbecue traditionnel et du verre de l’amitié dans une douce musique d’ambiance.

Au menu de cette journée : balade écologique (à 10h30), apéro, barbecue (à 12h), château gonflable, jeux pour enfants (durant toute la journée).

Lieu de la Fête : au coin de l’Avenue de l’Hélianthe et du Chemin du Puits – 1180 Uccle

Découverte de l’avenue de l’Echevinage.

Ce dimanche 16 septembre 2012, l’ACQU vous convie à une balade découverte inédite de l’Avenue de l’Echevinage.

Avec son nom qui, à lui seul, est déjà évocateur d’un riche passé, l’avenue de l’Echevinage constitue un exemple extrêmement riche et varié de l’évolution des mœurs en matière d’habitat dans un quartier résidentiel de seconde couronne.

Grâce à un examen relativement fouillé des archives communales et grâce aux témoignages de certains habitants, cette visite sera l’occasion de faire revivre quelques aspects de l’histoire architecturale locale.

Rendez vous à 15h00 devant le Parvis St-Pierre. La balade se terminera au pied de l’église orthodoxe (avenue de Fré). Vous aurez alors l’occasion de visitez ce monument qui sera exceptionnellement ouvert au grand public.

Touche pas à nos Transports Publics - Handen af van ons openbaar vervoer

Ce 16 septembre, BALADE À VELO A LA DECOUVERTE DES ENJEUX DE LA SNCB A BRUXELLES.

Le transport public fait face à de nombreux défis : les gares ferment et se déshumanisent ; le service au public cède le pas à la recherche du profit ; les emplois diminuent en nombre et en qualité ; le RER est très attendu mais risque de ne pas améliorer la mobilité interne des Bruxellois ; ce qui ne va pas aider les Bruxellois et un grand nombre de navetteurs etc. Pourtant, le train devrait contribuer au développement économique et social de la ville.

Face à ces enjeux, unis, les usagers et les travailleurs des transports publics vous invitent à une promenade à vélo entre quelques hauts-lieux symboliques du réseau SNCB bruxellois. Plusieurs étapes nous permettront d’évoquer les enjeux et les projets de la SNCB, et d’élaborer ensemble des solutions concrètes pour le développement du transport public.

A l’occasion de la journée sans voiture, enfourchons nos vélos pour faire un petit tour du rail bruxellois !

Rendez-vous à vélo à 10h30 devant la Gare de la Chapelle (rue des Ursulines 25, 1000 Bruxelles) Inscription indispensable pour le 7 septembre 2012 au plus tard auprès de transport.tout.public@gmail.com Réservez déjà la date. Plus de détails (durée, trajet, repas de midi,...) à la rentrée de septembre.

Dans la plateforme bruxelloise usagers/travailleurs pour le développement des transports publics, sont engagés : les régionales bruxelloises de la CGSP cheminots et de la CSC Transcom, le CIEP-MOC Bruxelles, Inter-Environnement Bruxelles (IEB), l’UCP et Alteo de la Mutualité St. Michel, la fédération CSC Bruxelles-Hal-Vilvorde, des travailleurs et usagers de la STIB...


Op 16 september, FIETSUITSTAP OM DE UITDAGINGEN VAN DE NMBS TE ONTDEKKEN.

Het openbaar vervoer staat voor talrijke uitdagingen : stations worden gesloten en steeds meer ontmenselijkt ; de dienstverlening aan de gebruikers wordt door winstbejag vervangen ; steeds minder kwaliteitsvolle banen ; men kijkt met grote hopen naar het toekomstige GEN, maar het zal misschien de interne mobiliteit van o.a. de Brusselaars en de pendelaars toch niet verbeteren. De trein zou echter tot de economische en sociale ontwikkeling van de stad moeten bijdragen.

Tegenover deze uitdagingen reageren gebruikers en werknemers van het openbaar vervoer samen en nodigen jullie uit voor een fietsuitstapje door enkele symbolische plaatsen bij uitstek van het NMBS-net in Brussel. Verschillende haltes worden voorzien om de uitdagingen en de projecten van de NMBS te bespreken, evenals concrete oplossingen samen uit te werken met het oog op de ontwikkeling van het openbaar vervoer.

Stap op je fiets n.a.v. de autovrije dag en ontdek de Brusselse spoorwegen !

We verwachten je met je fiets om 10u30 voor het station Kapellekerk (Ursulinenstraat 25, 1000 Brussel). Inschrijving verplicht ten laatste op 7 september 2012 bij transport.tout.public@gmail.com Noteer alvast de datum in je agenda. Meer info (duur, traject, middagmaal...) na de vakantie.

Binnen het Brusselse platform van gebruikers en werknemers voor de ontwikkeling van het openbaar vervoer zetten volgende organisaties en mensen in : de Brusselse verbonden van CGSP-cheminots en CSC-Transcom, CIEP-MOC Bruxelles, Inter-Environnement Bruxelles (IEB), UCP en Altéo de la mutualité St Michel, het ACV-verbond Brussel-Halle-Vilvoorde, werknemers en gebruikers van de MIVB...

PROCÉDURE D’ENQUÊTE PUBLIQUE EN RÉGION BRUXELLOISE. FAISONS LE POINT !

IEB (Inter Environnement Bruxelles, association qui fédère des comités d’habitants et dont l’ACQU est membre) est mandaté par la Région bruxelloise pour collecter hebdomadairement auprès des communes tous les avis d’enquêtes publiques et les diffuser le plus largement possible.

Pour remplir sa mission IEB souhaite faire le point sur la procédure de publicité-concertation.

Nous vous invitons donc à bien vouloir répondre à quelques questions afin de connaître votre opinion sur les enquêtes publiques : leur utilité, leur accessibilité, leur clarté, le service fourni par les communes, l’attention accordée aux remarques formulées lors des audiences, la diffusion que vous en faites dans votre quartier, etc..

Un des objectifs poursuivis est d’évaluer les différences qui, sur le terrain, existent entre les communes dans un domaine qui devrait être similaire sur l’ensemble de la Région bruxelloise : accès à l’information, prix demandé, visibilité des enquêtes, suivi de la procédure, etc… Il s’agit de réalités qui, en pratique, diffèrent souvent d’une commune à l’autre.

Le présent sondage permet également de mettre en exergue certaines revendications plus fondamentales comme par exemple la durée - trop courte ?- accordée aux riverains pour réagir à certaines grosses enquêtes publiques.

Afin de faciliter la gestion des données collectées, le sondage se présente sous la forme d’un questionnaire à choix multiples. Seules certaines questions permettent une réponse ouverte. En complément du formulaire stricto sensu nous invitons donc nos membres qui désirent s’exprimer davantage à le faire via notre formulaire en ligne.

Concrètement

Merci d’avance pour votre collaboration. Elle ne prendra que 5 minutes.

LE PROJET DE PRAS DÉMOGRAPHIQUE : POURQUOI UNE MODIFICATION DU PRAS ?

« L’accès à un logement pour tous est primordial. Le fait de ne pas trouver de logement constitue la principale source de pauvreté et d’exclusion sociale. [1] »

Tel est le motif invoqué par le gouvernement pour justifier la nécessité urgente de modifier le PRAS. On ne peut évidemment qu’approuver le but mentionné ci-dessus. Cependant, très vite le discours officiel dévie vers des considérations chiffrées dont l’interprétation des résultats laisse perplexe. Au final, on constate un large décalage entre l’objectif premier et les moyens mis en œuvre qui semblent suivre un tout autre but…

1. La justification chiffrée.

Le projet de modification du PRAS cherche sa légitimité dans le fait que le potentiel foncier résiduaire libre en région bruxelloise serait trop limité dans le cadre règlementaire existant. Cette affirmation se base sur une étude confidentielle dont nous n’avons pas pu prendre connaissance. Considérant un taux d’occupation de 2,05 habitants par 90m2 de plancher, considérant les zones réservées au logement que le PRAS permet encore légalement d’occuper, l’étude arrive à la conclusion que seuls 77.000 habitants supplémentaires pourront trouver à se loger à Bruxelles dans le futur alors que les statistiques prédisent une augmentation de la population de près de 140.000 personnes en 10 ans [2].

Ces chiffres doivent être toutefois nuancés :

  • Selon les standards actuels, un appartement de 90 m2 contient 2 à 3 chambres et peut accueillir dans des conditions acceptables jusqu’à 5 personnes. Ceci est d’autant plus vrai que, selon les statistiques, la plus grande partie des nouveaux habitants proviendront de la frange pauvre de la population.
  • Les chiffres ne prennent pas en considération les immeubles vides (immeubles de logements et immeubles de bureaux potentiellement convertibles en logements). 700.000 m2 de bureaux sont inoccupés à Bruxelles !
  • Les statistiques ne constituent en réalité qu’une extrapolation sur 10 ans de l’augmentation démographique observée ces dernières années. Or, rien ne prouve que la conjoncture socio-économique de la Région bruxelloise évoluera de manière linéaire dans les 10 ans à venir.

Par contre - et c’est là évidemment que se situe le véritable enjeu – une analyse détaillée de plusieurs études récentes et relatives à la question du logement [3] permet d’aboutir à la conclusion flagrante que les besoins prioritaires liés au boom démographique se situeront dans la production d’écoles et de crèches, de logements adaptés et abordables pour les familles nombreuses à petit revenu, pour les familles monoparentales et pour les personnes âgées (logements intergénérationnels).

2. Les moyens mis en œuvre.

Les moyens mis en œuvre par le nouveau PRAS ne répondent pas à ces besoins. L’adaptation du plan vise avant tout à rendre la Région de Bruxelles Capitale davantage attractive aux yeux des investisseurs : Depuis quelques années le logement (de standing) est devenu à Bruxelles une fonction forte et rentable à l’investissement. Les opérateurs privés n’ont d’ailleurs pas attendu l’adaptation du PRAS pour inonder Bruxelles de nouveaux projets résidentiels. Le projet de PRAS Démographique vise à soutenir ce changement de conjoncture, à faciliter la construction du logement sur l’ensemble du territoire bruxellois.

Selon ce système d’esprit très néolibéral, c’est seulement de manière indirecte que les dividendes escomptés sont censés profiter en aval à l’ensemble de la société. Or, dans les faits il est clairement démontré que ces politiques d’attractivité vont surtout de pair avec un accroissement des inégalités entre groupes sociaux et territoires. Malgré un produit intérieur brut (PIB) par habitant largement supérieur à la moyenne européenne, force est de constater que le succès économique de la capitale ne profite pas à l’ensemble de ses habitants [4]. Le clivage existant au sein même des 19 communes sera à fortiori lui-même reconduit [5].

Le qualificatif de « démographique » n’est donc qu’un alibi pour faire accepter des mesures dont l’objectif premier est de conforter l’investissement privé et le grand Business à Bruxelles (plutôt qu’ailleurs).

Notons que cette dynamique néolibérale tend également à introduire une absurde concurrence économique entre les 3 Régions qui se partagent l’ancien Brabant [6]. Le PDI (Plan de Développement International [7]), sur lequel se fonde en grande partie le projet de PRAS Démographique, est lui-même empreint de cet esprit commercial, de cette logique de « Benchmarking » [8] , mais à un niveau européen. Dans ce cadre particulier, le foncier est considéré comme un vulgaire produit commercial et spéculatif qu’on s’échange en fonction des opportunités et du cours du marché.

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[1] Ministère de la région de Bruxelles-capitale, Le PRAS démographique, brochure explicative, printemps 2012, p7.

[2] Les cahiers de l’IBSA, Op.cit., p.16.

[3] Seconde partie de l’étude issue des Cahiers de l’IBSA, n° 1, mai 2010 ; plusieurs Dossiers du baromètre conjoncturel (n°15 : Essor démographique et milieux d’accueil pour la petite enfance : l’apport du Monitoring des Quartiers, 2010), n°13 : Les communes bruxelloises : structure par âge (2009), n°12 : 20 ans d’évolutions socio-économiques bruxelloises (2009), le Baromètre social bruxellois 2011, l’étude de 2007 « La Région de Bruxelles Capitale face à son habitat : étude structurelle et prospective », l’Observatoire des loyers, enquête 2010 ou encore le Monitoring des quartiers. Pour la plupart ces études ont été réalisées pour la Région bruxelloise ou encore pour la COCOF.

[4] Institut bruxellois de Statistique et d’Analyse, Dossier du baromètre conjoncturel n°19 : La pauvreté à Bruxelles : constats et évolutions, Bruxelles, 2011.

[5] Les cahiers de l’IBSA, Op.cit., p.36.

[6] En résulte des situations aberrantes telles que la projection de trois méga centres commerciaux rivaux ( au Heysel, le long du canal et à Machelen) distants l’un de l’autre d’une dizaine de kilomètres à peine.

[7] Notons que la PDI n’a jamais fait l’objet d’une consultation ou d’une enquête publique. Ce plan d’intentions à été autoproclamé par le gouvernement comme étant le « nouvel outil de gouvernance qui, après le Plan Régional de Développement et le Contrat pour l’Economie et l’Emploi, doit permettre la promotion et l’encadrement du caractère international de la ville-Région ».

[8] Un benchmark est un indicateur chiffré de performance dans un domaine donné (qualité, productivité, etc.) tiré de l’observation des résultats de la ville qui, dans un territoire donné, a réussi le mieux dans ce domaine. Cet indicateur peut servir à définir les objectifs des villes qui cherchent à rivaliser avec elles.

LE PROJET DE PRAS DÉMOGRAPHIQUE : COMMENT RÉAGIR RÉELLEMENT À LA CRISE DU LOGEMENT ?

Pour répondre à la crise du logement, le gouvernement ferait mieux de réellement suivre les conseils invoqués par les études et financées entre autres par le gouvernement lui-même.

Comme suggéré par ces études, répétons que ce qu’il faut pour répondre à la “crise du logement” c’est avant tout de l’habitat accessible aux revenus modestes tout en les accompagnant d’infrastructures complémentaires nécessaires à une bonne intégration urbaine !

Le logement, malgré son importance, ne peut pas non plus hypothéquer la viabilité des autres fonctions de la ville. Or, c’est ce vers quoi tend le projet de PRAS Démographique. En particulier, sont mises à mal les zones portuaires, les zones d’industries urbaines, les zones d’équipements collectifs et les zones vertes à haute valeur biologique.

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• LE PROJET DE PRAS DÉMOGRAPHIQUE : Modification de la Prescription 4.4. relative aux zones de forte mixité.

Selon cette ordonnance il peut être dérogé aux prescriptions de la zone de forte mixité (en gros il n’y plus de contrainte) dans les îlots caractérisés notamment par la présence d’un ou de plusieurs immeubles dégradés et à l’abandon ou d’un ou plusieurs terrains en friche avant le 1er janvier 2000, représentant ensemble au moins 15 % de la superficie de l’îlot concerné ou 3.500 m² de superficie au sol. Le projet de PRAS Démographique prévoit de postposer cette date pivot au premier janvier 2011.

L’ACQU s’y oppose vivement !

Ce changement de date serait une manière pernicieuse de récompenser les propriétaires d’un bien ayant spéculé sur son abandon.

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• LE PROJET DE PRAS DÉMOGRAPHIQUE : Création d’une nouvelle prescription 4bis relative aux zones d’entreprises en milieu urbain (ZEMU).

A Uccle cette nouvelle prescription ne concerne qu’un seul terrain. Il s’agit du site occupé actuellement par l’entreprise Schneider Electric, près de la gare d’Uccle Calevoet. Par le biais de cette nouvelle prescription, cette zone, actuellement à vocation uniquement industrielle, pourra également accueillir du logement.

Vu le nombre très important de projets résidentiels déjà en construction dans le voisinage direct de Schneider Electric ;

Considérant l’importance de réserver quelques zones affectées essentiellement à l’activité économique en vue notamment de ne pas mettre en concurrence, sur une même parcelle, une fonction forte (le logement) et une fonction faible (l’industrie urbaine) ce qui risquerait de repousser toutes les entreprises hors de Bruxelles puisqu’elles ne trouveraient plus de terrains d’implantation financièrement abordables ;

Cette proposition de nouvelle prescription doit être rejetée. Du moins elle ne doit pas être applicable au terrain occupé près de la gare de Calevoet par l’actuelle entreprise Schneider Electric.

Si malgré notre opposition et nos mises en garde, l’affectation de ce site basculait tout de même en zone d’entreprise en milieu urbain (ZEMU), un garde fou devrait être impérativement mis en place en vue de freiner la forte tentation financière qu’aurait le propriétaire à affecter son terrain au logement plutôt qu’au secteur de l’entreprise. Un système de captation de la plus-value bien pensé pourrait avantageusement rééquilibrer la situation. Nous suggérons en conséquence, à titre subsidiaire, qu’un ratio minimum de logement social (et non pas moyen) soit obligatoirement imposé sur tout projet de logement qui viendrait s’implanter en ZEMU.

Considérant que l’îlot occupé par Schneider Electric se trouve particulièrement bien situé pour du transport collectif ; Considérant que le résidentiel existant aux abords de la gare de Calevoet est essentiellement de standing ;

Considérant que par manque d’opportunités foncières, les rares logements sociaux prévus dans le quartier (le long de la chaussée d’Alsemberg) ont dû être projetés sur un terrain boisé inapproprié car légalement affecté à l’équipement collectif (zones bleues) et présentant dans les faits une haute valeur biologique : à titre subsidiaire, l’implantation de logements sociaux sur le site de Schneider Electric constituerait une opportunité positive pour la mixité sociale et fonctionnelle du quartier.

Cette proposition d’imposer un ratio de logement social dans tout projet résidentiel qui viendrait s’implanter en ZEMU n’est pas nouvelle. Elle semble avoir été suggérée par ECOLO au sein du gouvernement dans le cadre de l’élaboration du PRAS Démographique. Cependant il parait que le PS, prétextant que le PRAS ne serait pas habilité à définir la typologie du logement et que dès lors il faudrait créer un arrêté spécifique (via le CoBAT) pour adopter une telle mesure, a suggéré que cette éventualité soit reportée postérieurement au vote du PRAS Démographique. Pour notre part nous recommandons vivement à ce que soit adoptée cette proposition mais nous insistons également pour qu’elle soit adoptée en parallèle au projet de PRAS Démographique.

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• LE PROJET DE PRAS DÉMOGRAPHIQUE : Modification de la prescription n°8. relative aux zones d’équipements d’intérêt collectif ou de service public.

Suite à la modification de la prescription n°8, le logement serait dorénavant clairement autorisé en zone d’équipements d’intérêt collectif ou de service public au titre d’affectation secondaire, sans mesures particulière de publicité. Or l’affectation en logements est déjà possible actuellement moyennant due motivation et la réalisation d’un Plan Particulier d’Affectation du Sol (PPAS). La procédure du PPAS a pour avantage de nécessiter une concertation citoyenne, ce que semble vouloir éviter la nouvelle prescription.Or, le principe de la concertation reste le premier garant d’une participation démocratique et citoyenne dans la gestion de l’environnement. Supprimer la concertation dans le cadre de dossiers à ce point emblématiques serait faire preuve d’un autoritarisme de la part de la Région vis-à-vis des citoyens et se couper ainsi de sa base élective.

Pour Uccle la modification de la prescription n°8 signifie que, dès l’entrée en vigueur du nouveau plan, les promoteurs privés pourraient se disputer la construction de complexes résidentiels sur des emplacements aussi emblématiques que le site de l’Observatoire, les terrains exceptionnels de l’Institut Pasteur, les abords directs de toutes les écoles et hôpitaux ucclois.

Ceci est évidemment inacceptable. Ces terrains d’intérêt collectif doivent impérativement rester en dehors du cadre spéculatif de la promotion privée. Notons que parmi les terrains classés en zones d’équipements d’intérêt collectif ou de service public, l’ACQU demande que l’on profite de l’actuelle restructuration du PRAS pour en faire passer certains en zone verte. Ils constituent des éléments essentiels à la continuité du maillage biologique allant du Keyenbempt jusqu’au bois de Verrewinkel :

  • Le cœur d’Avijl : Ce site champêtre, caractérisé notamment par des jardins potagers, des prairies et des espaces verts à caractère sauvage, abrite une faune et une flore d’une grande diversité. L’ACQU est favorable au classement en zone verte de cœur du site tandis qu’elle soutient la construction de logements en lisière, à condition qu’ils soient sociaux.
  • La parcelle Coba-Pauwels : Cette zone, située en lisière du Keyenbempt (zone verte protégée et aménagée par Bruxelles Environnement), offre dans son état actuel un intérêt exceptionnel et rare : sa surface boisée est dense, d’origine semi-naturelle et restée inviolée depuis plus d’un demi siècle. Le terrain est situé dans la continuité directe du maillage vert et jouxte la zone Natura 2000 du Kinsendael/Kriekenput.
  • L’arrière du site de l’Institut Pasteur longeant la ZSC NAtura 2000 : Ce site, isolé de tout noyau urbain, n’est pour ainsi dire pas desservi en transports publics ; aucune alternative sérieuse à l’automobile n’y est disponible à une distance raisonnable. La création à cet endroit de logements ne fera donc que rendre encore plus difficile la mobilité dans ce quartier. Considérant la très riche qualité biologique de la zone, caractérisée par des pâtures ou des cultures entourées de haies, un paysage bocager unique en Région bruxelloise, considérant la place essentielle qu’elle occupe dans le réseau Natura 2000 (constat de fait), cette zone devrait être en toute certitude protégée (classée en Zone verte de haute valeur biologique).

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• LE PROJET DE PRAS DÉMOGRAPHIQUE : Modification de la prescription n°11 relative aux zones vertes de haute valeur biologique.

Le PRAS « Démographique » modifie la prescription n°11 en autorisant de nouveaux actes et travaux dans les Zones Vertes de Haute Valeur Biologique (ZVHVB). Pour rappel : « Ces zones sont destinées à la conservation et à la régénération du milieu naturel de haute valeur biologique en ce qu’il abrite des espèces animales et végétales rares ou qu’il présente une diversité biologique importante. Ne peuvent être autorisés que les actes et travaux nécessaires à la protection active ou passive du milieu naturel ou des espèces ».

La modification proposée consiste en ce que les actes et travaux nécessaires « à la réalisation du maillage vert » puissent également y être autorisés. Le maillage vert est pour sa part défini dans le PRAS comme étant un « Principe d’aménagement écologique, social et paysager des espaces publics et privés dont l’expression se traduit dans les objectifs du P.R.D.

Si cette modification devait se concrétiser, elle mettrait sur un pied d’égalité la protection active ou passive d’un milieu naturel, ou des espèces animales et végétales avec la réalisation d’une plaine de jeux, d’un terrain de skate-board ou d’un canisite. Vu l’importante pression démographique et urbanistique en Région bruxelloise, cette mesure mettrait rapidement en péril toutes les zones vertes de haute valeur biologique de la Région, puisque sur simple justification de réalisation du « maillage vert », tous les aménagements qui sont généralement l’apanage des parcs (aspect récréatif) y seraient permis !

Cette prescription ainsi modifiée nierait l’intérêt, la richesse et la spécificité des ZVHVB par rapport aux autres types de zones vertes. _ Nous nous opposons à la modification de cette prescription.

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• LE PROJET DE PRAS DÉMOGRAPHIQUE : Demande de création d’une nouvelle prescription générale 0.16. relative à l’évaluation des incidences sur le maillage écologique.

Tout projet d’urbanisation ou d’aménagement d’une zone verte de fait (prairie, bois, champ, intérieur d’îlot, friche..), d’une superficie minimale de 50 m2 ou abritant des espèces rares ou protégées en RBC selon l’ordonnance Nature ou ayant une importance capitale pour la coordination du maillage écologique doit faire l’objet d’une évaluation appropriée des incidences par le service compétent de Bruxelles Environnement et d’une compensation territoriale au moins équivalente en terme de superficie et de liaison nécessaire au maillage écologique. Tout comme dans d’autres communes de seconde couronne, de nombreux terrains seraient concernés à Uccle par cette prescription.

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• LE PROJET DE PRAS DÉMOGRAPHIQUE : Demande de modification de la prescription 0.10 relative à la réexploitation des bâtiments inexploités.

Considérant l’importance de toutes les zones vertes (y compris les zones de sports et loisirs) pour maintenir une viabilité équilibrée au sein des zones urbaines, nous demandons que l’article 0.10 des prescriptions générales du PRAS ne soit pas applicable à ces zones vertes. Concrètement nous réclamons la modification de la prescription telle le que reprise ci-dessous (la modification de la prescription est indiquée en caractères gras) :

0.10. Les bâtiments construits avant 1979, à l’exclusion des immeubles de logement, à l’exclusion des immeubles situés en zones vertes (y compris les zones de sports et de loisirs) et inexploités pendant une période de cinq années précédant l’entrée en vigueur du présent plan, peuvent faire l’objet de travaux de transformation ou de rénovation, en vue de leur réexploitation.

Ces bâtiments peuvent faire également l’objet de réaffectation dans les limites des prescriptions établies pour la zone de forte mixité pour autant que la qualité résidentielle de l’îlot ne soit pas compromise et après que les actes et travaux auront été soumis aux mesures particulières de publicité.

La réaffectation en bureaux est autorisée nonobstant l’application de la prescription 0.14. La superficie de plancher affectée aux bureaux est toutefois comptabilisée conformément à la prescription 0.14 pour la mise à jour du solde de bureaux et d’activités de production de biens immatériels admissibles dans la maille.

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• LE PROJET DE PRAS DÉMOGRAPHIQUE : Demande de modification de la prescription n°4. relative aux zones de forte mixité.

Il est possible de déroger aux prescriptions de la zone de forte mixité selon des conditions déterminées par la prescription C. 4.4. du PRAS. Dans ce cas le PRAS prévoit des pourcentages obligatoires à atteindre ou à ne pas dépasser par affectation. Dans le cadre du PRAS Démographique, ces pourcentages sont modifiés : ainsi, en zone de forte mixité (ZFM), la superficie minimale de plancher de logements passe de 35% à 50%, celle d’espace vert passe de 10 à 20%. Un minimum de 5% de superficie de plancher d’équipements d’intérêt collectif doit également être intégré au projet.

Étonnamment, ce système de prescription par pourcentages n’est pas appliqué dans la prescription générale relative aux zones de forte mixité. Il s’agit pourtant d’un garde fou utile. Trop souvent, notamment dans une commune comme Uccle, située en seconde couronne, le principe de la zone de forte mixité est contourné. On peut évoquer par exemple l’urbanisation du quartier Bourdon-Calevoet : les opérateurs privés arrivent encore trop souvent à réaliser des projets affectés quasi à 100% au logement de standing, ce qui ne répond ni à la demande de mixité ni à la nécessité de construire du logement abordable pour les Bruxellois moins favorisés.

Nous demandons donc que ce système de pourcentage normatif soit appliqué à la prescription générale (prescription C.4.) telle que suggérée ci-dessous :

Les zones de forte mixité sont affectées aux logements (minimum 40% de superficie de plancher dont 5% minimum est dévolu au logement conventionné), aux équipements d’intérêt collectif ou de service public (minimum 5% de superficie de plancher), aux bureaux et aux activités productives (maximum 35 % de superficie de plancher) et aux espaces verts de pleine terre (minimum 20 % de superficie au sol).

La superficie de plancher de l’ensemble des fonctions autres que le logement ne dépasse pas, par immeuble, 1.500 m² dans lesquels les bureaux ne peuvent dépasser 1.000 m².

Ces ratios sont calculés en incluant les affectations de droit des immeubles ou des terrains situées à l’extérieur du projet selon un périmètre rayonnant de 50m.


Explications complémentaires :

Périmètre extérieur  : La prise en compte d’un périmètre extérieur offre l’avantage de permettre une certaine souplesse dans la gestion des zones de forte mixité tout en assurant le bon respect de la prescription. Un propriétaire pourra par exemple, dès lors que le périmètre dans lequel il projette de construire renfermerait déjà le ratio règlementaire en matière d’équipements, d’activités productives et d’espaces verts, ne prévoir de construire que du logement.

5% de logements conventionnés obligatoires  : l’Arrêté explique clairement que les ZFM sont très souvent bien situées par rapport à l’offre en transports publics. Or, considérant que la crise du logement touche essentiellement la frange défavorisée de la population et qu’une part non négligeable de cette population ne possède pas d’automobile, il semble pertinent d’y imposer la construction d’un minimum de logements conventionnés.

Remarque > (En vue d’être cohérent il faudrait également modifier le RRU pour ce qui concerne le ratio de parking/logement à respecter en zones de forte mixité dans la mesure où ces zones offrent effectivement un accès confortable au transport collectif)

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• LE PROJET DE PRAS DÉMOGRAPHIQUE : Demande à ce que le Glossaire des principaux termes utilisés dans les prescriptions urbanistiques soit complété d’une description du terme de « Friche ».

Ne se trouve pas inclus au glossaire des principaux termes utilisés dans les prescriptions urbanistiques le terme de « Friche ». Il serait utile d’y ajouter une définition du terme car celui-ci est souvent interprété différemment selon les intéressés. Nous insistons pour qu’un terrain considéré par le PRD comme étant de fait à haute valeur biologique ne puisse pas être considéré en même temps comme une friche de sorte que ce terrain, essentiel pour la conservation de la nature, ne puisse tomber sous la prescription 4.4. du PRAS, mais que son éventuelle réaffectation fasse l’objet de la plus grande prudence et d’une concertation citoyenne.

Nous pensons à Uccle particulièrement à la parcelle Coba-Pauwels. Cette zone boisée est considérée de fait par le PRD comme à haute valeur biologique.

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LE PROJET DE PRAS DÉMOGRAPHIQUE : REMARQUE LIMINAIRE CONCERNANT LA MÉTHODOLOGIE.

Dans la hiérarchie des plans règlementaires en Région bruxelloise, se trouve en première position le Plan Régional de Développement (PRD). Ce plan, adopté en 1989 (amendé en 1997 et en 2001), « fixe les objectifs et les priorités de développement de la Région ». Les autres plans (le PRAS, le Règlement Régional d’Urbanisme (RRU), le Code Bruxellois de l’Aménagement du Territoire (COBAT), etc., sont censés, selon leurs spécificités propres, s’inscrire dans la voie tracée par ce projet de ville. Or, le PRD est pour le moment en train de faire l’objet d’une mise à jour complète. La nouvelle version prévue pour 2013-2014 sera baptisée PRDD (Plan Régional de Développement Durable).

Dans ce contexte, il est évidemment illogique d’entamer une modification du PRAS avant que ne soit adopté le nouveau PRD. Cette manière irrationnelle d’agir est toutefois emblématique d’une tendance actuelle à la dérégulation. Plus particulièrement, elle illustre à quel point le gouvernement n’hésite pas, notamment par soumission au grand business privé, à dédaigner la portée de ses propres plans, en l’occurrence la primauté du PRD.

Notons que, juridiquement, le PRAS est plus contraignant car plus normatif que le PRD. Ainsi, le fait d’anticiper sa modification est très révélateur des véritables objectifs poursuivis par le gouvernement : les politiques néolibérales se marient mal à la rigidité planificatrice.

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Enquête publique concernant la modification du Plan Régional d’Affectation du Sol

Le Gouvernement Bruxellois a décidé de largement modifier la portée du Plan Régional d’Affectation du Sol (le PRAS). Le projet était à l’enquête publique jusqu’au 13 juillet 2012.

Si le sujet peut sembler rébarbatif, il est pourtant capital que les citoyens s’y intéressent. Les conséquences que ce plan risque de d’occasionner en matière de gestion du territoire sont loin d’être négligeables. C’est pourquoi l’ACQU y a réagi.

Le nouveau PRAS, baptisé "PRAS Démographique" et d’esprit très néolibéral, semble avant tout avoir été conçu sur mesure à l’attention de la grande promotion privée. Il s’agit d’une porte ouverte vers le lotissement massif du territoire bruxellois sans réelle plus-value pour l’intérêt commun.

Uccle, en tant que commune de seconde couronne, risque particulièrement d’être touchée.

  • Où consulter le dossier ?

    L’enquête publique s’est terminée le 13 juillet 2012. Le dossier complet reste cependant disponible sur le site urbanisme.irisnet.be.

Enquête publique concernant la modification du PRAS : AVIS DE L’ACQU

Cliquez sur les textes en surimpression orange pour en savoir plus. N’hésitez pas à vous inspirer de ces documents pour composer vos propres courriers à adresser à l’Administration de l’Aménagement du Territoire et du Logement.

1. CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES :

Le projet de Plan Régional d’Affectation du Sol Démographique (PRAS Démographique) est présenté par le Gouvernement de la Région de Bruxelles Capitale (RBC) comme une réponse à la nécessité urgente de construire du logement suite aux prévisions d’une augmentation importante de la population bruxelloise d’ici 2020.

  • LE QUALIFICATIF "DÉMOGRAPHIQUE" :

    Un alibi pour faire accepter des mesures dont l’objectif premier est de conforter l’investissement privé et le grand Business à Bruxelles.
2. CONSIDÉRATIONS PARTICULIÈRES.
LE NOUVEAU PRAS APPLIQUÉ À UCCLE :

Concours photos

Concours photo : Rencontres à Uccle "Fêtes, Travail, Hasard & Cie"



Proposez-nous vos photos abordant les rapports humains sur le lieu de travail, lors de fêtes… voire même au hasard des rencontres sur le territoire ucclois. Un concours citoyens, ouvert à Toutes et Tous. Seul impératif : les photos doivent avoir été prises ... à Uccle !

Formulaire d’inscription + règlement (PDF)
Téléchargez et diffusez l’affiche

Date limite pour envoyer vos photos : 17 avril 2017 A Georges Michel, Ancien Dieweg 6 à 1180 Bruxelles.
Pour toute info : ucclephoto@gmail.com

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Une page Facebook est dédiée au concours. Question de vous inspirer ? Rencontres à Uccle

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Les 50 photos sélectionnées feront l’objet d’une exposition :

Du 9 au 18 juin 2017, à la salle du Doyenné (Maison des Arts – rue du Doyenné, 102 à Uccle).

En juillet et août 2017, en plein air, dans le parc du Wolvendael (coté Dieweg).

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Exposition de photographies "PORTRAITS D’UCCLE"

Ce weekend du 16 et 17 juin 2012 s’est clôturé l’expo photo organisée à l’initiative de l’ACQU en collaboration avec l’échevinat de la culture. Cette galerie de portraits, réalisés par une multitude de photographes, témoigne de la diversité et de la richesse des femmes et des hommes qui vivent à Uccle et qui animent cette commune.

Cette expo a remporté un franc succès. Nous avons été très heureusement surpris et impressionné par le nombre de visiteurs, par leur réactivité et leurs commentaires. Que des louanges, des "merci, "vivement la prochaine expo", "continuez"... Cela fait évidemment plaisir et nous encourage à continuer.

Parmi les divers témoignages certaines personnes nous disent "ne plus jamais regarder Uccle de la même manière, d’autres souhaitent en savoir plus sur un lieu, un personnage, une situation,... certains se montrent motivés à agir pour protéger tel site ou pour s’investir dans la la "fibre culturelle" de notre commune. Bref ces photos ont également un effet de sensibilisation, de motivation et suscitent des réactions. L’expo fut l’occasion de nouer une discussion avec les visiteurs... l’image induisant et facilitant la réflexion sur bien des sujets.

La série de photo sera prochainement exposée au parc de Wolvendael (en extérieur) ensuite chez Conservart et finalement dans les locaux du Service Communal de l’Urbanisme.

Le réseau tram à Uccle : propositions d’avenir de l’ACQU

Dans l’hypothèse d’une ligne de métro Schaerbeek - Nord - Midi - Albert (carte n° 5) telle que retenue par la Région, Uccle doit garder un maximum de lignes directes vers le centre. La ligne 4 doit ainsi être prolongée de la place Vanderkindere vers Louise (Palais de Justice) en site propre, puis Gare Centrale (le 92 pourra aussi passer par la Gare Centrale). Et la ligne 51 doit être prolongée au delà de Jupiter vers Bruxelles-Midi et Lemonnier, via Albert et Van Volxem. Ces deux lignes ne peuvent être interrompues à Albert. Seule la ligne 7 aurait alors son terminus à Albert (l’infrastructure étant prévue depuis longtemps à cet effet).

En marge des questions de prolongation du métro, notons que l’extension de deux lignes de tram paraissent prioritaires :

  • Au carrefour Stalle-Neerstalle, les lignes 82 et 97 doivent être déviées en site propre par le rond-point des Menhirs (proposition précise déjà développée par l’ACQU).

Compte tenu du fait que l’offre RER actuelle n’évoluera pas avant de nombreuses années il n’y a pas d’autre choix que de développer dès maintenant les capacités de transport du réseau ferré de la STIB.

cliquez sur la carte pour l’agrandir.

Uccle 2012 - 2018. Vers une mobililté durable ! Thématiques d’interpellation lors du débat du 01 juin 2012.

1. Sécurité des piétons. Assurer la sûreté des piétons est devenu un impératif à Uccle. Force est de constater la dangerosité de certaines voiries vu l’absence de trottoirs ou la largeur insuffisante de ceux-ci (c’est le cas de plusieurs anciens chemins vicinaux et d’antiques chaussées). En outre, certains carrefours sont mal équipés pour la traversée piétonne. Quelles mesures vous semblent devoir être prises pour sécuriser avant tout les piétons ?
2. Le tram 51. La ligne du tram 51 est capitale pour Uccle. Certains des quartiers qu’elle traverse sont par ailleurs en plein développement. Cette ligne est cependant continuellement ralentie sur la totalité de son parcours ucclois. Il ne s’agit pas d’une fatalité. Des solutions pourraient être engagées au niveau communal pour améliorer la vitesse commerciale des véhicules. Pour rappel, l’ACQU a fait des suggestions en ce sens. Deux articles de La Lettre aux Habitants (n° 66 et 67) ont été consacrés à cette question. Ils sont accessibles sur notre site internet via les liens suivants : article 1 et article 2. Qu’en pensez-vous ?
3. Liaisons tram avec le centre-ville. Dans l’hypothèse de l’établissement d’une ligne de métro de Schaerbeek à Albert, passant par le Nord et le Midi, la circulation des trams 3, 4, et 51 serait limitée à la station Albert. De ce fait, Uccle perdra ces 3 liaisons directes vers le centre. Quelles alternatives proposez- vous pour assurer le maintien de lignes de trams rapides, efficaces et directes vers le centre de la ville ?
Quelle est la position de l’ACQU ?
4. Désenclavement du quartier Bourdon-Calevoet. Le quartier Calevoet-Bourdon est en pleine expansion urbaine. La mobilité y sera encore plus problématique si des alternatives à la circulation automobile n’y sont pas engagées. Comment proposez vous de faire efficacement pression auprès des acteurs concernés (STIB, SNCB, RBC, etc.) afin que soient débloqués les budgets nécessaires en vue d’améliorer la situation actuelle tant en matière de l’offre (fréquences, vitesse commerciale et confort des transports publics - STIB et SNCB) que de l’adéquation des infrastructures environnantes (traversée des voies ferrées accessibles aux PMR et cyclistes, espaces de stationnement pour les bus et les trams au pied de la gare, service aux voyageurs, gestion rationnelle du parking, signalétique, aménagement effectif et complet de la rue du Wagon.) ? Quelles sont vos suggestions concrètes à ce propos ?
En savoir plus sur le quartier Bourdon-Calevoet ?
5. Quartiers résidentiels et pression automobile. La circulation automobile est de plus en plus envahissante à Uccle y compris dans les quartiers résidentiels. Les zones 30 n’y sont par ailleurs souvent pas respectées. Quelles mesures suggérez-vous afin d’y remédier ?
6. Itinéraires Cyclistes Régionaux. Comment expliquez-vous qu’Uccle constitue la commune bruxelloise où les Itinéraires cyclistes régionaux ont le plus de mal à être aménagés ? L’ICR 7 était officiellement prévu pour 2012. Que proposez-vous pour accélérer le processus ?
7. Le stationnement. Quelles mesures préconisez-vous pour gérer de manière intelligente la question du stationnement dans les quartiers denses ? Limiter les capacités de stationnement dans tous les projets urbanistiques d’importance situés à proximité des gares et des lignes de tram vous parait-il une nécessité ? Notons par ailleurs que le parking sauvage (sur les trottoirs ou autre) se fait toujours à Uccle quasi en toute impunité. Qu’en pensez-vous ?
8. Réévaluation du PCMU. Plusieurs objectifs communaux du Plan Communal de Mobilité Ucclois (PCMU) n’ont pas été atteints : zones 30 peu efficaces, mises en circulation locale rares, circulation automobile toujours plus envahissante y compris dans les quartiers résidentiels, pas d’Itinéraires Cyclistes Communaux, échec des Plans de Déplacement Scolaire, etc. La mise en œuvre trop partielle de ce plan en est probablement une des causes. Ne convient-il pas de revoir régulièrement ce plan sur base des réalités uccloises et bruxelloises et par des mesures plus volontaristes en faveur des piétons, des cyclistes et des transports collectifs ?

Semaine de la mobilité 2009

Compte rendu des actions à caractère participatif :

1. BROCHURE : « MON QUARTIER RESPIRE, MON ÉCOLE RESPIRE ».

Dans le cadre de la semaine de la mobilité, l’ACQU a édité à 2000 exemplaires une brochure « Uccle respire ». Cette brochure s’inscrit dans la continuité de celles produites les années précédentes (Uccle c’est le pied et Uccle Naturavélo) . Le contenu a été subdivisé de la manière suivante :

  • Editorial
  • De la mobilité à l’immobilité en ville, un constat inquiétant
  • Spécificités Uccloises
  • Les déplacements scolaires à Uccle
  • Demain je vais à Pied !
  • Le vélo
  • Demain j’utilise les transports publics !
  • Épilogue

La brochure fut distribuée aux enfants des 5ième et des 6ième primaire de l’école Plain-Air ( à l’attention notamment de leurs parents) ainsi qu’en toute boite dans les rues avoisinant l’école. La brochure fut également mise à la disposition des riverains ucclois à différents stands lors de la journée sans voiture du dimanche 20 septembre 2009 (Foire de St Job, Stands de la commune, fêtes de quartier). Par la suite, il est prévu de la rééditer à l’attention d’autres Ucclois.


2. ECOLE PLEIN-AIR.

Deux écoles avaient été approchées au mois de juin 2009. Finalement une seule école s’est engagée concrètement dans une action participative liée à la semaine de la mobilité 2009.

Les activités ont été accueillies avec un grand enthousiasme par les enfants et leurs parents ainsi que la direction et les professeurs de l’école. Les activités vélo particulièrement ont enflammés les enfants.

Parmi eux certains n’avaient jamais roulés à vélo. Sans nécessairement avoir pris part à la sortie à vélo vers les ateliers de la rue Voot, ces enfants ont pu s’essayer pour la première fois à la bicyclette au sein de la cour de récréation sous la conduite d’un éducateur de chez Provélo. Un des enfant en particulier a fait en deux semaines de temps des progrès impressionnants qui lui ont permis de suivre le reste de sa classe lors de la sortie vers les ateliers de la rue Voot.

En dehors de l’expérience de la voirie, cette sortie fut par ailleurs l’occasion pour les enfants d’apprendre à se respecter les uns les autres dans le cadre d’un déplacement en groupe. En effet certains enfants, cyclistes chevronnés, ont du s’accommoder de la lenteur et de l’éventuelle inexpérience de certains de leurs condisciples et vice-versa. Parfois cela à mené à certaines frictions mais sans aucuns débordements. Ces frictions ont par ailleurs été l’occasion de faire le point avec les enfants.

Un débat en classe, sur les thèmes de l’encombrement urbain et les polluants générés par le trafic automobile, a permis aux enfant de comprendre les raisons qui nous motivent à les sensibiliser à l’utilisation d’une mobilité scolaire alternative.

Malgré des délais organisationnels un peu justes, des ramassages vélos ont été organisés sur deux journées. Ceux-ci ont été possible grâce à l’aide précieuse et dévouée des moniteurs cyclistes de la cellule communale de prévention.

Quatre point de départ ont été définis a partir desquels chaque fois 3 à 5 enfants se réunissaient pour partir ensemble à vélo vers l’école. L’opération en sens inverse prenait place à la fin des cours.

A nouveau ici les enfants ont été enthousiastes de l’expérience. La forte déclivité du terrain qui de prime-abord peut paraitre peu engageante ne les a nullement découragé. Au contraire il s’agissait d’un défis supplémentaire considéré très positivement par les enfants. Peut être dans le futur l’opération sera-t-elle répétée une fois par semaine.


3 LE QUARTIER.

En dehors de la distribution du fascicule « Uccle respire », l’action envers les habitants du quartier s’est déclinée sous la forme de deux réunions organisées le dimanche 20 septembre. L’objectif était de leur faire part de l’initiative prise en collaboration avec l’école Plein-Air ainsi que de les sensibiliser directement à adapter une attitude mobile citoyenne. Ces deux réunions (prises en charge par l’association Oxy 15) ont été riches en échanges et réflexions.


4.APRÈS SEPTEMBRE.

Une deuxième sortie vers les ateliers de la rue Voot a été organisée afin d’en faire profiter la classe de 5ième primaire qui n’avait pu y prendre part durant la semaine de la mobilité. Le succès fut à nouveau au rendez-vous malgré un froid piquant.

Plan de déplacement scolaire.

Idéalement nous aimerions inciter l’école Plein-Air à s’inscrire en janvier/février 2010 à un Plan de déplacement scolaire pour septembre 2010.

Rangs scolaires.

Possibilité de poursuivre l’expérience vécue lors de la semaine de la mobilité, tel que par exemple l’organisation de rangs vélos.

Les Etats Généraux de l’Eau de Bruxelles

Les Etats Généraux de l’Eau constituent un exercice d’intelligence collective initié en 2010 suite à la volonté de certains citoyens, de certaines associations à réveiller la notion de « bien public » appliquée à l’eau. Aussi s’intéressent-ils à la question de la gestion de l’eau au sein de la Région bruxelloise et de ses différents bassins versants. L’élément déclencheur de la mobilisation fut la problématique posée par le réaménagement de la place Flagey et notamment la construction à cet endroit d’un bassin d’orage.

Les Etats Généraux de l’Eau de Bruxelles ont pour enjeu la création de dynamiques locales, d’investigations et de réflexions sur l’eau et ce par bassins versants.

L’objectif étant d’adopter une gestion territoriale efficace et entière car proche des cycles naturels de l’eau. La puissance publique (communes, Régions, … ) évolue également progressivement vers une gestion de ce type. Cependant leur action est parfois limitée ou entravée suite à diverses raisons d’ordre administrative ou politique.

C’est pourquoi les Etat Généraux de l’Eau, considérant l’eau comme un bien commun, encouragent également les riverains concernés de se réapproprier leur bassin versant respectif. Pour se faire, il leur est suggéré d’en déterminer les lignes de forces et d’en exprimer éventuellement les caractéristiques à travers un projet concret et citoyen (cf : le projet « Maelbeek mon amour » ou le projet de nouvelles rivières urbaines développé à Forest).

La réappropriation de son bassin versant peut s’exprimer en s’appuyant sur différentes bases :

  • L’histoire / les traces matérielles et immatérielles du passé.
  • Le paysage.
  • Les cycles de l’eau / l’écologie urbaine.
  • La convivialité (le fait de vivre ensemble).
  • L’imaginaire collectif.

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L’eau : un bien commun à se réapproprier

Compte-rendu de la présentation du professeur Riccardo PETRELLA (IERPE) tenue le 26 mai 2011 à Uccle :


Les Etats Généraux de l’eau constituent un acte révolutionnaire. La démarche est soutenue par le pouvoir politique bruxellois. Néanmoins celui-ci a souligné le fait que la démarche était délicate car elle pouvait se retourner contre Bruxelles. Pourtant la révolution est nécessaire. Il y a nécessité à un changement radical.

Au sein de la crise mondiale de l’eau la Belgique se positionne comme une petite île heureuse. Les problèmes d’eau et de sècheresse n’y sont pas à l’agenda politique. Ce sont davantage les inondations qui inquiètent.

Toutefois la crise d’eau se décline également sous d’autres visages. Entre autre, l’eau a tendance à devenir, tant en Belgique qu’ailleurs, de plus en plus une source de profit.

Peter Brabeck, président du conseil d’administration de Nestlé proposait, le 11 mai dernier, face à l’inévitable pénurie de l’eau, de créer une bourse de l’eau. Or on peut se poser la question suivante : Qu’est ce que la Bourse ? Est-ce le lieu de la participation citoyenne ? Le droit à la vie ? L’amitié ? La proposition de Brabeck est indécente. Elle entérine un système qui accepte la financiarisation de la vie. Aussi la financiarisation de l’eau est entrée dans les logiques de nos groupes dominants. Ils pensent que c’est bon de laisser le capitalisme financier contrôler le mécanisme de régulation des choix. Et ils ne mentent pas, ils croient en ce qu’ils disent, ils sont convaincus.

La Direction de l’eau auprès de la Direction de l’Environnement de la Commission Européenne s’inquiète quant à elle de ce que l’eau ne soit plus une « commodité » libre : « It’s no longer a free commodity ». Selon elle, l’eau doit rester une « free commodity ». Or, en considérant l’eau comme une « commodity » c’est-à-dire une « marchandise », même s’il s’agit de la marchandise la plus libre, on rentre implicitement dans le jeu de la marchandisation de l’eau. Ainsi petit à petit s’efface de notre imaginaire collectif le principe de l’accès à l’eau pour tous comme droit fondamental.

En ce moment deux grandes « faces » ou « écoles » s’entretiennent et débâtent de la question de l’eau.

  • 1ère face :

La 1ère « face » remet en question le principe de la financiarisation de l’eau, de la financiarisation des formes de vie de la monétarisation des océans, des rivières. Principe qui selon eux équivaut à une monétarisation de l’esprit, de l’homme. Ils se battent dans ce contexte pour avoir une autre finance. Mais pour ce faire il faut toucher le cœur du capitalisme mondial. Il ne faut plus considérer l’eau comme une « free comodity ».

  • 2ième face (ou grande filière) :

Tout doit passer par le marché, le temple de la planète devient un grand marché. L’eau : « ultimate comodity ». Le dernier passage de la commercialisation de la vie.

La politique des communautés européennes va dans ce sens puisque la Commission européenne, qui ne fait pas tellement preuve d’audace, négocie toutes sortes d’accords bilatéraux entre les états avec pour objectif la demande de l’ouverture des marchés commerciaux locaux, et ce y compris l’eau.

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La gestion de l’eau à Bruxelles : aperçu historique.

Compte-rendu de la présentation du professeur Chloé DELIGNE (Historienne - ULB) tenue le 26 mai 2011 à Uccle :


Riccardo Petrella nous à parlé du cadre mondial. Les Etats Généraux de Bruxelles constituent une hypothèse plus localisée.

Il faut que l’eau nous revienne sous d’autres formes, notamment dans notre cadre urbain, afin qu’elle ne soit plus considérée que comme un bien de consommation. Pour ce faire il est intéressant de se pencher sur l’histoire de l’eau à Bruxelles car celle-ci est un réservoir à idées.

Selon l’imaginaire collectif, c’est la pollution et l’insalubrité des ruisseaux de Bruxelles qui en ont motivé leur enfouissement. Cette image n’est pas fausse mais peut être enrichie. En effet certaines choses se sont passées avant que nos ruisseaux ne deviennent des égouts publique à ciel ouvert et puis couverts. Vers la fin de l’ancien régime (fin du 18ième siècle) nos cours d’eau présentent diverses utilités :

  • Force énergétique > nombre extrêmement important de moulins. Ce sont ces moulins qui commandent, qui tiennent la logique du flux de l’eau.
  • Fonction piscicole > vu la conservation limitée des produits, des marchandises et le temps nécessaire à leur transport > l’eau courante constitue un moyen efficace et local de conservation et d’élevage (poisson).
  • Fonction de plaisance.
  • Agriculture > même à Bruxelles ont ne peut le négliger. Série-agriculture, bétail > marais, agriculture maraichère > tout cela nécessite un savoir technique > irrigation des prairies > a certains moment il faut assécher à d’autres moments il faut irriguer.

Dès lors les meuniers, les maraichers, les agriculteurs devaient essayer de s’entendre sur la gestion de l’eau. L’eau était pensée en terme d’usage. Ces protagonistes étaient garants ensemble d’un bien commun.

Ainsi se pose la question actuelle : Quels usages peut on refaire émerger pour que la gestion de l’eau à nouveau aujourd’hui se fasse de manière collégiale ?


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Le Geleytsbeek : un cours d’eau aménagé en fond de vallée.

Résumé de la présentation de monsieur Louis VAN NIEUWENBORGH (Cercle d’Histoire d’Uccle) tenue le 26 mai 2011 à Uccle :

Tout comme ailleurs à Bruxelles, les premiers Ucclois se sont établis près des points d’eau. C’est le cas notamment du centre d’Uccle : le jardin du doyenné avec sa marre en est encore un bon exemple, reliquat d’un situation ancienne.

Les 1er hameaux ucclois furent tous crées à proximité des fonds de vallée. La physionomie actuelle de la commune est ainsi fortement liée à la manière dont au cours de l’histoire furent gérés les cours d’eau. Les seigneurs locaux (Stalle, Carloo, Echevinage) avaient un droit sur la gestion de l’eau, c’est eux qui accordaient, qui autorisaient ou pas la construction d’un moulin ou autre équipement.

Le Geleytsbeek est le ruisseau le plus actif d’Uccle et aussi le plus long. Déjà au bas de la rue Dolée, à soixante mètre d’altitude, il y avait suffisamment de débit d’eau que pour faire tourner un 1er moulin. Un peu plus bas le nombre de moulins se concentrait. On peut citer l’exemple impressionnant du carrefour entre la chaussée de St Job et les rues du Repos et de la Chainée, où sur 160 mètres de distance se positionnaient trois moulins successifs. Ensuite on comptait encore 11 moulins jusqu’à la plaine du Bourdon. A partir de l’entre-deux-guerres on observe la suppression progressive des moulins.

Notons que l’eau, la gestion des ruisseau, amenait également à d’inévitables litiges entre voisins. Exemple : Si le meunier en aval faisait monter davantage l’eau pour mieux faire tourner sa roue il risquait de mettre la roue du moulin en amont sous eaux.

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Le Geleytsbeek : travaux récents et projets d’avenir.

Résumé de la présentation de monsieur Thomas GOOSSENS (Service des Eaux de la Commune d’Uccle) tenue le 26 mai 2011 à Uccle :


Les ruisseaux Ucclois aujourd’hui sont pour la plupart intermittents, morcelés et voutés par morceaux. Ils sont tout au long de leur parcours régulièrement rejetés à l’égout.

En ce qui concerne le Geleytsbeek, de nombreux travaux ont donc été initiés tant à l’initiative de la commune d’Uccle que de L’Institut Bruxellois pour la Gestion de l’Environnement afin notamment de lutter contre les inondations.

Ces interventions font partie du projet régional de maillage bleue. La commune se partage avec l’IBGE la gestion du Geleytsbeek. La commune se chargeant de la partie en amont (depuis le Parc Fond’roy jusqu’à le Plaine du Bourdon), l’IBGE s’occupant du ruisseau en aval à partir de la plaine du Bourdon. En principe, les chantiers d’égouttage sont confiés à l’IBDE. Mais les budgets de l’IBDE ne permettent pas toujours d’effectuer l’ensemble des ouvrages idéalement nécessaires.

La réalisation des travaux nécessite au préalable de nombreuses investigations tant sur le terrain que dans les dépôts d’archives. Les archives communales sont particulièrement riches en documents de toutes sortes illustrant l’évolution et le développement au cours des années du cours d’eau. La commune conserve notamment d’anciennes cartes révélant les parcours antérieurs du ruisseau (celui-ci a en effet été de nombreuses fois dévié ou reprofilé au cours de l’histoire) ainsi que de nombreux dossiers de demandes de voutement sur divers tronçons.

Notons que les interventions ne sont pas toujours évidentes : Le sous-sol des voiries est souvent dense en impétrants et les travaux en terrains privés nécessitent préalablement l’autorisation des riverains concernés. Dans les grandes lignes, la réalisation des travaux récents et actuels poursuit deux objectifs : séparer les eaux claires des eaux usées et ralentir la course des eaux de ruissellement (en provenance de l’avenue Dolez, de l’avenue de la Chênaie, …) vers le fond de vallée (chaussée St-Job, plaine du Bourdon, …).

  • Dans le premier cas, il s’agit de renvoyer les eaux propres (eaux de source et de ruissellement) dans la rivière (à l’air libre quand c’est possible) et non plus à l’égout, pour finalement les ramener jusqu’à la Senne et non plus à la station d’épuration Sud.
  • Dans le deuxième cas, il s’agit de la construction de nouveaux dispositifs de rétention de type bassin d’orage (adaptation du bassin sous la place St-Job (2007), Parc Fond’Roy 1000 m3 (2009), …).

A terme, les différents travaux prévus devraient éviter au fond de cette vallée d’être constamment la proie aux inondations.

Ces projets impliquent de nombreuses interventions, dont : le dégagement et la consolidation des berges (tous les 5 ans), la réhabilitation de certaines anciennes installations, la pose de nouveaux tuyaux d’écoulement, la pose de grilles d’orage, le captage des eaux de source avoisinantes et leur rejet vers la rivière, le drainage de certains abords, la mise en place de séparateurs d’hydrocarbure, le nettoyage régulier des infrastructures, la maîtrise de la végétation aux abords du ruisseau, la négociation avec les riverains dont la rivière traverse le terrain, etc. Dans certains cas, vu les difficultés techniques liées à l’omniprésence de nappes phréatiques, les travaux ont dû être menés par des scaphandriers.

Lors de nouveaux projets d’urbanisation (lotissements, …) des normes strictes sont imposées aux promoteurs en matière de récupération des eaux. Le dimensionnement des infrastructures à mettre en place est calculé en fonction de pluies décennales (période de retour de dix ans). D’autres mesures compensatoires peuvent êtres exigées tel que par exemple ce bassin de lagunage imposé au futur lotissement du plateau Engeland.

Sur ses propres terrains la commune se soucie également de la question de l’eau. Ainsi par exemple désire-t-elle changer le revêtement des allées du cimetière du Dieweg afin d’y résoudre les problème de ruissèlement que connait l’endroit.

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Les caractéristiques géologiques d’Uccle : quelles avantages pour une bonne gestion de l’eau ?

Compte-rendu de la présentation de monsieur Kevin DE BONDT (Géologue – VUB)tenue le 26 mai 2011 à Uccle :


Notre sous-sol se présente en couches géologiques ayant chacune des propriétés et des âges très différents. A ce niveau, Uccle s’inscrit dans une même logique que tout l’est de BXL : c’est à dire un sous-sol caractéristiques du versant droit de la Senne.

Dans le cadre des réflexions lié à l’eau, la propriété géologique qui nous intéresse est la perméabilité des sols. A ce titre il faut distinguer essentiellement deux couches qui se superposent de manière presque horizontale. Le sable bruxellien, couche perméable (sorte d’éponge) et ensuite la couche yprésienne (glaise imperméable). Le temps de transit, de percolation à travers cette « éponge » peut aller jusqu’à cent ans. On notera la grande différence avec les flux de ruissèlement extérieurs où l’eau se retrouve en fond de vallée parfois seulement en quelques secondes.

Cette couche sablonneuse constitue donc un bassin d’orage naturel. L’eau y est infiltrée et stockée. Cette fonction et cette situation sont très favorables. Notons par ailleurs que plus il y a de la végétation, au plus la rétention et l’infiltration sont facilitées. Actuellement Uccle se situe donc dans une situation encore favorable.

Quel est l’impact de l’Urbanisation ?

De l’urbanisation du territoire résulte une augmentation du ruissèlement et diminution de l’évapotranspiration puisque il subsiste moins d’arbres et de végétation dense. Par ailleurs le parcours de l’eau devient caché et demande donc, en cas de nécessité, une investigation plus importante.

Il existe trois situations :

  • En haut de vallée : l’urbanisation circonscrit la capacité d’infiltration des terrains.
  • En milieu de vallée : naturellement déjà peu d’infiltration, l’urbanisation y a donc tendance à augmenter fortement les flux de ruissèlement.
  • En fond de vallée : pas assez de pente que pour évacuer l’eau : l’urbanisation en fond de vallée a peu d’impacts sur le processus d’infiltration. Par contre les immeubles qui y sont construits sont exposés à des risques d’inondation plus importants.

Quels mesures compensatoires peut on mettre en place ?

  • En cas de crues, laisser déborder l’eau à des endroits choisis.
  • Le bassin d’orage n’est pas la seule solution. Un bassin d’infiltration extérieur peut par exemple être associé à d’autres usages tel que terrain de jeu (par temps sec).
  • Donner plus d’importance à la notion de réseaux.
  • Infiltrer en amont afin de faire profiter l’aval. Mieux vaut gérer là où l’eau tombe.

Conclusion :

Uccle dispose d’une situation encore favorable car l’urbanisation y est encore relativement faible. A Anderlecht par exemple la commune est très densifiée et le sous-sol est constitué essentiellement de limons ce qui permet plus difficilement d’engager des mesures efficaces.

Les hauteurs d’Uccle par contre constituent des bassins d’orage naturels qui permettent une recharge efficace de la nappe aquifère. Par ailleurs la commune à la chance d’avoir la maitrise, quasi à elle seule, de l’entièreté de trois bassin versant.

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Uccle eau dessus, eau dessous : la parole au public

Uccle, soirée du 26 mai 2011,

  • Selon certains chaque citoyen a droit à un minimum d’eau potable après quoi la quantité d’eau consommée deviendrai de plus en plus chère. Qu’en pensez-vous ?(Question adressée à Riccardo Petrella),

    Riccardo Petrella :

    L’eau finance l’eau, il s’agit d’une idée marchande à l’opposé du droit public. Publico > origine du mot : « en charge du public »…

    En Belgique en moyenne 120 litres d’eau est consommée par personne. 50 litres d’eau de bonne qualité par personne et par jour c’est pour la vie, 120 litres d’eau par jour c’est pour la dignité collective, pour pouvoir vivre décemment, après 120 litres les prix doivent augmenter plus fortement … mais ce n’est pas parce que vous allez payer que vous pouvez consommer autant que vous voulez.

    Evidemment ces barèmes doivent être fixés en fonction de la situation d’un pays. Néanmoins après 500 litres/pp/par jour vous ne pouvez plus consommer car vous rentrez dans une situation de dommages irréversibles.

    Notons que ce principe de taxation semble beau mais il est mystificateur. En effet à peu près 80% de l’eau facturée au contribuable (indirectement via les impôts) est d’usage non domestique. Le nucléaire ne paye pas, les grosses industries ne payent pas mais toutes cette eau est néanmoins facturée au consommateur.

    Notons également une situation ambiguë : la grosse industrie grande consommatrice d’eau est implantée fortement dans les pays en voie de développement là où la main d’œuvre est la moins chère, or c’est souvent dans ces pays que la crise de l’eau se fait la plus ressentir. Ainsi Nestlé possède des usines dans 46 pays du monde mais essentiellement en Asie , en Amérique Latine, etc…


  • Où peut-on consulter l’atlas des cours d’eau ?

    L’atlas des cours d’eau, constitue une entreprise du 19ième siècle. Il est souvent conservé dans les provinces. L’iBGE à repris les archives provinciales du Brabant.


  • la calibration des tuyaux tient elle compte des futurs projets ? Principe de précaution, moratoire ?

    Kevin De Bondt :

    Pas de crainte à avoir entre infiltration ponctuelle ou dispersée. Car au cours de la descente l’eau va s’infiltrer. La question de la qualité de l’eau est importante aussi. Chaque nouveau lotissement doit prévoir des mesures compensatoires.

    Thomas Gossens :

    Des bassins d’orage seront imposés pour tout nouveau projet de lotissement.

    Kevin De Bondt :

    Le problème des règlements régionaux : fixent les mêmes règles pour tout le monde. Il faudrait trouver un mécanisme juridique pour différencier selon les caractéristiques locales. Il existe souvent un décalage entre les gens qui sont inondés et les gens qui se situent en amonts. _

  • Pourquoi ne prévoit-on pas lors de toutes nouvelles installations d’égouts, deux tuyaux afin de séparer les eaux claires des eaux usagées ?

    Kevin De Bondt :

    Deux tuyaux en sous-sol n’est pas nécessairement la bonne solution. Il serait parfois plus efficace de prévoir un réseau séparatif en surface.

    Thomas :

    La commune conseille, dans les quartiers où sont installés de nouveaux égouts de récupérer les puits perdus pour y évacuer les eaux claires.


  • En France on ne peut pas imaginer que l’eau de pluie aille à l’égout. Hydrobru n’est pas réactif à nos appels. En Région Bruxelloise on sépare toutes les compétences.

    Dominique Nalpas :

    Un des objectifs des Etats Généraux de l’eau est de réclamer la fin d’une gestion éclatée, morcelée de l’eau. Et si on travaillait les alternatives plutôt que de mettre en place une grosse machine lourde à gérée et éloignée du citoyen ? Flagey (1ère crise), Aquiris (seconde crise) ont révèle les limites du système du partenariat privé public (PPP) > l’eau doit rester un bien commun, sa gestion doit être participative.


  • Dans notre quartier il existe un projet de construction sur un terrain en pente, que doit-t-on réclamer en matière d’eau ?

    Kevin :

    C’est davantage la stabilité du sol auquel il s’agit d’être attentif : Cette question est récurrente dans le cas de l’urbanisation d’anciennes sablières.

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Visite commentée de la Forêt de Soignes.

Le dimanche 02 octobre 2011 : l’ACQU vous invitait à découvrir la hêtraie cathédrale à travers un parcours cycliste commenté !

On l’oublie trop souvent : La forêt de Soignes s’étend sur 21% du territoire Ucclois (475ha). Il va sans dire que le devenir controversé de ce massif forestier et notamment du maintien ou non de son aspect « Hêtraie cathédrale », est donc sensé intéresser les ucclois (et autres brabançons) au plus haut degré.

La visite fut l’occasion de percevoir la forêt de Soignes sous différents aspects (histoire, biodiversité, paysage culturel, espace récréatif, …) tout en abordant la question complexe de son devenir. Elle a permis également de profiter des premières couleurs splendides de l’automne. Le parcours, d’une grosse 20aine de kilomètres rejoindra nous a mené jusqu’au domaine Solvay à la Hulpe.

>>> Plus d’infos concernant la Hêtraie Cathédrale ?

janvier 2012 - Rue du Bourdon 165 : demande de certificat d’urbanisme - Note explicative

Rue du Bourdon 165 : demande de certificat d’urbanisme pour la construction d’un immeuble à 8 appartements sur une parcelle non bâtie (Nos. Ref. BO 879) NOTE EXPLICATIVE

La parcelle est située en zone mixte au Pras, ces zones sont affectées au logement. Le terrain n’est pas compris dans un PPAS ni dans un lotissement.

Le quartier est essentiellement résidentiel. La rue est longée par des habitations, et des activités productives se situent en intérieur d’îlot. Ce tronçon de la rue du bourdon est bordé par le chemin de fer et la gare du Moensberg se trouve à 500 mètres vers le sud. Le terrain se situe en about d’une série de maisons groupées, et la rue n’est ensuite plus bâtie sur prés de 1km en direction ä de la commune de Linkebeek. En effet, elle est bordée par le chemin de fer d’un côté et par le cimetière de Saint-Gilles de l’autre.

Le site se trouve à la porte de la Région Bruxelloise et, en quelque sorte, il en marque l’entrée.

Le terrain a la particularité d’avoir une forme triangulaire et d’être en pente depuis la rue vers l’arrière du site. Au sud-ouest, il est bordé par le chemin piéton et cycliste n° 122 (le Linthoutweg) qui relie la rue du Bourdon à la rue de Calevoet. Le cimetière de Saint Gilles se trouve de l’autre côté du chemin. Celui-ci est bordé par un haut mur d’enceinte. Les vues sont donc très dégagées au sud-ouest de par la pente du terrain mais également de par l’absence de construction haute dans le cimetière.

La parcelle présente une déclivité importante (± 7m) entre le haut du terrain (angle Bourdon - Linthoutweg) et son point le plus bas (fond du terrain le long du Linthoutweg). Cette pente rend l’aménagement d’un jardin compliqué car largement en contrebas du niveau de la rue et donc difficilement accessible.

Enfin, le terrain est actuellement inutilisé et une végétation spontanée sans grand intérêt paysager s’y est développée avec le temps. Celle-ci est principalement constituée d’acacias de différentes tailles. On y trouve également un saule à front de rue et l’un ou l’autre érable. Le saule ainsi qu’un grand nombre d’acacias sont penchés, menacent ou sont tombés. En périphérie, les arbres sont tordus et surplombent l’espace public.

LE PROJET

La localisation du terrain en entrée de ville, le cadre résidentiel environnant, sa forme triangulaire et ses particularités topographiques ont conduit à la mise au point d’un bâtiment d’about comprenant B appartements.

Le bâtiment s’implante dans la suite logique des constructions en ordre semi-ouvert de la rue du Bourdon, à savoir un ensemble construit d’une trentaine de mètres de long, l’équivalent de 5 maisons unifamiliales.

Le projet respecte les distances de recul présentes dans le quartier. L’alignement avant est conservé et les reculs latéraux sont de 4 mètres.

Le gabarit projeté est également similaire à celui des bâtiments de la rue (R+2+T). Les niveaux sous corniche de la rue correspondent à la hauteur de la façade du projet. L’étage en retrait de la toiture se calque sur le gabarit des toitures voisines, tant en profondeur que latéralement au Nord. Seuls deux bow window qui suivent la pente de la rue animent la façade avant. Ce jeu d’avancées et la présence d’un retrait dans le plan de la façade permettent de conserver un rythme vertical dans la rue, même si le bâtiment en représente l’aboutissement.

Le projet s’affirme en effet comme bâtiment d’about, et ce notamment par l’ajout d’un étage supplémentaire au Sud. Ce troisième étage suit l’ascension de la rue qui, d’un côté à l’autre du terrain, présente une déclivité de près de 2.50 mètres.

La volumétrie arrière du bâtiment s’inspire du jeu des courbes de niveau de la pente du terrain. Les retraits dégressifs des étages et le jeu changeant de l’inclinaison des façades arrière animent le bâtiment et offrent des grandes terrasses bien orientées et à la vue dégagée. Certaines parties de ces terrasses sont aménagées en toiture verte afin de préserver une distance de confort entre les occupants.

A l’arrière du bâtiment, le parking est enterré et offre également des terrasses aux appartements du rez de chaussée qui n’ont pas d’accès direct au niveau naturel du terrain en contrebas.

Le rez-de-chaussée présente une profondeur de 13m. ll dépasse de 2.80m l’alignement arrière du voisin de droite. Il est toutefois à noter que certaines maisons disposent d’annexes à l’arrière qui ont la même profondeur que celle du rez projeté. Les étages supérieurs sont dégressifs en profondeur. Le premier étage s’aligne sur la façade arrière du voisin de droite tandis que le deuxième présente un retrait d’alignement de ±1m.

Une rampe extérieure donne accès au parking enterré. Celle-ci longe le Linthoutvreg à une distance de 1.50 m, ce qui permet d’y planter un écran végétal constitué de végétation basse et d’arbres palissés. La rampe et l’accès piéton sont traités de manière perméable (bufierklinker par exemple).

Des jardins privatifs sont aménagés dans la zone de recul avant et au Nord. Ils sont cloturés par une haie. Au Sud, la zone de recul accueille un arbre à haute tige qui marque l’angle du terrain. Le Linthoutmreg est bordé d’une haie vive et d’arbres palissés, le tout formant un écran végétal à double hauteur. Enfin, l’arrière du terrain est aménagé en aire de jeu commune. Celle-ci profite de la déclivité du terrain par un aménagement en terrasses et des plantations d’arbustes dans l’esprit du bosquet existant.

LE RÈGLEMENT RÉGIONAL D’URBANISME

Titre 1 Chapitre 2 - Section 2 : Article 7 : « Hors sol, la construction est implantée à une distance appropriée des limites du terrain compte tenu du gabarit des constructions qui l’entourent, de son propre gabarit, du front de bâtisse existant et de la préservation de l’ensoleillement des terrains voisins. »

La zone de recul avant est identique à celle des constructions environnantes. Les zones de recul latérales sont également identiques à celles des constructions voisines. Seule la rampe d’accès au garage enterré est située le long du chemin piéton, mais elle est dissimulée derrière diverses plantations (clôture + haie vive + arbres palissés). « La construction en sous-sol est soit recouverte d’une couche de terre arable de 0.60 mètre au moins sur toute la surface qui n’est pas construite hors sol, soit aménagée en terrasse. »

La toiture de la construction en sous-sol est aménagée en terrasse. Elle est verdurisée aux endroits où elle n’est pas accessible.

Article 8 : « La hauteur des constructions ne dépasse pas la moyenne des hauteurs de constructions sises sur les terrains qui entourent le terrain considéré, … »

Le gabarit projeté est similaire à celui des bâtiments de la rue (R+2+T). Les niveaux sous corniche de la rue correspondent à la hauteur de la façade du projet. Le projet s’affirme comme bâtiment d’about, et ce notamment par l’ajout d’un étage au Sud. Ce troisième étage suit l’ascension de la rue qui, d’un côté à l’autre du terrain, présente une déclivité de près de 2.50 mètres. Cet élément saillant ne dépasse pas les 113 de la largeur totale de façade.

Chapitre 4 - Article 13 : « La zone de cours et jardins comporte une surface perméable au moins égale à 50% de sa surface. »

Si l’on tient compte d’une profondeur de construction de 13 mètres, la surface de cour et jardins est de 405 m2. L’emprise du sous sol dans cette zone est de 84 m2, y compris la zone couverte devant la porte de garage, soit à peu près 20 % de la zone ce qui est largement inférieur à la prescription du RRU.

MATÉRIAUX DE FAÇADE

Les matériaux de façade projetés sont sobres, efficaces et contemporains.

Les façades pleines sont recouvertes d’un enduit sur isolant de teinte gris clair. En façade avant, le retrait qui marque la verticalité de l’ensemble est traité dans une couleur légèrement plus sombre. Ce matériau léger ne nécessite pas de reprises de parement au-dessus des grandes baies de la façade arrière. Ceci permet de limiter les ponts thermiques, les risques d’infiltration et de faciliter la mise en œuvre des façades.

Les châssis sont en bois peint et équipés de vitrages super isolants.

Des éléments de remplissage en bois sont prévus entre les fenêtres. Le bois sera de ton naturel et non traité. En façade arrière, il souligne l’horizontalité de l’aménagement en terrasse et leur donne une tonalité chaleureuse. A l’avant, il offre une variété ludique à la façade.

Rue Geleytsbeek (244) : demande de permis d’urbanisme pour la construction d’une maison unifamiliale

- Travaux envisagés : Demande de permis d’Urbanisme pour la construction d’une maison unifamiliale

- Motifs de l’enquête : Application de la prescription générale 0.6. du PRAS (actes et travaux portant atteinte aux intérieurs d’îlots)

- Demande de permis d’urbanisme n° : 16- 40178 - 2011

- Enquête publique n° : 283/11

- Situation : Rue Geleytsbeek (servitude à droite du 244)

- Demandeur : Mademoiselle Lescot Coline

Télégargez : les caractéristiques chiffrées du projet

Il y a deux moyens possibles pour faire entendre son avis : soit par courrier jusqu’au 18 janvier 2012, soit verbalement lors de la commission de concertation du 1er février. Les courriers doivent être adressés au Collège soit par mail (urbenv@uccle.be) soit par poste (Administration communale, place Jean Vander Elst, 29, 1180 Uccle.) La commission de concertation se réunira le mercredi 1er février. L’heure sera précisée ultérieurement et communiquée à ceux qui ont exprimé l’intention d’être présent. La séance est publique.

Avenue des Statuaires 135:Demande de permis d’Urbanisme pour la construction d’un immeuble de 2 logements

Avenue des Statuaires 135 : demande de permis d’Urbanisme pour la construction d’un immeuble de 2 logements.

- Motifs de l’enquête :
Dérogation à l’article 4 du titre I du RRU (profondeur de construction)
Dérogation à l’article 5 du titre I du RRU (hauteur de la façade avant)

- Demande de permis d’urbanisme n° : 16 - 40152 - 2011

- Enquête publique n° : 001/12

- Situation : Avenue des Statuaires 135

- Demandeur : ATLA scprl

Il y a deux moyens possibles pour réagir à ce dossier : soit par courrier jusqu’au 23 janvier 2012, soit verbalement lors de la commission de concertation du 08 février 2012. Les courriers doivent être adressés au Collège soit par mail (urbenv@uccle.be) soit par poste (Administration communale, place Jean Vander Elst, 29, 1180 Uccle.) La commission de concertation se réunira le mercredi 08 février. L’heure sera précisée ultérieurement communiquée à ceux qui ont exprimé l’intention d’être présent. La séance est publique.

TOUCHE PAS A MES TRANSPORTS PUBLICS !

Pour un retour à un véritable service public...

...participez à la deuxième « Assemblée bruxelloise des usagers et des travailleurs des transports collectifs »

Suppression de trains et de bus, retards et accidents, augmentation des tarifs et des contrôles, suppression d’emplois, perte d’acquis sociaux, sous-traitance à des firmes privées…

Force est de constater que l’actualité des transports en commun, qu’ils soient régionaux ou nationaux, ne profite ni aux usagers, ni aux travailleurs. Et ne garantit pas le droit à la mobilité pour chacun.

Ce jeudi 26 janvier nous parlerons de :

  • la fermeture des guichets prévue aux gares de Schaerbeek et de Calevoet ;
  • la possibilité de mener des actions concrètes et conjointes entre usagers et travailleurs ;

D’autres sujets pourront être abordés tels que :

  • la diminution des fréquences ;
  • la possible déviation des trains en provenance de Calevoet vers la gare de l’Ouest.
  • la plus-value réelle du RER pour les bruxellois et les Ucclois
  • etc...

QUAND ? Le jeudi 26 janvier de 17h30 à 19h30.

Où ? Rue Plétinckx, 19 à 1000 Bruxelles.
Encore plus d’info ?

photos2012

Exposition et concours photographique "Portraits d’Uccle"



Braquons nos objectifs sur l’humain : La première richesse d’une ville c’est sa population. Nous voulons valoriser ces personnes qui, par leur travail, par leur activité collective ou individuelle contribuent à l’atmosphère de nos rues.

VERNISSAGE LE SAMEDI 9 JUIN 2012 à 12H.

Maison des Arts, rue du Doyenné.


Présentation du concours

Règlement et formulaire de participation

Il n’y a pas que des renards* qui rodent rue Geleytsbeek

Article paru dans la Lettre aux habitants n° 70, décembre 2011.


*Les renards ... allégation invoquée par certains

Depuis que les jeunes du Lycée Français peuvent acheter dans le quartier sandwichs, potages minutes, plats, ... notre quartier ressemble à un dépotoir. Bonne idée pour ceux que la cantine rebute,

Mauvaise idée pour le voisinage. Dès midi, nous héritons des détritus divers, sur le trottoir, dans les espaces privés et même dans les boîtes aux lettres. En rentrant chez eux, de nombreux habitants doivent ramasser les déchets traînant devant chez eux.

Est-ce bien utile d’apposer un panneau demandant aux passants de respecter leur environnement ?

Certains ne savent sans doute pas lire …

De même, malgré la signalisation, la limitation de vitesse à 30km/h est bien trop souvent ignorée. Or, au volant de gros 4X4 ou autres véhicules pressés, ce sont des conducteurs bien souvent en âge d’être parents. Des sans-gêne stationnent n’importe où, se moquant des embarras qu’ils occasionnent.

Ne pourrions-nous attirer l’attention de nos responsables communaux et de la direction du Lycée sur ces inconduites ?

Ne pourrions-nous obtenir pour notre quartier un minimum de signalisation de vitesse et bien sûr des contrôles …

A l’heure où j’écris ces quelques lignes, ce sont les vacances de Toussaint et notre quartier retrouve sa quiétude.

Pour quelques jours seulement. J’adore les vacances scolaires ! Une habitante (découragée) parmi d’autres …

Béatrice Le Paige

ENQUÊTE : QUELLE MOBILITÉ A UCCLE D’ICI 2018 ?

A l’attention des Comités de quartier, des Antennes de quartier membres et de tous autres sympathisants de l’A.C.Q.U.

A l’attention des associations invitées,


Chers sympathisants,

Au fil des derniers numéros de la Lettre aux Habitants, revue éditée par l’A.C.Q.U., chacun a pu observer l’importance toujours plus grande accordée au thème de la mobilité.

Nos dernières assemblées générales annuelles ont également suscité parmi vous un nombre croissant de réactions sur ce thème.

L’année prochaine, les élections communales d’octobre 2012 seront l’occasion de porter le débat auprès de ceux qui solliciteront notre confiance pour une nouvelle législature de 6 années, jusqu’en 2018.

A l’approche du précédent scrutin, nous avions publié en 2004 un fascicule intitulé La Mobilité à Uccle : Proposition en faveur d’un projet de ville et de déplacement durable (pour consulter ces documents veuillez cliquez sur le texte surbrillé en orange). Cet important travail de réflexion, suggérant par la même occasion certaines interventions concrètes, avait pour but d’influer autant que possible sur l’adoption, cette année-là par les autorités uccloises, du Plan Communal de Mobilité.

A l’époque (2006), nous nous étions montrés déçus des mesures finalement adoptées et avons donc, via notre Groupe de travail Mobilité publié un opuscule le faisant remarquer.

En 2009, soit à mi-mandat, nous faisions encore le point sur la mise en œuvre de ce plan. Nous n’étions pas plus enthousiastes. Cet article est consultable au sein du n° 60 de la Lettre aux habitants.

Aujourd’hui, la fin de la législature approche. Quatre démarches nous paraissent devoir être entreprises :

  • 1. Évaluer comment le plan communal (que nous jugions « minimaliste ») a été réalisé sur le terrain.
  • 2. A partir de l’évolution de la situation dans la commune et des changements de mentalité en cours, redéfinir les principes directeurs qui guident notre action et les concrétiser en terme de revendications claires et précises sur le terrain, planifiées sur la période 2012-2018.
  • 3. Diffuser nos conclusions.
  • 4. Interpeller les formations politiques et les acteurs de la vie publique, les inviter à débattre et prendre position et communiquer leurs points de vue auprès de la population.

Nous souhaitons associer les Comités de quartier et Antennes de quartier à ce programme d’actions. C’est pourquoi nous vous invitons à participer à une première rencontre de réflexions le mardi 13 décembre 2011 qui aura pour objectif de vous permettre d’exprimer tant vos constats que vos propositions.

Vous trouverez ci-dessous un document préparatoire (publié en plusieurs parties) afin de vous aider à structurer vos réflexions et à préparer l’organisation des débats.

Par ailleurs et si vous le désirez, nous vous invitons aussi à rejoindre notre Groupe de travail Mobilité, actif depuis 2002 déjà, qui effectuera le travail de base nécessaire à l’élaboration des textes et des propositions. Il se réunit +/- une fois par mois au domicile de notre administratrice Nicole Dussart. Pour participer à ses réunions, envoyez-lui un mail à l’adresse suivante : nicole.dussart@skynet.be.

En fonction de l’avancement de ses travaux, nous inviterons tous les comités et antennes membres, ainsi que d’autres associations, à une seconde soirée de débats avant que le Conseil d’administration n’adopte définitivement les positions présentées.

Nous espérons que ces propositions vous agréeront et surtout vous donneront envie de nous rejoindre pour développer ensemble cette action citoyenne.

Au plaisir de vous retrouver bientôt,

Le Président

Bernard JOURET


Adresse du jour : Salle paroissiale à côté de l’église du Précieux-Sang, Rue du Coq à Uccle

Heure et date : Mardi 13 décembre à 20h00.

PS : Un bar sera à votre disposition pour vous désaltérer et vous inspirer durant et après la réunion. Pour des motifs de bonne organisation, nous vous remercions de bien vouloir communiquer votre participation à cette soirée, ainsi que le nombre de personnes qui représenteront votre comité, antenne ou association.

Contacts : Nicole Dussart - Bosveldweg 67 - 02.374.23.00. – nicole.dussart@skynet.be Alain Thirion – rue de Linkebeek 39A – 02.376.11.49. – athirion58@gmail.com


DOCUMENT PRÉPARATOIRE EN VUE DE LA RENCONTRE DU MARDI 13 DÉCEMBRE PROCHAIN.

Nous vous invitons, afin de structurer et de simplifier la rencontre du 13 décembre prochain, de formuler vos réflexions et remarques via le ou les formulaire(s) à télécharger ci-dessous (selon les sujets qui vous intéressent) et de nous le renvoyer pour le 30 novembre au plus tard (soit par e-mail à nicole.dussart@skynet.be soit par courrier postal à : Nicole Dussart - Bosveldweg 67, 1180 Uccle).

QUELLE MOBILITÉ A UCCLE D’ICI 2018 ?

- 1. Priorités en matière de mobilité : doc PDF/doc Word.
- 2. L’automobile : doc PDF/doc Word.
- 3. Le vélo : doc PDF/doc Word.
- 4. La marche à pied : doc PDF/doc Word.
- 5. Les transports en commun : doc PDF/doc Word.
- 6. Et dans votre quartier : doc PDF/doc Word.

- Document dans sa totalité (doc PDF).


Merci pour votre participation et au plaisir de vous voir nombreux le 13 décembre prochain !

Le dimanche 18 septembre 2011 : Rallyons Uccle !

Comme en 2010, à l’occasion de la journée sans voiture (du dimanche 18 septembre 2011), l’ACQU proposait de (re)découvrir Uccle à vélo ! Lors de cette édition notre association avait choisi d’associer son évènement au « Rallyons Uccle » organisé à l’initiative de la Commune. En a résulté ainsi un rallye mixte qui permettait de parcourir les espaces publics, à pied comme à vélo, tout en apprenant et en s’amusant.

Quatre boucles à vélo

Les quatre boucles, qui pouvaient-être parcourues à l’aide d’un dépliant-guide, permettaient aux cyclistes (du quotidiens ou du dimanche), de découvrir ou redécouvrir les paysages variés et insolites de notre Commune. En outre, chacune des boucles fut guidée et commentée respectivement à son tour par les soins d’Enguerrand DAVID, le permanent de l’ACQU.

Participez au tour des tours !

Par ailleurs nous invitions les participants à repérer et reconnaitre tout au long des quatre boucles différentes tours et tourelles. Un formulaire spécifique était distribué le jour même. Une remise de prix eu lieu le 18 octobre à la maison communale d’Uccle.

Rallyons Uccle !

Le parcours central du rallye, d’une longueur de 6,8 km, put, lui également, être réalisé à pied ou à vélo avec l’aide d’un livret-questionnaire. Différents stands jalonnaient la boucle, qui furent autant d’occasion de passer de petites épreuves en famille. Une dégustation de produits issus du commerce équitable étaient également prévue, ainsi que la possibilité de réaliser une partie de la boucle en calèche.

Les questions, ludiques et abordables par tous, portaient sur la toponymie (étude du nom des lieux), le relief, les cours d’eau, l’énergie, l’architecture, le développement durable, l’histoire, les personnages célèbres …

Demande de permis d’environnement pour l’exploitation de 21 places de parking en plein air au Moensberg

L’enquête publique pour ce dossier (demande de permis d’Environnement) à eu lieu entre le 29 aout et le 12 septembre 2011. Demandeur : SLRB (Société de Logement de la Région Bruxelloise)

Téléchargez ci-dessous la lettre (PDF) écrite par le comité local (Vallée du Linkebeek) en réaction à cette enquête. La lettre est organisée en deux parties : La première concerne l’objet de l’enquête publique à proprement parler : la demande de permis pour les 21 places de parking en plein air. La deuxième partie de la lettre : quelques considérations diverses concernant le projet immobilier dans son ensemble.

PDF - 170.2 ko

Ci-dessous quelques vues graphique de l’ensemble tel que projeté :

Quel téléphone mobile acheter ?

Lorsqu’on achète un téléphone mobile, il faut regarder la valeur du débit d’absorption spécifique (DAS) inscrit sur l’emballage. Ce paramètre est en rapport avec l’effet thermique produit par l’appareil. La valeur du DAS varie avec chaque appareil. Elle peut, par exemple, être de 0,46 W/Kg pour un Panasonic X70, et de 1,41 W/Kg pour un Sony Ericsson 21010 modéle 3G s‘ ? Dans la catégorie d’appareils que l’on veut acquérir, il faut donner sa préférence à l’appareil qui présente la valeur la plus basse de DAS.

EN PRATIQUE, QUE FAIRE ?

Se protéger contre les effets des micro-ondes fait partie de la lutte générale contre les rayonnements électromagnétiques générés par les technologies inhérentes à notre société. La liste de conseils que nous donnons ici n’est certainement pas complète et chacun pourra rechercher dans d’autres publications ou auprès de spécialistes ce qui convient le mieux à son cas particulier.

Comment se protéger des antennes de téléphonie mobile ?  [1]

  • Lorsqu’une enquête publique est ouverte concernant l’installation d’une antenne dans son environnement, il est souhaitable de manifester individuellement ou collectivement son désaccord. Il est plus facile d’empêcher une antenne de s’installer que de faire supprimer une antenne déjà installée.
  • Il faut éviter de mettre dans les pièces à vivre de grandes surfaces métalliques, de grands miroirs et des structures métalliques trop volumineuses sur lesquelles se réfléchissent les micro-ondes, augmentant ainsi la densité du champ électromagnétique.
  • Toute structure métallique devrait être reliée à la terre. Il vaut mieux placer son fauteuil et son lit à distance des fenêtres. Les valeurs de champ dues aux micro-ondes extérieures augmentent nettement lorsqu’on s’approche des fenêtres car les vitres et même les doubles vitrages protègent moins bien des micro-ondes que les murs.
  • Des lits à armature en bois sont préférables à des lits à armature métallique. Une bonne installation électrique avec câbles blindés et mise à la terre peut faire diminuer la valeur des champs électromagnétiques des micro-ondes à l’intérieur de l’habitation. Les micro-ondes sont en effet aussi véhiculées par les câbles électriques qui entrent dans la maison. Une bonne prise de terre permet aux courants parasites d’aller à la terre.
  • Porter des vêtements et sous-vêtements confectionnés avec des fibres naturelles (laine, coton, soie, lin, chanvre...) est souhaitable afin d’éviter une accumulation d’électricité statique sur le corps.
  • Des doubles vitrages protègent mieux des micro-ondes que des vitrages simples. Des doubles vitrages avec un film métallique ainsi que des volets et stores métalliques peuvent être une protection contre un rayonnement extérieur de micro-ondes, celui-ci se réfléchissant en grande partie sur ces surfaces. Mais si des micro-ondes entrent dans la maison par d’autres endroits que par les fenêtres et les portes, par exemple si elles entrent en traversant la toiture ou des murs minces, elles peuvent venir se réfléchir sur la surface interne de ces vitrages ou de ces volets et stores et augmenter le champ électromagnétique à l’intérieur de l’habitation. De même s’il y a dans la maison des sources de micro-ondes, celles-ci peuvent venir se réfléchir sur la surface interne de ces vitrages ou de ces volets et stores et augmenter le champ électromagnétique à l’intérieur de l’habitation. Le bénéfice de ces vitrages comprenant un film métallique ou de ces volets et stores métalliques doit être examiné au cas par cas.
  • Interposer entre l’antenne et son habitation des rideaux végétaux, arbres ou buissons, qui absorberont en partie les micro-ondes, est une très bonne chose.
  • Enduire d’une ou de plusieurs couches d’argile les murs intérieurs de la maison est une mesure de protection réelle. Une couche d’argile de 3 cm d’épaisseur réduit la densité de puissance d’un champ électromagnétique de micro-ondes.
  • Des firmes spécialisées dans la protection contre les micro-ondes proposent des rideaux, des couvertures, des tapis muraux ou de sol qui atténuent les micro-ondes. L’efficacité de ces systèmes dépend de nombreux facteurs [2].
  • Il existe aussi sur le marché des appareils ou gadgets que l’on peut mettre dans sa maison ou sur le site d’antennes et qui auraient la propriété d’enlever le côté « délétére » du rayonnement des micro-ondes. Ces appareils et gadgets méritent une étude approfondie [3] [4].

Comme chaque cas est particulier il n’existe pas de solution standard pour se protéger des antennes de la téléphonie mobile. Lors du choix d’une habitation il est bon de faire attention aux points suivants :

  • Si cela est possible, il faut choisir un lieu d’habitation éloigné de sites d’implantation d’antennes.
  • Une habitation qui n’est pas située dans l’axe d’une antenne est certainement préférable à une habitation située dans l’axe d’une antenne.
  • Il vaut mieux ne pas habiter un appartement qui se trouve juste à hauteur d’une antenne et il est préférable d’éviter les immeubles qui ont une antenne sur leur toit.
  • Une maison aux murs épais et pourvue de bonnes caves est un meilleur choix qu’une maison aux murs minces et dépourvues de caves. Les murs font en partie écran aux micro-ondes qui, en les traversant, perdent de leur énergie. La terre fait également écran aux micro-ondes, ce qui a pour conséquence que, dans une cave, la densité de puissance mesurée est nettement moindre que celle mesurée au rez-de-chaussée ou aux étages. La cave peut donc être un lieu-refuge.

[1] Extrait de Jean PILETTE, "Antennes de téléphonie mobile, technologies sans fil et santé", Belgique, 2008, pp. 46-47.

[2] AARONIA http://www.electrosmog.de

[3] ALPHYSIS. Biophysical Systems, Oscillateurs magnétiques de compensation (CMO) http://www.alphysis.com

[4] Site PROSEANTEL http://www.prosantel.net

Quelques facteurs influençant l’exposition d’un lieu aux ondes des antennes de téléphonie mobile.

La densité de puissance du champ électromagnétique d’un lieu exposé aux micro-ondes d’une antenne dépend de plusieurs facteurs [1].

  • Un premier facteur est la distance entre le lieu considéré et l’antenne. Plus cette distance est grande, plus les micro-ondes auront perdu de leur puissance en atteignant ce lieu. Le long de ce trajet des obstacles peuvent s’interposer, soit qu’ils freinent le passage des micro-ondes, comme des bâtiments ou des arbres, soit qu’ils dévient ou renvoient les micro-ondes en les amplifiant, comme des objets ou des structures métalliques [2].
  • Un second facteur est l’altitude du lieu par rapport à l’altitude de l’antenne. C’est ainsi que des maisons situées dans des creux par rapport à une antenne reçoivent moins de rayonnement de celle-ci que les maisons situées à la même altitude que l’antenne.
  • Un troisième facteur est la direction de l’antenne par rapport au lieu en question. Si le lieu est situé dans l’axe de l’antenne, il est exposé à un rayonnement plus intense que s’il n’est pas situé dans cet axe.
  • Un quatrième facteur est le moment de la journée et de l’année. Les valeurs d’exposition sont en effet fonction du nombre de communications transitant par la station relais. Leur nombre est plus élevé à certains moments de la journée et à certaines périodes de l’année qu’à d’autres.

Le lecteur intéressé pourra trouver au chapitre XVII (Annexe1), quelques résultats de mesures illustrant ces facteurs.

Dans les rapports préalables à l’installation d’antennes de téléphonie mobile, les évaluations de l’exposition de la population aux micro-ondes qu’émettront ces antennes se basent sur des calculs. Ces calculs tiennent compte des antennes à venir, et, peut-être, des antennes déjà présentes sur le site, mais ne se préoccupent pas des autres champs électromagnétiques auxquels la population est déjà soumise. Avant d’installer des antennes il serait nécessaire d’effectuer des mesures de champ électromagnétique prés des habitations des futurs riverains de ces antennes, de signaler ces mesures dans les demandes de permis de bâtir des antennes et d’en tenir compte pour calculer quelle sera la densité de puissance globale du champ électromagnétique auquel sera soumise la population après l’installation des nouvelles antennes.

Mais, comme nous l’avons déjà fait remarquer, les normes officielles belges sont actuellement tellement élevées qu’elles seront toujours et sans aucun effort respectées par les constructeurs d’antennes, même si d’autres sources de pollution électromagnétique existent déjà prés des sites des futures antennes. (…) Le problème primordial est donc un problème législatif, celui de fixer des normes compatibles avec la santé de la population.

[1] Extrait de Jean PILETTE, "Antennes de téléphonie mobile, technologies sans fil et santé", Belgique, 2008, pp. 26-27.

[2] SANTINI R., « Les téléphones cellulaires et leurs stations relais : risques pour la santé. » Presse Méd. 1999 Nov.6 ; 28(34) : 1884-1886. Institut National des Sciences Appliquées, Laboratoire de Biochimie-Pharmacologie, Villeurbanne.

rejet d’une demande de permis pour l’installation d’une antenne GSM

(BELGA - 11/06/09) Le tribunal de première instance de Gand a rejeté le 18 mai dernier une demande de permis pour l’installation d’une antenne GSM en reconnaissant une incertitude sur les conséquences que les ondes pourraient avoir sur la santé des riverains requérants.

L’association « Beperk de Straling », qui a soutenu les requérants, espère que ce jugement marquera une avancée dans la reconnaissance par la Justice belge de la nocivité potentielle des antennes GSM sur la santé publique.

C’est la SNCB Holding qui avait demandé d’ériger cette antenne, une demande contre laquelle se sont dressés deux couples de riverains de la Drongenstationstraat, à Drongen (Gand).

« Le tribunal a clairement établi que les pouvoirs publics, lorsqu’ils doivent décider de l’autorisation d’ériger une antenne GSM, doivent prendre en compte le risque pour la santé et la nuisance environnementale, et pas seulement les aspects visuels », se réjouit Jan Allein, porte-parole de l’association qui a soutenu les requérants.

Dans son jugement, le tribunal se réfère à la décision d’un juge de paix en 2000. « Tant qu’il n’est pas prouvé scientifiquement que les rayonnements ne sont pas dangereux, il faut reconnaître qu’ils peuvent l’être », a indiqué le juge. L’association espère que ce jugement fera jurisprudence.

A noter que le refus a aussi été motivé par la gêne paysagère et la réduction de valeur des propriétés environnantes qu’entraînerait l’érection de l’antenne.

Source : LE SOIR, 11 juin 2009

Chaussée de Waterloo : DÉMOLITION D’UNE VILLA "BELLE EPOQUE" ET CONSTRUCTION D’UN IMMEUBLE DE 5 APPARTEMENTS + COMMERCE

Libellé de l’enquête :

DEMANDE DE PERMIS D’URBANISME POUR LA DÉMOLITION D’UNE VILLA, LA CONSTRUCTION D’UN IMMEUBLE DE 5 APPARTEMENTS ET COMMERCE

Motif de l’enquête  :

Application de la prescription générale 0.12 du PRAS (Plan Régional d’Affectation du Sol) : Modification (totale ou partielle) de l’utilisation ou de la destination d’un logement ou démolition d’un logement. Demande de dérogation à l’art.11 du titre 1 du RRU (Règlement Régional d’Urbanisme) en matière d’aménagement de la zone de recul ;

Demande de dérogation à l’art.12 du titre 1 du RRU en matière de maintien d’une surface perméable .

Motifs de l’avis de la Commission  :

Application de l’art 207 §1 al.4 du COBAT (code Bruxellois de l’Aménagement du Territoire) : Bien à l’inventaire.

Adresse  : Chaussée de Waterloo 1421 à Uccle

Demandeur  : Monsieur Waucquez Loïc / Les Foyers Réunis repr. S.A. Waukint S.A.

Début enquête : 28/08/2011

Fin enquête : 12/09/2011

Commission de Concertation : 28/09/2011

Téléchargez ICI le descriptif détaillé du projet (document PDF).

videos orage saint job

Ces vidéos amateurs témoignent des flots dans la vallée de la chaussée de Saint Job

Orage du 18 août 2011 :










Orage du 23 août 2011 :

http://www.youtube.com/watch?v=yitA...
http://www.youtube.com/watch?v=B37F...
http://www.youtube.com/watch?v=FR9_...
http://www.youtube.com/watch?v=rHKr...
http://www.youtube.com/watch?v=RmYM...

http://www.youtube.com/watch?v=MAbi...
http://www.youtube.com/watch?v=CfFQ...
http://www.youtube.com/watch?v=C1oY...
http://www.youtube.com/watch?v=cW6u...
http://www.youtube.com/watch?v=_pfO...

http://www.youtube.com/watch?v=26oy...
http://www.youtube.com/watch?v=X0kK...
http://www.youtube.com/watch?v=hekd...
http://www.youtube.com/watch?v=NAak...
http://www.youtube.com/watch?v=zlRe...

eau

EAU SECOURS !

Cartes (toute provisoire !) des habitations uccloises touchées par les inondations suite aux orages des 18 et 23 août 2011
En bleu, les sinistrés du 18 août. En jaune, ceux du 23.

Pour avoir la carte en grand format, cliquez sur le lien sous l’image.


Afficher Inondations 08 2011 Uccle sur une carte plus grande

Pour signaler vous-aussi les problèmes que vous avez rencontrés, veuillez compléter notre enquête / sondage / mobilisation.

Quelques commentaires laissés par nos internautes :


J’ai connu ce pavillon dans les années 195-1956. Le terrain servait aux activités sportives hebdomadaires de l’École Normale Charles Buls, que je fréquentais. Si le pavillon pouvait être intégré dans un projet urbanistique, il constituerait un témoin bienvenu et esthétique de l’ancienne fonction du lieu.


Des milliers de petits Bruxellois gardent le souvenir de cette maison attenante à la plaine de jeux où ils passaient des vacances "au grand air". Elle reste dans la mémoire du quartier et ne doit pas la quitter


Les nouveaux immeubles-barres portent atteinte à l’esthétique de l’environnement ainsi qu’à la qualité architecturale originelle de la maison des éclaireurs. Il faut intégrer et mettre en valeur ce bâtiment dans le cadre des nouvelles constructions dont l’esthétique est souvent d’une banalité affligeante.


Je prie instamment, tant le promoteur BPI et son architecte que les autorités communales et régionales à considérer avec la + vive attention le maintien de l’ancien bâtiment scolaire sous revue. L’inclusion de ce charmant bâtiment - caractéristique de son époque - ne manquera pas d’améliorer la qualité esthétique du site et ainsi le bien être des ses habitants et de tous ceux qui seront amenés à s’y rendre. Sa protection constituerait, de la part du promoteur, un signe fort quant à la qualité de l’ensemble du projet à mettre en œuvre.


BPI se livre à une dégradation volontaire du chalet qui est laissé portes et fenêtres ouvertes et a été vandalisé. En commission de concertation, les représentants du comité de quartier Ophem & Co ont démontré que le pavillon était en parfait état d’occupation après que BPI ait chassé le concierge. Je ne laisse pas un an avant que celui-ci soit à l’état de ruine. Il y a donc urgence. Merci à l’Acqu.


Les anciens bâtiments sont assez rare pour qu’on les préserve.


Ce bâtiment pourrait servir de centre de rencontre au tout autre centre a but culturel.


Après la maison en bois de la rue des Pêcheries, la maison en bois de l’ancien terrain de sport de la ville de Bruxelles va être démoli ! Pourtant les maisons en bois sont du plus grand chic écologique ! Bizarre, bizarre ...


Je suis parent d’un élève de l’école de Calevoet effrayé par l’emprise urbanistique démesurée sur le quartier. Préservons ce témoin du passé (pensons également aux bâtiments industriels contigus) pour sa valeur patrimoniale et historique.


Encore plus d’antennes GSM ?

1. CHAUSSÉE D’ALSEMBERG : Demande de permis d’urbanisme pour l’installation de deux STATIONS RELAIS (ANTENNES GSM)

Libellé : installation de deux stations relais en toiture

Adresse : Chaussée d’Alsemberg 604 à Uccle

Urbanisme : Permis d’urbanisme

Demandeur : KPN GROUP BELGIUM sa

Début enquête : 29/08/2011

Fin enquête : 12/09/2011

Commission de Concertation : 28/09/2011

Affectation : zone d’habitation ; espace structurant

Motif : RRU - titre I - Caractéristiques des constructions et des abords


2. RUE JEAN BALLEGEER : Demande de régularisation de l’exploitation d’antennes émettrices

Libellé : régulariser l’exploitation d’antennes émettrices

Adresse : Rue Jean Ballegeer 69 à Uccle

Environnement : Permis d’environnement 2

Demandeur : MOBISTAR sa

Début enquête : 29/08/2011

Fin enquête : 12/09/2011

Commission de Concertation :

Affectation : zone d’habitation résidentielle



Ci dessous (doc pdf) une lettre adressée au Collège des Bourgmestre et Échevins qui nous fut communiqué par des riverains.

PDF - 133.1 ko


Permis d’urbanisme

Les antennes GSM sont soumises à permis d’urbanisme hormis les cas spécifiés dans l’arrêté du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale du 12 juin 2003 déterminant les actes et travaux dispensés de permis d’urbanisme, pris en application du Code Bruxellois de l’Aménagement du Territoire. Ces permis sont gérés au niveau régional (AATL).

Permis d’environnement

Les antennes GSM, visées par l’ordonnance du 1er mars 2007 relative à la protection de l’environnement contre les éventuels effets nocifs et nuisances provoquées par les radiations non ionisantes, sont soumises à permis d’environnement. Ces permis sont gérés au niveau régional (Bruxelles Environnement).

Avis favorable sous conditions pour le réaménagement de l’Avenue Montana impliquant l’abattage de 22 arbres d’alignement.

Libellé de l’enquête :

réaménager l’avenue : réduire légèrement les trottoirs pour placer des zones de stationnement bilatérales en voirie, créer un plateau surélevé devant l’école, aménager une piste cyclable à contresens et une piste cyclable suggérée dans le sens de la circulation, abattre les arbres (22) et en replanter 15 dans les zones de stationnement

Nature de l’activité :

Mobilité / Transports en commun / Mobilité / Voiries/ Espaces verts / Arbres d’alignement Affectation : zone d’habitation ; zone d’habitation résidentielle ; zone d’équipement

Motif de l’enquête :

PRAS - 25 - voiries (création ou modification de l’aménagement) PRAS - 27 - transport en commun

Adresse : Avenue Montana à Uccle Urbanisme : Permis d’urbanisme Demandeur : COMMUNE D’UCCLE

Début enquête : 26/08/2011

Fin enquête : 24/09/2011

Commission de Concertation : 12/10/2011

Téléchargez ici l’Avis de la commission de concertation.

Chalet

Le pavillon scolaire construit en 1912 (quasi centenaire) à Uccle pour le "Cercle des Éclaireurs des Deniers des Écoles" (organisation émanant de la Ligue de l’Enseignement), constituait tant pour l’histoire locale que régionale un témoin à préserver tant il caractérisait à plusieurs niveaux le contexte sociopolitique et culturel de l’époque qui le vit naître. L’architecte en était Raymond Foucard, également bourgmestre de Schaerbeek de 1921 à 1927.



L’immeuble fut rasé en 2013 à l’initiative des nouveaux propriétaires (BPI) et leurs architectes (A2RC) en vue de lotir l’ancien terrain de sport et de jeu attenant.

Pourtant le pavillon scolaire et son préau n’occupaient qu’un infime pourcentage de la totalité du terrain. Ainsi la conservation des édifices historiques ne pouvait-elle nuire fondamentalement à l’investissement escompté. Leur aspect pittoresque et leur valeur historique n’auraient d’ailleurs été que bénéfiques pour donner au nouveau quartier en cours d’urbanisation l’âme, l’identité et la saveur qui aujourd’hui lui manquent tellement.

L’ACQU avait lancé en 2012 une pétition de classement en vue de signaler tant aux propriétaires du site qu’aux responsables communaux et régionaux que de nombreuses personnes souhaitent la conservation du chalet scolaire.. Peine perdue...

Téléchargez ici l’analyse complète concernant ce dossier.

Lisez quelques-uns des commentaires laissés par nos internautes<<<

Le dossier réalisé en 2012 par l’ACQU

Projet de dépôt de tramways sur le site Marconi : Ligne du temps

1) Mai 2009 : avis de la commission de concertation

La Commission recommande, vu l’ampleur du projet, la réalisation d’une étude d’incidence avec examen des sites alternatifs pour tout ou partie du futur dépôt de tramways du sud de Bruxelles. L’AATL-DU émet un avis minoritaire sur la réalisation d’une étude d’incidence, pour elle un rapport suffit

2) Juin 2009 : absence de réaction dans les 30 jours du gouvernement et/ou du fonctionnaire délégué (qui fait partie de l’AATL-DU) sur cette recommandation, équivalente à un rejet implicite.

3) Août 2009 : affichage du permis d’environnement octroyé par l’IBGE pour l’exploitation du futur dépôt Marconi

4) Septembre 2009 : recours de neuf riverains et de la Commune de Drogenbos au Collège d’environnement

5) Décembre 2009 : décision du Collège d’environnement qui annule la décision de l’IBGE en se fondant sur les considérants de la recommandation de la commission de concertation liés à l’ampleur du projet ;

6) Janvier 2010 : recours de la STIB introduit auprès du Gouvernement bruxellois contre la décision du Collège d’environnement :

7) Avril 2010 : la décision du Collège d’environnement qui faisait l’objet du recours de la STIB est confirmée à défaut de décision gouvernementale dans les 75 jours de l’introduction du recours et de rappel de la STIB (article 82 de l’ordonnance du 5 juin 1997 relative aux permis d’environnement).

8) Septembre ou octobre 2010 (?) : introduction d’une demande mixte de Pu et de PE

9) Novembre 2010 : accusé de réception d’un dossier complet par le fonctionnaire délégué de l’AATL-DU ;

10) Février 2011 : enquête publique sur le deuxième projet Marconi ;

11) Mars 2011 : avis favorable (sous conditions) de la commission portant sur le dossier de la demande de permis d’urbanisme nr 16-39710-2010.

12) Juillet 2011 : L’Administration (Régionale) de l’Aménagement du Territoire et du Logement (AATL) octroie à la STIB le permis d’urbanisme (PU) pour la constructions d’installations situées ch. de Ruisbroek 52-74 à 1180 Bxl : halls d’entretien léger de tramways, un bâtiment administratif et une sous-station électrique.

13) Juillet 2011 : La STIB affiche l’avis d’octroi du PU sur le site depuis +/- le vingt juillet.

14) Début aout 2011 : Une douzaine de recours (riverains d’Uccle de Forest et de Drogenbos + la Commune de Drogenbos) sont déposés auprès du Collège d’Environnement contre le permis d’environnement délivré en juillet 2011 pour l’exploitation des infrastructures à construire par la STIB sur le site "Marconi" et contre le permis d’environnement délivré en juin 2011 au Royal-Uccle-Sport (dont le projet de restructuration-reconstruction est concomitant de l’extension du site voisin (Marconi) nécessaire pour pouvoir y implanter la totalité des infrastructures prévues par la STIB).

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LES MARRONNIERS DES AVENUES CHURCHILL ET ALBERT : Remplacer les marronniers par d’autres marronniers ?

En ce qui concerne le remplacement des arbres des deux avenues, les différents protagonistes s’accordent au moins sur un point : Il est peu raisonnable de replanter des marronniers de type hippocastanum. Les jeunes sujets de cette espèce sont quasi inévitablement attaqués par le Cameraria ohridella (voir le paragraphe consacré à l’état sanitaire).

Concernant l’avenue Churchill, dans un premier temps, l’espèce proposée par l’Administration de Bruxelles-Mobilité fut le Métasequoia glyptostroboïde, un conifère d’origine asiatique. Cet arbre robuste, pousse très vite, est facile et peu onéreux à entretenir et sa ramification ne se développe qu’à partir des six mètres d’altitude ce qui assure un passage dégagé pour les trams.

Au vu des protestations engendrées suite au choix d’un conifère, l’administration opta finalement pour un cultivar du platane : Le Platanus acerifolia « Malburg ». Cette espèce, issue d’une sélection réalisée en 1981 au Pays-Bas, se différencie de l’espèce commune par une croissance étroite de l’arbre ce qui en simplifie son intégration en milieu urbain. La pubescence (fine et dense couche velue) située au dessous des feuilles est moins importante que chez le platane commun, ce qui réduit les possibilité d’irritation respiratoire que peut provoquer cet arbre chez l’être humain. Par ailleurs, les platanes résistent mieux que les marronniers aux brutalités occasionnées à leur environnement. Plusieurs individus de cet espèce ont déjà été planté avenue Churchill, notamment là où la STIB a effectué des travaux de réhabilitation de ses quais.

Les riverains quant à eux avaient suggéré la replantation de marronniers à fleurs rouges, le Aesculus Carnea. Ceci afin d’assurer une continuité d’aspect à l’avenue et de lui conserver notamment sa floraison de printemps. Hormis l’aspect esthétique, le principal avantage de cette variété (qui n’est pas un hippocastanum) tient du fait qu’il ne subit manifestement pas l’attaque de la terrible chenille. Il en existe par ailleurs un cultivar quasi stérile, le Aesculus Carnea « Briotii » (obtenu en 1858 aux pépinières de Trianon à Versailles) ce qui accessoirement peut améliorer la question des marrons. Cette variété ne dépasse toutefois que rarement les quinze mètres de hauteur (théoriquement il peut grimper jusqu’à 20m), là où le marronnier commun peut en atteindre vingt-cinq.

Notons enfin que, si abattage il y a, Bruxelles-Mobilité prévoit de replanter moins d’arbres qu’à l’origine. Ceci notamment afin de favoriser la condition de croissance des individus et de rendre les arrêts de tram accessibles aux personnes à mobilité réduite. Ce choix avait néanmoins recueilli la désapprobation de la Commission Royale des Monuments et Sites.

Marronniers et platanes avenue Churchill à Uccle, mai 2011 Ci-dessus : Plusieurs platanes du type "Malburg" ont déjà été plantés avenue Churchill, notamment là où la STIB a effectué des travaux de réhabilitation de ses quais.

LES MARRONNIERS DES AVENUES CHURCHILL ET ALBERT : Hormis leur état sanitaire, quelle valeur donner aux arbres des avenues Albert et Churchill ?

On pense souvent que l’arbre est le facteur principal de production de l’oxygène de notre atmosphère. En conséquence on a également tendance à penser qu’au plus l’arbre est grand, au plus il produit de l’oxygène. C’est notamment un argument récurent pour défendre la conservation des vieux marronniers des avenues Churchill, Albert et des anciennes drèves bruxelloises en général. Qu’en est-il exactement ? Quels sont les autres facteurs qui donnent de la valeur à ces vieux arbres ?

  • L’arbre participe-t-il à la purification de l’atmosphère ?

Via le processus de photosynthèse l’arbre produit du glucose, le "carburant" de sa croissance. En même temps qu’elle engendre de la matière organique (matérialité de l’arbre), la synthèse du glucose libère également une certaine quantité d’oxygène (O2) dont seule une partie est « respiré » par l’arbre même (minéralisation du carbone) . La plante produit ainsi plus d’oxygène qu’il n’en consomme. Cependant, à sa mort, ses tissus sont métabolisés par des bactéries, des champignons et la microfaune. Le bilan « carbone » est alors inversé puisque ces organismes manifestent une respiration cellulaire similaire à la nôtre. A la fin de la décomposition de l’arbre, tout l’excédent d’oxygène qu’il avait produit lors de sa vie aura donc été réutilisé et la quantité de gaz carbonique (CO2) qu’il avait fixé en grandissant aura été rejeté.

Ainsi dans l’absolu et au contraire de ce que nous pensons généralement, le bilan carbone impliqué par l’existence d’un arbre est nul. Il faut s’avoir que c’est le plancton marin qui produit la plus grande partie (80%) de l’oxygène planétaire disponible dans l’air et solubilisé dans l’eau des mers.

Par ailleurs en pratique il est impossible de faire un bilan précis de la production et de la consommation de l’oxygène d’un ensemble d’arbre en particulier puisque celui-ci ne conditionne pas un système fermé hormis le système planétaire.

Les arbres n’en sont pas pour autant inutile. Ils ont des fonctions essentielles au niveau micro-et macro-climatique. Malgré que le processus soit plus faible en milieu urbain les arbres y participent à la régulation de la qualité de l’atmosphère notamment en termes de pureté de l’air et d’équilibre thermo-hygrométrique (température/humidité). Par ailleurs les arbres en milieu urbain, une fois mort, ne dépérissent généralement pas sur place. Peu importe que le bois soit exploité ou pas, les arbres abattus sont emportés. Au niveau local, la plus-value d’oxygène produit durant la vie de l’arbre ne sera donc pas annulé par sa putréfaction.

  • Un grand arbre vaut il plus qu’un petit ?

Puisque la quantité d’oxygène produite est proportionnelle à la surface foliaire de l’arbre, on aurait tendance à penser qu’un grand arbre est à ce titre davantage bénéfique qu’un petit. Cela n’est vrai que partiellement puisque l’intensité du processus de photosynthèse, et donc la production d’oxygène, dépend de son âge : elle est maximale au début de sa vie, durant sa période de croissance (printemps), puis, elle ralentit, au fur et à mesure que l’arbre vieillit.

Néanmoins la taille de l’arbre est également proportionnel à sa capacité de fixer les poussières et certains polluants non dégradables (via la surface collante et/ou velue de ses feuilles, via son tronc et ses branches et indirectement via les mousses, les lichens, la rosée, etc.). Les grands arbres constituent également en milieu urbain, et c’est important, des coupe-vents non négligeables et contribuent à l’absorbation du bruit ambiant (circulation automobile, etc.). N’oublions pas non plus que les vieux troncs d’arbres servent de nichoirs pour les très nombreuses espèces d’oiseaux nicheurs dont Bruxelles peut s’enorgueillir d’héberger sur son territoire. Si dans ces quelques derniers cas, la dimension des arbres est essentielle, leur âge avancé n’est par contre pas un critère défavorable.

  • Valeur patrimoniale.

Enfin il y a la valeur patrimoniale et culturelle qui incombe aux grands arbres. Celle-ci est d’autant plus estimée lorsque les arbres font partie d’un ensemble planté cohérent tel que les avenues Churchill et Albert. L’argument patrimonial est sans doute, il faut l’avouer, une des raisons principale qui motive la mobilisation – parfois passionnée – des riverains. C’est d’ailleurs légitime. On comprend aisément l’attachement des habitants à l’aspect majestueux, superbe et bucolique de l’honorable drève. Le double alignement est particulièrement splendide au printemps lorsque les marronniers, dont les feuilles vert tendre ont tout juste éclose, se parent de ces magnifiques fleurs blanches tachetés ci et là de rose et de jaune. Vu la taille des arbres, les immeubles des avenues Churchill et Albert disposent, au printemps, en plus du gaz à tous les étages, d’une distribution florale jusqu’aux derniers niveaux. Depuis les appartements supérieurs la vue est splendide : un tapis incomparable.

  • Conclusion.

Pour conclure on dira que, oui, les grands marronniers instituent une plus-value évidente pour les avenues Churchill et Albert. Si en tant que « poumon vert » la valorisation de cet ensemble est plus réduite qu’on a pu l’imaginer, les autres facteurs d’évaluation, tant d’ordre environnemental que patrimonial, lui confère par contre une valeur non pas moins respectable. La multiplicité et la complexité de l’estimation globale justifie donc l’attachement des riverains à cet ensemble arboré. Vu l’âge avancé des arbres il faudra malgré tout, à moyen terme, se résigner à l’abattage des marronniers. La mise en place de jeunes sujets sera d’ailleurs bénéfique en matière de régulation de la qualité de l’atmosphère, on l’a vu. Cependant les riverains n’accepteront ce remplacement que dans la mesure où il corresponde à un projet d’aménagement du territoire de qualité, cohérent et concerté.

avenue Churchill ; Uccle ; mars 2011

LES MARRONNIERS DES AVENUES CHURCHILL ET ALBERT : Quel est l’état sanitaire des marronniers de l’avenues Churchill ?

Idéalement le marronnier (Aesculus hippocastanum ) demande un sol fertile, profond et frais, ce qui est rarement le cas en milieu urbain. Une terre médiocre et sèche favorisera une chute prématurée du feuillage, effet par ailleurs accéléré par la présence en Europe, depuis à peu près vingt ans, du Cameraria ohridella ou mineuse du marronnier. Cette microscopique chenille, qui dévore les feuilles de l’intérieur, n’entraîne pas la mort de l’arbre mais peut contribuer à son affaiblissement. Notons encore que le marronnier est un arbre sensible aux changements d’environnement.

Ainsi, au vu de leur âge, de la dégradation du sol, des dégâts qui leur fut causé par un élagage peu soigné et des travaux en voirie blessant au passage leurs racines, il était légitime de craindre la mauvaise santé et donc la dangerosité des marronniers des avenues Albert et Churchill.

Suite à diverses études (2003) et contre études (initiées par la commune d’Uccle) 17 marronniers de l’avenue Churchill, présentant un évident risque de sécurité, furent abattus. Les arbres rescapés, pour la plupart, n’étaient pas atteints de pourriture interne et les arbres encore douteux pouvaient être soignés. C’était le cas de 58 marronniers, situés entre le rond point Churchill et la place Vanderkindere, qui présentaient des défauts mécaniques évolutifs avec risques de rupture. Le maintien provisoire de ces arbres était néanmoins onéreux du fait des soins spécifiques à administrer. En l’occurrence l’argument d’abattage n’est donc pas tant lié à l’état de l’arbre mais bien au coût de son entretien. Depuis lors néanmoins, parmi les 58 marronniers considérés, plusieurs individus furent abattus dans la foulée de la réfection des quais de la STIB.

Finalement, force est de constater que les marronniers des avenues Churchill et Albert, malgré la nature fragile de l’espèce, ont indéniablement bien résisté aux nombreux stress qu’ils ont subis depuis leur plantation.

Entrée de l'Avenue Albert (Commune de Forest) en février 2010. ci-dessus : Vue de l’entrée de l’avenue Albert depuis la place Vanderkindere (février 2010).

LES MARRONNIERS DES AVENUES CHURCHILL ET ALBERT : Pourquoi le double alignement de marronniers pose-t-il un problème à la STIB et à Bruxelles-Mobilité ?

  • En automne, la chute des feuilles - et surtout des marrons - occasionne des soucis d’entretient (nettoyage, …) tant de la voirie - particulièrement là ou se trouve des aires de parking – que des trams. Le nouveaux trams de la STIB possèdent en toiture une sorte de cageot technique (moteurs) dans laquelle viennent fâcheusement se ficher les marrons.
  • L’emplacement des arbres entre la voirie et les rails de trams permet difficilement à la STIB d’y implanter des quais voire d’élargir l’entraxe des voies si nécessaire.
  • Enfin, l’élagage fréquent des arbres : le marronnier est un arbre qui rejette volontiers du tronc et il existe en été une possibilité de chute de branches chez les sujets âgés. L’élagage qui incombe à la STIB dans son contrat d’exploitation, est onéreux et interfère la bonne gestion des lignes.

Avenue du Prince de Ligne, projet SOFICOM : Arguments des riverains

Profitant du report de l’avis de la commission de concertation (du 15 juin au 22 juin 2011), une petite cinquantaine de riverains des avenues Prince de Ligne, Latérale et Beloeil ont co-signé un courrier adressé au bourgmestre d’Uccle en en réservant copie à l’ACQU. Ils font valoir en substance les arguments suivants :

Mur anti-bruit

Le projet de l’architecte prévoit la construction d’un important et long mur antibruit (à l’arrière des immeubles projetés) tourné vers le chemin de fer et donc aussi vers la rue Latérale. Selon ce qu’ a affirmé l’architecte demandeur lors de la séance de la commission de concertation ,ce mur anti-bruit aurait fait l’objet d’un rapport par un bureau d’étude et aurait été discuté avec un membre de la commission. Ce qui étonne les riverains c’est que rien de tel ne se trouvait au dossier mis à l’enquête. On devrait croire sur parole. Aussi considèrent-ils que la procédure n’a pas été correctement respectée.

Suppression du parking en plein-air

Par ailleurs ils jugent également que le « bon aménagement des lieux » ne pourra pas être respecté dans le cas où on autoriserait la suppression du parking public proche de la place St Job. C’est en effet grâce de la présence de ce terrain utilisé par la commune comme parking que le place St Job a, par le passé, pu être dégagée des voitures. Le parking de l’avenue du Prince de Ligne est donc absolument nécessaire aux commerçants de la place, en ce compris la dizaine de restaurants tout proches, aux usagers du chemin de fer, et surtout aux gros camions qui viennent chaque lundi pour le marché public. S’ils ne peuvent plus se garer près de la place, autant dire que c’est le marché qui est condamné, et donc toute la vie sociale que cela représente ! On a évoqué la possibilité de créer un nouveau parking derrière la place, mais l’espace semble trop exigu et peu accessible aux camions. Aucun autre site voisin ne semble pouvoir convenir.

Un riverain aborda le sujet avec l’architecte en fin de commission de concertation. Il lui aurait répondu qu’il ne s’agissait là pas de son affaire mais de celle de la Commune… Contre cela les riverains s’insurgent et proclament que l’intérêt collectif doit passer avant celui du promoteur. L’argument leur semble suffisamment déterminant pour permettre à la Commune de refuser le permis. Ce n’est pas sans raison que la Commune avait créé un PPAS pour cette zone, mais ce PPAS est hélas resté sans suite auprès de la Région.

Suppression de la zone verte (de fait)

Enfin les co-signataires considèrent que la suppression de la zone verte (de fait), située là où est projeté l’actuel ensemble immobilier, leur causerait un préjudice irréparable. Ils rappellent que la volonté politique de la Commune, comme affirmée sur son site internet, a pour objectif la protection de l’aspect verdurisé et paysager des intérieurs d’îlots.

Avenue du Prince de Ligne, Projet SOFICOM : cotes des plans

  • Sur les plans certaines cotes sont indiquées par rapport à des structures internes aux bâtiments, et non au nu extérieur des façades, lecture habituelle dans les demandes de permis d’urbanisme ;
  • Les plans ne font en conséquence pas apparaître de façon lisible toutes les dimensions extérieures du projet, alors que cette lecture est essentielle pour apprécier le bon aménagement des lieux et calculer avec justesse l’emprise réelle du projet et sa densité.

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Avenue du Prince de Ligne, Projet SOFICOM : caractéristiques des lieux

Les caractéristiques des lieux font apparaître ce qui suit :

  • Cette grande parcelle, de forme triangulaire, s’inscrit, en profondeur, entre l’avenue Prince de Ligne et la limite du domaine de la SNCB (ligne 26) et se développe à l’alignement entre le n°139 et l’accès à la halte « Vivier d’Oie » du RER ;
  • Elle comprend actuellement :
    • un parking communal d’environ 90 véhicules qui assure le stationnement pour la Place Saint-Job, centre commercial de quartier, très connu pour son dynamisme, ses équipements (scolaires, sportif, cultuel) , son marché et ses différentes fêtes annuelles ;
    • une zone de jardins potagers en son centre, comprenant quelques beaux arbres ;
    • un autre petit parking affecté à un restaurant de l’entrée de la place du Vivier d’Oie ;
  • L’habitat qui entoure le terrain est diversifié :
    • La rive Sud de l’avenue Prince de ligne se caractérise par un talus sur lequel s’implante des maisons unifamiliales ou jumelées (voire par groupe de 3 maisons) qui forment un ensemble bâti semi-ouvert ;
    • La rive Nord de l’avenue Prince de Ligne n’est actuellement que partiellement bâtie et est constituée par le front bâti continu depuis la Place de Saint-Job et se termine par un immeuble plus récent et atypique dans le quartier (n°139), par son gabarit plus important (R + 3) et sa typologie d’immeuble à appartements ;
    • La nouvelle halte du RER implantée au Vivier d’oie est contiguë au terrain de la demande à l’Est et participe par ses abords plantés notamment d’arbres à haute tige, au maillage vert de la ville et aux objectifs du PRAS ;
  • De l’autre côté (Nord) du chemin de fer, existent des terrains à usage de parking privé, actuellement en zone de chemin de fer au plan régional d’affectation du sol ;
  • L’avenue Prince de ligne est parcourue par des bus de la STIB et présente une largeur telle que le trafic et le parking longitudinal ne permettent ni des croisements aisé ni le parking en sécurité : actuellement, les riverains se garent devant leur maison, du côté Sud de la voirie ;

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Avenue du Prince de Ligne, Projet SOFICOM : problèmes d’inondations

  • Le projet implante les maisons au niveau même de la voirie, alors que la zone est sujette à des problèmes d’inondations en cas de gros orages et qu’il y a s’indique de respecter le relief existant , d’implanter le niveau rez au minimum 0,50mètres au-dessus de la voirie, voir de créer un recul pour le deuxième étage de ces habitations ,de sorte à conserver l’ensoleillement du complexe d’appartements en hiver ;

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Avenue du Prince de Ligne, Projet SOFICOM : augmentation de la densité

  • La densité a été augmentée par rapport à la demande précédente alors qu’il s’indiquait de limiter le programme : Il est à noter que les plans ne sont pas cotés au nu extérieur des murs, ce qu’il y a lieu de modifier et de recalculer la densité et l’emprise du projet sur le terrain en conformité avec le prescrit de la demande ;
  • La superficie du terrain a été augmentée de 1047m², occupant actuellement l’entièreté de la parcelle du demandeur ;
  • Les superficies construites ont également augmenté, de plus de 1440m² (indice P - planchers) et de près de 600m² (indice E - emprise au sol) ;
  • le projet a rapproché les immeubles de la limite du domaine de la SNCB, le long de la voie du chemin de fer alors qu’il s’indiquait de l’en éloigner ;
  • néanmoins la commission de concertation considère que : L’implantation générale du projet présente un impact moins important vis-à-vis des maisons environnantes, notamment par la suppression des immeubles à rue.

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Avenue du Prince de Ligne, Projet SOFICOM : façades le long du chemin de fer

  • Les immeubles le long du chemin de fer présentent, pour la plupart, les fenêtres des chambres donnant directement sur les voies , alors que ces immeubles seraient implantés, selon les plan auquel on se réfère, pour partie à moins de 4 mètres de la limite arrière du terrain, et que les saillies des étages (1.50 mètre de profondeur) sont en conséquence plus proches encore de la limite du domaine du chemin de fer : il est à noter que le RRU précise en son article 16 titre VII que la distance minimum entre une façade et la couronne de l’arbre à son développement maximum est de 2 mètres minimum et que le Code rural précise que tout arbre de plus de 4 mètres doit être implanté à 2 mètres minimum d’une limite parcellaire ;
  • Il en découle une impossibilité d’apprécier à quelle distance de la limite du domaine de la SNCB le projet s’implante et dans quelle mesure la distance, qui apparaît insuffisante et que l’on doit estimer va devoir être augmentée ;
  • En effet, vu la longueur totale du développement du front bâti, agrandie par rapport à la demande n°38596 à plus de 180 mètres, et vu les ouvertures des nombreuses fenêtres des chambres, il y a lieu d’augmenter cette distance à minimum 6 mètres ( saillies comprises) pour le nu extérieur des murs hors et en sous-sol, de sorte à permettre la plantation d’arbres à hautes tige non palissés et de couronne suffisante, répondant aux objectifs du PRAS (prescription générale 0.2) en terme de maillage vert, sans constituer pour autant une gêne pour les logements ;
  • Que les saillies prévues aux étages ne peuvent pas dépasser de plus de 60 cm du nu extérieur du rez-de-chaussée, soit d’éloigner encore ce dernier de la limite arrière du terrain.

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Avenue du Prince de Ligne, Projet SOFICOM : conditions nécessaires pour répondre au bon aménagement des lieux.

La demande telle qu’introduite doit se conformer aux conditions suivantes pour répondre au bon aménagement des lieux :

  • Rectifier l’ensemble des incohérences entre les éléments du dossier ;
  • De faire figurer de façon claire et précise les limites du terrain, sur la totalité de son périmètre ;
  • Coter les plans au nu extérieur des murs extérieurs (détails) et calculer la densité et l’emprise du projet sur le terrain en conformité avec le prescrit de la demande ( soit y compris les épaisseurs de mur) ;
  • D’implanter tout ouvrage (nu extérieur des murs), en sous-sol ou hors sol, à minimum 6 mètres de la limite du domaine du chemin de fer (détails) (y compris toute saillie), sur base du plan précis du terrain ;
  • D’adapter le plan en conséquence de sorte à ne pas porter atteinte au système racinaire du cèdre et d’en assurer la pérennité (quitte à déplacer les caves et emplacements de parking les plus proches) ;
  • De conserver les saillies des étages en façade arrière des immeubles à appartements et de les limiter à moins de 0,60 mètres par rapport au nu extérieur du rez-de-chaussée ;
  • Limiter la longueur du front bâti des immeubles et la densité (détails) de la demande en :
    • Supprimant la partie de l’immeuble D entre les axes 56 et 61 et en décalant en conséquence les constructions prévues entre les axes 61 et 70) ;
    • Accentuant l’ouverture de scission entre les logements formant le « mur anti-bruit » (au centre de la parcelle) en créant des reculs des abouts des immeubles plus importants dès le premier étage, soit d’une travée entre axe minimum par niveau) ;
    • Supprimant la dernière maison de droite au profit de espaces paysager ( afin également de conserver une distance proportionnelle au projet entre les immeubles du fond de parcelle et les maisons implantée proches de l’alignement) ;
    • Reculant de 3 mètres minimum le deuxième étage côté Nord des deux maisons de droite (soit F1 etF2)
  • Présenter un plan :
    • Général du site qui permette d’implanter les bâtiments, cotés à l’extérieur des murs et avec les distances de recul vis-à-vis des limites parcellaires ;
    • Paysager, qui :
      • Comprenne les bandes de terrain cotées à céder à la Commune, conformément à l’avis du Service de la Voirie ;(Agrandit le parking public à droite de la parcelle à 20 emplacements de parcage et comprenne un espace vélos ;)
      • Maintienne les arbres existants sur le site et notamment ceux près de la limite arrière du terrain ;
      • Présente un seul grand bassin d’orage sur le site ;
      • Propose une aire de jeux pour enfants et un espace verdurisé à l’échelle du projet ;
  • Implanter le niveau rez des 5 premières maison unifamiliales au minimum 0,50mètres au dessus de la voirie (détails) ;

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Avenue du Prince de Ligne, Projet SOFICOM : programme du projet.

Programme des Logements :

63 logements réparti comme suit :

  • 4 immeubles (57 logements au total) groupés et mitoyens deux par deux (immeubles A,B et C,D) ;
  • le parti du projet relatif à ces immeubles vise à créer un front quasi continu le long du chemin de fer, formant une façade ‘’anti-bruit’’ ;
  • ils sont reliés par un sous-sol commun desservi par un seul accès ;
  • 6 maisons (E1, E2, E32 et F1, F2, F3) implantées avec un léger recul le long de l’avenue Prince de Ligne, qui bénéficient d’un emplacement de garage dans le sous-sol commun ;

Programme des parkings :

  • Le projet supprime le parking communal actuel (environ 90 places) ;
  • Le projet prévoit 90 places (réservées aux futurs résidents) sous les immeubles, répartis, selon le rapport d’incidences en :
    • 56 emplacements dont 3 réservés aux PMR pour l’ensemble AB
    • 47 emplacements dont 2 réservés aux PMR pour l’ensemble CD », ce qui porte le nombre de parking à 103
  • l’entrée de ce parking se situe au centre de la parcelle, et présente une largeur telle qu’elle permet la simultanéité des mouvements d’entrée et de sortie de véhicules ;
  • Prévoit un deuxième parking public (16 emplacements numérotés 35 à 50 au plan) sur la parcelle du projet (limite latérale droite du terrain), ce qui permet d’intégrer une partie des emplacements perdus par la suppression du parking actuel ;
  • Ne prévoit pas d’entrave aux mouvements d’accès et de sortie de ce parking ;

Implantation :

  • Le projet supprime les potagers sur le site ;
  • Le projet propose un plan d’implantation (SE IM 01- relevé du terrain) et un plan d’implantation (SP IR 04) qui diffèrent en terme de profil en travers de la voirie et de localisation de la limite de parcelle à l’alignement :
    • propose une voirie (largeur non cotée aux 2 plans, 7 mètres mesurés à l’échelle), longée par un bande de parking longitudinal le long de l’avenue, de 2.25 mètres de largeur (soit 34 emplacements rythmés par un alignement d’arbres) et d’un trottoir d’une largeur de 2 mètres ;
    • prévoit de ce fait une languette de terrain (non cotée et non renseignée comme telle au plan) derrière l’alignement, destinée à être incorporée à l’espace public et sur laquelle le projet implante une partie du trottoir ;
  • Le projet propose un aménagement extérieur comprenant des chemins piétonniers, l’accès SIAMU, plusieurs plans d’eau et des petits jardins privatifs ;
  • Est prévu un accès de l’autre côté de la parcelle (le long du n°139) à usage du SIAMU et se développant jusque la limite parcellaire latérale du n°139, correspondant au début de la zone d’ateliers et de parking que prévoit le PPAS 56, contigu à la parcelle sur laquelle porte le projet ;

Architecture :

  • Le projet opte pour un parti architectural aux toitures plates, articulé de jeux de volumes, renforcés par le jeu de teintes des matériaux ;
  • Le projet propose des volumes dont le gabarit varient de R+2+TP à R+2+étage en recul, soit une hauteur similaire à celle des immeubles environnants, notamment sur l’autre rive de l’avenue.

Remarques et observations :

  • Le parti général du projet crée :
    • un front bâti le long du chemin de fer, ce qui dégage un large espace au Sud de la parcelle le long de l’avenue Prince de Ligne ;
    • 2 ensemble de 3 maisons implantés en avant de ces immeubles et avec un léger recul par rapport à l’avenue, qui occupe une grande partie de cet espace ;
  • Par rapport au projet de PPAS n°63, ce parti général permet :
    • de créer un écran/mur anti-bruit le long de la ligne au profit des habitations avenue Prince de Ligne ;
    • de libérer une importante zone de recul paysagère le long de l’avenue.

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PIERRE



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Savez-vous que le catalogue de l’exposition (reprenant l’ensemble des photos) est disponible (5 EUR) ?

Concours / Expo - Photos


L’ACQU lança ce concours en 2010 pour alimenter notre réflexion sur notre patrimoine ucclois en devenir.

De nombreux photographes saisirent des facettes si inédites d’un Uccle méconnu.

Le thème fut repris par des jeunes durant l’été 2010 dans le cadre d’un stage photo du Parascolaire.

C’est parmi de très nombreuses photos que le Jury sélectionna les 70 photos concourant à la phase finale de l’attribution des prix.
Ces 70 clichés ont été réunis dans un magnifique catalogue de l’exposition.

Expo chez Conservart

La remise des prix se déroula en présences des artistes lors d’une vernissage de l’exposition dans le cadre magique de l’atelier Conservart.


Cinq prix furent attribués par le jury :

  • Le prix du Parascolaire
    attribué à
  • Le prix du Cercle d’Histoire
    attribué à
  • Le prix Coup de Coeur
    attribué à
  • Le prix du Jury
    attribué à
  • Le Grand prix de l’ACQU
    attribué à

Les visiteurs de l’exposition chez Conservart -de par leurs votes- attribuèrent
Le prix du Public - Conservart
attribué à


Les marronniers de l’avenue Churchill

Article paru dans la Lettre aux habitants n° 68, juin 2011.


Dans la foulée des projets de réaménagement de l’axe Albert-Churchill, Bruxelles-Mobilité envisage, une fois de plus, l’abattage des marronniers des deux avenues. Tentons d’en expliquer, tant bien que mal, le pour et le contre.

POURQUOI LE DOUBLE ALIGNEMENT DE MARRONNIERS POSE-T-IL UN PROBLÈME À LA STIB ET À BRUXELLES-MOBILITÉ ?

- En automne, la chute des feuilles, et surtout des marrons, occasionne des soucis d’entretien (nettoyage, ...) tant de la voirie - particulièrement là où se trouvent des aires de parking – que des trams. Les nouveaux trams de la STIB possèdent en toiture une sorte de cageot technique (moteurs) dans laquelle viennent fâcheusement se ficher les marrons.

- L’élagage fréquent des arbres : le marronnier est un arbre qui rejette volontiers du tronc et il existe en été une possibilité de chute de branches chez les sujets âgés. L’élagage qui incombe à la STIB dans son contrat d’exploitation, est onéreux.

- Enfin, l’emplacement des arbres entre la voirie et les rails permet difficilement à la STIB d’ implanter des quais, voire d’élargir l’entraxe des voies si nécessaire.

QUEL EST L’ÉTAT SANITAIRE DES MARRONNIERS DE L’AVENUE CHURCHILL ?

Idéalement, le marronnier (aesculus hippocastanum ) demande un sol fertile, profond et frais, ce qui est rarement le cas en milieu urbain. Une terre médiocre et sèche favorise une chute prématurée du feuillage, effet par ailleurs accéléré par la présence en Europe, depuis à peu près vingt ans, du cameraria ohridella ou mineuse du marronnier. Cette microscopique chenille, qui dévore les feuilles de l’intérieur, n’entraîne pas la mort de l’arbre mais peut contribuer à son affaiblissement. Notons encore que le marronnier est un arbre sensible aux changements d’environnement.

Ainsi, au vu de leur âge, de la dégradation du sol, des dégâts qui leur fut causé par un élagage peu soigné et des travaux en voirie blessant au passage leurs racines, il était légitime de craindre la mauvaise santé et donc la dangerosité des marronniers des avenues Albert et Churchill.

Suite à diverses études (en 2003) et contre-études (initiées par la commune d’Uccle) 17 marronniers de l’avenue Churchill, présentant un évident risque de sécurité, furent abattus. Les arbres rescapés, pour la plupart, n’étaient pas atteints de pourriture interne et les arbres encore douteux pouvaient être soignés. C’était le cas de 58 marronniers, situés entre le rond point Churchill et la place Vanderkindere, qui présentaient des défauts « mécaniques » évolutifs avec risques de rupture. Le maintien provisoire de ces arbres était néanmoins onéreux du fait des soins spécifiques à administrer. En l’occurrence, l’argument d’abattage n’est donc pas tant lié à l’état de l’arbre mais bien au coût de son entretien. Depuis lors néanmoins, parmi les 58 marronniers considérés, plusieurs individus furent abattus dans la foulée de la réfection des quais de la STIB.

Finalement, force est de constater que les marronniers de l’avenue Churchill, malgré la nature fragile de l’espèce, ont indéniablement bien résisté aux nombreux stress qu’ils ont subis depuis leur plantation.

HORMIS LEUR ÉTAT SANITAIRE, QUELLE VALEUR DONNER AUX ARBRES DES AVENUES ALBERT ET CHURCHILL ?

On pense souvent que l’arbre est le facteur principal de production de l’oxygène de notre atmosphère. En conséquence on a également tendance à penser que plus l’arbre est grand, plus il produit de l’oxygène. C’est un argument récurrent pour défendre la conservation des vieux marronniers des avenues Churchill, Albert et des anciennes drèves bruxelloises en général. Qu’en est-il exactement ? Quels sont les autres facteurs qui donnent de la valeur à ces vieux arbres ?

L’ARBRE PARTICIPE-T-IL À LA PURIFICATION DE L’ATMOSPHÈRE ?

Via le processus de photosynthèse l’arbre produit du glucose, le “carburant” de sa croissance. En même temps qu’elle engendre de la matière organique (matérialité de l’arbre : son tronc, ses branches, ses feuilles, ...), la synthèse du glucose libère également une certaine quantité d’oxygène (O2) dont seule une partie est « respirée » par l’arbre même (minéralisation du carbone). L’arbre produit ainsi plus d’oxygène qu’il n’en consomme. Cependant, à sa mort, ses tissus sont métabolisés par des bactéries, des champignons et la micro-faune. Le bilan « carbone » est alors inversé puisque ces organismes manifestent une respiration cellulaire similaire à la nôtre. A la fin de la décomposition de l’arbre, tout l’excédent d’oxygène qu’il avait produit lors de sa vie aura donc été réutilisé et la quantité de gaz carbonique (CO2) qu’il avait fixé en grandissant aura été rejeté. Ainsi dans l’absolu et au contraire de ce que nous pensons généralement, le bilan carbone d’un arbre est nul. Il faut savoir que c’est le plancton marin qui produit la plus grande partie (80%) de l’oxygène planétaire disponible dans l’air et solubilisé dans l’eau des mers. Par ailleurs, en pratique, il est impossible de faire un bilan précis de la production et de la consommation de l’oxygène d’un ensemble d’arbres en particulier, puisque celui-ci ne conditionne pas un système fermé hormis le système planétaire.

Les arbres n’en sont pas pour autant inutiles. Ils ont des fonctions essentielles au niveau micro-et macro-climatique. Malgré que le processus soit plus faible en milieu urbain les arbres y participent à la régulation de la qualité de l’atmosphère notamment en termes de pureté de l’air et d’équilibre thermo-hygrométrique (température/humidité). Par ailleurs les arbres en milieu urbain, une fois morts, ne dépérissent généralement pas sur place. Peu importe que le bois soit exploité ou pas, les arbres abattus sont emportés. Au niveau local, la plus-value d’oxygène produit durant la vie de l’arbre ne sera donc pas annulée par sa putréfaction.

UN GRAND ARBRE VAUT IL PLUS QU’UN PETIT ?

Puisque la quantité d’oxygène produite est proportionnelle à la surface foliaire de l’arbre, on aurait tendance à penser qu’un grand arbre est à ce titre davantage bénéfique qu’un petit. Cela n’est vrai que partiellement puisque l’intensité du processus de photosynthèse, et donc la production d’oxygène, dépend de son âge : elle est maximale au début de sa vie, durant sa période de croissance, puis elle ralentit au fur et à mesure que l’arbre vieillit.

Néanmoins la taille de l’arbre est également proportionnelle à sa capacité de fixer les poussières et certains polluants non dégradables (via la surface collante et/ou velue de ses feuilles, via son tronc et ses branches et indirectement via les mousses, les lichens, la rosée, etc.). Les grands arbres constituent également en milieu urbain, et c’est important, des coupe-vents non négligeables et contribuent à l’absorption du bruit (circulation automobile, etc.). N’oublions pas non plus que les vieux troncs servent de nichoirs pour les très nombreuses espèces d’oiseaux.

Enfin il y a la valeur patrimoniale et culturelle. Celle-ci est d’autant plus estimée lorsque les arbres font partie d’un ensemble planté cohérent tel que c’est le cas avenues Churchill et Albert. L’argument esthétique est sans aucun doute une des raisons principales qui motive la mobilisation – parfois passionnée – des riverains. On comprend aisément l’attachement des habitants à l’aspect majestueux, superbe et bucolique de l’honorable drève. Le double alignement est particulièrement splendide au printemps lorsque les marronniers, dont les feuilles vert tendre sont tout juste écloses, se parent de ces magnifiques fleurs blanches tachetées ci et là de rose et de jaune. Vu la taille des arbres, les immeubles des avenues Churchill et Albert disposent, au printemps, en plus du « gaz à tous les étages », d’une distribution florale jusqu’aux derniers niveaux. Depuis les appartements supérieurs la vue est splendide : un tapis incomparable.

Pour conclure on dira que, oui, les grands marronniers constituent une plus-value évidente pour les avenues Churchill et Albert. En tant que « poumon vert » la valorisation de cet ensemble est plus réduite qu’on a pu l’imaginer. Néanmoins les autres facteurs d’évaluation, tant d’ordres environnemental que patrimonial, lui confèrent une valeur quand même très respectable.

Vu l’âge avancé des arbres, il faudra malgré tout, à moyen terme, se résigner à leur abattage. La mise en place de jeunes sujets sera d’ailleurs bénéfique en matière de régulation de la qualité de l’atmosphère, on l’a vu. Cependant les riverains n’accepteront ce remplacement que dans la mesure où il correspond à un projet d’aménagement du territoire de qualité, cohérent et concerté.

REMPLACER LES MARRONNIERS PAR D’AUTRES MARRONNIERS ?

En ce qui concerne le remplacement des arbres des deux avenues, les différents protagonistes s’accordent au moins sur un point : ll est peu raisonnable de replanter des marronniers de type hippocastanum. Les jeunes sujets de cette espèce sont quasi inévitablement attaqués par le cameraria ohridella (voir le paragraphe consacré à l’état sanitaire). Concernant l’avenue Churchill, dans un premier temps, l’espèce proposée par l’Administration de Bruxelles-Mobilité fut le métasequoia glyptostroboïde, un conifère d’origine asiatique. Cet arbre robuste pousse très vite, est facile et peu onéreux à entretenir et sa ramifica- tion ne se développe qu’à partir des six mètres de haut, ce qui assure un passage dégagé pour les trams.

Au vu des protestations engendrées suite au choix d’un conifère, l’administration opta finalement pour un cultivar du platane : Le platanus acerifolia « malburg ». Cette espèce, issue d’une sélection réalisée en 1981 aux Pays-Bas, se différencie de l’espèce commune par une croissance étroite de l’arbre ce qui simplifie son intégration en milieu urbain. La pubescence (fine et dense couche velue) située au dessous des feuilles est moins importante que chez le platane commun, ce qui réduit les possibilités d’irritation respiratoire que peut provoquer cet arbre chez l’être humain. Par ailleurs, les platanes résistent mieux que les marronniers aux brutalités occasionnées par leur environnement urbain.

Plusieurs individus de cette espèce ont déjà été plantés avenue Churchill, notamment là où la STIB a effectué des travaux de réhabilitation de ses quais.

Les riverains, quant à eux, avaient suggéré la replantation de marronniers à fleurs rouges, le aesculus carnea. Ceci afin d’assurer une continuité d’aspect à l’avenue et de lui conserver notamment sa floraison de printemps. Hormis l’aspect esthétique, le principal avantage de cette variété (qui n’est pas un hippocastanum) tient du fait qu’il ne subit manifestement pas l’attaque de la terrible chenille. Il en existe par ailleurs un cultivar quasi stérile, le aesculus carnea « briotii » (obtenu en 1858 aux pépinières du Trianon à Versailles) ce qui pourrait arranger la STIB qui déplore la chute des marrons dans les cageots techniques sommitaux des nouveaux trams. Cette variété ne dépasse toutefois que rarement les quinze mètres de haut, là où le marronnier commun peut en atteindre vingt-cinq.

Notons enfin que, si abattage il y a, Bruxelles-Mobilité prévoit de replanter moins d’arbres qu’à l’origine. Ceci, notamment, afin de favoriser la condition de croissance des individus et de rendre les arrêts de tram accessibles aux personnes à mobilité réduite. Ce choix avait néanmoins recueilli la désapprobation de la Commission Royale des Monuments et Sites.

CONCLUSION

Cet article a été écrit de la manière la plus objective possible, dans un souci d’information. Les facettes du problème sont nombreuses et révèlent sa complexité. On ne peut donc prendre catégoriquement parti « pour » ou « contre » le maintien des actuels marronniers sans verser dans la simplification.

Sauvez le tram 51 !

Article paru dans la Lettre aux habitants n° 68, juin 2011.


Le parcours du tram 51, entre son terminus « Van Haelen », situé près du Delhaize de Beersel, et la station Albert est caractéristique des difficultés des transports en commun à Uccle. D’un bout à l’autre de son parcours, le tram est englué dans la circulation de la chaussée d’Alsemberg : voirie étroite, densément peuplée, bordée de nombreux commerces, et traversée de multiples voiries sur lesquelles la circulation est également saturée, surtout aux heures de pointe. La fréquentation de cette ligne est élevée et des mesures importantes sont indispensables pour en accroître la régularité et la vitesse de circulation.

Sans doute la solution optimale serait-elle celle d’un site propre, qui lui garantirait alors une circulation rapide et régulière. Mais cette solution entraînerait une levée de boucliers de commerçants et d’automobilistes ; le monde politique ucclois et régional n’est sans doute pas prêt à s’engager dans cette voie. Nous pensons cependant que la STIB et la Région bruxelloise doivent prioritairement investir des moyens supplémentaires pour améliorer la rapidité sur cette ligne.

Pendant les vacances scolaires, en particulier les mois de juillet et août, le tram 51 offre des vitesses relativement élevées. Au départ du terminus « Van Haelen » situé au Fond de Calevoet, l’usager rejoint le centre d’Uccle en maximum 10 minutes, la station Albert en moins de 20 minutes, la gare du Midi en maximum 25 minutes. Il s’agit de performances satisfaisantes (bien qu’améliorables), dès lors que les fréquences et le confort restent acceptables. Mais dès le mois de septembre, c’en est fini. Les temps de parcours s’allongent, les trams sont bondés, la garantie de ne pas rater sa correspondance s’envole en même temps que le respect des horaires.

Face à ce constat, notre Groupe de travail Mobilité s’est demandé comment il serait possible de maintenir toute l’année une bonne qualité de service entre le terminus Sud et la station Albert ; ainsi qu’en sens inverse. Il paraît que la STIB a aussi réalisé une étude sur ce sujet il y a quelques années. Malheureusement, personne ne semble en connaître les conclusions. Pour 2014, la Ministre Grouwels annonce que des investissements seraient envisagés pour la chaussée d’Alsemberg. Mystère …..

Notre groupe Mobilité a réalisé une analyse systématique et détaillée des différentes mesures à prendre pour accroître la vitesse de circulation du tram 51. Ces propositions ont été publiées dans les n° 66 et 67 de la Lettre aux Habitants. Nous engageons vivement le lecteur à en prendre connaissance sur le site : www.acqu.be.

L’adoption de toutes ces propositions devrait améliorer sensiblement la vitesse commerciale du tram 51. La capacité de transport de la ligne et la fréquence de passage des trams serait augmentées grâce à la diminution des périodes d’immobilisation provoquées par une densité automobile trop élevée. Les usagers seraient donc doublement gagnants : en termes de temps de parcours et de fréquence !

Les différentes limitations au trafic automobile proposées ne nous paraissent pas excessives. Ces pro- positions produisent des effets surtout pendant les heures de pointe et ne touchent que le nombre « excessif » de voitures, soit le faible pourcentage qui génère les files. Pendant le reste du temps, elles n’ont que peu d’impact. Le report sur des voiries de quartier est donc faible et doit – s’il est néanmoins constaté – être empêché par des mesures adaptées (sens uniques contraires, interdictions locales,...) qui relèvent de l’autorité communale.

De manière globale, une plus grande rapidité du tram devrait attirer dans les commerces ucclois des clients supplémentaires qui, jusque là, se déplaçaient en voiture. C’est le transfert modal qui est en marche ! Un tram qui roule, ce sont des clients supplémentaires qui leur rendront visite plus facilement, plutôt que de tourner en rond en voiture à la recherche d’une place de parking rare et coûteuse ! Et le centre d’Uccle deviendrait très attractif puisqu’il serait facilement accessible en tram de tous les coins de la commune. Pour compenser la perte d’emplacements de parkings dans le centre d’Uccle, un parking souterrain place Vander Elst pourrait s’envisager, mais à condition de débarrasser cette place des parkings existant en surface car il ne pourrait s’agir d’un prétexte pour attirer des automobilistes supplémentaires ! La convivialité de cette place y gagnerait sûrement. De manière plus générale, pour que l’opération « sauvez le tram 51 » réussisse à Uccle de manière exemplaire, il importe que la Région bruxelloise et la Commune d’Uccle traduisent concrètement et partout sur le terrain où elles sont compétentes les objectifs louables de réduction du trafic automobile inscrits dans leurs plans respectifs.

Pour le groupe Mobilité ALAIN THIRION

Préambule trams à uccle

Article paru dans la Lettre aux habitants n° 68, juin 2011.


Uccle, comme l’ensemble de la Région bruxelloise, connaît d’indéniables problèmes de mobilité. Ceux-ci, étant donné l’accroissement prévisible de la population et en particulier les nombreux nouveaux projets immobiliers en cours ou prévus sur le territoire ucclois, vont inévitablement empirer si des mesures énergiques ne sont pas prises. Dans ce numéro, la priorité a été accordée à plusieurs projets importants concernant les transports en commun à Uccle :

- la ligne de tram 51 pour laquelle l’ACQU a, dans les deux numéros précédents de la Lettre, proposé des aménagements visant à faciliter et accélérer son parcours ucclois ;

- le projet de la STIB de la construction d’un nouveau dépôt de trams sur un terrain ucclois, situé à la limite de la commune de Forest, à proximité de la chaussée de Neerstalle ;

- l’aménagement d’une troisième voie de tram, sur l’avenue Churchill, destinée à accueillir le terminus du tram 7, ceci en vue de remplacer l’actuel terminus du rond-point Churchill, et les alternatives possibles à ce projet.

Les analyses présentées ci-dessous sont axées sur la priorité à donner aux transports en commun, et sur la volonté de prendre en compte les besoins et attentes tant des usagers de ces lignes de trams que des riverains habitant à proximité de celles-ci. Nous avons de ce fait envisagé différentes alternatives susceptibles d’améliorer l’efficience, la viabilité et la sécurité des aménagements liés au développement des lignes concernées. Certaines pourront surprendre, ou au contraire apparaître sensées. Nous voulons ici insister sur le fait que l’ACQU n’est pas un bureau d’études, et ne prétend en avoir ni les compétences ni les ressources. Notre objectif, en tant que mouvement citoyen, est d’envisager différentes alternatives d’aménagement, y compris celles rejetées par la STIB, les différentes administrations et les décideurs politiques, d’en informer les Ucclois et d’ouvrir ainsi des pistes de réflexion constructives et en concertation avec tous.

L’extension projetée de l’actuel pré-métro (trams en sous-sol) vers Schaerbeek et Evere (à l’horizon 2018) aura indirectement des conséquences négatives pour Uccle, et en particulier pour les lignes de trams 3, 4 et 51. Ces trois lignes de tram permettent aux Ucclois de rejoindre efficacement le centre de Bruxelles (les gares du Midi et du Nord, les boulevards du centre) et le nord (Heysel, Jette). Les lignes 3, et surtout 4, sont bien connues et appréciées des Ucclois pour leur rapidité et leur fréquence élevée. Quand la prolongation souterraine du métro depuis Albert jusque Schaerbeek et Evere sera en service et utilisée exclusivement par des véhicules de type métro, comme le souhaite la STIB, nos trois lignes de tram n’auront plus accès aux tunnels. Le 3 serait remplacé par le métro jusqu’à la station Albert ; l’avenir des lignes 4 et 51 alors remis en question. Le réaménagement de ces trois lignes devra être réalisé de manière à ne pas supprimer ces trois accès directs vers le centre de la ville ; soit en maintenant la circulation des trams 3, 4 et 51 dans le tunnel, soit en prolongeant ces lignes vers le centre de la ville par des tracés alternatifs L’extension du métro vers Uccle n’est envisagée qu’à un horizon éloigné, après l’extension de ce métro vers le Nord (Schaerbeek).

Signalons ici que la prolongation du métro n’est sans doute pas la solution optimale : étant donné son coût élevé, elle serait réalisée aux dépens d’autres infrastructures, les lignes de trams et de bus. Ce métro, qui irait jusque Calevoet, ne disposerait que de 3 ou 4 arrêts sur Uccle. C’est dire qu’il ne concernerait directement qu’une petite partie de la population, habitant à proximité immédiate des points d’arrêt. Les autres usagers seraient forcés de prendre des lignes de rabattement vers les arrêts, d’où l’accroissement du temps de parcours, des ruptures de charge et attentes supplémentaires. Toute étude préalable devrait au moins conclure à ce que l’utilisation de l’infrastructure projetée atteindra les seuils minima retenus par la STIB, sans pour autant pénaliser les usagers Ucclois qui ne seraient pas riverains du tracé envisagé.

La CITYVISION, présentée par la Lettre n° 63 de mars 2010, préco- nise une solution alternative à celle du métro, basée sur une restructuration du réseau ferré actuel, plus dense et structurant, assurant des liaisons directes (donc sans ruptures de charge), des fréquences de passage plus élevées, et tout ceci pour un coût moindre ! Cette alternative aurait le mérite d’offrir aux usagers ucclois un réseau plus dense et performant.

Le groupe Mobilité

Ecoles

La Nature à Uccle - Dossier pédagogique

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PCM Plan Communal de Mobilité

Colonne A : situation en 2006
Colonne B : évolution prévue par le PCM
Colonne C : évolution prévue par le PCM avec les IC (Itinéraires cyclables)

maille A B C
1 Uccle - Centre
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PDF - 168.5 ko
PDF - 208.2 ko
2 Coghen - Vanderkindere
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3 Bourgmestre Herinckx
4 Kamerdelle - Statuaires
5 Fauvette - Château d’Eau
6 Stalle - Neerstalle
7 Bascule - Vanderkindere
8 Floride - Gobert
9 Hamoir - Pêcherie
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PDF - 132.1 ko
PDF - 149.9 ko
10 Homborch - Verrewinkel
11 Bourdon
12 Lorraine
13 Saint-Job - Fort-Jaco
14 Fond’Roy

L’homme qui plantait des arbres

L’ACQU a publié en 1992 un petit livret avec ce magnifique texte de Jean GIONO, illustré pour nous par Serge CREUZ, et ce avec l’accord de l’éditeur Gallimard.
L’écrivain avait offert ce texte à l’humanité. « Ce que j’ai écrit de plus humain », disait-il, afin que le plus grand nombre de gens – dont les jeunes – puissent apprécier la valeur éthique du message.

Adapté pour Radio-Canada en film d’animation par Frédéric BACK, le texte est enrichi de la magnifique narration de Philippe NOIRET. Ce film de 30 minutes vous est présenté ici en 2 épisodes.

Nous espérons que cette version ravira les enfants et les personnes malvoyantes.
Pour démarrer la vidéo, cliquez sur la flèche triangulaire. Il est également possible de le voir en "plein écran", en cliquant sur la touche carrée.


1 L’Homme plantait des arbres -Giono par Quarouble
2 L’Homme plantait des arbres -Giono par Quarouble

Si ce récit vous a plu, sachez qu’il nous reste des exemplaires "papier" de ce livret.
Il est disponible au prix (coûtant) de 2,5 euros (+ 1,18 euros, si frais d’envoi).
chez Jacques NIFFLE, avenue Bel-Air 25/5 à Uccle (tél : 02.344.41.51) ou sur notre stand lors de manifestations uccloises.
Voilà un magnifique cadeau à offrir à la nouvelle génération, en guise d’héritage.

Plus d’infos à propos de l’homme qui plantait des arbres sur Wikipedia.

L’AGENDA 21 à UCCLE

L’AGENDA 21 à UCCLE

Un Agenda 21 est un plan stratégique de développement durable pour le 21ème siècle. Il est local quand il concerne le territoire communal, mais il répond à des enjeux d’ampleur mondiale : penser globalement, agir localement. Nous avons déjà évoqué son application sur le territoire d’Uccle. En effet la Commune s’est dotée de cet outil avec la participation de nombreux habitants, et le plan d’action a été voté par le Conseil communal fin 2009. Depuis lors, de nombreuses actions se mettent en place, se réalisent dans des domaines aussi variés que le logement, la coopération Nord-Sud, l’énergie, le patrimoine naturel,…

> En apprendre davantage sur l’Agenda 21 à Uccle ? _

L’îlot Groeselenberg : description et origine du site

L’îlot Groeselenberg, réputé pour son esprit et ses animations de quartier, est situé sur l’un des îlots les plus étendus (20 ha) de la partie Nord du territoire communal d’Uccle. C’est un site ouvert et verdurisé, avec en son centre la clinique, l’école des Deux Alice et le centre d’étude vétérinaire (Cerva), entouré par le Groeselenberg, l’avenue des Statuaires, l’avenue Houzeau et l’avenue Circulaire.

Son origine est assez ancienne. Le coteau du Groeselenberg a été fréquenté de tous temps. On y a retrouvé notamment des objets de l’époque néolithique. A travers les âges, le chemin et le coteau ont porté plusieurs noms : Hoogstraete (1742), Roeselberg, Drooselenbergh, Croeselenberg, Groeselenberg. Le sens en serait : colline couverte d’arbustes épineux. Au milieu du XIXe siècle, le hameau du Groeselberg se compose d’une vingtaine de masures, dont plusieurs sont regroupées, à mi hauteur du coteau, à droite du chemin qui vient du centre d’Uccle. Encaissé entre une colline de sable et de bruyère et un petit massif boisé de hêtres (le château Paridant), arrosé par un ruisselet souvent à sec où pousse le cresson. Ce chemin a alors une certaine importance (l’avenue De Fré n’existe pas encore). Il est un tronçon d’une route qui relie Saint-Job à l’église St-Pierre, en passant devant le Hof ten Hove (aujourd’hui la ferme Rose), fondation domaniale du quatorzième siècle. Les habitants du Groeselberg vont se fournir en eau potable à la source de l’Ukkelbeek. Il leur faut pour cela descendre et remonter un sentier abrupt qu’emprunte aussi, au printemps, la procession des rogations venant de l’église St-Pierre via le Kamerdelle.

C’est au sommet du coteau du Groeselenberg que sera fondée la clinique des Deux Alice. Le site a été choisi car il s’agit d’un lieu élevé où l’air est pur. Les Deux Alice vont accueillir principalement des dames de la société ayant besoin d’une cure d’air, des malades convalescentes et des personnes âgées, chacun attiré par le cadre enchanteur de cette belle propriété avec ses jardins d’agrément, ses immenses potagers, sa ferme (le béguinage) et de vastes prairies pour le bétail.

Actuellement, l’intérieur du site comporte toujours une importante superficie encore non urbanisée, qui sert depuis des années de pâture pour les moutons du Groeselenberg et qui abrite un agréable couvert végétal et des vergers.

L’habitat est actuellement limité à 110 habitations totalisant 190 logements.

Depuis quelques années, plusieurs projets de lotissement et reconversion du site ont été déposés et/ou sont en cours d’étude. Si l’on tient compte à la fois des projets déjà autorisés (42 logements à front de voirie du Groeselenberg et des Statuaires) et de ceux qui sont ou pourraient être projetés, c’est jusqu’à 352 nouveaux logements qui pourraient être créés sur le site des Deux Alice et du Cerva. A cela s’ajoute une augmentation significative des surfaces affectées à l’équipement collectif. Soucieux de s’associer au développement harmonieux du site et de faire valoir une vision cohérente auprès des différents intervenants, un comité de quartier est créé et se fait régulièrement entendre depuis 2007.

Le problème du Carrefour Stalle-Neerstalle-Etoile.

Le carrefour Stalle-Neerstalle-Étoile constitue le nœud routier principal du quartier tant pour les trams que pour les autres modes de déplacement. Il s’agit pour la plupart des flux d’un passage obligé. Cette situation s’est encore amplifiée depuis que Drogenbos a malencontreusement interdit la circulation des camions sur la Grote Baan (Grand route). L’intensité des flux y est donc extrêmement importante. Par ailleurs la rue de Stalle à cet endroit présente (côté Uccle) un goulet d’étranglement ce qui cause préjudice à la bonne gestion du carrefour et occasionne de nombreux accidents. L’étroitesse de la chaussée de Neerstalle et de la rue de l’Étoile amplifient cette situation.

En ce qui concerne les trams, pose particulièrement problème le virage qu’emprunte la ligne 97 dans le sens Uccle vers Forest. En prenant ce virage soit le tram bloque le trafic routier soit l’inverse. L’angle serré du virage et les aiguillages l’accompagnant occasionnent par ailleurs des nuisances vibratoires et sonores importantes (comme si l’on étranglait un cochon).

Ci-dessus : carrefour Stalle/Neerstalle/Étoile, situation actuelle.

Un projet imminent de la STIB prévoit le réaménagement de ce carrefour et du goulet de la rue de Stalle impliquant notamment le remplacement et l’adaptation des voies. Ce projet prévoit la mise en site propre des lignes dans les deux sens, choix judicieux pour rendre l’offre plus attractive. Néanmoins pour ce faire la STIB voudrait retirer les quelques places de stationnement (dont deux places pour handicapés) et les quelques arbres subsistants le long de la rue de Stalle (côté pair) et donc rapprocher dangereusement le trafic routier des habitations. Or le nombre d’accidents à ce niveau de la rue est déjà important. Cet aire de stationnement et ces arbres constituent donc pour les riverains une zone tampon de sécurité non négligeable.

Ci-dessus : carrefour Stalle/Neerstalle/Étoile selon le projet de la STIB.

A ce projet de la STIB les riverains des rues concernées ont donc proposé un plan B. Ils proposent d’aménager le site propre à double sens des trams au détriment non pas de cette zone tampon côté pair de la rue (parkings + arbres) mais au détriment d’une des deux bandes de circulation en direction du Ring. Il s’agirait donc de revenir à une situation précédente : une seule bande de circulation routière dans les deux sens.

Cette suggestion pose néanmoins problème pour ce qui concerne le virage de la ligne 97 : en rapprochant les rails du côté impair de la rue, l’angle disponible ne permet plus d’y faire tourner le tram. Les riverains ont donc suggéré que l’on élargisse le virage et de le faire déborder un rien sur la langue de terrain située de l’autre côté du carrefour (entre les rues des Polders et de Stalle).

Il faudrait par la même occasion, et ça ne serait pas plus mal pour les riverains de la rue des Polders, étendre le champs d’action de ce carrefour à cette rue, c’est-à-dire postposer l’emplacement des feux côté chaussée de Neerstalle au deçà de l’embranchement avec la rue des Polders. Cet embranchement recevrait également des feux et les flux sortants/entrants de cette rue seraient intégrés au phasage général. Dans son état actuel le carrefour Stalle-Neerstalle-Étoile constitue un carrefour à 5 branches mais la branche de la rue du des Polders est niée ce qui pose problème aux riverains/automobilistes de cette rue lorsqu’il veulent quitter leur chez-eux.

Schéma ci-dessus : carrefour Stalle/Neerstalle/Étoile selon l’alternative proposée par les riverains.

La STIB prit bonne note de la suggestion mais dut hélas désillusionner les riverains : Leur idée, partie d’une bonne intention, n’est hélas, au vu de l’enchevêtrement d’aiguillages que cela impliquerait (voir schéma ci-dessus), techniquement pas réalisable. La STIB promit néanmoins de réfléchir de son côté pour pouvoir offrir à son tour une alternative à son premier projet. L’objectif étant d’essayer de combiner les ambitions de la STIB (un site propre dans les deux sens) et les attentes des riverains (conservations des places de parking et des arbres).

Partant de l’idée qu’à toute question existe une solution, L’ACQU, de son côté, a également remis sur le métier l’alternative proposée par les riverains. Après quelques gribouillages sur le papier il s’avéra rapidement que la proposition des riverains devenait techniquement réalisable à partir du moment où étaient déviés un rien les rails parcourant l’axe Étoile<>Neerstalle. En effet de la sorte disparait l’enchevêtrement problématique de la suggestion précédente. Par ailleurs, et c’est loin d’être négligeable, cette option permettrait éventuellement d’élargir les trottoirs aux angles du carrefour le long de la rue de l’Étoile et de la chaussée de Neerstalle.

Schéma ci-dessus : carrefour Stalle/Neerstalle/Étoile, ré-interprétation de l’alternative proposée par les riverains.

Notons que la problématique de la boucle du tram 97 pourrait être facilement résolue dans la mesure ou l’on appliquerai la déviation de la ligne 97 telle que proposée par l’article précédent. En effet dévier cette ligne via le futur dépôt de tram (dans le cas de son implantation sur le site "Marconi") permettrait tout simplement de supprimer l’ennuyeux virage.


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réactions et réflexions des hâbitants.

Remise en question du réseau ferré actuel

Pour bien faire, l’arrivée du nouveau dépôt, qu’il soit implanté sur le site "Marconi" ou ailleurs, ne devrait pas se limiter à des considérations architecturales et de renouvellement de rails. Il devrait idéalement servir de tremplin à un projet urbain global intégrant tant le thème de la mobilité que celui de l’aménagement du territoire. Vu l’augmentation du charroi que l’on ambitionne (augmentation des fréquences et augmentation du tonnage des véhicules), vu la capacité d’accueil limitée des vielles chaussées, il est ainsi légitime de remettre en cause le tracé du réseau ferré actuel.

- La remise en question du réseau implique deux étapes :

1. l’identification de parcours ferrés alternatifs c’est-à-dire la déviation partielle de l’une ou l’autre ligne actuelle en vue notamment d’améliorer la viabilité des quartiers traversés. L’examen de sites alternatifs pour l’implantation du futur dépôt doit être inclus à cette étape investigatrice. Il faut également tenir compte du projet de prolongation du tram 4 vers la gare de Ruysbroeck. Notons que ce projet est repris au sein du tout nouveau Gewestelijk Ruimtelijk Uitvoeringsplan voor de afbakening van het Vlaams Stategisch Gebied rond Brussel (actuellement à l’enquête publique).

Il est important, à ce stade de la réflexion, de considérer le trafic dans sa globalité, c’est-à-dire de tenir compte de l’ensemble des flux (poids lourds, bus, voitures, piétons, cyclistes, trams) et de leurs interactions réciproques. La réflexion conduira probablement à suggérer des solutions alternatives non pas seulement pour ce qui concerne le réseau de tramways vicinaux. Entre autre la problématique traversée du quartier par les poids lourds (camions de gros tonnage) nécessite qu’on prenne rapidement des mesures.

2. Dans un deuxième temps il s’agit de réaliser une analyse comparative des incidences produites sur l’environnement entre le tracé actuel du réseau et les parcours alternatif suggérés. Il est particulièrement important que cette étude se fasse avant la délivrance d’un avis définitif concernant le projet d’un dépôt au sud de Bruxelles. Il faut coûte que coûte garder ouverte la possibilité de conformer architecturalement le dépôt projeté en fonction des choix urbanistique à prendre en vue du meilleur aménagement possible des lieux.

Dans le cas de l’implantation du dépôt sur le site "Marconi", une des alternative (voir ci-dessous) consiste en la déviation d’une des lignes régulières via le site même du dépôt, ce qui, le cas échéant, impliquera inévitablement l’adaptation architecturale du projet.


Quelques pistes vers d’éventuels tracés alternatifs (dans le cas d’implantation du dépôt sur le site "Marconi") :

- Déviation de la ligne du tram 82.

Dévier le tracé du tram 82 via la parking de Stalle, le « carrefour des Menhir » et le nouveau dépôt. Comme le montre le schéma ci-dessous la plus-value que constitue cette déviation pour les habitants de la rue de l’Étoile (entre rue de Stalle et parking de Stalle) et la chaussée de Neerstalle (tronçon entre Stalle et Ruisbroeck) semble évidente : réduction par 2 des nuisances chaussée de Neerstalle et suppression des nuisances rue de l’Étoile tout en conservant la proximité de certains arrêts et donc d’une desserte. Par ailleurs ce projet permettrait de rationaliser les flux supportés par le carrefour Stalle/Neerstalle. Enfin cela offrirait à la ligne 82 une interconnexion avec le parking de Stalle (parking de dissuasion) et le terminus du tram 4.

Vu cette alternative, il est regrettable que le dossier concernant la reconstruction du magasin Colruyt (rue de Stalle) n’ait pas été traité conjointement au présent dossier. En effet, on aurait pu imaginer la reconstruction du magasin au dessus du parking de Stalle et non à l’emplacement actuel.

Ce déplacement aurait permis de combiner judicieusement sur un même site, un parking de dissuasion adressé au navetteurs, une station intermodale pour les trams (trams 4 et 82) et les bus ainsi qu’un supermarché permettant notamment au navetteurs de faire leurs « courses » le soir avant de reprendre leur voiture pour retourner chez eux. Cet emplacement aurait également permis d’éviter au camions « Colruyt » et aux nombreux chalands-automobilistes supplémentaires que l’agrandissement du magasin et de son parking a pour objectif d’attirer, de devoir franchir le problématique carrefour Stalle-Neerstalle.

Cet exemple montre à quel point il est important de disposer d’un outil de planification efficace, prévoyant et globalisant. Hélas un tel outil urbanistique manque cruellement à Uccle. La commune n’a jamais terminé son Plan Communal de Développement et a trop souvent tendance à traiter les dossier au fur et mesure de leur arrivage.


- Déviation de la ligne du tram 97.

une déviation du tram 97 via le dépôt et le rond-point des Menhirs permettrait d’éviter cette fameuse voie courbe qui pose problème au carrefour Stalle-Neerstalle, et par la même occasion, d’aménager un site propre rue de Stalle ( en enlevant une bande de circulation en sortie d’Uccle) pour le 4 et 97, et donc d’éviter que le 4 vers Uccle soit bloqué par les voitures, juste après le feu.


- Vers Forest ?

Ces alternatives concerne le parcours des différents trams sur le territoire ucclois. Leur trajectoire à Forest sur la chaussée de Neerstalle est également difficile. Là aussi il faudrait trouver à adapter le réseau et les flux en général.


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Mariage malaisé entre les nouveaux trams et les vieilles chaussées.

Aux yeux de la STIB, l’emplacement choisi pour le nouveau dépôt se justifie pleinement dans la mesure où il s’inscrit de manière pertinente au sein de son réseau ferré actuel.

Par contre, et c’est regrettable, jamais le tracé de ce réseau, son intégration malaisée dans le tissus urbain, ne fut-il remis en question. Au mieux, et après la réclamation des habitants, la STIB propose-t-elle, lors du renouvellement des rails, la mise en place de dispositifs permettant la réduction du bruit et des vibrations occasionnés par le passage des gros trams. A ce niveau d’ailleurs il s’indique de mettre impérativement en place les mesures maximales de protection partout où passent, en milieu densément bâti, les nouveaux trams : procédé de graissage automatique des rails + rails engainés de caoutchouc + dalles flottantes préfabriquées. C’est le prix à payer pour faire passer des trams de gros calibre dans les rues étroites de Bruxelles. Actuellement la STIB ne prévoit le remplacement des rails qu’à certains endroits extrêmement critiques (carrefour Stalle/Neerstalle, ...). Voir à ce propos l’article publié dans Le Soir du 12 janvier 2010.

ci-dessus : Un tram 3000 s’engage dans le goulet de la rue de Stalle. Le rétrécissement de la voirie à cet endroit occasionne fréquemment des accidents. Par ailleurs la proximité des poids lourds (trams, bus et camions) avec les habitations constitue une réelle nuisance tant en matière de bruit que de vibrations.

La STIB a beau afficher fièrement le caractère de Haute Qualité Environnementale donné à l’architecture du futur dépôt, force est de constater qu’au point de vue urbanistique son projet est assez pauvre. Les réclamations issues des riverains l’illustrent bien. Si certaines de ces manifestations sont d’origine NIMBY , d’autres par contre expriment un réel mal de vivre dans cet ancien quartier industriel : Les vielles chaussées et artères n’y ont pas été conçues pour accueillir l’intensité du charroi actuel (trams de gros gabarits + camions de grand tonnage + voitures innombrables, …) et encore moins l’augmentation qu’on lui destine. Le bruit, les vibrations, l’obstruction de l’espace, les accidents qu’ils occasionnent ne convient pas à l’étroitesse des voiries, aux types d’habitat qui les bordent (de qualité discutable car d’origine ouvrière).

Ci-dessus : Carrefour de Stalle/Neerstalle/Étoile : L’importance du charroi combiné au rétrécissement de la voirie occasionne de nombreux accidents ce qui explique notamment sur cette photo l’obliquité du feu de signalisation. (photo : A. Coppens)

Se résigner à concentrer et à intensifier les flux en ce lieu (par le nombre de véhicules ou par leur taille) pour la simple et bonne raison qu’il s’agit d’une entrée de ville, n’est pas supportable ni responsable. Il est donc du devoir des administrations régionales et communales de mettre tout en œuvre pour rendre à cette zone délaissée d’Uccle et de Forest une certaine viabilité.

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De juin 2009 à février 2011 : deux enquêtes publiques.

1ère enquête publique : mai 2009

Déjà en 2009, lors de la première enquête publique, le choix du site (empiètement sur la zone verte de « sport ou loisir de plein air », la nature marécageuse de son sol, la proximité d’un lotissement résidentiel, l’intégration dans un quartier à la mobilité difficile, etc…) souleva l’indignation des riverains effrayés par les impacts potentiels du projet (bruit, vibrations, augmentation des inondations, sécurité, …). La commission de concertation du 17 mai 2009 s’en inquiéta également puisqu’elle recommanda l’élaboration d’une étude d’incidence. La STIB fut donc contrainte de revoir sa copie.

Articles de presse :

2ième enquête publique : février 2011.

Le projet remanié fit l’objet d’une nouvelle enquête publique au cours du mois de février 2011. Globalement le dépôt et le pavillon administratif restent inchangés. Le hall d’entretien par contre, à l’arrière du site et initialement prévu pour l’entretien de 15 trams, ne permettra plus que la maintenance de 10 véhicules. De la sorte, l’emprise au sol de l’atelier put être réduite tout en y englobant certaines installations prévues au départ à l’extérieur : système de lavage des trams, de remplissage des sablières, aspirateur. Ces adaptations permettront de limiter la propagation du bruit dans le voisinage mais aussi d’augmenter les espaces verts. La distance entre les installations et les premières habitations situées du côté de Drogenbos pourra ainsi être portée de 7 à 15 mètres. Le projet prévoit par ailleurs la prolongation et un léger rehaussement du mur antibruit.

Ci-dessus : Le projet "Marconi II" fut présenté en soirée aux riverains le 21 janvier 2011.

Malgré ces améliorations, acquises grâce à la fermeté des comités de quartier locaux, et malgré l’épaisseur et la technicité du dossier mis à l’enquête, les riverains constatèrent cependant avec regret que seul un rapport d’incidences - et non pas une étude d’incidences - accompagnait cette nouvelle demande de permis.

Tant la réalisation d’une étude d’incidences que d’un rapport d’incidences a pour objectif de fournir aux différentes instances concernées (administrations régionales, administration communale, riverains,…) une analyse de l’impact du projet sur son environnement naturel et humain.

Cependant, lorsque un projet est soumis à étude d’incidences, celui-ci implique deux enquêtes publiques : la première a lieu après dépôt d’une note préparatoire et porte sur le cahier des charges de l’étude à exécuter ; la seconde est réalisée après l’achèvement de l’étude et porte sur les résultats de celle-ci ainsi que sur le projet lui-même. Un rapport d’incidence n’implique que la deuxième enquête publique. Dans ce dernier cas, les citoyens ne peuvent donc pas donner leur avis concernant l’établissement du cahier des charges, c’est-à-dire mettre en exergue les éléments qu’ils désireraient voir être traités, analysés par l’étude, en l’occurrence :

-  L’analyse de sites alternatifs à l’implantation du dépôt : celle-ci n’est que trop brièvement esquissée au sein du rapport d’incidence.
-  La pertinence du tracé du réseau ferroviaire actuel sur lequel se greffe le dépôt Marconi au vu des trams de gros gabarits que la STIB prévoit d’y faire passer.

Ainsi, l’ACQU, s’alignant à l’avis de la première commission de concertation de mai 2009, à rappelé, en ces mois de février/mars 2011, la nécessité d’accompagner le projet de dépôt d’ une étude d’incidences. Ceci en vue de solliciter certains ajouts au cahier des charges dont entre autres ceux susmentionnés.

articles de presse :

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Localisation du dépôt projeté.

téléchargez ici l’image ci-dessus en plus haute résolution.

Localisation du dépôt.

La localisation précise du dépôt, relève d’une histoire à rebonds : Dans un premier temps il fut prévu de l’implanter le long de l’avenue de la Deuxième Armée britannique à Forest. Mais ce terrain industriel fut finalement concédé à Audi/Volkswagen. Il fallu donc trouver un nouvel emplacement dans le voisinage.

C’est ainsi que la SDRB et la STIB jetèrent leur dévolu sur un site de 3,7 hectares appelé « Marconi », anciennement occupé par la firme S.A.I.T. et situé le long de la chaussée de Ruisbroeck à cheval sur les communes d’Uccle et de Forest et à la frontière de Drogenbos. Si cette localisation permet à la nouvelle infrastructure de s’inscrire de manière intéressante au sein du réseau STIB, l’implantation de l’infrastructure projetée dans le quartier ne fit et ne fait toujours pas l’unanimité auprès des riverains.

Diverses autres alternatives furent évoquées dont notamment celle, suggérée par la commune de Drogenbos, d’un terrain situé entre le boulevard de l’Humanité et le ring. Lieu non pertinent pour la STIB, dans la mesure où il impliquerait plusieurs contraintes :

  • la nécessité de poser 3,3 km de voies doubles pour disposer des deux accès indispensables au dépôt ;
  • un éloignement par rapport au réseau entraînant un coût d’exploitation annuel supplémentaire de 500.000 euros ;
  • le coût et la difficulté technique de franchir le Ring à deux endroits ;
  • la traversée du terrain par la Senne, de part en part. Notons toutefois que l’intérêt du terrain pourrait apparaître à partir du moment où l’on décide de matérialiser le projet de prolongation des lignes de tram jusqu’à la gare SNCB de Ruysbroeck.

Ce projet de prolongement vers Ruysbroeck est d’ailleurs prévu au sein du tout nouveau plan flamand d’exécution spatial régional de délimitation de la VSGB (Vlaams Strategisch gebied rond Brussel - en français : Territoire stratégique flamand autour de Bruxelles )et des zones d’espaces ouverts contiguës ». Ce plan est à l’enquête publique jusqu’au 14 avril 2011 et tout un chacun peut faire valoir ses observations et remarques, qu’il soit flamand ou bruxellois. Cliquez ici pour téléchargez le plan n°2 du "gewestelijk ruimtelijk uitvoeringsplan voor de afbakening van het Vlaams Strategisch Gebied rond Brussel". Sur ce plan la flèche en tire-traits brun indique la possible connexion tram à réaliser entre le rond-point "des menhirs" sur la rue de Stalle et la gare de ruysbroeck. Cliquez ici pour plus d’information quant à ce projet de la Région Flamande actuellement à l’enquête publique.

Le terrain "Marconi".

Le terrain choisi, de forme triangulaire, se positionne entre la chaussée de Ruysbroeck, le quartier résidentiel du Boomgaard (Drogenbos) et les installations d’Uccle-Sport dont il est prévu de grignoter 1ha de terrain. Le terrain, à tendance marécageuse (un Bempt), se situe en fond de vallée et approximativement au confluent entre le Geleytsbeek (vallée de St Job) et l’Ukkelbeek (vallée De Fré-Stalle).

Plus ou moins 3/4 du terrain se trouve affecté au plan de secteur régional (PRAS) en "zone d’Industrie Urbaine". Le quart restant constitue un débordement sur la "zone de Sports ou de Loisirs en plein air" voisine (Royal Uccle Sport).

ci dessus : extrait cartographique du Plan Régional d’Affectation du Sol (PRAS).

Un hectare de terrain pris sur Uccle Sport.

La commune d’Uccle y est plutôt favorable puisque pour l’occasion les infrastructures sportives communales seront reconstruites aux frais de la Région. La restructuration de Royal Uccle Sport fut l’objet d’une enquête publique distincte et parallèle (du 07/02/2011 au 21/02/2011) au projet de dépôt. Le comité de quartier local et les riverains ont fortement critiqué cette séparation en deux dossiers distincts : les deux projets sont intimement liés et inévitablement interdépendant l’un de l’autre. Le "saucissonnage" permet néanmoins aux intéressés de pouvoir esquiver l’obligation de soumettre leur projet à étude d’incidence.

téléchargez ci-dessous quelques vues aériennes des abords du site :
- Quartier du "Bempt" (Forest)
- abords de la rue de Stalle
- Quartier du "Boomgaard" (Drogenbos)

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Pourquoi un nouveau dépôt ?

ci-dessus : un tram de type 3000 parcourant la rue de Stalle (photo A. Coppens)

Ces dernières années la STIB a fait l’acquisition de nouveaux véhicules de grand gabarit :
-  49 trams de type 3000 soit des véhicules de 31,85m de longs, de 38,6 tonnes à vide, pour une capacité de 184 voyageurs ;
-  19 Trams de type 4000 soit des véhicules de 43,22m de longs, de 51,8 tonnes à vide, pour une capacité de 258 voyageurs.

Suite à l’achat de ces trams, s’ajoutant à une partie de la flotte existante non déclassée, la construction d’un nouveau dépôt s’avérait nécessaire. Pour une question de répartition géographique équilibrée, le nouveau dépôt se devait idéalement d’être implanté au sud de la région afin d’y entreposer les trams desservant les lignes 4, 82 et 97 voire peut-être 51 et d’autres ?

Notons que la STIB a précédemment augmenté la capacité du dépôt d’Ixelles et construit également un nouveau dépôt de trams sur le site de Haren. Elle prévoit également l’adaptation du dépôt de l’avenue du Roi (Forest) pour y permettre également le dépôt des grands trams de nouvelle génération (dixit J.M MARY Direction du Développement du Réseau, lors de la réunion du 21 janvier 2011).

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Les projets STIB d’un dépôt chaussée de Ruysbroeck et du réaménagement de la place Vanderkindere

Article paru dans la Lettre aux habitants n° 67, mars 2011.


En ce début d’année 2011, la STIB projette d’entreprendre deux gros chantiers sur le territoire ucclois : la construction d’un dépôt de tram le long de la chaussée de Ruisbroeck d’une part, et la restructuration complète du carrefour Vanderkindere d’autre part. On se réjouira de l’intérêt que porte la STIB à notre commune car la mobilité, en corrélation à la question délicate de la densification, y constitue sans aucun doute un des enjeux les plus importants. Comme la viabilité du territoire est en cause, l’ACQU a voulu faire part de ses remarques vis-à-vis des projets susmentionnés.

Vu l’importance de ces deux dossiers, l’ACQU a choisi de les traiter dans une brochure spécifique à paraître très bientôt. L’article ci-dessous en brosse néanmoins un aperçu.

1. Le dépôt Marconi

La construction d’un nouveau dépôt de trams au sud de Bruxelles s’est révélée pour la STIB nécessaire suite à l’augmentation de son matériel roulant. Le choix du site d’implantation (son empiètement sur une zone de « sport/loisir de plein air », la nature marécageuse du sol, la proximité des habitations, la mobilité difficile dans le quartier, etc...) avait suscité de nom- breuses réclamations de la part des riverains alarmés par les impacts potentiels du projet (bruit, vibrations, inondations, ...). Lors de l’introduction d’un 1er projet, la commission de concertation du 17 mai 2009 s’en était inquiétée également puis- qu’elle avait recommandé l’éla- boration d’une étude d’incidences. La STIB fut donc contrainte de revoir sa copie.

Le projet remanié vient de faire l’objet, en février 2011, d’une nouvelle enquête publique. La modification principale concerne le hall d’entretien dont la superficie est réduite tout en y englobant certaines installations prévues au départ à l’extérieur. Ces adaptations permettant de limiter la transmission du bruit mais aussi d’augmenter la distance entre les installations et les premières habitations. Malgré ces améliorations et malgré l’épaisseur et la technicité du nouveau dossier mis à l’enquête, l’ACQU et en 1er lieu son comité local « Ophem & C° » regrettent que seul un rapport d’incidences - et non pas une étude d’incidences - accompagne la nouvelle demande de permis. L’analyse de sites alternatifs n’y est en effet que brièvement esquissée, élément qui aurait pourtant été essentiel et obligatoire dans le cas d’une étude d’incidences…

A défaut d’emplacement alternatif et vu le caractère marécageux du site « Marconi », l’ACQU suggére de créer un comité d’accompagnement spécial « inondation/nappe phréatique » composé de protagonistes concernés (l’IBGE, les communes d’Uccle, Forest et Drogenbos, des représentants d’habitants) et accompagné d’experts en la matière afin, après l’achèvement du chantier, d’évaluer régulièrement la situation et ce pendant une durée de 5 ans. En matière de bruit et de vibration, l’ACQU demande que les dispositifs maxima de protection (procédé de graissage automatique des rails, rails engainés de caoutchouc, dalles flottantes préfabriquées) soient mis en place sur l’ensemble de la chaussée de Neerstalle, entre la chaussée de Ruisbroeck et la rue de Stalle.

Enfin, vu l’implantation du nouveau dépôt, l’ACQU et le comité local insistent pour que soit revu profondément le tracé du réseau ferré actuel. Cet aspect du projet peut en effet apporter une nette amélioration à la viabilité du quartier. En voici deux exemples :

- Pour autant qu’un site propre à double sens s’avère absolument nécessaire dans le goulet de la rue de Stalle, son aménagement ne peut se faire au détriment des derniers parkings et arbres existants. Une plus large boucle doit donc être imaginée pour assurer le virage du tram 97.

- Dévier le tracé du tram 82 via la parking de Stalle, le « carrefour des Menhirs » et le nouveau dépôt. Comme le montre le schéma ci-dessous, la plus-value que constitue cette déviation pour les habitants des tronçons concernés de la rue de l’Etoile et la chaussée de Neerstalle, semble évidente : réduction par 2 des nuisances chaussée de Neerstalle et suppression des nuisances rue de l’Etoile tout en conservant la proximité de certains arrêts et donc d’une desserte. Par ailleurs ce projet permet de rationaliser les flux supportés par le carrefour Stalle/ Neerstalle. Enfin cela offre à la ligne 82 une interconnexion avec le parking de Stalle (parking de dissuasion) et le terminus du tram 4.

2. Le réaménagement de la place Vanderkindere

Ce second projet de la STIB prévoit le réaménagement des abords de la place Vanderkindere avec notamment le placement d’une troisième voie de tram posée au début de l’avenue Churchill. L’objectif est d’y disposer la correspondance entre les trams des lignes 3 et 23/24. Cette correspondance a actuellement lieu au rond-point Churchill, endroit manifestement malencontreux. Par ailleurs, la longueur des nouveaux trams nécessite l’allongement des quais.

Enfin, dans la foulée, la STIB réclame l’abattage des marronniers de l’avenue Churchill.

On peut douter de la réelle plus-value en matière de sécurité et de confort que constitueraient les aménagements tels que prévus par la STIB tant pour l’ensemble des usagers que des riverains. Il ne faut d’ailleurs pas mélanger deux problématiques : la dangerosité/inconfort du carrefour Vanderkindere et la question de la correspondance entre les trams 3 et 23/24. La dangerosité du lieu vient de la saturation de ce carrefour : concentration abusive de flux issus de trois axes plus ou moins importants, aussi bien pour la circulation automobile que pour celle des trams. La question des difficultés que connaît la STIB en matière de correspondance constitue une problématique à part.

Il est donc peu probable que le projet de la STIB offre une solution. Les usagers des trams respectifs continueront à traverser la place n’importe comment afin d’attraper coûte que coûte leur correspondance.

Le réaménagement et la gestion de la place Vanderkindere doivent être avant tout guidés par des considérations d’ordre sécuritaire, de viabilité et de rationalité. Or, l’espace en question n’étant pas extensible, il est clair que, pour arriver à un résultat probant, il faudra faire des choix en faveur de certains flux. L’idée d’implanter la correspondance des trams 23/24 à Vanderkindere est envisageable à condition seulement d’y dégager la place nécessaire à la création d’un plateau central de correspondances.

ENGUERRAND DAVID
Chargé de mission ACQU

Avis défavorable pour le projet de lotissement à l’angle de la rue du château d’eau et de la chaussée de St Job

Téléchargez les documents relatifs à ce dossier :

RUE DES TROIS ARBRES

RUE DES TROIS ARBRES : Avis favorable pour la restructuration (voirie et immeubles) de l’îlot occupé anciennement par Le Four Industriel Belge.

Téléchargez ici l’avis de la Commission de Concertation du 4 mars 2011 concernant la modification de la partie piétonne de la rue et le réaménagement des accès carrossable du site des "3 arbres" à hauteur des n°s 10-12-14

Téléchargez ici l’avis de la Commission de Concertation du 4 mars 2011 concernant la transformation architecturale des anciennes installations du Four Industriel Belge.

Téléchargez ici la note concernant ce projet et accompagnant le dossier de demande de permis d’urbanisme.

Téléchargez ici un résumé chiffré des caractéristiques du projet.

CHANTIER UCCLE-MOENSBERG PHASE 1 : Débat/Questions/réponses.

Les échanges retranscrits ci-dessous font suite à une présentation dont vous trouverez le contre-rendu et les diapositives dans l’article précédent.


Un intervenant : fait remarquer que l’arrêt du Conseil d’Etat (C.E.) ne constitue pas un détail(voir article précédent). L’annulation du permis est totale, c’est-à-dire que la procédure va devoir être recommencée à zéro, en ce compris l’enquête publique ; il regrette que les décideurs politiques n’aient pas mieux écouté l’avis des riverains au lieu de prendre des décisions dans l’abstrait.

Infrabel : répond que l’arrêt du C.E. ne constitue en effet pas un détail et qu’il a de nombreuses implications. Par contre rien n’est moins sûr concernant la reprise à zéro de la procédure. Leur service juridique étudie pour le moment le dossier.

Marc Cools, Echevin de l’urbanisme : considère que l’implication de la commune dans ce dossier est limitée. La commune d’Uccle n’est ni demandeur du projet ni délivreur du permis. Par contre elle avait émis certaines recommandations lors de la procédure d’enquête. Toutes n’ont pas été retenues lors de la délivrance du permis. Malgré tout le Conseil Communal reste largement favorable au principe du RER, qui constitue pour ce quartier et plus généralement pour Uccle, une véritable alternative aux problèmes de mobilité.


Un intervenant : soulève la question de l’adjudication publique et du glissement de terrain qui à eu lieu récemment à la hauteur du pont de la rue du Bourdon, ce qui contraint notamment la déviation de la ligne de bus 43. Ne pourrait-on pas offrir en compensation aux usagers de cette ligne l’accès MétroTram Bus gratuit à partir de la gare de Linkebeek ?

Infrabel : répond que les travaux ont été adjugés à la société Franki Construct. Le glissement de terrain qui a eu lieu n’a rien à voir avec les travaux liés au RER. Il s’agit d’un problème de vétusté des talus.

Marc Cools : ajoute qu’il n’y a pour l’instant pas de décision prise pour rétablir à court terme le trajet du bus. Remettre en état le talus alors que celui-ci sera de toute manière modifié dans un futur proche pourrait paraitre un gaspillage des deniers publics. Pour ce qui est de l’accès MTB depuis la gare de Linkebeek, c’est actuellement hélas impossible vu que cette gare, partiellement en région flamande, n’est pas comprise dans le périmètre du réseau MTB.


Un intervenant : pose une question relative quant au phasage et à la durée des travaux .

Infrabel : répond que la première phase aura une durée de 3 ans et demi. La durée des travaux est notamment justifiée par la volonté d’Infrabel de donner une certaine « discrétion » à ces travaux en vue de produire le moins de désagréments possibles pour les riverains. La première phase des travaux prévoit simultanément l’ouverture de trois chantiers : nouvelle gare du Moensberg, avenue des Hospices, rue des Sophoras. La seconde phase prévoit le déplacement des voies. Seulement cette phase ne pourra commencer que si le feu vert est donné à Linkebeek pour la réalisation des travaux sur cette commune. Or c’était encore loin d’être le cas puisque là aussi un recours au Conseil d’Etat ralentit le dossier.


Un intervenant : s’étonne du court délais qu’il y aurait eu entre l’info-session (11 janvier) et le début des travaux dans le cas où il n’y aurait pas eu l’arrêt d’annulation du C.E.

Infrabel : réplique que le 17 janvier était la date officielle qui, contractuellement, permettait le début des travaux. Toutefois, les travaux véritables ne commencent généralement que trois mois après cette date.


Un intervenant : fait remarquer que l’on a mentionné les murs antibruit mais que bien peu à été dit en ce qui concerne les vibrations. Qu’en est-il ?

Infrabel : répond que toutes sortes de mesures ont été prises afin de minimiser les vibrations produites par le charroi sur les futures voies ferrées élargies afin de respecter les seuils convenus entre la Région de Bruxelles Capitale et Infrabel : asphaltage de l’assiette, traitement des nouvelles plateformes, matériaux ferroviaires ad hoc, drainage, pose de rails continus, etc… Les seuils maximum autorisés par cette Convention aboutiront probablement à des vibrations globalement moindres que celles produites par la situation actuelle.


Un intervenant : aborde le sujet du parking et s’inquiète de l’appel à voitures que peuvent constituer les nouveaux parkings dont les 100 places aux abords de la nouvelle gare du Moensberg. Qu’est-il prévu pour soulager le trafic rue du BOURDON ?

Infrabel : répond que le parking Moensberg n’est pas considéré comme un grand parking. La politique retenue au sein du projet RER est de créer de grands parkings de dissuasion en dehors de la Région de Bruxelles Capitale. Ainsi à Braine l’Alleud est il prévu de construire un parking de 1.000 places. Nivelles, Waterloo, etc… accueilleront des infrastructures similaires.

Marc COOLS : ajoute que la mobilité est effectivement un vrai problème dans le quartier. Cependant les deux parkings prévus aux abords de la ligne 124 ont pour premier objectif de résoudre le manque de places de stationnement lié à l’usage déjà actuel du chemin de fer. C’est pourquoi, il était prévu de construire le parking Moensberg dès le début des travaux. La future dalle au dessus de la gare de Linkebeek est censée servir, dans un premier temps, de lieu de stockage pour le chantier. De la sorte, une fois la dalle construite, les abords (square) pourraient être sans plus attendre réaménagés et reverdurisés. Ce n’est qu’à la fin du chantier complet que serait aménagé une aire de stationnement sur la dalle de béton au dessus des quais. Pour ce qui est de la rue du Bourdon ,il faudra en effet un jour entamer une réflexion quant à son réaménagement. Cela pourrait se faire conjointement au chantier d’égouttage que nécessite cette artère.


Une intervenante : indique qu’elle habite près d’une des entrées du chantier. Il arrive que dès 5 heures elle est réveillée par le début du chantier et que ce chantier fait du bruit jusque parfois 22 heures. Toute la maison tremble, les murs se lézardent mais aucun état des lieux n’a été établi puisque son habitation n’a pas été reprise dans le périmètre d’action du chantier. Elle ajoute que des véhicules à chenilles circulent parfois sur la voirie. Elle s’étonne de ce qu’Infrabel assure vouloir préserver le plus d’arbres possible alors qu’un hectare complet fut mis à nu en face de chez elle sans que les riverains n’aient pu faire quelque chose. Elle conclut en disant que ce chantier est extrêmement dur à vivre pour les riverains.

Infrabel. assure que les chantiers commencent normalement à 7h00. Il arrive toutefois que certains entrepreneurs se permettent parfois certaines libertés, que ce soit pour éviter le trafic du matin ou pour une autre raison. Si le cas se reproduit, il faut immédiatement avertir Infrabel afin que le cas échéant l’entrepreneur soit rappelé à l’ordre. Il ya cependant, dans certains cas exceptionnels, certains travaux qui doivent s’effectuer de nuit ; ils sont alors annoncés bien à l’avance par un courrier toutes boîtes aux riverains. En ce qui concerne les zones d’action des chantiers, celles-ci sont parfois étendues. Par contre le charroi vers les chantiers doit respecter des règles strictes dont notamment une limitation de tonnage et les véhicules à chenilles sont bien entendu interdits de circulation sur la voie publique. S’il semble aux riverains qu’une règle est enfreinte, ils ne doivent pas hésiter à le signaler. Enfin concernant les arbres, les coupes réalisées sont toutes conformes aux permis délivrés.

Marc Cools : ajoute que si des problèmes liés au chantier persistent, les riverains ne doivent pas non plus hésiter à s’adresser à la commune. La commune sert en effet également de relais dans ce dossier de RER entre les riverains et le maître d’œuvre.


Une intervenante : signale que sa maison (rue des Griottes) est comprise dans le périmètre d’action du chantier mais que l’expertise d’état des lieux (société Mensor de Gand) n’a été réalisée que 6 semaines après le début du chantier. Par souci de certitude elle a fait faire une contre expertise par une société tierce.

Infrabel : dit que l’expert est surchargé de travail, ce qui a probablement causé ce retard.


Un intervenant : observe que les voies reposent traditionnellement sur une assiette de cailloux, ce qui permet l’infiltration dans le sol de l’eau de pluie. Avec la nouvelle assiette de béton, l’eau de pluie est rejetée, notamment, vers la rue du Bourdon ; or cette rue ne possède actuellement pas d’égouts. Des bassins d’orage sont-ils prévus ?

Infrabel : répond que grosso modo pour 8 m2 de surface imperméabilisée on prévoit 1 m3 de réservoir de stockage (rétention) pour être ensuite rejeté vers les égouts disponibles. Ceci a été déterminé en fonction de précipitations potentielles calculées sur 20ans et non pas 10 ans comme cela se fait habituellement. Notons qu’aujourd’hui le système hydraulique n’est pas encore entièrement terminé. Nous nous trouvons donc présentement dans une phase de transition qui est, il est vrai, délicate. Les travaux d’hydrologie, malgré l’arrêt du C.E., ne seront pas interrompus et seront donc terminés. A terme, des équipes de nettoyage viendront dégager les boues retenues dans les réservoirs de stockage si cela s’avère nécessaire. Mr Demeyer (Infrabel) se dit disposé à organiser une visite sur place pour présenter cette question de la récolte des eaux.


Un intervenant : se demande aux bénéfices de quels trains (directs ou locaux) et de quelles connexions les lignes 124 et 26 vont servir dans le cadre du projet RER ?

Marc Cools : répond que sur la ligne 124 (Nivelles – Bruxelles) la SNCB prévoit de donner l’avantage aux trains directs. Afin de décharger la jonction Nord-Midi, les trains à arrêts locaux (anciennement appelés omnibus) pourraient être déviés vers la gare de l’Ouest. Cependant, pour Uccle, la liaison ferroviaire telle qu’elle se présente actuellement, c’est-à-dire offrant une connexion directe depuis notamment la gare de Calevoet vers les gares de Midi/Centrale/Nord, est une plus-value évidente comparable (hormis les fréquences) au service que pourrait rendre une ligne de métro. On parle beaucoup de cette liaison vers le centre ville qu’offre la ligne 124 mais en oubliant souvent l’alternative que représente la ligne 26 (vers la station Mérode notamment). La commune espère d’ailleurs bien faire augmenter les fréquences sur cette ligne, notamment en soirée et le weekend, avant la mise en place du RER. Enfin, la demande d’aménager une halte supplémentaire à la hauteur du Lycée Français a également été formulée par la Commune.

* * *

CHANTIER UCCLE-MOENSBERG PHASE 1 : Présentation du projet

Les diapositives qui ont illustré cette info-session sont disponibles sur le site Web d’INFRABEL. Il est également possible d’y accéder directement en cliquant ici.

-  Cellule info riverains créée en 2006 : info.projets@infrabel.be ou 0800/55.000 (numéro gratuit)

-  Infrabel : maître d’ouvrage

-  Les travaux ne commenceront pas le 17 janvier 2011 comme prévu car le Conseil d’Etat (C.E.) vient d’annuler, pour un motif de procédure, le permis d’urbanisme délivré pour le RER sur la ligne 124 en Région de Bruxelles Capitale. L’info-session n’a pas été annulée pour autant, mais aucun planning ne peut être communiqué.



-  Le projet :

    • mise à quatre voies de la ligne 124 (Nivelles-Bruxelles) jusque +/- au pont au dessus de la rue des Bigarreaux (le long de la rue du Bourdon). La ligne 26 (Halle-Vilvorde) reste à 2 voies.
    • Construction de deux nouveaux parkings.

-  Travaux prévus en différentes phases. Les différentes phases ayant été planifiées afin notamment de permettre aux usagers (du chemin de fer mais également les automobilistes, piétons, etc) de continuer à se déplacer (ainsi les nouveaux ponts prévus seront-ils construits en deux moitiés afin chaque fois de laisser un passage carrossable) et afin d’occasionner moins de désagréments pour les riverains (bruit ou vibrations occasionnés par le chantier notamment). Ainsi certains travaux seront effectués à la main.

-  Interventions (+ rénovation) du pont de la rue du Bourdon afin de permettre une continuité des quais entre les deux côtés du pont.

-  Ligne 26/5 > connexion existante (large virage, sorte de double aiguillage) entre les lignes 26 et 124. Ce tronçon est pourvu de deux voies relativement écartées l’une de l’autre. Vu la morphologie des lieux, une de ces deux voies se trouve plus haute que l’autre et passe, via un pont, au dessus de la ligne 124. Etant donné la mise à quatre voies de cette ligne 124, il est nécessaire de reconstruire ce pont pour l’élargir. Ce pont en préfabriqué sera construit sur le côté des voies avant d’être placé à son emplacement définitif. Pour ce faire la ligne 26/5 sera mise temporairement (2 mois) et partiellement (une voie restera en fonction) hors service. Cet arrêt de service était prévu initialement pour l’été (grandes vacances) 2012. En raison de l’arrêt du C.E., cette date est reportée.

-  Des mesures antibruit sont prévues. Un mur vert (batteries de cageots de béton servant de bacs à plantes) doit être construit du côté de l’avenue des Sophoras et un mur de béton (30 m. de long) du côté de la rue du Bourdon (60 m. de long).

-  Le pont surplombant l’avenue des Hospices sera renouvelé complètement. Il sera remplacé par une « tranchée couverte » c’est-à-dire une large dalle de béton recouvrant l’entièreté de la gare de Linkebeek afin de ménager dans le futur un parking au-dessus de celle-ci. Cette dalle sera construite en deux phases : premièrement la partie au nord de l’avenue et ensuite elle sera prolongée en direction de Linkebeek.

-  L’accès au chantier est prévu (et se fait déjà partiellement) via l’avenue des Tilleuls, à la hauteur du pont de la rue du Bourdon et depuis la rue des Sophoras.

-  A l’attention des riverains, Infrabel s’engage à :

    • Établir un état des lieux avant travaux et après travaux des constructions situées en bordure des différents chantiers. Les états des lieux avant travaux ont été déjà réalisés ;
    • Maintenir la possibilité de circuler au sein du quartier pendant les travaux ;
    • Préserver au maximum les arbres qui peuvent l’être ;
    • Construire des murs antibruit ;
    • Pourvoir une brochure d’info (bientôt disponible) ;
    • Mettre à leur disposition un point de contact > site web + tél vert.

Plateau Avijl : où en sommes-nous ?

Article paru dans la Lettre aux habitants n° 66, décembre 2010.


Suite à l’adoption du PPAS 28ter (Plan Particulier d’Aménagement des Sols) par le conseil communal et à son approbation en janvier 2010 par la Région de Bruxelles-Capitale, un recours en annulation a été introduit devant le Conseil d’Etat. Cette action est l’aboutissement logique de près de sept années de vaines démarches entreprises par l’Association en vue d’aboutir à un véritable dialogue avec le conseil communal, permettant d’associer concrètement les habitants à l’aménagement du site. Le projet initial d’urbanisation a certes été amendé à l’issue de la première concertation (avril 2007). A l’issue de la seconde concertation (février 2009), sa version modifiée a été adoptée par le conseil communal en mars 2009, puis soumise à l’approbation de la Région.

Etant donné, notamment :

- que ce PPAS, loin d’être mis en œuvre en périphérie comme le demandaient les habitants, menace directement le cœur du plateau - donc son avenir en tant que site à caractère champêtre,

- que le type d’urbanisation prévue ne respecte pas le caractère du quartier existant,

- que l’ancienne décharge le long du plateau n’a pas été retenue pour y implanter une partie des constructions prévues,

- que rien n’a été prévu en vue de favoriser le « vivre-ensemble » des différentes générations ni le nécessaire brassage social,

- que des alternatives au projet retenu sont possibles, les habitants n’ont eu d’autre choix que de recourir au seul moyen légal qui s’offrait à eux : le recours.

Celui-ci comporte les étapes suivantes :

  1. Recours en annulation : déposé le 19 avril 2010
  2. Mémoire en réponse de la Commune d’Uccle et de la Région de Bruxelles-Capitale : déposé le 13 juillet 2010
  3. Mémoire en réplique des plaignants : déposé le 13 septembre 2010
  4. Rapport rédigé par un membre de l’Auditorat du Conseil d’Etat examinant les arguments de chaque partie et proposant une solution au litige (annulation totale ou partielle du PPAS28ter, ou rejet du recours) : date à fixer
  5. . Dernier mémoire : à déposer par les parties adverses devant le Conseil d’Etat dans le mois suivant la notification du rapport de l’Auditorat
  6. Plaidoirie devant le Conseil d’Etat par les avocats de chacune des parties
  7. Décision du Conseil d’Etat.

Nous en sommes actuellement au terme de la 3ème étape. Il appartient maintenant à un Auditeur du Conseil d’Etat de faire rapport.

Face à l’attitude de la Commune qui a systématiquement ignoré l’essentiel de leurs objections, les habitants ont ainsi démontré leur détermination et leur volonté d’obtenir une véritable concertation, susceptible d’aboutir à un projet respectant le caractère champêtre du plateau et la typologie du quartier existant, ainsi que son tissu social et sa vocation pédagogique. Il s’agit de préserver l’avenir d’un site unique pour les générations futures. C’est cet objectif à long terme qui motive notre action.

Georges Ingber

Un nouveau comité de quartier pour Calevoet - Bourdon !

Article paru dans la Lettre aux habitants n° 66, décembre 2010.


Situé de part et d’autre de la voie de chemin de fer (ligne 124), le quartier situé entre la gare de Calevoet et la plaine du Bourdon est aujourd’hui la proie d’une quinzaine de gros projets immobiliers combinant logements moyens ou sociaux, maisons de repos, surfaces commerciales, bureaux, ..., le tout représentant environ 1.200 logements sur quelque 14 hectares.

Un quartier sous pression

L’ensemble de ces projets va entraîner une forte densification de cette zone et une réduction substantielle des espaces actuellement en friche (mais ne disposant pas du statut de zone verte) qui caractérisent ce quartier. Certaines constructions sont déjà érigées ou en passe de l’être, tandis que d’autres sont sur le point d’obtenir leur permis d’urbanisme.

Sans rejeter le bien fondé d’une urbanisation et notamment le besoin de nouveaux logements sociaux et moyens, bon nombre d’habitants s’inquiètent des conséquences de la multiplication de ces projets. Une absence de vision globale quant aux conséquences cumulées risque de mettre à mal la qualité de vie autour de la gare de Calevoet et de la plaine du Bourdon.

Fédérons les énergies

Nous souhaitons regrouper les habitants proches de la gare de Calevoet et de la plaine du Bourdon au sein d’un comité de quartier qui poursuit les objectifs suivants :

  • informer les habitants quant aux projets qui sont en cours de discussion dans leur environnement proche,
  • mener de manière collective une réflexion sur le devenir et le développement de notre quartier,
  • proposer une vision durable de notre quartier en vue d’y garantir le bien-être,
  • renforcer la convivialité et une certaine solidarité entre les habitants faisant de l’espace public un lieu d’échange et plus seulement un lieu de passage pour les voitures,
  • peser sur les décisions concernant les vastes projets d’urbanisation de la zone.

Un trait d’union au-dessus du train

Ce comité souhaite s’implanter de part et d’autre de la voie du train qu’il ne faut pas voir comme une frontière ou une coupure, mais plutôt comme un trait d’union, non seulement vers l’ex- térieur (via le train) mais aussi entre les habitants de part et d’autre de la voie. Ceci n’est évidemment possible QUE si des habitants riverains sont prêts à s’engager avec nous dans ce difficile mais indispensable travail.

Nous vous suggérons de lire attentivement les articles qui précèdent car ils concernent notre quartier. Si vous souhaitez en savoir plus et/ou nous rejoindre dans nos actions et réflexions, nous vous invitons à nous contacter et à jeter un coup d’œil sur notre site web (en cours de réalisation).

Si vous nous laissez vos coordonnées, nous serons alors en mesure de vous tenir au courant.

Merci d’avance pour votre aide et votre participation.

Contact : info@calevoet.org

Conclusions

Article paru dans la Lettre aux habitants n° 66, décembre 2010.


La participation citoyenne est essentielle au bon déroulement du développement urbain. Se borner à une simple consultation quand tout est joué, c’est réduire la parole des habitants à bien peu de chose.

Les riverains ont l’expertise de leur quartier car ils l’utilisent, le vivent, le connaissent mieux que quiconque. Ils peuvent apporter aux promoteurs leurs connaisances et également jouer un rôle de garde-fou. La collaboration aux projets les affectant directement permet une intégration en amont de leurs remarques.

Dans un climat d’échange et d’écoute mutuelle, il y a statistiquement plus de chance de voir le projet se concrétiser, chacun des acteurs (demandeurs, riverains, etc.) comprenant mieux le point de vue de l’autre.

L’expérience menée dans ce quartier est une manière concrète de renforcer les prises de positions des habitants. C’est en tout cas une volonté marquée de construire des passerelles entre les institutions et les citoyens, d’induire un dialogue constructif. Ici, tout est encore possible. Plus exactement, beaucoup reste possible, car certaines constructions sont déjà érigées et des permis d’urbanisme ont été délivrés pour d’autres immeubles à construire. On se trouve en présence d’une situation exceptionnelle, à la croisée des chemins. Soit on laisse faire ce que proposent les promoteurs et on prend le risque de se retrouver à terme avec une cité-dortoir parsemée de bureaux plus ou moins vides et d’entreprises moribondes, ou encore avec un quartier paralysé par les voitures, si pas les deux à la fois. Soit on planifie la création d’un quartier à la mixité fonctionnelle, générationnelle et sociale garanties, des transports en commun performants, la mise en valeur des espaces naturels et on offre peut être une chance à ce quartier de se revigorer, s’épanouir.

S’il y a une chose à retenir, c’est qu’il y a urgence. Et les habitants s’étant exprimés, c’est aux décideurs politiques de prendre tout ceci à bras le corps, de représenter et de défendre les intérêts de ceux qui les ont élus.

Cette brochure de 32 pages bien illustrées peut être obtenue gratuitement auprès de l’ACQU (par courriel via acqu.asbl@gmail.com) ou d’IEB (par courriel via info@ieb.be ou par téléphone au 02/893.09.09). Elle peut aussi être téléchargée à l’adresse suivante : http://www.ieb.be/article2802.

Billet d’humeur

Article paru dans la Lettre aux habitants n° 66, décembre 2010.


Le quartier du Bourdon, c’est un petit quartier blotti aux confins de l’agglomération bruxelloise tout au sud d’Uccle. C’est un coin plutôt paisible où il fait bon vivre. C’est surtout MON quartier et ce quartier me plaît, même s’il n’est pas parfait. J’y vis depuis presque 15 ans, je m’y sens bien. Mes voisins sont comme le quartier, plutôt sympas. Ils forment un miroir dans lequel je me retrouve : à peu près la même tranche d’âge, même milieu social — le belge CSP (catégorie socio-professionnelle) moyen, ni riche, ni pauvre mais qui rame un peu en fin de mois… Il y aussi pas mal de papys et de mamys qui vivent là depuis trente, quarante, voire cinquante ans. Ils sont la mémoire des lieux, et se rappellent de l’époque où un tram partait de la gare de Calevoet pour rejoindre Beersel, de la brasserie, de la boulangerie qui proposait un si bon pain qu’on venait de loin pour en chercher.

En bas de ma rue, il y a un grand terrain vague qu’on appelle la plaine du Bourdon. Avant qu’un cirque ne s’y installe, j’allais y jouer au badminton ou au foot avec les gamins du coin. J’ai grimpé dans les arbres, cueilli des prunes et des noisettes. C’était un peu chez moi, comme une annexe de mon jardin, et je trouvais beaucoup de charme à cet espace vert, situé au milieu de nulle part, juste à côté de deux autoroutes urbaines... C’est sûr, la circulation ne manque pas dans le coin….

Il y a la gare aussi : tous les jours, je m’y rends pour prendre le train qui m’amènera au boulot en semaine, et au marché du Midi le dimanche. Elle est jolie et ressemble à une petite gare de campagne. Je n’y suis pas toute seule, elle draine beaucoup de monde, riverains ou navetteurs et joue un rôle central dans le quartier. En face de chez moi, il y a un p’tit bois. De ma fenêtre, au printemps et en été, je vois un renard dormir sous un rayon de soleil, juste au pied d’un arbre, sous les frondaisons. C’est un beau spectacle. Mais qui risque de ne bientôt plus être d’actualité…

Là, comme sur la plaine, comme à côté de la gare, comme à côté du restaurant « le Schievelavabo », comme encore ailleurs dans le coin, on est en train de bâtir — ou on va le faire — des immeubles gros et costauds, pour mettre plein de gens dedans, et tout cela va changer radicalement la physionomie du quartier, son côté villageois et convivial. Ça ne va pas. A croire que dans chaque espace vert épargné par l’urbanisation, dans chaque « dent creuse » il soit nécessaire de bâtir, construire, et détruire les derniers poumons verts de nos villes. Il faut que cesse ce massacre à la tronçonneuse ! Qu’on envisage enfin une urbanisation à visage humain, où les habitants aient un rôle à jouer, et où la concertation ne soit pas un vain mot…

Aussi, les habitants du quartier, avec le soutien d’IEB et de l’ACQU, ont décidé de prendre le taureau par les cornes et de faire un état des lieux. De se balader dans le coin, de voir les forces et les faiblesses du lieu, de lister ce qui manque, mais aussi de pointer ce qui est chouette. Alors on s’est réuni plein de fois... on a beaucoup causé, on a parfois rigolé, et on a quand même travaillé un peu... et au final, tout ça a permis l’arrivée d’un beau bébé sous la forme d’une plaquette couleur dont on est vachement fiers ! Maintenant l’aventure continue... la suite au prochain épisode.

Sylvie Boucheny
(habitante du quartier)

Paroles d’habitants

Article paru dans la Lettre aux habitants n° 66, décembre 2010.


Des personnes ont préféré répondre directement à nos questions, d’autres ont fait le choix de s’exprimer spontanément, nous plongeant dans le quotidien de leur vie.



-  Bonjour, pour nos lecteurs, pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?

Catherine et Philippe : Nous sommes riverains du quartier Bourdon – Calevoet depuis maintenant 4 ans.

Christian : Je suis riverain à double titre : en tant qu’habitant et en tant que patron d’une petite entreprise située dans le quartier.



-  En quoi vous êtes-vous senti concerné(e) ?

Ch. : Je parcours ce quartier de long en large depuis des années, à pied, à vélo et même en voiture. J’ai pu en percevoir toutes les contradictions, l’anarchie urbaine, le charme et les horreurs.

C&P. : Face à tous les projets immobiliers en cours ou futurs, nous avons eu envie de réagir afin que notre quartier ne soit pas défiguré par les promoteurs. Nous tenons à ce que ce coin de Bruxelles reste un endroit où il fait bon vivre.



-  Pourquoi avez-vous décidé d’impulser ou de rejoindre la dynamique qui est apparue dans le quartier ?

Ch. : Je suis absolument choqué par le fait que la mobilité dans le quartier soit conçue pour les gens qui le traversent, mais nullement par ceux qui y habitent. La perspective de voir édifier des centaines de nouveaux logements sans que ne soient pris en compte l’incidence sur le trafic, la biodiversité et les besoins socio-culturels est inquiétante et demande une forte mobilisation des habitants.

C&P. : En fait, nous ne voulions pas rester les bras croisés et assister passivement à la transformation du quartier et venir nous plaindre par après, quand il aurait été trop tard pour réagir.



-  Qu’est-ce qui vous a paru le plus difficile dans cette démarche ?

C&P. : La traduction des idées et des revendications/propositions de chacun en quelque chose de concret : la brochure finale. Heureusement, l’ACQU et IEB ont été les piliers et les fils conducteurs de ce travail de longue haleine.



-  Qu’est-ce qui vous a paru le plus utile dans cette démarche ?

Ch. : La rencontre des autres habitants, la création d’un tissu social de proximité.

C&P. : Les marches exploratoires ont été un excellent point de départ pour notre travail de réflexion, et nous ont permis en outre de découvrir le quartier sous un autre angle. Enfin, le fait de participer au comité de rédaction nous a permis de suivre le cheminement de tout le projet, de sa phase initiale jusqu’au produit fini : la brochure en tant que telle.



-  Quel est l’élément qui vous a le plus marqué ?

C&P. : La disponibilité, l’énergie des personnes et la bonne humeur étaient à chaque fois de la partie, ce qui ne gâche rien !

Ch. : Pour ma part, c’est la fragmentation du pouvoir entre Région, Commune, STIB, SNCB qui empêche d’avoir une approche globale et rationnelle du problème qui tienne compte de tous les paramètres. A la place, chacun fait ce qui lui convient dans son coin (parfois même avec les meilleures intentions du monde).



-  Quel conseil donneriez-vous à d’autres habitants souhaitant mener ce type de dynamique ailleurs ?

C&P. : Mobilisez-vous si vous voulez faire bouger les choses. Faites-vous aider par des gens qui connaissent bien le terrain. L’ACQU et IEB sont des alliés indéniables !



-  Quel est le bilan que vous retirez de cette expérience ?

C&P. : Si c’était à refaire, ce serait sans aucune hésitation !



-  Comment voyez-vous la suite ?

C&P. : Il faudrait pouvoir pour-uivre le mouvement dans cette voie.

Ch. : La création d’un Comité de quartier « Saint-Job-Calevoet » faciliterait cela.

La participation citoyenne : un sujet à explorer, une démarche à suivre

Article paru dans la Lettre aux habitants n° 66, décembre 2010.


Revendiquée par un monde politique en mal de reconnaissance, elle est dans toutes les bouches et est de toutes les déclarations. La participation citoyenne est le pas- sage obligé de tout processus décisionnel souhaitant brandir l’étendard de la légitimité. Derrière ce concept, se cachent une multitude d’actions ayant toutes l’appellation « participation ». L’envoi d’un questionnaire toutes - boîtes, la participation à un comité d’accompagnement, la demande d’approbation en commission de concertation ne sont qu’une infime partie des outils possibles et parfois utilisés par les décideurs. Il s’agit bien souvent d’un vœu pieux ; laisser un espace d’expression aux citoyens qu’ils sont censés représenter. Car les politiques savent que faire participer les habitants aux processus décisionnels est source d’avantages.

Cela répond aux craintes des électeurs, à leur besoin d’être reconnus et entendus et, in fine, ça permet d’apaiser les tensions, les conflits. Et si la participation n’avait pas qu’un sens électoral ?

Et si la participation avait d’autres atouts bien plus perti- nents à offrir pour peu qu’elle soit correctement menée ?

Des hauts et des bas ou la théorie du yo-yo

Une dynamique participative peut épouser plusieurs courants. Elle peut être descendante (l’impulsion vient du haut et percole finalement vers la population) ou ascendante (l’impulsion est citoyenne et remonte vers le pouvoir décisionnel). Dans le cas d’un mouvement descendant (ce qui est majoritairement le cas), demander à la population de s’exprimer sur un projet finalisé afin de l’approuver n’offre que deux scenarii différents. Soit le projet ne suscite aucune réaction soit il subit une volée de bois vert.

Les exemples de mauvaise participation se soldant par des échecs sont légions. Le cas du Moensberg à Uccle est exemplaire en la matière. En effet, le projet a été purement et simplement enterré pour cause d’inadéquation avec les besoins des habitants.

L’absence de concertation, de prise en compte de leur volonté d’avoir un projet s’intégrant dans l’environnement actuel a poussé les riverains à introduire un recours. Le projet a été annulé par le Conseil d’Etat. Maintenant, grâce à la prise en compte de leur contre-projet et de leur revendication, le dossier reprend vie. Il en fut de même avec les projets de logement sur la plaine du Bourdon. Cette fois, c’est le politique qui a décidé de revoir sa copie et d’y intégrer l’ensemble des remarques émises par les habitants lors de la première commission de concertation.

Ce qu’il en ressort, c’est qu’il faut clairement distinguer la participation de la consultation. Pour cette dernière, seule l’approbation d’un projet est demandée en faisant fi de l’avis, de l’expérience des habitants. Pour éviter d’en arriver à ce type de réaction virulente de rejet, une participation en amont semble plus que pertinente ; elle est primordiale. C’est un gain de temps, d’argent et une diminution des risques de conflits.

Le Bourdon se réveille

Les dynamiques «  top to bottom » (l’information part du haut et est répercutée progressivement vers le bas) ont montré leurs limites (cf. Moensberg). Un mouvement partant de la base et remontant vers les instances décisionnelles semble plus à même d’aboutir sur un partenariat sain et constructif (les besoins des habitants servent de base de réflexion, de matière première aux projets d’aménagement).C’est de ce postulat qu’a démarré le processus avec les habitants du Quartier Calevoet-Bourdon.

C’est sous l’impulsion donnée par le Candelaershuys lors d’un projet culturel proposé en juin 2009, intitulé « Piste 1180 », qu’une première rencontre entre les riverains et différentes associations ressources eut lieu. Il s’agissait de présenter également les deux projets de logement prévus sur la Plaine du Bourdon. Une vision transversale de la situation nouvellement acquise et quelques discussions plus tard, les différents partenaires décident de rester en contact. L’union fait la force.

Suite au succès de cette première soirée, Inter-Environnement Bruxelles et l’ACQU furent sollicités par les habitants afin d’organiser plusieurs réunions où la concertation serait réellement de mise.

Les marches exploratoires

L’idée traversant ce concept est de partir du terrain avec des habitants qui en sont les usagers. Il s’agit d’observer une situation urbaine sans hypothèse pré-construite, sans a priori. Les marches permettent de saisir le ressenti d’une expérience urbaine (traversée d’un carrefour dangereux, convivialité d’un parc, etc.). Avec cette collecte de données subjectives provenant des points de vue multiples des participants (selon leur âge, leur genre, leur mode de vie), il est possible de faire ressortir des problématiques objectivables et des solutions existantes ou possibles.

Dans le cas du quartier Bourdon, les habitants ont été regroupés selon les thématiques qu’ils souhaitaient aborder prioritairement. Ainsi, la mobilité, l’habitat, l’espace urbain, les entreprises, l’eau et l’environnement ont été analysés séparément. Pour faciliter la marche, alimenter le débat et synthétiser l’analyse effectuée par les participants, une personne ressource, connaissant bien la thématique s’est occupée de l’animation du groupe. En fournissant des données techniques fiables sur la thématique traitée, elle stimulait ainsi la participation des habitants.

Ensuite, chaque groupe a partagé son expérience lors d’une mise en commun. Tout le long de ce processus, de nombreuses discussions collectives ont eu lieu afin de vérifier que la transcription factuelle des expériences de terrain corresponde bien à celles revendiquées par les habitants. La récolte de ces informations a fourni la matière première pour alimenter les propos de la brochure.

Expertise du terrain ou expertise de bureau ?

Trop souvent, les décideurs politiques, les planificateurs ou les promoteurs immobiliers estiment que le devenir d’un site ne peut se discuter qu’avec des experts reconnus (architectes, investisseurs, etc.). Ils oublient que les connaissances théoriques, aussi expertes soient-elles, ne suffisent pas. Les connaissances pratiques et l’expérience de terrain restent essentielles et complémentaires au travail en chambre.

Un travail théorique en bureau peut être techniquement cohérent mais parfois peu en phase avec le vécu quotidien des riverains. Tout comme un travail empirique via une approche de terrain sera en phase avec la réalité mais peut ne pas être soutenable économiquement ou techniquement. L’importance d’une collaboration entre les différents acteurs tant publics que privés, tant citoyens que professionnels prend alors tout son sens et le cas du Bourdon en est la preuve. L’expertise riveraine, menée au travers des marches exploratoires, a permis de compulser une base de réflexion, d’aide à la décision pour tous les acteurs en place pour peu que l’outil soit consulté et utilisé. Ce type de participation permet aux décideurs d’intégrer des paramètres auxquels ils n’auraient pas forcément pensé vu la distance qui les sépare du terrain.

La présentation publique d’une démarche citoyenne

La brochure a été tirée à 500 exemplaires et été diffusée lors d’une conférence de presse, point d’orgue du processus participatif. Les habitants ont ainsi pu présenter le fruit de leur travail et transmettre leurs revendications aux personnes concernées (politiques, administrations, bouwmeester, etc.).

ERWAN MARJO

Un carnet de revendications

Article paru dans la Lettre aux habitants n° 66, décembre 2010.


La volonté de publier ce document a été un véritable moteur pour entretenir la participation et l’intérêt des habitants durant cette année de travail. L’objectif était d’effectuer un relevé des potentiels du quartier, de les faire valoir auprès des pouvoirs publics concernés mais aussi l’occasion rêvée de poser une série de revendications voire d’exigences.

Des reporters de première ligne

Au fil des réunions et des différentes rencontres sur le terrain, les habitants ont peu à peu élaboré une réflexion engagée sur leur quartier et le devenir de leur cadre de vie. Mais que faire de ce travail ?

Très vite l’idée est devenue évidente d’élargir la démarche, d’aller plus loin que l’échange de points de vue. Il fallait un objectif plus porteur, un outil pour véhiculer les idées jusqu’aux pouvoirs publics.

Pour atteindre leurs cibles et se faire enfin entendre, les habitants ont donc choisi l’écriture. Ils se sont improvisés reporters de terrain, illustrateurs et correcteurs, se sont regroupés dans un comité de rédaction qui est resté ouvert à tous jusqu’à la livraison de la version finalisée de la brochure chez l’imprimeur.

Les comptes-rendus des nombreuses réunions et des marches exploratoires ont fourni la matière pour rédiger les textes de la brochure afin de restituer le plus fidèlement possible la parole des riverains.

Du travail de « pro » comme proximité

Ce livret de 32 pages illustrées de photos récentes offre une belle table des matières qui aborde les thématiques essentielles propres au quartier :

- L’analyse des problèmes liés à la mobilité, tant automobile que ses alternatives (transports en commun, déplacements piétons et cyclistes), sans oublier le stationnement ;

- L’examen de la « structuration » du quartier ;

- L’intégration des nouvelles constructions à l’environnement en veillant à une cohérence dans le bâti. Ce point implique évidemment l’aspect « densification » qui n’est pas une question de pourcentage d’habitants à l’hectare, mais bien d’une capacité d’accueil liée à la qualité de vie.

- L’habitat et les besoins en logements, notamment sociaux, pour peu que cela se fasse dans le respect de l’habitat existant et en veillant à ce que les nouveaux arrivants trouvent un encadrement et des services adaptés à leurs besoins ;

- La biodiversité dans cette zone ayant été jusqu’ici protégée (grâce à l’abandon du projet de construction du Ring Sud, à la suite de l’action menée dans les années septante par l’ACQU et par IEB), il faut profiter de cette situation de fait exceptionnelle pour ne pas bétonner des espaces comme le Keyenbempt, la « promenade verte » ;

- La création d’infrastructures socio-culturelles et économiques (écoles, crèches, commerces de proximité, infrastructures culturelles) n’est pas oubliée afin d’offrir à cette zone une qualité de vie qui attire les habitants plutôt que de les voir fuir (comme c’est actuellement la tendance pour les PME et les commerces). Chaque sujet est abordé par un descriptif de la situation, un constat le plus fidèle possible à la réalité de terrain. Les revendications et suggestions sont traitées, elles, de manière bien distinctes dans des encadrés qui les placent en évidence.

Ainsi la lecture du document peut se faire de manière linéaire mais aussi en choisissant les thématiques ou uniquement les revendications. Le travail réalisé n’a évidemment pas la rigueur d’une étude d’incidences et ne présente aucune analyse technique. Cependant c’est tout de même la réflexion émanant d’experts de terrain, à savoir les habitants. Ils sont en effet les spécialistes de leur quartier. Ils peuvent apporter une finesse d’analyse, du fait de leur connaissance du terrain, que les auteurs de projets, même après de nombreuses études, ne percevront peut-être pas. D’où l’importance de prendre en compte les différents témoignages recueillis « in situ », s’imprégner des lieux, ressentir l’ambiance et les atmosphères.

S’affirmer dans le paysage

Au travers de cette réalisation commune, les participants ont également exprimé très clairement l’attachement à leur quartier, leur désir d’être partie prenante de son devenir et la volonté d’être reconnus comme des interlocuteurs valables et incontournables dans le développement de la zone. Ce besoin de reconnaissance ne s’est pas fait dans un esprit d’opposition totale, même si dans l’ensemble du groupe des personnes désapprouvent encore aujourd’hui fermement certains projets.

La volonté générale était plutôt de proposer des alternatives, de tenter d’infléchir une évolution en cours ou encore d’accompagner un développement le plus positif et le mieux adapté au contexte du quartier. Même si les termes de la brochure sont parfois dans le ton de la revendication et de l’exigence pour certaines thématiques qui posent plus de problèmes, l’intention est surtout d’ouvrir le dialogue et non de donner des directives.

Les habitants sont venus en nombre pour la présentation de la brochure organisée lors d’une conférence de presse sur le site. Le document a été ensuite distribué gracieusement et également envoyé aux différents cabinets concernés par les différentes thématiques abordées (logement, mobilité, environnement) sans oublier bien sûr les différents partenaires locaux et les instances communales.

DENYS RYELANDT ET ISABELLE HOCHART

La rue du Wagon

Article paru dans la Lettre aux habitants n° 66, décembre 2010.


La desserte d’Uccle Calevoet et des quartiers avoisinants constitue une véritable gageure pour les transports publics. Ainsi le téméraire tram 51 est chroniquement et inexorablement englué dans les embouteillages de la chaussée d’Alsemberg et certaines lignes de bus (38 et 98), qui desservaient par le passé le fond d’Uccle, ont vu finalement, par dépit, leur terminus ramené vers le centre d’Uccle (arrêt Héros).

À cette problématique, une solution partielle a été imaginée et assimilée au Plan Communal de Mobilité (juin 2006) : l’ouverture d’une nouvelle voirie (la rue du Wagon prolongée) le long du chemin de fer, entre la rue de Stalle et la Gare de Calevoet et réservée exclusivement aux transports en commun (+ piétons et cyclistes). Ce projet constitue une réelle alternative de désengorgement des transports publics depuis le quartier Calevoet-Bourdon jusqu’au centre d’Uccle (via le site propre de la rue de Stalle). Certains terrains désaffectés de la SNCB, voisinant la future voirie, auraient même pu accueillir un petit dépôt en guise de terminus de certaines lignes et en lien direct avec la gare RER de Calevoet.

Hélas, ce beau projet de voirie a vite trouvé écho dans les oreilles des promoteurs. Ils y ont trouvé un prétexte pour urbaniser des terrains en intérieur d’îlot (partiellement rachetés à la SNCB) mais qui borderont la future rue. Finalement la rue du Wagon desservira les projets privés tout en prévoyant suffisamment de largeur (14 mètres ) pour que puissent se côtoyer dans un futur indéterminé (!) transports publics et véhicules personnels. Or sur les plans actuels, la rue est dévolue à 100 % à la voiture, parkings inclus. Aucune trace de piste cyclable ni de « site propre ».

Si certaines demandes privées ont déjà reçu un avis favorable, d’autres projets par contre sont encore en pourparlers. C’est pourquoi il est urgent de faire valoir l’importance de matériali- ser sur les plans un passage à double sens réservé exclusivement aux transports publics. Pour bien faire, la commune d’Uccle et la STIB devraient concrétiser au plus vite cette indispensable connexion. La mise en œuvre de ce projet serait par ailleurs peu onéreux dans la mesure où on ne prévoirait, dans un premier temps, que le passage de bus. Il serait ainsi intéressant de déporter le terminus de la ligne 38 au pied de la gare de Calevoet (actuellement à Héros) et de dévier le trajet du 43 via la future rue du Wagon.

Un puzzle désassemblé ?

Article paru dans la Lettre aux habitants n° 66, décembre 2010.


Quiconque aborde le quartier Calevoet-Bourdon pour la première fois sera sans doute frappé par le contraste et la segmentation qui en caractérise le paysage urbain.

Plus généralement, le morcellement est déterminé par une juxtaposition contrastée des îlots : des alignements de maisons traditionnelles en ordre serré avoisinent directement des îlots non bâtis, peu structurés et colonisés par une nature semi-sauvage (d’où l’aspect rural de certaines zones). Ci et là des complexes d’origine industrielle de plus ou moins grande taille ponctuent le panorama général.

La topographie prononcée des lieux permet difficilement d’appréhender le site dans sa totalité. Cette impression fragmentée est encore accentuée par la rupture qu’opère, au cœur même du quartier, l’inflexible traversée du chemin de fer. Jusque-là rien de bien dérangeant. Le quartier et ses habitants s’accoutument aisément de cette situation joyeusement bigarrée. Une relative incohérence qui mine de rien est attachante. On ne manquera cependant pas de remarquer les nombreuses infrastructures et installations qui s’adressent essentiellement au trafic routier de transit : stations services, panneaux publicitaires, garages, enseignes lumineuses, etc. Ce paysage-là est tout de suite moins séduisant. D’autant plus que les problèmes de mobilité inhérents au quartier constituent une évidente source d’insécurité et de désordre. Attrayante ou pas, la confusion du quartier Calevoet-Bourdon laisse clairement deviner un certain laxisme, un laisser-aller historique et chronique en matière d’aménagement urbain. Il n’est ainsi pas étonnant que ce soit une structure temporaire, en l’occurrence les deux chapiteaux du Cirque Pauwels, qui aujourd’hui constitue, aux yeux de nombreux Bruxellois et navetteurs, le signal et le symbole même du quartier.

L’évolution et l’histoire particulière de ce morceau d’Uccle expliquent en grande partie son visage actuel. Ce secteur était appelé à l’origine Kinsendael. Il constituait l’un des nombreux hameaux qui ponctuaient le tracé de la chaussée d’Alsemberg (créée en 1726). Ce n’est que vers les années 1870, avec l’établissement de la gare de Calevoet, que le quartier véritablement s’urbanise. Au contraire des abords de certaines avenues uccloises de prestige (Churchill/Longchamp, Brugmann, etc.) qui s’embourgeoisent de villas et de manoirs, les abords de la gare de Calevoet attirent plutôt les industries et le monde ouvrier. Si depuis lors le caractère industriel s’y est progressivement effacé, socialement et matériellement, le contraste entre le « bas » et le « haut » d’Uccle reste encore aujourd’hui bien perceptible.

Vers les années 1960 c’est un autre événement dont les conséquences marqueront fortement la morphologie du quartier : le projet de « ring sud » et les expropriations-démolitions qui s’ensuivirent. Le tracé de cette connexion autoroutière entre Forest et Boistfort, était supposé traverser la plaine du Bourdon. Suite à l’abandon de ce méga-chantier, les terrains expropriés furent laissés en friche et firent progressivement place à une riche végétation spontanée. C’est ainsi que naquit une « bande verte » allant du Kauwberg au Keyenbempt en passant par le plateau Engeland, le Kinsendael et la plaine du Bourdon. Ceci explique partiellement pourquoi aujourd’hui certains îlots densément construits avoisinent des zones non-urbanisées et semi-sauvages.




Une colonne vertébrale fracturée

La chaussée d’Alsemberg constitue la colonne vertébrale du quartier, elle le traverse de part en part. C’est le long de cet axe historique que la densité, tant résidentielle que commerciale, demeure la plus importante. Le trafic y est également intense. Dans les années 1870, lors de l’établissement de la ligne de chemin de fer, un passage à niveau fut installé à l’intersection avec la vieille chaussée afin de ne pas rompre la dynamique urbaine engendrée par celle-ci. Cependant, vers 1950, en même temps que l’électrification de la ligne, le passage à niveau est supprimé. Le quartier est alors véritablement coupé en deux et le cours de la chaussée d’Alsemberg, tant pour les véhicules privés, les trams, les vélos et autres deux, trois ou quatre roues, est dévié via la rue Engeland. Pour les piétons (valides !) sont aménagés deux passages sous-voies avec escaliers, particulièrement peu engageants.

Ce changement a impliqué l’obligation d’un colossal détour pour les riverains immédiats désirant se rendre d’une « rive » à l’autre. Comble de la situation : pour parcourir une distance de quelques mètres, d’aucuns aujourd’hui n’hésiteront pas à prendre leur voiture. C’est à cette époque et dans ce contexte de déviation qu’est créée la rue du Château d’Or. Plus globalement la scission de la chaussée d’Alsemberg fut néfaste pour la cohérence sociale et économique du quartier. Aujourd’hui Bourdon et Calevoet ont tendance à se profiler comme deux noyaux distincts.

En ce qui concerne le trafic de transit par contre, déviation ou pas déviation, la situation n’aurait pas été fort différente. Si le quartier Bourdon-Calevoet, dans les années 60-70, a échappé à « l’autoroutisation », ce qui lui a notamment permis de sauvegarder des espaces de qualité, il n’a cependant pas échappé à la pression automobile. La chaussée d’Alsemberg, la rue du Bourdon et la chaussée de Drogenbos constituent conjointement un axe de pénétration depuis la périphérie. Or ces antiques chaussées et anciennes rues n’ont originelle- ment pas été conçues pour accueillir une telle pression automobile. Le trafic contemporain s’écoule donc inexorablement sur un réseau historique dont la logique d’implantation et l’infrastructure ne lui conviennent pas. Il n’est donc pas surprenant que certains tronçons, certains carrefours, constituent aujourd’hui des goulots d’étranglement qui engendrent quotidiennement d’inévitables files qui s’étalent jusque dans les plus petites rues. Ces problèmes de mobilité et de fragmentation de l’espace illustrent clairement à quel point les questions de développement, de densification, de rénovation, de restructuration urbaine, ne se limitent pas seulement à des considérations architecturales ou immobilières. Dans la mesure du possible, la métamorphose du quartier Bourdon-Calevoet se doit d’intégrer, à travers un projet cohérent, toutes les réalités et les complexités que recoupe le phénomène urbain : mobilité, convivialité (au sens strict : le fait de vivre ensemble), mixité (sociale et de fonctions), etc.

ENGUERRAND DAVID

Un quartier en béton

Article paru dans la Lettre aux habitants n° 66, décembre 2010.


Aux portes de la ville, les quelque 14 hectares de terrains qui restent à bâtir au quartier Calevoet-Bourdon à Uccle offrent un potentiel alléchant pour les promoteurs, tant privés que publics.

Les expropriations et les démolitions qui suivirent le projet avorté du ring sud sont pour la plupart à l’origine de ces « friches ». Cependant avec les années et pour diverses raisons, la plupart de ces parcelles sont restées inoccupées. Finalement un relatif équilibre socio-économique s’est malgré tout installé autour de ces terrains vagues.

Mais ces derniers mois, les habitants ont assisté à un véritable défilé de demandes de permis d’urbanisme pour une série de projets, la plupart destinés à du logement. Les questions et inquiétudes des habitants, répercutées le plus souvent au cas par cas en commission de concertation, sont récurrentes.

Evoquée le plus souvent, la densité de population qui en augmentant risque bien de faire passer au cran supérieur la pression automobile déjà insupportable, mais aussi les carences en infrastructures et en équipements. En effet, les écoles et les crèches des alentours sont déjà saturées aujourd’hui et l’arrivée massive de nouveaux habitants accentuera ce problème.

L’écoulement des eaux constitue également un point sensible, puisque la plaine du Bourdon est en quelque sorte un bassin d’orage naturel et l’imperméabilisation du site, même partielle, ne sera sans doute pas sans conséquence. De même, de nombreux espaces naturels sont eux aussi menacés et disparaîtront bientôt sous le béton. Dans l’ensemble, c’est surtout une absence de vision globale et de cohérence urbanistique qui suscite l’angoisse et l’agacement des habitants qui se demandent bien à quoi va ressembler leur quartier suite à cette folle urbanisation.

Inquiets du devenir de ce site et de sa qualité de vie, les riverains ont décidé de créer un collectif d’habitants et de s’entourer d’as- sociations pour interpeller les pouvoirs publics afin de donner leur avis, faire entendre leur voix et poser une série de revendications. Au terme d’une année de collaboration active avec l’ACQU (Association de Comités de Quartier Ucclois) et IEB (Inter- Environnement Bruxelles), le fruit de ce travail s’est concrétisé par la rédaction d’un document qui a été présenté à la presse fin septembre et envoyé à tous les pouvoirs publics concernés. Une belle aventure qui, nous l’espérons, n’est que l’amorce d’un mouvement de participation citoyenne en gestation.



Quel cirque !

Cela fait plus de dix ans que les habitants vivent dans l’attente d’une restructuration de leur quartier. Durant toutes ces années, dans ces nombreux terrains laissés à l’abandon, la nature a repris ses droits offrant aux promeneurs des espaces verts naturels d’une grande diversité biologique. Sur la plaine du Bourdon le cirque Pauwels s’est même sédentarisé, son chapiteau blanc et rouge est d’ailleurs un véritable point de repère pour les nombreux navetteurs qui participent joyeusement à l’engorge- ment quotidien du quartier par les voitures.

Les nouveaux projets, privés ou publics prévoient entre autres quelque 1200 logements supplémentaires. Cette prochaine densité de population effraie avec raison les habitants à cause des répercussions inévitables en terme de mobilité d’abord. Liés à la densité et souvent contestés également, les gabarits projetés (des rez + 5 alors que le bâti existant est composé de petites maisons de deux étages) inquiètent aussi. Autre sujet de réflexion, la mixité, tant sociale que fonctionnelle. De nombreux projets concernent des logements et les habitants souhaitent vivement une répartition judicieuse et un équilibre entre logements de standing, moyens et sociaux. De même, la mixité fonctionnelle est également un enjeu d’importance pour sauvegarder des activités générant de l’emploi mais aussi pour préserver les commerces sans oublier le volet social et culturel.

Le bourdon prend la mouche

Cependant, cette partie de la capitale est devenue un enjeu d’importance pour la commune comme pour la région : une entrée de ville, un pôle de transport intermodal et des terrains constructibles dans une commune de caractère. Ce quartier a réellement tout pour séduire et attiser les convoitises. Sous le regard perplexe des habitants, de nouveaux bâtiments s’érigent au fil des mois, et des affiches rouges surgissent aux coins des rues pour des demandes de permis de plus en plus nombreuses et variées.

Si les habitants s’interrogent sur les conséquences et les impacts liés à cette densité de construction, ils sont surtout inquiets de cette urbanisation galopante et désorganisée et comme si cette anarchie n’était pas suffisante, ils se sentent surtout complètement exclus de toute concertation.

Lassés de devoir sans cesse pointer les mêmes problèmes en ayant le sentiment de ne pas être véritablement écoutés, une poignée de riverains décide alors de passer à l’offensive. Prenant au pied de la lettre le passage dans la dernière déclaration gouvernementale traitant de la participation citoyenne, ce collectif actif anticipe l’appel des politiques et passe à l’action.

Ensemble ils ont appliqué une méthode de participation active, répertorié les problèmes, avancé des propositions et des revendications. Le résultat de la démarche et de la réflexion est aujourd’hui publié dans une brochure destinée aux représentants communaux et régionaux. A travers ce document, ils souhaitent exprimer leurs inquiétudes et surtout émettre toute une série de recommandations et de pistes de solutions auprès des pouvoirs publics concernés mais aussi interpeller les habitants sur le devenir de leur quartier.

ISABELLE HOCHART

Bruxelles en mouvement

Article paru dans la Lettre aux habitants n° 66, décembre 2010.


Vous habitez à Uccle, vous aimez Bruxelles, vous défendez votre ville avec votre comité de quartier ou une association qui se préoccupe d’environnement, de mobilité, de logement, de patrimoine. Vous êtes convaincu(e) que les habitants et les associations doivent agir ensemble pour améliorer leur cadre de vie.

Pour vous informer dans ces domaines, Inter-Environnement Bruxelles – dont l’A.C.Q.U. est membre – publie le mensuel Bruxelles en mouvements : 24 pages d’informations et de réflexions sur les enjeux qui concernent les habitants de Bruxelles.

Bruxelles en mouvements est une revue qui agite les idées, qui donne à penser et aide le lecteur à décrypter les projets et à analyser les enjeux qui ont un impact sur leur cadre de vie.

En vous abonnant à Bruxelles en mouvements, vous disposerez d’informations sur l’actualité et sur les initiatives citoyennes qui améliorent la vie en société.

Précisons que les diverses ana- lyses réalisées représentent de véritables dossiers. Ainsi, le numéro d’octobre 2010 sur « Le spectre de la gentrification » est un modèle du genre particulièrement réfléchi, complet et didactique. Ajoutons que le numéro de novembre explicite le travail des habitants de la plaine du Bourdon qui a notamment débouché sur une remarquable brochure.

Inter-Environnement Bruxelles propose aux lecteurs d’Uccle l’abonnement annuel à Bruxelles en mouvements au prix de 16 € au lieu de 24 €. Pour vous donner un aperçu de notre magazine, nous vous proposons un exemplaire gratuit sur simple demande à Inter-Environnement Bruxelles : tél. : 02/ 893 09 09. Vous pourrez également le consulter sur notre site internet : www.ieb.be.

En vous abonnant, vous nous aidez à mieux défendre le cadre de vie et le point de vue des habitants.

Inter-Environnement Bruxelles
Association indépendante et sans but lucratif,
elle fédère les comités d’habitants à Bruxelles.
Rue d’Edimbourg, 26, 1050 Bruxelles
tél : 02/ 893 09 09
courriel : info@ieb.be - www.ieb.be

« Aurore sur Engeland »

Le comité de quartier Plateau Engeland a obtenu le 17e Prix Paul Duvigneaud de l’éducation permanente à l’écologie urbaine. Le thème de cette année est : « 2010, année de la biodiversité, Agir ici, ensemble et …à temps. » Rappelons que ce prix est soutenu par la Commission communautaire française.
L’aurore (Anthocharis cardamines) est un joli papillon blanc printanier dont le mâle arbore deux jolies taches oranges sur les ailes. Le comité plateau Engeland a pris ce papillon comme emblème de leur projet pour marquer l’ initiation de la prise en compte de la biodiversité dans le quotidien des habitants du quartier. Ce papillon subsiste encore sur le plateau Engeland mais a fortement régressé par suite de la disparition progressive de son habitat et de l’extension de l’urbanisation. Sa présence est liée aux espaces semi-ouverts, aux lisières boisées et aux haies. Les papillons y trouvent les cardamines des prés sur lesquelles ils pondent et qui est une de leurs plantes hôtes favorites.

Pour accueillir et régénérer la venue des plantes sauvages favorables au papillon, une poignée d’ habitants du quartier ont décidé de laisser pousser une parcelle de leur pelouse et de la transformer en pré, fauché une fois l’an.

Cette action devrait s’étendre au-delà des jardins privés, sur un terrain en intérieur d’îlot, propriété de la Société de logements COBRALO et situé entre la rue Engeland et l’avenue de la Gazelle. Cet espace, relativement étendu, laissé en pré de fauche, selon une gestion écologique, deviendrait un lieu de rencontre didactique et expérimental pour les écoles, les habitants, y compris pour ceux qui n’ont pas de jardins ou des jardins trop exigus pour pouvoir participer directement à cette action.

Le projet intègre la notion de préservation de la biodiversité, thème de cette année, à une action pédagogique plus étendue vers les habitants moins favorisés qui permettra d’établir un meilleur dialogue entre les riverains des différents types d’habitats du quartier.

Le comité de quartier souhaite la collaboration communale pour ce projet qui rentre dans le cadre de l’agenda 21, dont un des thèmes est la préservation de la nature.

Dans chaque quartier on peut trouver des espèces qui sans être encore menacées connaissent une régression significative. L’érosion de la biodiversité ne se mesure pas qu’à la disparition des espèces, la raréfaction ou l’altération des habitats, les milieux qui abritent les espèces et la vie sauvage, est indéniable et préoccupante. L’urbanisation croissante et le bétonnage progressif et cumulatif des moindres espaces de friches de la ville, jadis plus nombreux et accueillants pour la vie sauvage, accentuent l’érosion des espèces dont l’homme, rappelons-le, fait partie et dont il dépend pour sa survie.

Chacun peut prendre conscience de ce grave problème, accueillir et préserver la vie sauvage autour de lui, même, et je dirais surtout, en ville où la pression environnementale est forte. Il faut toutefois remarquer que certaines espèces, comme les abeilles, par exemple, se portent paradoxalement mieux dans la ville, moins agressée par les pesticides qui désertifient nos campagnes.

Vous aussi, à l’instar des habitants du Plateau Engeland, réserver un accueil favorable à la vie sauvage dans votre jardin, votre balcon ou votre quartier. Bannissez les pesticides et laisser pousser les herbes dites « mauvaises » mais si belles et tellement nécessaires à nos plus beaux papillons et insectes.

Pour en savoir plus www.plateauengeland.be
Thérèse Verteneuil,
Administrateur

http://fr.wikipedia.org/wiki/Aurore...

Compte-rendu de l’excursion dendrologique à Uccle du 26 juin 2010

Au départ de la place Saint-Pierre, l’ambiance était curieuse, du fait qu’un autobus rouge de type londonien déversait sur le parvis de l’église une multitude de personnes chiquement habillées. C’était un mariage qui se préparait et dans cette foule, je devais repérer mes excursionnistes. Heureusement, tous les participants à la promenade finirent par se retrouver, soit 14 personnes.

Le petit parc du Doyen Cogels à visiter en premier est devenu inaccessible et semble définitivement fermé, ce qui permit de vérifier si le séquoia de Chine (Metasequoia glyptostroboides) s’y trouve encore. D’autre part, les deux gros arbres remarquables du début du circuit ont disparu, il s’agissait d’un tilleul argenté pleureur (Tilia × petiolaris) au n°602 de la chaussée d’Alsemberg et du hêtre pourpre (Fagus sylvatica f. purpurea) du n° 1 » de la rue du Doyenné. Au cours de la promenade, on put voir cependant les principaux tilleuls, les deux indigènes (T . cordata et T . platyphyllos), ainsi que le tilleul argenté à port typique (T. tomentosa), très contesté depuis la découverte que son abondance en plantation pourrait être fatal aux abeilles et aux bourdons.

Au cours de la balade, on put voir la rare fructification des pruniers de Pissard (Prunus cerasifera f. atropurpurea – synonyme cultivar ‘Pissardii’ pour les horticulteurs ou f . spaethiana – synonymes‘ Nigra’ et ‘Woodii’), le premier à fleurs blanches et le second à fleurs roses.

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Prunus cerasifera f. atropurpurea

Ces variantes à feuillage pourpre du cerisier myrobolan fut découverte par un certain Pissard, autrefois jardinier à la cour du shah d’Iran. C’est le premier arbre du genre Prunus à fleurir en début d’année, annonçant ainsi le printemps. Toutefois, si la météo est défavorable, la fécondation dans les fleurs s’effectue mal ; c’est pourquoi, les fruits pourpres, d’environ 3 cm de diamètre, ne sont visibles que très rarement. Cette année, ils étaient abondants mais pas encore vraiment mûrs au moment de notre passage. Ce sont des cerises ou des prunes ? En flamand, le problème est résolu puisque l’arbre est nommé « kerspruim ». Il faut aussi rappeler que le mirabellier est issu d’un croisement à partir de cette espèce. Le myrobolan a des fruits jaunâtre et est beaucoup moins planté.

Le square Coghen est particulièrement varié en espèces végétales. On put admirer les raisins minuscules de la vigne-vierge (Parthenocissus tricuspidatus) ainsi les ventouses appliquées aux murs et qui sont des fruits avortés. On s’attarda près de trois catalpas au port étrangement en dôme, ainsi que près de l’angélique en arbre (Aralia elata), exemple assez peu fréquent de feuilles bicomposées et aussi épineuses. Le houx à port pyramidal du n° 25 atteignait, en 1993, 62 cm du diamètre de son tronc et maintenant 72 cm. On pouvait remarquer aussi les jolies fleurs zygomorphes et jaunes de la corydale jaune (Pseudofumaria lutea), plante herbacée inféodée aux vieux murs.

Au petit parc communal Le Chat, tous les vieux arbres ont disparu mais d’autres les ont remplacés, notamment un faux-savonnier de Chine (Koelreuteria paniculata) à la floraison jaune en juillet et aux gros fruits boursoufflés., la parrotie (Parrotia persica), voisine des hamamélis. Subsiste un bel érable champêtre (Acer campestre) dont le diamètre du tronc atteint en 2010, 132 cm. Avenue Pirenne, se trouvent les seuls exemplaires en voirie (pour toute la région bruxelloise), de deux espèces américaines de marronniers et dès lors épargnées de l’attaque de la chenille mineuse (Cameraria ohridella) ; il s’agit du marronnier pavier (Aesculus pavia) à petites fleurs rouges et du marronnier jaune (A. flava). Le tronc du premier a crû en épaisseur de 11 cm en 15 ans, le second seulement de 4 cm ; son feuillage est clairsemé et d’aspect anormalement jaunâtre ; de nombreuses branchettes sont dénudées ; il est certain que cet arbre est moribond.

Avenue Brugmann, on peut admirer la plantation de ginkgos mâles, à port fastigié ; c’est un véritable fossile vivant puisque survivant du temps des dinosaures et résistant à toute forme de pollution, y compris à à la bombe nucléaire d’Hiroshima. La balade s’est terminée dans le parc semi-naturel Brugmann, partie survivante de l’ancien domaine de Boetendael mais aussi zone relictuelle de la forêt de Soignes, autrefois plus étendue avec encore à cet endroit quelques beaux hêtres de la forêt cathédrale typique.

Au cours de l’excursion, ont été observés les différents ports étranges des arbres : fastigié, pleureur, pyramidal, tortueux, ainsi que les variantes de coloration foliaire : l’adaptation pourpre par protection à l’ensoleillement, l’attaque virale détruisant la chlorophylle mais transmise génétiquement ; toutes deux propagées par les horticulteurs qui ont horreur des végétaux verts (sic !).

Daniel Geerinck

Pour un Bourdon - Calevoet à visage humain

Article paru dans la Lettre aux habitants n° 65, septembre 2010.


QUELQUES DONNEES DE BASE :

Les abords de la gare de Calevoet et de la plaine du Bourdon comptent plusieurs terrains non bâtis. Ils sont dus à des expropriations et des démolitions en vue de la construction – avortée – du ring sud. Certains bénéficient d’une protection en tant que « zone verte », protection confirmée par le Plan Régional d’Affectation du Sol (PRAS) et par le Plan Régional de Développement (PRD) ; Il s’agit essentiellement de la réserve naturelle du Kinsendael et du Keyenbempt. Les autres – plus ou moins 10 ha – sont majoritairement repris au PRAS comme « zone à forte mixité » et donc constructibles. Certains sont déjà en cours d’urbanisation et les autres vont le devenir. Le secteur résidentiel prédomine largement. Plus de 1.000 logements se pointent ainsi à l’horizon.

Les maîtres d’œuvre tentent généralement d’atteindre un rez + 5. Seul le projet régional sur la plaine du Bourdon prévoyait d’atteindre les 9 niveaux mais il a heureusement été refusé.

Afin de répondre à l’obligation de mixité des fonctions, les promoteurs prévoient d’inclure dans leur programme soit du bureau, soit du commerce. Toutefois, dans la plupart des cas, cela se fait en fonction des quotas obligatoires et non suite à une étude d’incidences ou à une réelle étude de marché.

Disons encore que le quartier détient un potentiel d’accueil indéniable et qu’il gagnerait à une certaine remise en valeur ... mais avec discernement !


ET LES RIVERAINS LA-DEDANS ?

Les habitants proches se sont légitimement émus de voir se multiplier d’énormes projets urbanistiques. Non qu’ils soient opposés à une certaine densification de cette zone de toute façon constructible, jusqu’à présent épargnée, mais pas à n’importe quel prix. Si la perspective bien compréhensible des promoteurs est de rentabiliser au maximum leur bien, celle des habitants est de pouvoir vivre dans un environnement convivial ; elle nous semble bien plus légitime et devoir donc l’emporter sur celle des promoteurs ; on est dès lors en droit d’espérer que les autorités qui décident feront prévaloir l’intérêt des habitants.

Les riverains qui se sont réunis à plusieurs reprises ont, avec l’aide de l’ACQU et d’Inter-Environnement Bruxelles, commencé par effectuer un travail d’analyse de la situation existante, lors de marches exploratoires, en soulignant les forces et les faiblesses du quartier. Ils ont ensuite donné quelques pistes de ce qu’ils verraient bien pour que l’urbanisation du site se fasse de manière réfléchie, avec une vue d’ensemble, c’est-à-dire en évitant le cas par cas.

Un projet considéré de façon individuelle peut être bon, mais il peut se révéler malencontreux quand on le voit à côté d’autres. Le travail des riverains – en cours de finalisation au moment de la rédaction du présent article – est destiné à être remis en 1er lieu aux autorités régionales et communales.




QUELQUES CONSIDERATIONS CRITIQUES

- a) Le gabarit des immeubles apparaît chaque fois comme démesuré ; c’est le reproche le plus fréquent et il émane aussi bien de l’administration communale que des habitants. La Commune semble avoir pour politique d’accepter, dans la mesure du possible, du rez + 3. Il ne faut pas perdre de vue qu’une trop forte densification – spécialement dans le cas des logements sociaux – serait une entrave à une intégration sociale efficace.


- b) La mobilité est évidemment en lien avec le gabarit des immeubles. Si le quartier est assez bien desservi en transports en commun, il est quand même déjà terriblement engorgé par le trafic automobile. Il s’agit d’une entrée de ville empruntée par un grand nombre de navetteurs. De plus, les emplacements de parking sont insuffisants, ce qui provoque déjà actuellement du parking sauvage. Dès lors, l’arrivée de plusieurs milliers d’habitants, c’est-à-dire de plusieurs centaines de voitures, va immanquablement augmenter les pollutions de tout genre et paralyser un peu plus le trafic.

Ce qui manque par contre, c’est l’aménagement de la zone pour y favoriser la mobilité douce : cheminements piétons (déjà des trottoirs plus larges seraient bienvenus) ; pistes cyclables (itinéraires sécurisés venant de Drogenbos et Linkebeek vers St Job et vers le centre d’Uccle en passant par le Bourdon ; passage pour cyclistes sous le chemin de fer à hauteur de la gare de Calevoet) ; etc ... ; jusqu’à présent, rien ne semble prévu !


- c) La gestion des eaux est délicate en raison de la configuration des lieux. La cuvette que constitue cette plaine en fait un important et nécessaire bassin d’orage naturel. La nappe phréatique se trouve à très faible profondeur et la plaine a tendance à être marécageuse. Tout comme l’administration communale, les riverains craignent des inondations (comme celle qui a eu lieu le 10 juillet dernier) si on imperméabilise le sol de façon importante.


On devrait encore mentionner le respect de la biodiversité, la nécessité d’une vraie mixité des fonctions : logements, écoles, crèches, bureaux, commerces de proximité, terrains de jeux, équipement culturel, etc... On en revient toujours à ce qui a déjà été dit : l’ensemble des projets doit être cohérent ; il faut éviter la démesure. On doit penser une communauté urbaine vivante, pas une cité dortoir.

Hélas, il n’existe pas de Plan Particulier d’Aménagement du Sol (PPAS) régissant cette zone, sauf celui qui est en cours d’élaboration pour les 4 ha du site Illochroma. Jusqu’à présent, il n’y a pas eu d’évaluation des incidences, pas d’étude d’impacts un peu sérieuse. Le Plan Communal de Développement n’a pas été finalisé. Or, cet énorme ensemble mériterait largement une étude globale des incidences que risque d’engendrer une suc- cession de projets divers.

Si, pour une raison budgétaire ou autre, le pouvoir public ne peut garantir une valorisation efficace et humaine du site, les riverains considèrent qu’il est alors important de revoir à la baisse la densification projetée. Simple principe de précaution. Densifier plus ultérieurement sera possible, mais revenir sur ce qui aura été fait ne le sera plus.

Yvette LAHAUT
Membre du groupe de réflexion du Bourdon

Appel à projets Quartiers durables 2010-2011

Vivre ensemble en respectant l’environnement, créer des lieux de rencontres, développer des rues plus vertes et enfants admis, économiser l’énergie chez soi, au travail, à l’école, utiliser plus de vélos et moins de voitures, l’eau de pluie pour une lessive plus douce, avoir un air plus pur, un panier bio pour manger sain.

C’est reparti ! Votre quartier peut changer de visage et devenir beaucoup plus respectueux de l’environnement. Comment ? En participant à l’appel à projets « Quartiers durables » de Bruxelles Environnement !

Les quartiers retenus bénéficieront de nombreux avantages pour créer une dynamique participative : accompagnement par un spécialiste mis à disposition par Bruxelles Environnement, actions thématiques dans les quartiers, soutien technique et financier pour l’un ou l’autre projet d’intérêt collectif (par exemple, des plantations, un range-vélos, un compostage collectif, un reportage vidéo, un voyage d’études), un journal et un réseau internet de quartiers durables...

Dix quartiers de Bruxelles se sont déjà lancés dans l’aventure lors des appels à projets précédents.

Comment participer ?

Pour participer à l’appel à projets, les habitants et usagers doivent se grouper, chercher des partenaires (prioritairement leur Commune, mais aussi par exemple des commerçants, des associations, des entreprises, des écoles) et introduire avant le 01 octobre 2010 une candidature motivée auprès de Bruxelles Environnement. Les actions proposées dans le projet doivent bien entendu bénéficier à la collectivité et s’inscrire dans une démarche de développement durable.

Intéressés ?

Parlez-en sans tarder autour de vous.

Pour obtenir plus d’informations et pour télécharger le formulaire de candidature : www.bruxellesenvironnement.be tél. 02/775.75.75

UCCLE à la carte

En 2010, la collection de cartes-promenades éditées par la Direction des Monuments et des Sites de la Région de Bruxelles-Capitale s’est enrichie de UCCLE à la carte.

Deux promenades pédestres (d’une durée de 2h30, à l’allure de sénateur pour bien analyser chaque "station" de la balade) nous emmènent à la découverte du "petit patrimoine" (et du "gros") qui nous entoure.

Elle est disponible en téléchargement
ici ou .

Elle est disponible au format papier à l’accueil de la Maison communale, au Service de la culture (avenue Wolvendael, 6 à Uccle) et aux Halles Saint-Géry.

Rédaction, recherches et illustrations : Anne-Marie Pirlot
D/2010/6860/002

Uccle Urba Velo

Avis de recherche : Le plus grand insecte d’Europe à Uccle.

Photo Lucane en vol : R. Krekels. Autres photos : R. Cammaerts.


- Le Lucane Cerf-volant est impressionnant mais inoffensif (Il s’agit du plus grand insecte d’Europe).
- Le mâle mesure entre 4 et 8 cm de long et est deux fois plus grand que la femelle
- Sa larve est un gros « ver blanc » de l’épaisseur d’un doigt et d’une longueur pouvant atteindre 7 à 10 cm et qui vit dans le bois en décomposition ou dans le terreau
- On peut l’observer de mai à JUIN, particulièrement lors de soirées chaudes
 : il vole bas (à cause de son poids) et bruyamment (un vrai petit hélicoptère !)
- Le Lucane peut être observé au sud-est de la Région bruxelloise : une zone riche en parcs, domaines et talus boisés de gros et vieux arbres dont de nombreux chênes.

POURQUOI LE RECHERCHER ?

A Bruxelles, on distingue deux types de Zones Spéciales de Conservation de la nature :
-  des stations noyaux, essentielles pour le maintien des habitats et des espèces ;
-  des stations relais ou zones tampon, reliant les zones noyaux entre elles et consolidant par là le réseau écologique.

Cependant, nombreuses sont les zones tampon qui ne jouissent pas du statut de zone verte protégée. Il s’agit entre autre de zones lisières, de friches, de terrains vagues, etc. Malgré leur aspect souvent négligé et apparemment banal le maintient de ces espaces est pourtant essentiel pour la conservation de notre biotope .

Dans ce contexte la présence du Lucane Cerf-volant est importante puisqu’au vu de sa rareté il pourrait constituer une raison juridique suffisante pour protéger ces zones vertes non officiellement reconnues.

Ainsi, Si vous en voyez un, essayez de le photographier, de le pister, de voir où il va, et surtout : prévenez-nous :

Contact : Soit en nous envoyant un courrier électronique via notre site soit en contactant Martine De Backer par mail à martinedebacker@gmail.com ou par téléphone au 02/376 74 28

N’hésitez pas non plus à faire part de vos observations via le site internet observation.be.


LE JEU DES DIFFÉRENCES

Les larves de Lucane et de hanneton sont similaires. Apprenez à les dissocier :

La larve de lucane peut-être deux fois plus longue et plus grosse qu’une larve de hanneton. Mais la principale différence est celle qu’il existe entre les deux groupes de Coléoptères : la larve du Lucane (= groupe des Pectinicornes) a la fente anale verticale (la larve étant vue posée les pattes à terre et non latéralement). Les Lamellicornes (dont le Hanneton, famille des Melonlonthidae et le "Rhinoceros", Oryctes, dont la larve est commune dans les tas de terreau ou de sciure de bois, famille des Dynastidae) ont la fente anale horizontale. Il y a bien d’autres différences, mais elles sont moins évidentes.

En suivant ce lien vous trouverez une bonne photo de larve de lucane.
Ci-dessous une larve de hanneton.


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Lucane Cerf-volant

Enseignes

Commune d’Uccle

COMMUNIQUE DE PRESSE

Une nouvelle réglementation sur les enseignes

Le Conseil Communal d’Uccle a approuvé en sa séance du 27 mai 2010 un règlement communal d’urbanisme sur les enseignes commerciales.

L’objectif poursuivi est une meilleure esthétique de nos centres commerciaux et par là, une revalorisation de ceux-ci.
Pour l’Echevin de l’urbanisme, Marc Cools, il est normal que les commerces veulent être visibles et soient munis à cette fin d’enseignes mais celles-ci ne doivent pas être envahissantes et prendre le dessus sur l’éclairage public et la qualité urbanistique et architecturale des façades concernées.

Le règlement sera soumis à enquête publique du 7 juin au 6 juillet 2010. Il pourra être consulté pendant toute la durée de l’enquête au Service de l’Urbanisme (25, rue Auguste Danse), de 9 h à 12 h tous les jours ouvrables et de 17 h à 20 h les mardis soir. Il peut aussi être consulté sur le site www uccle.be. La Commission de Concertation aura lieu le 8 septembre 2010. Pendant toute la durée de l’enquête publique ou lors de la Commission de Concertation, tout personne intéressée pourra faire connaître ses remarques.

Les enseignes qui seront conformes à ce règlement communal seront, dès son adoption définitive, dispensées de permis d’urbanisme (comme le sont déjà aujourd’hui les enseignes conformes au règlement régional d’urbanisme). Les enseignes qui ne seront pas conformes devront obtenir un permis d’urbanisme pour leur installation. Il en sera de même pour les enseignes existantes lorsque leur permis à durée limitée viendra à échéance.
Trop d’enseignes sont placées sans respect des règles d’urbanisme. La Commune a imposé l’enlèvement de plusieurs d’entre elles ces derniers mois et entend poursuivre dans cette voie.
Le règlement communal d’urbanisme sur les enseignes donnera un cadre de référence clair de ce qui peut être fait en la matière.

Le texte du communiqué sous forme de PDF

Le dépôt de trams Marconi : une nécessité ?

Article paru dans la Lettre aux habitants n° 64, juin 2010.


Depuis près de 2 ans déjà, la STIB demande un dépôt de trams localisé au sud de Bruxelles, devenu nécessaire pour abriter et entretenir les trams 3000 et 4000 qui circulent sur les lignes 3, 4, 82, 97.

Le choix de la STIB s’est porté sur un terrain, situé essentiellement sur le terroire ucclois, pour une petite partie sur la commune de Forest, et à proximité immédiate d’un quartier d’habitations de Drogenbos. Il est situé entre la rue de Stalle, près du rond-point dit « des menhirs » et de la piscine Némo 33, la chaussée de Ruisbroek et les terrains d’Uccle- Sport.

Il s’agit du terrain appelé « Marconi », actuellement occupé par les anciens bâtiments de l’usine SAIT, abandonnés. Le dépôt empiètera également sur les terrains d’Uccle-Sport, et impliquera une modification du tracé de la promenade verte. Il aura une superficie de 20.000 m2, sur 3,74 ha ; il servira de garage pour 75 trams, et permettra d’en entretenir une quinzaine.

Le projet a suscité - et suscite encore - l’opposition des riverains pour de nombreuses raisons, déjà analysées dans la Lettre aux Habitants N° 60 (avril mai juin 2009) : pollutions sonores, visuelles, acoustiques, vibratoires ; problèmes de stabilité et de pollution des sols, d’imperméabilité et d’inondations ; atteinte à une zone verte et de loisirs ; difficultés prévisibles d’embouteillages lors des sorties et retours des trams.

La commission de concertation de la commune d’Uccle a émis un premier avis le 27 mai 2009. Il était très critique et recommandait vivement une étude d’incidences du site, sur base d’une série de remarques visant à la recherche de la réduction des différentes sources de pollution (murs anti-bruits, dispositifs anti-vibrations, plantations supplémentaires, meilleure récupération des eaux usées et pluviales), et la recherche de sites alternatifs où les nuisances seraient moindres. Le 5 août, l’IBGE a délivré un permis d’environnement, sans obligation de faire préalablement réaliser une étude d’incidences. Des riverains ont été en recours contre ce permis et, le 2 décembre, le Collège d’Environnement l’a annulé.

Le 6 janvier 2010, la STIB a introduit un recours contre cette décision d’annulation. Comme le Gouvernement ne s’est pas prononcé dans les 75 jours, l’annulation est définitive.

En février 2010, la Région bruxelloise a donné son feu vert pour que la STIB dépose un nouveau projet pour la construction du dépôt sur le site Marconi, moyennant les adaptations demandées . On se retrouve donc, sauf erreur, à la case départ.

A ce stade, nous nous abstenons volontairement d’entrer dans le fond du problème : localisation, dimensions et capacité du projet (75 trams), nuisances liées à la proximité d’habitations, atteinte à des espaces verts et à une zone de loisirs... ; il faut en effet voir ce que va proposer la STIB et les conclusions auxquelles arrivera l’étude d’incidences que nous continuerons à exiger. Les habitants de la rue de Stalle subissent des nuisances, surtout sonores, que tout le monde s’accorde à trouver inacceptables ; la STIB doit y remédier sans aucun délai.

Il reste que l’amélioration et l’extension des transports en commun, et en particulier du tram à Uccle, et ailleurs, est un impératif primordial pour assurer le développement de notre commune, de la région bruxelloise, actuellement engluée par un trafic automobile qui croît continuellement et génère les multiples inconvénients bien connus de tous (pollutions diverses, mobilité devenue problématique, gaspillages de temps, d’énergie..)

L’ACQU restera bien sûr attentive à ce problème et agira pour y apporter des propositions constructives.

La Cityvision, déjà présentée dans les “Lettre aux Habitants” n° 62, 63 et dans celle-ci, propose une restructuration du réseau de transports en commun, basée sur un maillage optimal des trams de surface. Mais ces évolutions et améliorations du réseau nécessiteront des infrastructures, qu’il faudra bien placer quelque part. Cela devra se faire en tenant compte des réalités urbaines du site choisi, que ce soit celui de Marconi ou ailleurs.

Alain THIRION et François GLORIE
pour le groupe mobilité de l’ACQU

Promenade dendrologique à Uccle

Le Parc Montjoie

Promenade guidée didactique le samedi 26 juin 2010

Cette balade pédagogique fera découvrir les arbres remarquables et/ou insolites des voiries, des parcs et des jardins, visibles de l’extérieur, ainsi que quelques arbustes méconnus.
Avec comme guide Daniel Geerinck, administrateur de la Commission Ornithologique de Watermael Boitsfort (COWB asbl).

« Avec quelques collaborateurs, j’ai eu l’occasion de publier des promenades dendrologiques dans diverses communes de la Région de Bruxelles-Capitale et notamment Uccle qui a été divisée en cinq circuits relativement équivalents et en boucle. Le premier, au départ du centre historique d’Uccle et intitulé Brugmann-Montjoie, du fait que ces deux parcs importants sont traversés, a été établi en 1993 (voir bibliographie). Il est donc probable qu’il y ait depuis des changements, des arbres disparus et des nouveautés. C’est en effet dans ce circuit que se trouvait le plus gros hêtre de la Région (voir bibliographie).

Cette balade comprend les arbres remarquables et/ou insolites des voiries, des parcs et des jardins, visibles de l’extérieur, ainsi que quelques arbustes méconnus.

Les amateurs de la COWB et des associations uccloises sont donc invités à les découvrir ou à les redécouvrir, après plusieurs anciennes publications sur le sujet (voir bibliographie)
 ».

Daniel Geerinck




Quand ? Le samedi 26 juin 2010 (départ à 14h30 / retour vers 17h30).

Où ? Départ (et retour) : Parvis Saint-Pierre (parvis de l’église), Uccle.

Trajet prévu (pour les retardataires et ceux qui quittent plus tôt) : place H. Goossens, chaussée d’Alsemberg, square Coghen, avenue H. Pirenne, avenue Brugmann, rond-point Churchill, avenue Montjoie, rue Robert-Jones, rue Langeveld, avenue de Fré (modifiable suivant les circonstances).



Afficher le point de RV sur une carte plus grande


Bibliographie dendrologique et botanique concernant la zone :

    • 1993, Geerinck D. & Cornelis J., Inventaire des arbres de l’agglomération bruxelloise : 18. Uccle, Les Naturalistes belges, 74(2) : 49-59.
    • 1993, Henrotin A., Un seul hêtre vous manque..., [Journal] Le Soir, 107(160) : 21.
    • 1993, Pierrard J.-N., À propos du hêtre pourpre de Boetendael, Soignes-Zoniën 1993(5):9.
    • 1994, Geerinck D. & collab. in van Eyll D., Bruxelles ville d’arbres - Inventaire des arbres remarquables, 10 Uccle : 16 p.
    • 1994, Michel G., Hêtre ou ne pas être au palais des beaux-arbres, Nouvelles de l’ACQU, 7 : 8.
    • 1994, Schoonbroodt B. & Camu A., Uccle la Verte : carte du patrimoine vert d’Uccle, Éd. Auteurs : dépliant.
    • 1995, Bernard G., Le hêtre classé de Boetendael bientôt déraciné, [Journal] Le Soir 109 (57) : 20.
    • 1996, Dehem D., Compte rendu de la promenade du parc Brugman, Le Canard déchaîné du Kauwberg, 22 : 22.
    • 1996, Saintenoy-Simon J., Excursion 6 - Uccle, parc Montjoie in Groupe Flore bruxelloise : rapport des activités en 1995, Adoxa, 11 : 7.
    • 1996, Saintenoy-Simon J., Excursion 7 - Uccle, parc Brugman et avenue Dupuich in Groupe Flore bruxelloise : rapport des activités en 1995, Adoxa : 7.
    • 1997, Geerinck D., Promenades dendrologiques à Uccle : 1 Brugmann - Montjoie, Le Canard déchaîné du Kauwberg, 26 : 13-18.

Une seconde promenade guidée sur le même thème aura lieu le samedi 4 septembre, mais cette fois au départ de la place Saint-Job.


Chaussée de Waterloo 1067-1069 / Rue Vanderlinden2.

Chaussée de Waterloo 1067-1069 / Rue Vanderlinden2. Démolition de 2 bâtiments, construction d’un immeuble d’habitation et commerce, construction d’un second immeuble de logements avec parking et démolition/reconstruction d’un 3ièmeimmeuble.

Enquête publique du 17/05/10 au 31/05/10 inclus.

Commission de concertation le 16/06/2010

Téléchargez ici le PDF relatif à ce dossier.

Les grands dossiers suivis par l’ ACQU

(en phase de test)


Afficher Test enquetes sur une carte plus grande

Vues aériennes des sites suivis par l’ACQU

Liens à cliquer :


Espaces verts de l’ INSTITUT PASTEUR

Visite guidée didactique le dimanche 30 mai 2010

Cette visite guidée nous amènera à découvrir les remarquables espaces verts de l’Institut Pasteur (dénommé aujourd’hui ISP : Institut Scientifique de Santé Publique).

Il s’agit d’un coin d’Uccle méconnu, préservé et .... à l’abri des regards !

Notre visite comprendra :

  • Le haras du baron Frédéric Brugmann.
  • Vingt hectares de prairies divisées par des haies et allée d’arbres.
  • Un vallon sec.
  • Le vallon du Tetteken Elst.

Munissez-vous de chaussures permettant la marche dans les hautes herbes.

Avec la participation de Louis VANNIEUWENBORGH.

Une co-organisation de l’ACQU et du Cercle d’Histoire et d’Archéologie d’Uccle

Quand ? Le dimanche 30 mai 2010 à 14H.
Veillez à arriver quelques minutes avant 14H, car notre entrée sur le site se fera à 14H précises.

Où ? Rendez-vous, rue Engeland 642, à l’entrée du site.


Afficher Rendez-vous visite Pasteur sur une carte plus grande

Un livre sur le vallon du Tetteken Elst a été publié par le Cercle d’histoire.
Voir rubrique Publication


Les images ci-dessous sont cliquables :


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L’ Institut
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Haras
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Haras

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Vallon
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Prairies, haies, allée

Une annonce en PDF de la visite.

Monuments, sites et curiosités d’Uccle

Ce guide constitue l’outil idéal pour ceux et celles qui désirent découvrir et comprendre, au fil des rues et des sentiers, la richesse patrimoniale que renferme notre commune. Il s’agit par ailleurs du seul ouvrage qui répertorie d’une manière aussi complète l’ensemble du patrimoine ucclois. Les notices sont parfois succinctes, mais elles ont l’avantage d’aborder des thèmes aussi variés que le patrimoine monumental (édifices religieux, fermes, moulins, châteaux, usines, immeubles de bureaux,…) les ouvrages d’art (ponts,…), le petit patrimoine (plaques, bornes , mobilier urbain), les sites (cimetières, parcs, bois, sentiers,…), l’hydrographie (cours d’eaux, étangs, zones humides, …), ou la toponymie (nom de lieux, de personnes, nom en désuétude, …). Bref, surprises et découvertes au menu !


Guide édité par le Cercle d’Histoire et d’Archéologie et de Folklore d’Uccle et environs. (2001)

Histoire d’Uccle. Une commune au fil du temps.

Que ce soit à travers certains monuments remarquables, à travers la singularité de certains sites ou encore par certains noms de places ou de rues, Uccle regorge de références historiques : Stalle, Carloo, Brugmann, etc… à chaque coin de rue, notre environnement nous évoque son riche passé. Riche mais également complexe. En effet, comprendre l’évolution historique de la commune à travers ces seules références et vestiges est un exercice difficile voire déconcertant. L’objectif de ce livre est donc d’offrir au grand public une synthèse faisant le point sur les connaissances actuelles relatives au passé Ucclois. Pour ceux et celles qui prennent la peine de s’y intéresser, cet ouvrage offre donc l’opportunité de donner vie à l’apparente banalité du quotidien.


Ouvrage édité par le Cercle d’Histoire et d’Archéologie et de Folklore d’Uccle et environs. (1994)

LE GELEYTSBEEK AU FIL DE L’EAU

APERÇU DES VISITES DE NOVEMBRE ET JANVIER DERNIERS
Paru dans la Lettre aux habitants 63 / janvier - février - mars 2010

Ces derniers mois, l’ACQU s’est intéressée de près au Geleytsbeek. Pour ceux qui l’ignorent, il s’agit d’un petit cours d’eau ucclois, affluent de la Senne, qui longe en grande partie la chaussée de St-Job pour ensuite s’écouler à travers le Keyenbempt vers Forest. Une série de trois visites, ont été prévues en vue de découvrir le parcours de ce ruisseau à travers la commune. Deux de ces visites ont déjà eu lieu (novembre et janvier derniers), une troisième clôturera le cycle le 25 avril prochain.

Rares sont les Ucclois qui connaissent bien le Geleytsbeek. Il possédait pourtant une véritable fonction économique et sociale par le passé. Quinze étangs se succédaient le long de son parcours et pas moins de 11 moulins (recensés en 1686) s’y dressaient sur moins de 3 kilomètres. A juste titre, le cours d’eau se prénommait alors Molenbeek.

Aujourd’hui, voûté dès sa plus haute source dans le Parc Fond’Roy (la source originelle du ruisseau se trouvait au Vivier d’Oie), le Geleytsbeek ne réapparaît qu’épisodiquement à ciel ouvert. C’est d’ailleurs sans doute pourquoi il est si mal connu de nos jours.

Mais le Geleytsbeek refuse d’être oublié. En cas de grosses précipitations, l’inondation des rez-de-chaussées, garages et caves qu’il occasionne, rappelle son existence aux riverains.

Ce sont donc les eaux de précipitation qui font déborder le cours d’eau. Pourtant, la morphologie du sous-sol, formé d’une couche de sable (sable bruxellien) et plus profondément d’une couche d’argile imperméable (argile yprésienne), constitue un système de rétention naturel efficace. En cas de pluie, la couche de sable se gorge d’eau (effet « éponge ») et ce n’est que progressivement que l’eau, filtrée, atteint la couche yprésienne imperméable. Là où la strate argileuse forme des cuvettes ou des poches, l’eau s’accumule. S’y constitue ce qu’on appelle une nappe phréatique d’où jaillissent ci et là de petites sources. Pour le reste, l’eau s’écoule ou « glisse », le long de l’argile, en direction du fond de la vallée et finalement vers le Geleytsbeek.


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Le Geleytsbeek en amont du chemin du Kauwberg
Photo fournie par le Service voirie de la commune d’Uccle

Ainsi, excepté des circonstances exceptionnelles (telles que l’orage du 17 octobre dernier avec ses 60mm d’eau au m2 en 15 min), le débordement du Geleytsbeek ne devrait normalement pas avoir lieu.

Pourquoi, dés lors, des inondations ? Leur cause n’est pas d’origine naturelle. La position problématique du Geleytsbeek a été indirectement provoquée par l’urbanisation progressive des environs. Particulièrement, l’asphaltage systématique des routes et donc leur imperméabilisation, a favorisé le ruissellement des eaux de pluie vers les fonds de vallée. Par ailleurs, dans ce contexte de densification urbaine, le Geleytsbeek était considéré comme un élément perturbateur. Ainsi, en plus de son voûtement, les services communaux avaient pris l’habitude de renvoyer le ruisseau à l’égout à chaque fois qu’il le rencontrait lors de travaux de voirie. Cet apport d’eau claire permettait par la même occasion de nettoyer le collecteur. Ainsi, petit à petit, le cours de la rivière fut-il saucissonné.
Or, l’urbanisation et l’imperméabilisation augmentant avec les années, le Geleytsbeek constitua rapidement une surcharge intempestive pour les canalisations (en cas d’orage), mais également pour la nouvelle station d’épuration Sud. Quasi à chaque orage la rivière-égout débordait du collecteur. En fond de vallée, la couche argileuse est parfois très peu profonde, le sol y est donc rapidement saturé d’eau. En cas de débordement, les inondations étaient donc inévitables.

Heureusement, depuis lors, la politique communale a évolué et une succession de différents projets a été programmée entre 2006 et 2011, afin de reprendre les errements du passé.
Dans les grandes lignes, l’ensemble de ces travaux suit deux objectifs : séparer les eaux claires des eaux usées et ralentir la course des eaux de ruissellement (en provenance de l’avenue Dolez, de l’avenue de la Chênaie, …) vers le fond de vallée (chaussée St-Job, plaine du Bourdon, …).

Dans le premier cas, il s’agit de renvoyer les eaux propres (eaux de source et de ruissellement) dans la rivière (à l’air libre quand c’est possible) et non plus à l’égout, pour finalement les ramener jusqu’à la Senne et non plus à la station d’épuration Sud. Dans le deuxième cas, il s’agit de la construction de nouveaux dispositifs de rétention de type bassin d’orage (adaptation du bassin sous la place St-Job (2007), Parc Fond’Roy 1000 m3 (2009), …).

A terme, les différents travaux prévus devraient éviter au fond de cette vallée d’être constamment la proie aux inondations. Ces différents projets nous ont été présentés par Stéphane SIMON, en charge des problèmes d’hydrologie à la commune d’Uccle, lors de la première visite du mois de novembre dernier.

Ces projets impliquent de nombreuses interventions, dont : le dégagement et la consolidation des berges (tous les 5 ans), la réhabilitation de certaines anciennes installations, la pose de nouveaux tuyaux d’écoulement, la pose de grilles d’orage, le captage des eaux de source avoisinantes et leur rejet vers la rivière, le drainage de certains abords, la mise en place de séparateurs d’hydrocarbure, le nettoyage régulier des infrastructures, la maîtrise de la végétation aux abords du ruisseau, la négociation avec les riverains dont la rivière traverse le terrain, etc. Dans certains cas, vu les difficultés techniques liées à l’omniprésence de nappes phréatiques, les travaux ont dû être menés par des scaphandriers.

La Commune n’est pas seule à supporter les travaux. En principe, les chantiers d’égouttage sont d’ailleurs confiés à l’IBDE. Mais les budgets de l’IBDE ne permettent pas toujours d’effectuer l’ensemble des ouvrages idéalement nécessaires.

A partir du Papenkasteel, les interventions menées sur la rivière et ses abords sont essentiellement le fruit de travaux effectués par Bruxelles Environnement (IBGE). C’est cet organisme régional qui gère en effet les trois zones vertes que traverse le ruisseau à partir de cet endroit. Il s’agit du Kinsendael, du Keyenbempt, ainsi que d’une bande de terrain sur la plaine du Bourdon.

La réserve naturelle du Kinsendael nous fut présentée par Jean-Christophe PRIGNON (gestionnaire du site auprès de l’IBGE) lors de notre visite du 14 janvier dernier. Le Keyenbempt sera le cadre de notre troisième visite le 25 avril ( info : www.acqu.be ).
Ces trois sites font partie d’un ensemble d’espaces verts classés qui, reliés les uns aux autres, constituent finalement ce que l’on appelle la « ceinture verte de Bruxelles ». Cette ceinture occupe une place essentielle dans l’équilibre écologique de notre ville.
La visite a démarré à partir d’une source située en lisière de la propriété HIERDIES en contrebas du plateau Engeland. Le ruisseau qui y naît, comme la plupart des petits ruisseaux avoisinants, s’écoule vers le Geleytsbeek. La source occupe une place essentielle au sein du territoire d’où elle jaillit. C’est la présence de cette eau non stagnante, fortement oxygénée et riche en calcaire, qui a suscité un boisement spontané de type aulnaie-frênaie. En dehors des aulnes (qui atteignent ici une circonférence parfois exceptionnelle) et des frênes, ce type d’habitat est favorable à une végétation particulière (dorine, cardamine, populage des marais, iris des marais, baldingère, arum, etc.), mais également à la faune, dont la présence rare du martin-pêcheur est un bon exemple.

La politique de gestion de ce type de milieu est simple : peu d’interventions. Les arbres morts ne sont pas abattus et les branches tombées sont laissées à même le sol. Ces choix, qui pourraient paraître étonnants, sont pris en faveur de la biodiversité. Cette philosophie de gestion est par ailleurs possible, puisqu’en tant que réserve naturelle, le Kinsendael n’a pas de vocation productive. Des clôtures en châtaignier empêchent les visiteurs d’accéder aux zones « vierges » afin d’éviter les accidents en cas de chutes de branches. Elles permettent également d’éviter un piétinement intempestif et donc la régénération du milieu.

Notons encore qu’en dehors de cette végétation spontanée, le Kinsendael conserve des traces de son ancienne affectation en tant que parc paysager. Ci et là y apparaissent en effet quelques majestueux arbres tels que platanes ou tulipiers de Virginie, ainsi que les restes d’un étang et d’un verger. Enfin, une clairière est située là où était implanté originellement le « château » (ancienne propriété WOESTE). Cette clairière est fauchée une fois par an en automne.

Enguerrand DAVID


Pour en savoir plus

> Deux documents émanant du Service voirie de la commune d’Uccle :

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> Un livret du Cercle d’Histoire d’Uccle sur le Kinsendael

Le Kinsendael {JPEG}

Lettre d’infos interne

Les Comités de quartier et Antennes peuvent s’inscrire ici afin de recevoir la "Lettre d’infos" interne à l’ ACQU.
Celle-ci parait notamment chaque semaine pour avertir des nouvelles enquêtes publiques.


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Concours photos

  • Exposition du 15 au 17 octobre 2010 / Infos sur l’exposition et le vernissage à suivre ...)

Concours - inscription

Si vous envisagez de paerticiper à ce concours, merci de vous inscrire ici.
Vous recevrez notre newsletter avec les informations à propos du concours.
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CALEVOET - BOURDON : le point sur les multiples projets

De multiples projets mettent sous pression le quartier de CALEVOET - BOURDON.

Nous y consacrons un important dossier sur notre site internet. Il vient d’être actualisé. Vous y trouverez :

  • la cartographie des projets
  • la synthèse des 12 projets
  • les avis de la Commission de concertation.

sous la rubrique "DOCUMENTATION"

Voir le dossier en ligne

MOBILISATION CITOYENNE

Une réunion d’information et de travail aura lieu ce 22 mars.
Plus d’infos

TOPONYMIES D’UCCLE hier et aujourd’hui

Quand on s’intéresse aux noms de lieu, on se limite souvent à rechercher leur origine, c’est à dire leur étymologie.

Il s’agit d’aller plus loin en posant la question de leur longévité. Pourquoi ces noms, dont certains fort anciens, sont-ils toujours utilisés ? Plusieurs d’entre eux en effet, à commencer par celui d’Uccle, ont près de mille ans d’âge (et sans doute plus encore). Des raisons multiples - qui varient d’un toponyme à l’autre - expliquent cette pérennité.

L’état de la situation actuelle de ces noms est aussi présenté. Certains semblent très solides et leur usage ne paraît pas menacé (Fort Jaco ou La Bascule). D’autres par contre subissent un sort précaire et sont menacés de disparition (Carloo).

Les toponymes ont une histoire et appartiennent à notre patrimoine au même titre que des monuments et des sites. Comme pour ceux-ci, il faut envisager des mesures de protection, qui peuvent être par exemple le choix d’un nom de rue (avenue d’Overhem).

En présentant ce thème, qui fait rarement l’objet d’une exposition, le Cercle d’histoire tient à mettre en avant un domaine important de nos connaissances, qui tient à la fois de l’histoire et de la vie quotidienne (et c’est exceptionnel). Qui se rend compte que, lorsqu’il prononce le nom d’Uccle, il utilise un vocable forgé il y a plus de mille ans au sein d’une société féodale ? A l’inverse, qui réalise que, si nous abandonnons l’usage d’un toponyme comme Carloo, nous laissons de côté le nom de ce qui fut, sous l’Ancien Régime, la principale seigneurie d’Uccle, couvrant la moitié de son territoire ?

Dans cet esprit, l’exposition fait l’état de nos connaissances sur l’origine et l’évolution de ces toponymes. On pourra aussi constater que leur histoire comprend encore beaucoup de zones d’ombre.

- Lieu : Le Doyenné / Maison des Arts d’Uccle - rue du Doyenné 102 à 1180 Bruxelles.

- Date : Du 6 mars au 14 mars 2010

- Horaire : les samedis et dimanches de 10 à 18 heures, — les autres jours de 14 à 18 heures.

L’entrée est libre.

Organisé par le Cercle d’Histoire, d’archéologie et de folklore d’Uccle et environs Avec le soutien du Collège des Bourgmestre et Échevins

Lien vers l’affiche de l’exposition

Le Parc Raspail : mise en vente par la Poste

Article paru dans la Lettre aux habitants n° 63, mars 2010.


Cette nouvelle nous est pénible à tous. Car cet espace vert classé de 60 ares, situé à l’angle de la rue de Stalle et de la rue Victor Gambier est mis en vente par la Poste, propriétaire des lieux, pour la somme de 195.000 €.

Il faut savoir que la Commune d’Uccle, sur base d’une convention, entretenait cet espace public. La Commission Royale des Monuments et Sites ainsi que la Commune planchaient par ailleurs sur un projet de restauration du site ; il était même prévu que la Région bruxelloise finance les travaux à 80%.

La vente du Parc bouleverse la donne : toutes les études et travaux projetés sont abandonnés sur décision du Collège échevinal. L’Administration communale a sécurisé le site et n’assure donc plus l’entretien et la surveillance du Parc et décline logiquement toute responsabilité en cas d’accident pouvant survenir dans la propriété ou aux abords de celle-ci. La Commune d’Uccle n’a pas de projet d’acquisition du Parc, pour des raisons budgétaires. La décision de la Poste s’explique probablement, comme c’est souvent le cas aujourd’hui, par une politique dite de rationalisation. Ce qui est toutefois contestable et regrettable à nos yeux est que la Poste ne s’est pas concertée avec la Commune, qui ignorait son projet. Il paraît que le consortium qui s’occupe de la vente n’a, même pas désiré rencontrer les autorités communales pour discuter du dossier.

Comme nous l’avons dit, le site du Parc Raspail est classé ; nous n’osons imaginer qu’on le déclasse. Mais le risque d’une privatisation du Parc reste à craindre, d’autant plus qu’un projet immobilier (restauration) est en cours sur la parcelle voisine. La Commune a néanmoins questionné la Commission Royale des Monuments et Sites à ce propos en vue d’y conserver éventuellement une servitude publique de passage.

Alors que ce n’est que depuis le 16 décembre 2009 que la Commune n’assure plus l’entretien et la surveillance du Parc, celui-ci connaît aujourd’hui de sérieuses dégradations en tous genres, liées principalement à des rencontres collectives la nuit, accumulant notamment une quantité invraisemblable de déchets et de bouteilles, dont une part non négligeable se retrouve déjà dans la mare (qui doit son existence à une source locale).

Rappelons que de très beaux arbres structurent magnifiquement ce beau parc dont, un gingho biloba, un gros platane, un hêtre magnifique aux feuilles laciniées et un pin de Lord Weymouth. Il est probable que ces arbres prestigieux aient été plantés par Raspail lui-même, qui était un célèbre homme de sciences (notamment botaniste) et qui a loué le domaine dans la période 1857-1862. Raspail était aussi un homme politique et engagé, qui s’est battu avec succès pour les grands projets de l’époque qu’étaient le suffrage universel, l’instruction publique et obligatoire, l’impôt progressif, la sécurité sociale, le sursis en matière judiciaire.

Donc au-delà de l’intérêt écologique et public de cet espace vert classé, il y a aussi la référence historique à une grande personnalité humaine et des idéaux qui constituent un symbole civilisationnel utile et attachant.

Le sujet du Parc Raspail intéresse de nombreux citoyens. Nous y reviendrons, tant la mobilisation de nombreuses consciences s’organise.

Bernard JOURET

L’ACQU et le Cercle d’histoire d’Uccle organisent une visite guidée des espaces verts de l’Institut Pasteur

Article paru dans la Lettre aux habitants n° 63, mars 2010.


L’ACQU et le Cercle d’Histoire et d’Archéologie d’Uccle organisent une visite guidée des remarquables espaces verts de l’Institut Pasteur (dénommé aujourd’hui ISP : Institut Scientifique de Santé Publique) le dimanche 30 mai 2010 à 14H avec la participation de Louis VANNIEUWENBORGH.

Rendez-vous, rue Engeland 642, à l’entrée du site.

Découverte du cimetière du Dieweg

L’ancien cimetière d’Uccle constitue sans doute un des lieux les plus intriguant et envoûtant de la commune. Sa situation unique, sa grande valeur paysagère, son contexte historique - reflet notamment des tensions culturelles, sociales et politiques d’une époque - , son histoire mouvementée, … autant de prétextes suffisant pour découvrir ou redécouvrir un site dont la richesse inouïe est souvent insoupçonnée.

L’excursion sera exceptionnellement animée par Brigitte Vermaelen, licenciée en histoire de l’art et à l’origine de la création de l’ASBL Les amis du cimetière du Dieweg à Uccle (les ACiDU) dont le travail mena au classement du site.

Elle est également l’auteure de la brochure le cimetière du Dieweg, 2ième numéro de la collection Bruxelles, ville d’Art et d’Histoire.

Date : le dimanche 28 février 2010. Départ à 14h.

> Plus d’infos et inscription (gratuite) en suivant ce lien

Excursion didactique et pédestre dimanche prochain

« Le Geleytsbeek au fil de l’eau : du Kinsendael au moulin du Nekkersgat ».

Une excursion didactique et pédestre, organisée pour vous.

Ce dimanche 24 janvier à 14h.

Différents thèmes seront abordés tels que :
- Les « espaces verts » et leurs typologies : Réserve naturelle, parc paysager, zone récréative ;
- La gestion d’espaces verts en région Bruxelloise ;
- Les projets de remise à ciel ouvert du lit du Geleytsbeek ;

L’excursion sera exceptionnellement animée par Jean-Christophe PRIGNON ( du Service Gestion nature de l’Institut Bruxellois pour la Gestion de l’Environnement), Stéphane SIMONS ( du service Gestion des cours d’eau de la Commune d’Uccle) et Bernard JOURET (président de l’ACQU).

Participation gratuite, sans inscription.

Pour de plus amples détails, suivez ce lien >>>

Candelaershuys

Uitnodiging / Invitation

Les Apéros Maison du Candelaershuys et sa réception du Nouvel An ? L’occasion rêvée pour rencontrer des gens de tout bord dans une ambiance conviviale ! Notre but n’est autre que de rendre la vie à Uccle un peu plus agréable pour et par ses habitants, nos partenaires privilégiés, et les politiques. C’est pourquoi, cette année, les comités de quartier sont également invités.

Thomas ROUKENS, le nouveau président, aura le plaisir d’accueillir ‘notre’ ministre Jean-Luc VANRAES.

Bienvenue le vendredi 8 janvier à partir de 20h au Candelaershuys, av. Brugmann 433

(quelques élèves de l’Académie d’Uccle donneront un petit concert de musique classique !)

Le Geleytsbeek au fil de l’eau / excursion didactique et pédestre

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Le Moulin du Neckersgat sur le Geleytsbeek

« Le Geleytsbeek au fil de l’eau : du Kinsendael au moulin du Nekkersgat ».

Le Geleytsbeek, affluent en rive droite de la Senne, se prénommait - par le passé et à juste titre - Molenbeek : pas moins de 11 moulins (recensés en 1686) se dressaient sur à peine 3 kilomètres ! Aujourd’hui, voûté dès sa source dans le Parc Fond’Roy, le Geleytsbeek réapparaît épisodiquement à ciel ouvert, traversant au passage des zones naturelles de grande valeur.

Cette excursion, didactique et pédestre, organisée le 25 avril 2010, constituait le troisième volet du cycle consacré par l’ACQU à cette rivière. La balade nous a mené à travers la zone verte du Keyenbempt jusqu’au moulin du Nekkersgat.

Une fois de plus, nous avons eu la chance de pouvoir compter sur des guides d’exception : Le Keyenbempt nous a été présenté par son gestionnaire : Robert Vanderhulst (IBGE-Bruxelles environnement) et la restauration future du moulin du Nekkersgat nous a été explicitée par l’architecte en charge de ce projet en l’occurrence Jeremy Brakel (Ma2).

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Le Keyenbempt et ses potagers vus depuis les toitures de la chaussée d’Alsemberg.

Un article sur le Geleytsbeek et cette série de promenades a paru dans la "Lettre aux habitants" de janvier - février - mars 2010. Le lire ici.


Quelques documents pour en savoir plus :


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Le Geleytsbeek au sein du Keyenbempt

Faites connaître cette lettre ...

Cette lettre vous a plu ? Transférez-la à vos connaissances qui seraient également intéressées. Cela nous aiderait beaucoup. Ils pourront à leur tour s’y abonner gratuitement.

Densification du Bourdon : un quartier sous pression !

Entre le 28 septembre et le 9 novembre, pas moins de 3 projets urbanistiques d’envergure ont été mis à l’enquête publique pour le quartier du Bourdon. S’ils devaient se réaliser, leur densité et leur gabarit feraient perdre à ce quartier son aspect semi-rural très présent dans le maillage vert (...)

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Nouveau site internet pour l’ACQU

Depuis quelques semaines, l’Association de Comités de Quartier Ucclois s’est dotée d’un nouveau site internet : www.acqu.be . Nous vous invitons à le découvrir.

Enquêtes publiques

Chaque semaine, le site de l’ACQU vous fait part des nouvelles enquêtes publiques concernant les projets de la Commune d’Uccle. Certaines sont suivies par l’ACQU. Vous pouvez les visualiser en suivant ce lien.

Lettre aux habitants n°62

La "lettre aux habitants" n°62 (octobre - novembre décembre 2009) vient de paraître.

Elle est disponible à la lecture en ligne au format PDF.

Pour rappel, la "lettre aux habitants" est la revue trimestrielle de l’ ACQU. Elle arrive parfois dans votre boîte au lettre, occasionnellement déposée par un sympathisant de l’ACQU de votre quartier.

Si vous désirez la recevoir systématiquement par voie postale, il suffit de vous y abonner : abonnement

Vous pouvez visualiser les anciens numéros sous forme de PDF à partir de cette rubrique.

Parcours énergie dans le quartier St-Job

Article paru dans la Lettre aux habitants n° 62, décembre 2009.


Les économies d’énergie : essentielles !

Article paru dans la Lettre aux habitants n° 62, décembre 2009.


Espérons donc que l’ensemble de nos mandataires politiques le comprennent enfin et se décident à réellement les promouvoir ! Car, c’est vital, comme l’a exposé Georges INGBER dans son excellent article « Réchauffement et survie de la planète – De Kyôto à Copenhague », paru dans notre dernier numéro et que vous aurez peut-être lu. Le présent petit texte y vient en complément sur l’aspect spécifique des ÉCONOMIES à faire dans ce domaine. Celles-ci concernent, il faut le préciser, les problèmes tant d’éclairage que de chauffage et de transport.

Compétents sur cette question, de nombreux experts, tout comme plusieurs journalistes connus de la presse belge et française et, entre autres, l’actuel secrétaire d’Etat français Luc CHATEL, nous le répètent : «  Les économies d’énergie constituent le meilleur moyen pour prévenir le changement climatique, elles doivent devenir un véritable secteur économique. Demain, les pays qui seront les plus sobres en énergie seront les plus compétitifs ». Mais il est, aussi, affirmé avec raison que : « L’énergie du futur, ce sera le courage politique ! ».

A ce jour, nos politiciens semblent réticents à parler simplement d’ « ÉCONOMIES d’énergie ». Croient-ils peut-être plus « sexy », comme le fit remarquer récemment le journal Le Monde, de parler « efficacité énergétique » et/ou de recommander une technologie plus savante, celle des énergies « alternatives » ou « renouvelables » ? En fait, il faudra les deux : les économies ET les technologies d’avenir.

Les premiers concernés, c’est nous, « simples » citoyens, qui devons dorénavant être attentifs au moindre de nos gestes touchant à la consommation d’énergie. L’article précité a donné quelques exemples d’actions possibles à cet égard. Pensons, notamment, aussi à éviter tous les gaspillages, petits et grands, que nous commettons parfois sans nous en rendre compte ; ou encore, lors de nos achats alimentaires, à éviter, si possible, les denrées ayant nécessité de longs trajets en camion, avion ou bateau. C’est donc bien une mentalité à acquérir et à laquelle nous n’avons pas été habitués. Il nous faut en prendre conscience et y réfléchir ; c’est important.

Et surtout, ne croyons pas que c’est « revenir au Moyen-Âge » ! Une vie plus sobre n’est pas une vie nécessairement moins heureuse. Au contraire, même.

Parallèlement à ce qui précède, nos gouvernants devront absolument imposer aussi des ÉCONOMIES d’énergie au monde des administrations, des entreprises publiques et privées, du commerce (que de vitrines restant fortement éclairées jour et nuit !), des écoles officielles et libres, etc. Que de gaspillages commis là encore !

Il existe, on le voit, un important potentiel à ce sujet dans de nombreux secteurs et l’on conçoit bien qu’il y ait effectivement à cet égard une obligation de courage politique de la part de nos décideurs…

Mais, de grâce, éteignons toujours les lumières là où elles brûlent inutilement !

Jacques NIFFLE

Quartier durable et énergie

Article paru dans la Lettre aux habitants n° 62, décembre 2009.


Il y a un peu plus d’un an, quelques habitants ont répondu à l’appel à projet lancé par l’IBGE (devenu depuis « Bruxelles Environnement »). Ils n’ont pas été retenus dans les 5 projets sélectionnés, mais ont néanmoins décidé de continuer sur leur lancée.

Dans le cadre de ce projet, ils ont créé plusieurs sous-groupes, dont un « Groupe Energie ».
La première action a été d’organiser un parcours énergie dans le quartier avec la visite de plusieurs maisons permettant d’appréhender les thématiques suivantes :

- économie d’énergie
- isolation et étanchéité
- production d’énergie renouvelable
- ventilation contrôlée des bâtiments


Le Groupe Energie s’est ensuite défini de nouvelles perspectives :

- Mise en place d’une coopérative pour une production d’énergie collective alimentant un groupe d’habitations.
- Organisation d’achats collectifs (par ex : panneaux solaires)
- Développement d’un site internet qui permette la diffusion de l’information concernant les activités du Groupe Energie. Celui-ci est ouvert à toute proposition de collaboration dans ces projets.

Contact : Catherine TOUSSAINT

La mobilité à Uccle et l’Agenda 21 ucclois

Article paru dans la Lettre aux habitants n° 62, décembre 2009.


Le 4 juin dernier, la Commune d’Uccle avait invité les Ucclois à un forum marquant la finalisation de l’Agenda 21 local, plan d’action pour le développement durable à Uccle pour le 21ème siècle…

Le plan d’action de cet agenda 21 a été approuvé par les élus lors du Conseil Communal du 22/10/09.

Il est bon de rappeler que l’Agenda 21 ucclois émane de la « Charte des villes européennes pour la durabilité » adoptée par les 147 pays qui ont participé à la conférence d’Aalborg le 27 mai 1994.

Cette charte met l’accent sur le concept de développement durable, qui doit nous conduire à fonder notre niveau de vie sur le capital que constitue la nature. Elle encourage à construire une justice sociale, des économies durables et un environnement viable.

Elle donne, bien sûr, des priorités :

  1. Investir dans la conservation du capital naturel restant (réserves en eaux souterraines, sols, habitats d’espèces rares) ;
  2. Favoriser la croissance du capital naturel en réduisant notre niveau d’exploitation actuel, par exemple, vis-à-vis des énergies non-renouvelables ;
  3. Soulager les réserves en capital naturel en en constituant de nouvelles (par exemple, sous forme de parcs récréatifs communaux pour alléger la pression sur des forêts naturelles) ;
  4. Accroître le rendement final des produits (bâtiments énergétiquement rationnels, transports urbains respectueux de l’environnement).

Mais elle définit, également, ce que doit être la mobilité durable, en ces termes :

« Nous, villes, nous nous efforcerons d’améliorer notre accessibilité et de maintenir le bien-être social et les modes de vie urbains tout en diminuant le besoin de mobilité.

Nous pensons qu’il est indispensable de réduire la mobilité forcée et l’usage inutile des véhicules motorisés.

Nous donnerons la priorité aux moyens de transports respectueux de l’environnement (notamment la marche, le vélo et les transports publics) et nous placerons, au centre de nos efforts de planification, l’association de ces différents moyens de transport.

Les véhicules privés à moteur circulant en ville doivent avoir progressivement un rôle subsidiaire, à savoir : faciliter l’accès aux services publics et maintenir l’activité économique des territoires urbains ».

Le chapitre de l’Agenda 21 ucclois, relatif à la mobilité, ne semble pas être à la hauteur des ambitions de la Charte d’Aalborg.

Il est repris sous le titre :
« Impliquer les citoyens dans l’accompagnement du PCM et la promotion d’une mobilité douce »

Il donne les grandes lignes de la volonté de changement dans ce domaine. Nous y trouvons les points suivants :

- Créer un comité d’accompagnement du Plan Communal de Mobilité (PCM)
- Veiller à la cohérence de la mise en œuvre du PCMU (PCM Ucclois) et des résultats du bilan carbone
- Poursuivre la politique de placement des parkings à vélos
- Augmenter le nombre de « voiries résidentielles » et de « zones de rencontre » en impliquant les citoyens
- Relayer l’information sur la campagne « J’achète à vélo »
- Encourager les déplacements piétons.

De nombreux quartiers ucclois sont confrontés, depuis plus de dix ans, à une progression constante et anarchique d’un trafic automobile qui les pollue.

Depuis très longtemps, certains Ucclois réclament des mesures draconiennes pour que la vie dans leur quartier ne devienne pas un enfer.

Depuis très longtemps, nous demandons de meilleurs transports en commun, un développement harmonieux de la mobilité douce.

Mais la Commune ne suit pas ou suit avec des pieds de plomb…

Nous demandons, simplement, que cet Agenda 21 ucclois - pour ce qui est de la mobilité durable - « ne reste pas dans les placards ».

Nous demandons que le Plan communal de mobilité soit revu annuellement, comme c’est le cas dans de nombreuses communes bruxelloises.

S’il y a création d’un « comité d’accompagnement du plan communal de mobilité », nous demandons que les problèmes soient envisagés, en priorité, sous l’angle de la Charte d’Aalborg qui met l’accent sur une diminution de la pression automobile, sur un développement de la mobilité douce et des transports en commun.

Ce point sur « la mobilité durable uccloise » nous semble être l’enjeu majeur des années à venir pour Uccle et ses citoyens.

Xavier RETAILLEAU
Administrateur

Insécurité routière aux abords de nos écoles

Article paru dans la Lettre aux habitants n° 62, décembre 2009.


Depuis plusieurs années, déjà, notre Association de Comités de Quartier Ucclois ne cesse de sensibiliser les élus à ce phénomène inquiétant qu’est la prise de possession de l’espace public par les voitures, au détriment de la sécurité et de la santé des habitants.

Ce phénomène devient encore plus inquiétant, et même angoissant, lorsqu’il met directement en danger les mamans et enfants des écoles uccloises.

DES VOITURES FOLLES…

Le mercredi 30 septembre 2009, un malheureux accident s’est produit près d’une école, aux alentours du Dieweg. Une collision entre deux voitures, et une maman gravement blessée avec de multiples fractures aux jambes, alors qu’elle venait tout simplement conduire sa fille à l’école.

De nombreuses interrogations ont été soulevées par les témoins de cet accident. Et certains parents d’élèves ne pouvaient s’empêcher de crier leur sentiment de résignation et de tristesse : « Il faudra sans doute un mort pour que les choses bougent. Ce matin, c’était “business as usual”... ».

Alors, il est peut-être temps de se poser les bonnes questions.

Car, les temps changent... Les voitures sont devenues des « engins de mort » par leur nombre, leur taille, leur vitesse, par les nuisances qu’elles véhiculent - la pollution, le bruit, l’insécurité -, et par l’attitude des conducteurs.

Certaines écoles sont confrontées, matin, midi et soir, à un trafic automobile de navetteurs, et de parents d’élèves, de plus en plus insécurisant. C’est contraire au principe de précaution.


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Voici comment on protège les abords des écoles... en Flandre ; nous pourrions nous en inspirer, nous aurions plus de cyclistes et moins d’accidents.

PRIORITE AUX ZONES « ECOLES » :

Il est temps de revoir notre copie, de trouver des solutions qui permettent une sécurité maximale autour des écoles. « Une maman çà se respecte, un enfant c’est fragile et priorité doit leur être donnée... ».

Il est temps de penser autrement, de « ré-humaniser » la rue, d’avoir une politique « mobilité » courageuse, durable, innovante, afin de permettre aux enfants un développement harmonieux.

Certes, cela doit entraîner de la part de chacun des changements de comportements, mais les élus communaux ont un rôle à jouer dans la mise en place d’une telle politique.

Les pistes sont nombreuses et déjà mises en place dans d’autres villes du pays ou à l’étranger, comme par exemple :

- diminution du trafic automobile dans les zones à risques (écoles et autres lieux de vie sociale),
- contrôle du respect des zones 30,
- augmentation de parkings de « dissuasion » dans la Commune,
- aménagement de véritables pistes cyclables sécurisées,
- renforcement des passages protégés pour piétons,
- augmentation des transports publics de surface en site prioritaire, mise en place de véritables plans de déplacements scolaires.

La Commune d’Uccle doit continuer à promouvoir tous les modes de déplacements sur son territoire.

Une vision « du tout à la voiture » conduirait rapidement à l’asphyxie dans certains quartiers de notre Commune.

D’ailleurs, les retombées d’une telle politique vont à l’encontre d’une bonne gestion de la Commune. Elles ont un effet négatif sur les habitants en termes de santé et de qualité de vie, et augmentent le sentiment profond d’insécurité des parents et enfants, dans toutes les rues de notre Commune.

Xavier RETAILLEAU
Administrateur

"Le Geleytsbeek au fil de l’eau"

Le Geleytsbeek au sein du Keyenbempt

« Le Geleytsbeek au fil de l’eau : de la source du Coudenborre au moulin du Nekkersgat ».

Par le passé, le Geleytsbeek, affluent en rive droite de la Senne se prénommait à juste titre - Molenbeek : pas moins de 11 moulins (recensés en 1686) se dressaient sur à peine 3 kilomètres ! Aujourd’hui, voûté dès sa source dans le Parc Fond’Roy, le Geleytsbeek réapparaît épisodiquement à ciel ouvert, traversant au passage des zones naturelles de grande valeur.

Cette promenade sera par ailleurs l’occasion de présenter l’ambitieux projet communal et régional de remise à ciel ouvert du lit du ruisseau.

Cette excursion didactique et pédestre, sera exceptionnellement animée par Stéphane SIMON (Secrétaire d’administration technique au service communal de la gestion des eaux).

Date : le samedi 14 novembre. Départ à 14h.

Rendez-vous : à hauteur du n° 358 de la chaussée de St-Job, face à l’entrée du clos De Keyser.

Le Moulin du Neckersgat sur le Geleytsbeek

Ateliers de maîtrise de l’énergie

Nous vous invitons à la première réunion d’information sur les « ateliers de maîtrise de l’énergie » destinés à tous les Ucclois dans le cadre de la mission d’éducation permanente de l’ A.C.Q.U.

Cela vous permettra de faire connaissance avec le Défi énergie. Nous vous mettrons sur la piste des petits trucs qui vous permettront d’économiser de l’énergie à moindres frais et de réduire par la même occasion les gaz à effet de serre.

Vous nous aiderez à sélectionner les thèmes qui vous intéressent le plus, les lieux et les dates des rencontres qui suivront.

Soyez curieux, venez nombreux !

Date : mardi 20 octobre à 20 H. Lieu : rue du Coq dans le local situé à l’arrière de l’église du Précieux-Sang

Une confirmation de votre participation par téléphone ( 02 375 06 29 ) ou mail jean.leseul@belgacom.net facilite l’organisation.

Visite du patrimoine architectural ucclois

Suite au succès de la visite du 10 octobre dernier, L’ACQU vous propose un deuxième parcours cycliste sur les traces du patrimoine historique et architectural d’Uccle. Le parcours nous mènera depuis le centre de l’ancien échevinage d’Uccle (Place St Pierre) jusqu’au centre de l’ancienne seigneurie de Carloo (Place St Job) en passant par l’ancienne seigneurie de Stalle. La visite sera l’occasion de (re)découvrir certains aspects morphologiques et architecturaux de cette commune contrastée.

  • Date : samedi 31 octobre 2009
  • Heure de rendez-vous : 14.00h
  • Lieu de rendez-vous : Parvis de l’église st Pierre (Uccle centre).

La fin de la visite est prévue à 16 h30 à la place St-Job.

Pour tous renseignements complémentaires et inscription, écrire à :
enguerrand.acqu@live.be

Attention : l’inscription est souhaitée pour des questions de facilité d’organisation.

dossiers d’actualité

- Le Bourdon va s’envoler

enquêtes suivies

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Chsée de Waterloo, n°s 1485, 1489 et 1491

Démolition des immeubles à front de voirie et construction d’un immeuble à appartement.

Lettre adressée par l’ACQU au Collège des Bourgmestre et Echevins de Uccle dans le cadre de l’enquête publique faisant suite à la demande de permis d’urbanisme introduite par la sprl H INVEST.
- Commission de concertation : Mercredi 02 septembre à 15h35. Adresse du jour : salle du Conseil de la maison communale (1er étage), Place Jean Vander Elst 29, 1180 Uccle.

Mesdames, Messieurs, J’aimerais prendre part à la commission de concertation, au cas où je ne pourrais me présenter, pourriez-vous faire part de mes remarques aux membres de la commission et joindre la présente au pv de la réunion. Merci.

1. BÂTI EXISTANT.

- Considérations générales.

Les trois édifices présentent une typologie « maison de ville » et une esthétique éclectique typiquement belge. Elles ne sont pas spécialement remarquables mais elles ont l’avantage de s’intégrer au front bâti. Notons que leur façades sont actuellement sales ce qui tant à les déprécier. Un ravalement de leur façade et un petit coup de pinceau serait tout en leur faveur apporterait probablement un charme inattendu à l’ensemble (contrastes de matériaux (briques rouges, enduits, pierre bleue, pierre blanche, …) éléments décoratifs (balcon, modénatures des encadrements, arcades), rythmes de compositions, …).
Elles ont cependant surtout l’avantage d’exister et sont relativement en bon état : La plupart des châssis ont par exemple été remplacés il n’y a de ça que peu de temps. Malgré certains frais à faire, le bâti dans l’ensemble est sain et bien entretenu. Nous aurions donc tendance à plaider pour leur maintien et non leur démolition/reconstruction et ce au nom d’une économie d’énergie qui plaide au réemploi plutôt qu’au renouvellement perpétuel.

- Façades arrière et annexes.

Parmi les 3 immeubles, le numéro 1491 est celui qui le plus semble nécessiter une intervention. En effet avec le temps, des pièces supplémentaires ont été accolées progressivement à sa façade arrière d’origine. D’après les plans, cette situation tend à rendre les espaces intérieurs peu confortables. Certaines pièces d’habitation, anciennement ouvertes sur l’arrière, semblent en effet se retrouver enclavées et donc privée de lumière naturelle. Cette remarque n’est cependant valable que pour le n° 1491. Les deux autres immeubles ne disposent pas d’adjonctions arrière.

2. IMMEUBLE PROJETÉ.

a. Considérations sociales.

L’actuel projet de la firme H-INVEST SPRL se veut essentiellement un projet d’investissement financier. D’ailleurs le nom de la société en dit long sur ses activités. Or il est important de peser les conséquences humaines induites par cette demande. En effet, en marge du pur investissement financier, du pur rendement immobilier, il ne faut pas oublier que le site compte actuellement 19 unités de location : 6 commerces (combiens d’emplois ?) et 13 logements (17 lits). Combien d’éventuels drames humains en perspective… ?

- Appartements de luxe.

En dehors des questions proprement urbanistiques et architecturales (voir plus bas), se pose en effet la question sociale. Actuellement l’ensemble composé des trois immeubles à front de rue constitue un assortiment de 13 logements de type moyen voire bas, c’est-à-dire accessibles à une population relativement modeste financièrement. Le demandeur projette d’en faire 11 appartements probablement de luxe. En faire un projet de luxe reviendrait à en exclure la population actuelle ce qui serait contraire au « projet de ville ambitieux » qui nous est promis à travers le Plan Régional de Développement. Le PRD a en effet fixé trois défis transversaux majeurs qui sont sensés « orienter l’ensemble des politiques mises en œuvre à Bruxelles ». Parmi ceux-ci : « Assurer à la région une population diversifiée en renforçant l’intégration sociale des populations fragilisées ». Dans ce sens il est impératif de soutenir la place du logement moyen au sein du parc privé en sachant notamment que :

— le secteur public du logement est complètement saturé
— près de la moitié des Bruxellois se trouveraient dans les conditions d’accès au logement social
— les ménages éligibles à un appartement social doivent trouver à se loger dans le secteur privé, lequel devient le parc social de fait.

Le PRD stipule encore que « contrairement à la ville américaine, l’idéal de ville européen se fonde sur une mixité des fonctions et des populations. La mixité des fonctions et des populations est toujours un équilibre précaire (…) » et particulièrement à Uccle qui a tendance à se profiler comme une commune de luxe. Au nom d’un développement urbain équitable et équilibré et malgré la plus value pour les recettes communales que représente de facto tout projet immobilier de luxe, il est impératif de contrer cette tendance. Mieux vaut une répartition des classes sociales moins favorisés au sein du tissus urbain existant que de vouloir les concentrer dans des immeubles neufs qui tendent à la ghettoïsation et à l’exclusion.

Ci-dessous le témoignage d’une famille de l’immeuble (que nous citons de manière anonyme pour des raisons de discrétion) : Nous avons emménagé le 1er mars 2009 dans cet appartement pour diverses raisons :

- Nous habitons tous les deux à côté de notre travail. Moi je travaille au 1525 chaussée de Waterloo et mon mari au 1441 de la même chaussée. Notre fille va à l’école au Servites de Marie qui se trouve à 10 minutes à pied de chez nous. Nous louons un appartement deux chambres très agréable, lumineux et propre pour 600€. Il est très difficile de trouver ce genre d’appartement pour un loyer abordable dans les environs. Mon mari et moi venons de Jette. Avant d’emménager ici, il me fallait entre une heure et une heure et demie pour aller jusqu’à mon travail et idem pour le retour. Ça fait sept ans que je travaille au même endroit et que je passais la plus part de mon temps dans les transports pour aller travailler. C’est la première fois que j’ai la chance d’habiter à côté de mon travail. Avant je devais lever ma fille à 5h30 du matin pour la conduire à l’école alors que maintenant elle se lève vers 07h30. La vie est beaucoup plus agréable et moins stressante pour nous depuis que nous avons emménagé ici.

- Commerces.

Le présent projet ne menace non pas seulement les locataires des actuels immeubles mais également les commerçants. Le commerce dans l’absolu n’est pas inquiété puisque le projet prévoit d’augmenter le nombre de commerces de deux unités (une a l’arrière et une à front de rue) dans un but de rentabilité immobilière. Cependant sur les 6 commerces existants, la moitié (les trois à front de rue) devra inexorablement quitter les lieux afin de faire place au chantier de construction. Certains commerces à l’arrière risquent par ailleurs une fameuse chute de fréquentation (voire une éventuelle faillite) du fait des travaux à l’avant. Or ces commerces se sont bien implantés dans le quartier et procurent de l’emploi local. Certains ont d’ailleurs investis largement pour s’y implanter. C’est le cas notamment du magasin « Le comptoir Bio » qui à rénové complètement son espace commercial (nouveau sol, installation d’une chambre froide, etc.…). En outre, la demande de permis d’urbanisme ne semble pas tenir compte des baux en cours dont certains courent pourtant encore sur plusieurs années : « Le comptoir Bio » : encore 6 ans !

b. Considérations urbanistiques.

- Dérogation au RRU.

— GABARITS.

Le bâtiment projeté déroge au RRU. Son profil mitoyen (mitoyen de droite vu depuis la rue) dépasse largement le profil mitoyen voisin. Les deux derniers niveaux (4ième et 5ième niveau) seront à ce titre en infraction et ce malgré le décrochement (recul) prévu.

— IMPERMÉABILISATION.

Situation existante :

782,6m2 imperméables pour un terrain d’une superficie totale de 845,4m2. Le jardin de l’immeuble Chaussée de Waterloo 1491 est quasi le seul morceau de terrain à être actuellement perméable (62,8m2).

Situation projetée :

d’après la demande de permis d’urbanisme, le projet prévoit de réduire l’emprise des surfaces imperméables : « la surface non bâtie sera aménagée en espace vert, intégrant les parkings dans un environnement végétal et perméable. » On passerait ainsi des 782,6m2 de surfaces imperméables à une totalité de 518m2. Or cette affirmation est tronquée car elle ne tient pas compte du parking souterrain prévu qui a une emprise au sol de 628m2 et qui dépasse à lui seul la surface imperméable annoncée en l’occurrence 518m2. A ces 628m2 de parkings il faut encore ajouter l’emprise au sol des 3 commerces en fond de parcelle (les deux existants plus le troisième projeté à l’emplacement du jardin actuel).

In fine, la totalité des surfaces imperméables ne sera donc pas diminuée tel que annoncé par le demandeur. Les schémas ci-contre et ci-dessous en sont la démonstration graphique (en rouge les zones bâties, en vert les zones non bâties). Le projet enfreint donc finalement le RRU. Ce règlement impose aux zones de cours et jardins de comporter « une surface perméable au moins égale à 50% de sa surface. Cette surface perméable est en pleine terre et plantée. »

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Chaussée de Waterloo, n° 1485 1489 et 1491, plan (Rez-de-chaussée) et élévations (coupe) de la situation projetée (juin 2009) par H-INVEST SPRL .

- Parking et mobilité.

Situation existante : 10 emplacements de parkings réservés aux 6 commerces/entreprises. Les 13 logements ne disposent d’aucune place de parking réservés au sein de la parcelle. Situation projetée : 26 emplacements de parkings pour 11 logements et 8 commerces/entreprises. 15 places en sous-sol réservées probablement aux logements et 11 places extérieures (cour intérieure). La situation actuelle n’est pas conforme au RRU par le fait qu’elle ne prévoit, hors voirie, aucune place de stationnement à l’attention des habitants. Pourtant elle a l’avantage, dans un quartier ou la circulation automobile est problématique, d’inciter des locataires non motorisés à s’y installer. L’ascenseur à voiture projeté inquiète le propriétaire de l’immeuble n° 1483 (l’ascenseur est projeté en mitoyenneté à sa façade) pour des questions de vibrations.

- Isolation et performances énergétiques.

L’immeuble à appartement prévu répond largement aux normes en vigueur en matière d’isolation thermique. Il se profile même à l’image d’une maison « basse énergie » puisque son niveau K (niveau global d’isolation thermique) atteint les 39 alors que la norme est de 55 au maximum. La plus value énergétique est donc conséquente si on la compare à la probable situation énergétique actuelle des 3 maisons. Le graphique ci-dessous (consommation chauffage/électricité/eau chaude dans quatre types de logements flamands. Source : Passifhuis platform vzw, Anvers, 2007) illustre ce propos. La situation existante, avenue de Waterloo, correspond probablement à la première colonne (sans oublier que dans notre cas, nous nous trouvons en milieu urbain mitoyen et dense, ce qui est plus favorable à une réduction du cout énergétique), la situation projetée, à la troisième colonne. On constatera que c’est principalement sur le chauffage que la différence se marque.

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consommation chauffage/électricité/eau chaude dans quatre types de logements flamands. Source : Passifhuis platform vzw, Anvers, 2007

Cependant la question de l’empreinte énergétique occasionnée par ce projet de démolition/reconstruction ne se limite pas seulement à la question de l’isolation thermique du futur bâtiment. Il faut également tenir compte des énergies grises occasionnées par le chantier : choix des matériaux (énergie nécessaire à leur fabrication, …), transport, démolition (énergie nécessaire à la démolition, au traitement des déchets, …), etc…. Il est reconnu qu’une démolition reconstruction consomme 2 à 3 fois plus d’énergie qu’une rénovation (Emmanuel TUAL, Paris Habitat, 2008). Ce constat suppose donc une nécessaire réévaluation de la plus value environnementale promise par le futur immeuble à basse énergie. Une manière de contrebalancer à long terme l’impact de cette différence serait d’opter non pas pour une construction à basse énergie mais carrément pour une construction passive. En effet, le tableau ci-dessus indique clairement que la maison passive, avec ses 42 kWh/m²/an d’énergie présente une consommation largement inférieure à toutes les autres.

Dans l’absolu, les projets de construction portent davantage atteinte à l’environnement que les rénovations ou les réhabilitations de bâtiments anciens. La priorité doit donc aller à l’amélioration du parc résidentiel existant. Il faut éviter également que les dégradations n’empirent dans les bâtiments anciens au point qu’on soit contraint de les démolir. Malgré ce qu’on en dit, les opérations de rénovation sont rentables tant au niveau économique que social, et rentrent, de ce fait, dans le cadre de la construction durable.

CONCLUSION.

Au vu de l’ensemble des données (dérogation au RRU, développement durable), l’actuelle demande de parmi d’urbanisme, dont le seul objectif est le rendement et le profit, ne peut être accordée.

Nous sommes toutefois conscients que certaines mises aux normes et modernisations doivent être apportées au bâti existant.

D’ailleurs la loi récente, obligeant la réalisation d’un diagnostic de performance énergétique des bâtiments lors de transactions (changement d’exploitation, vente...), va sans doute contraindre l’investisseur- propriétaire à intervenir.

Dans ce sens, et en alternative à la démolition/reconstruction, nous recommandons la réhabilitation des immeubles existant selon une démarche citoyenne complète. Nous rappelons que le principe de développement durable, que la commune défend d’ailleurs fièrement à travers son Agenda 21, ne se limite pas aux seules questions d’empreintes écologiques. Un projet durable doit aussi prétendre à garder un sens collectif et à inciter à une diminution de la fracture sociale. Un projet durable est un projet dont les coûts de développement ne sont pas exportés sur quelque autres populations qui soit en l’occurrence les locataires des immeubles (habitants et commerçants).

La réhabilitation des maisons existantes peut présenter plusieurs avantages tant pour le propriétaire que pour les locataires et plus globalement pour l’environnement dans la mesure où les travaux se déroulent par tranches, sur site occupé, et orchestrés dans le temps. Eventuellement le propriétaire pourrait conclure un contrat de gestion de son immeuble avec l’agence immobilière sociale uccloise. L’agence sert en effet de médiatrice entre les propriétaires-bailleurs et les ménages locataires ou en quête d’un logement. Son objectif est de mettre en œuvre tout type d’action visant à l’amélioration du logement et à la mise en location sur le marché d’un nombre plus important de biens disponibles.

Dans l’attente de vos nouvelles, je vous prie, chère madame, cher monsieur, de bien vouloir agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Enguerrand David, Chargé de mission auprès de l’ACQU Enguerrand.acqu@live.be

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