Remise en question du réseau ferré actuel

Pour bien faire, l’arrivée du nouveau dépôt, qu’il soit implanté sur le site "Marconi" ou ailleurs, ne devrait pas se limiter à des considérations architecturales et de renouvellement de rails. Il devrait idéalement servir de tremplin à un projet urbain global intégrant tant le thème de la mobilité que celui de l’aménagement du territoire. Vu l’augmentation du charroi que l’on ambitionne (augmentation des fréquences et augmentation du tonnage des véhicules), vu la capacité d’accueil limitée des vielles chaussées, il est ainsi légitime de remettre en cause le tracé du réseau ferré actuel.

- La remise en question du réseau implique deux étapes :

1. l’identification de parcours ferrés alternatifs c’est-à-dire la déviation partielle de l’une ou l’autre ligne actuelle en vue notamment d’améliorer la viabilité des quartiers traversés. L’examen de sites alternatifs pour l’implantation du futur dépôt doit être inclus à cette étape investigatrice. Il faut également tenir compte du projet de prolongation du tram 4 vers la gare de Ruysbroeck. Notons que ce projet est repris au sein du tout nouveau Gewestelijk Ruimtelijk Uitvoeringsplan voor de afbakening van het Vlaams Stategisch Gebied rond Brussel (actuellement à l’enquête publique).

Il est important, à ce stade de la réflexion, de considérer le trafic dans sa globalité, c’est-à-dire de tenir compte de l’ensemble des flux (poids lourds, bus, voitures, piétons, cyclistes, trams) et de leurs interactions réciproques. La réflexion conduira probablement à suggérer des solutions alternatives non pas seulement pour ce qui concerne le réseau de tramways vicinaux. Entre autre la problématique traversée du quartier par les poids lourds (camions de gros tonnage) nécessite qu’on prenne rapidement des mesures.

2. Dans un deuxième temps il s’agit de réaliser une analyse comparative des incidences produites sur l’environnement entre le tracé actuel du réseau et les parcours alternatif suggérés. Il est particulièrement important que cette étude se fasse avant la délivrance d’un avis définitif concernant le projet d’un dépôt au sud de Bruxelles. Il faut coûte que coûte garder ouverte la possibilité de conformer architecturalement le dépôt projeté en fonction des choix urbanistique à prendre en vue du meilleur aménagement possible des lieux.

Dans le cas de l’implantation du dépôt sur le site "Marconi", une des alternative (voir ci-dessous) consiste en la déviation d’une des lignes régulières via le site même du dépôt, ce qui, le cas échéant, impliquera inévitablement l’adaptation architecturale du projet.


Quelques pistes vers d’éventuels tracés alternatifs (dans le cas d’implantation du dépôt sur le site "Marconi") :

- Déviation de la ligne du tram 82.

Dévier le tracé du tram 82 via la parking de Stalle, le « carrefour des Menhir » et le nouveau dépôt. Comme le montre le schéma ci-dessous la plus-value que constitue cette déviation pour les habitants de la rue de l’Étoile (entre rue de Stalle et parking de Stalle) et la chaussée de Neerstalle (tronçon entre Stalle et Ruisbroeck) semble évidente : réduction par 2 des nuisances chaussée de Neerstalle et suppression des nuisances rue de l’Étoile tout en conservant la proximité de certains arrêts et donc d’une desserte. Par ailleurs ce projet permettrait de rationaliser les flux supportés par le carrefour Stalle/Neerstalle. Enfin cela offrirait à la ligne 82 une interconnexion avec le parking de Stalle (parking de dissuasion) et le terminus du tram 4.

Vu cette alternative, il est regrettable que le dossier concernant la reconstruction du magasin Colruyt (rue de Stalle) n’ait pas été traité conjointement au présent dossier. En effet, on aurait pu imaginer la reconstruction du magasin au dessus du parking de Stalle et non à l’emplacement actuel.

Ce déplacement aurait permis de combiner judicieusement sur un même site, un parking de dissuasion adressé au navetteurs, une station intermodale pour les trams (trams 4 et 82) et les bus ainsi qu’un supermarché permettant notamment au navetteurs de faire leurs « courses » le soir avant de reprendre leur voiture pour retourner chez eux. Cet emplacement aurait également permis d’éviter au camions « Colruyt » et aux nombreux chalands-automobilistes supplémentaires que l’agrandissement du magasin et de son parking a pour objectif d’attirer, de devoir franchir le problématique carrefour Stalle-Neerstalle.

Cet exemple montre à quel point il est important de disposer d’un outil de planification efficace, prévoyant et globalisant. Hélas un tel outil urbanistique manque cruellement à Uccle. La commune n’a jamais terminé son Plan Communal de Développement et a trop souvent tendance à traiter les dossier au fur et mesure de leur arrivage.


- Déviation de la ligne du tram 97.

une déviation du tram 97 via le dépôt et le rond-point des Menhirs permettrait d’éviter cette fameuse voie courbe qui pose problème au carrefour Stalle-Neerstalle, et par la même occasion, d’aménager un site propre rue de Stalle ( en enlevant une bande de circulation en sortie d’Uccle) pour le 4 et 97, et donc d’éviter que le 4 vers Uccle soit bloqué par les voitures, juste après le feu.


- Vers Forest ?

Ces alternatives concerne le parcours des différents trams sur le territoire ucclois. Leur trajectoire à Forest sur la chaussée de Neerstalle est également difficile. Là aussi il faudrait trouver à adapter le réseau et les flux en général.


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