2.3. La politique d’égouttage, du tout-à-l’égout.

Article paru dans la Lettre aux Habitants n°74, décembre 2012.
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La politique du tout-à-l’égout des eaux usées, mais aussi des eaux de pluie, n’est pas suffisamment prise en compte dans les différents plans relatifs aux inondations, tel que le Plan Pluie. Nous avons pu observer de manière empirique, mais vérifiée, que les conséquences, en terme d’importance des inondations, se sont amplifiées au fur et à mesure de l’avancement de l’égouttage dans les rues de la Commune non encore égouttées. On peut établir certaines corrélations entre l’extension du réseau d’égouttage ces vingt dernières années et des problèmes nouveaux de débordements qui sont apparus. C’est en apparence paradoxal mais cela semble être bien réel !


… les conséquences, en terme d’importance des inondations, se sont amplifiées au fur et à mesure de l’avancement de l’égouttage dans les rues de la Commune non encore "égouttées".

Deux exemples d’effets non prévus consécutifs à la réalisation de l’égouttage :

  • L’assainissement et l’aménagement de l’égouttage de l’avenue de la Chênaie avec un réseau séparatif entre le chemin de fer et la chaussée de Saint- Job ont à ce point augmenté le ruissellement dans les canalisations, qu’un mini-bassin d’orage de type alvéolaire a été rendu nécessaire. En effet, les eaux de pluie qui, auparavant, étaient dirigées vers des citernes et puits perdus ont été envoyées à l’égout, multipliant d’autant l’écoulement d’eau claire.
  • Depuis que l’égout a été construit dans la montée de l’avenue Dolez jusque dans le haut de l’avenue du Gui, ce qui correspond à un dénivelé de plus de soixante mètres, on a pu constater des inondations bien plus importantes, dans le tronçon de la chaussée de Saint-Job en amont du raccordement. Une hypothèse qui n’a jamais été infirmée jusqu’ici, serait que la pression de l’eau provenant des hauteurs et dévalant la pente est telle qu’elle freine, jusqu’à empêcher l’écoulement des eaux venant de Saint- Job. Celles-ci n’auraient alors d’autre solution que de refluer en amont, vers la place et les maisons. D’aucuns peuvent penser qu’il suffirait d’augmenter la taille des égouts. Ce n’est d’aucune utilité, puisque même quadruplé, ils seraient saturés, ils augmenteraient la vitesse d’écoulement ne reportant le problème que vers l’aval.

    Nombreux sont ceux qui accusent le manque d’entretien des avaloirs comme cause de problèmes lors de fortes pluies. Ce n’est pas le cas, les canalisations étant de toute façon très vite saturées lors de fortes pluies. L’entretien des avaloirs n’est important que pour gérer les flux de faible intensité.