LES CEINTURES DE BRUXELLES : UCCLE

Article paru dans La Lettre aux Habitants n°77, septembre 2013

Pour sa part, Uccle était concerné par deux projets : la partie du grand ring entre Forest et Boitsfort, et l’autoroute radiale Uccle-Waterloo. Deux larges bandes de terrain étaient réservées à ces grands projets : de la limite de Forest-Drogenbos jusqu’à la Forêt de Soignes d’une part (Ring) et depuis le cimetière du Dieweg jusque Rhode-Saint-Genèse d’autre part (autoroute Uccle-Waterloo).

LE RING SUD.

Selon les premiers projets (fin des années 1950) le Grand Ring ou R0 était censé traverser le territoire d’Uccle afin de rejoindre les boulevards urbains de Boitsfort et d’Auderghem transformés pour l’occasion en autoroutes urbaines. Rappelons que l’idée d’un boulevard ucclois est plus ancienne que celle du grand Ring. L’assiette du projet, restée volontaire-ment vierge de toute construction, fut donc partiellement « récupérée » et greffée au tracé du R0. A une époque où on pensait tout en termes d’autoroute, la traversée d’Uccle, de Boitsfort et d’Auderghem devait être uniformément formatée à la grande vitesse, ce qui se serait vraisemblablement traduit par la suppression des arbres d’alignement et des pelouses centrales du boulevard du Souverain. Via un grand échangeur à construire au Kauwberg, le périphérique sud allait permettre une redistribution du trafic en provenance de ce qui aurait été l’auto-route A5 venant de Waterloo.

L’AUTOROUTE A5 UCCLE –WATERLOO.

Le projet de l’A5 prévoyait initialement d’ « autoroutiser » la Nationale 5 (d’où la numérotation A5) depuis Bruxelles jusqu’à la frontière française via Charleroi. Le nouveau tronçon à construire entre Uccle et Waterloo fut conçu comme une alter-native à la mise à quatre bandes de la chaussée de Waterloo entre Uccle et Waterloo. En effet, la densité de l’habitat n’y permettait pas un élargissement de la voirie selon son tracé original. En direction d’Uccle, la nouvelle autoroute devait aboutir au coin du cimetière du Dieweg (avec aménagement d’un parking à l’emplacement du cimetière) dans le prolongement de l’avenue du Wolvendael. Via cette avenue, élargie en rognant sur le parc du Wolvendeal, et puis l’avenue Brugmann, l’important trafic que l’on peut présager, devait s’écouler vers le centre-ville.

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Ci-dessus : Carte parue dans le Journal de Touring Secours du 15 avril 1970 . Les deux projets autoroutiers censés traverser Uccle ont été surlignés en orange.

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Ci-dessus : Cet extrait de plan non daté (probablement des années 1960) et tiré des archives du Service Voirie de la commune d’Uccle (avant projet de PPA n°37), est intéressant dans la mesure où il révèle en pointillés tant les projets de voiries (Ring autoroutier et redressement de rues existantes) que le vaste complexe résidentiel que prévoyait d’édifier la Compagnie Immobilière de Belgique entre la rue Engeland et l’hypothé-tique bretelle d’accès au Ring.