QUE FAIT-ON AVEC LE CONTENU DE NOS SACS JAUNES ET BLEUS ?

Le présent article fait suite à celui paru dans la Lettre n° 96 de juin dernier consacré au recyclage des déchets organiques (sacs verts et orange).

Avec d’autres maîtres-composteurs, nous avons visité le centre de tri de Bruxelles-Propreté situé à Forest, les maîtres-composteurs étant par essence particulièrement sensibles non seulement au recyclage des déchets mais aussi à toute forme de recyclage et / ou réutilisation.

Différentes activités de tri sont présentes sur le site :

  • le traitement des sacs jaunes et bleus,
  • le traitement des sacs verts,
  • la déchetterie régionale Sud

Les sacs jaunes doivent contenir papiers et cartons. Sur le site, ceux-ci sont séparés sur une chaîne en grande partie automatisée.

Cette séparation est compliquée si les papiers et cartons sont humides, c’est pourquoi, ils sont censés être propres et secs.

C’est également la raison pour laquelle BruxellesPropreté souhaite que les sacs jaunes mais surtout les cartons, contenant ou pas des papiers, soient déposés au dernier moment sur les trottoirs, en particulier par temps de pluie.

Les sacs bleus

Petit mémo pour le tri de ces déchets dits PMC :

  • P pour bouteilles et flacons en plastique, avec ou sans bouchons,
  • M pour emballages métalliques
  • C pour cartons de boissons (de jus, de lait etc.).

Il est demandé que ces emballages soient égouttés ou raclés (pas nettoyés !).

Les emballages ayant contenu des produits dangereux tels insecticides, herbicides, anti-mousses, huiles de moteur, peintures, laques et vernis doivent eux être déposés au Proxy Chimik ou au parc à conteneurs.

Le tri se fait également sur une chaîne automatisée ; électro-aimant et tri optique sont de mise.

Le recyclage n’est malheureusement pas nécessairement effectué sur place. Une explication à cela : les prix ultra concurrentiels des Chinois qui livrent quantité de matériel par cargos remplis de conteneurs qui repartiraient à vide sans reprise d’autres matériaux.

Les sacs verts

Nous n’en parlerons pas puisque le sujet a déjà été traité dans la Lettre n° 96.

Les sacs de couleur orange

Idem, mais cependant un petit bémol à notre « verte » critique sur les trajets des camions à destination du centre de biométhanisation d’Ypres : c’est seulement un camion par semaine qui se rendrait dans cette “lointaine” contrée.

Le(s) parc(s) à conteneurs

Depuis quelques années, Bruxelles-Propreté, a progressivement mis en place une politique de gestion des parcs de recyclage / à conteneurs. Dans un premier temps, deux centres régionaux ont été créés, l’un au nord à Schaerbeek (rue du Rupel), l’autre au Sud à Forest (Bd de la Deuxième Armée Britannique).

De toute évidence, ce ne pouvait être suffisant pour une population de bientôt 1.200.000 habitants. La Région en était consciente et elle a progressivement repris à son compte deux déchetteries communales en les mettant à disposition des communes avoisinantes : l’une à Auderghem, à destination des habitants d’Auderghem, Watermael-Boitsfort, Etterbeek et Ixelles, l’autre à Woluwé Saint-Pierre à destination des habitants de Woluwé Saint-Pierre et Woluwé Saint-Lambert.

Nous avons aussi appris tout récemment qu’un nouveau site a été ouvert à proximité du parc à conteneurs de Bruxelles-Sud (boulevard de l’Humanité 350), l’idée étant de pallier aux files récurrentes du premier site. Ce dernier site est provisoire dans l’attente d’une extension du permis d’exploitation.

Files qui trouveraient leur origine principalement dans la fermeture de la déchetterie communale d’Uccle, ce qui est vraiment regrettable. Il s’agissait d’un véritable service à la population, gratuit par surcroît, ce qui n’est pas le cas des déchetteries régionales et ce pour plusieurs types de déchets.

En effet, la déchetterie régionale pratique un tarif spécifique pour les entreprises, ce qui est tout à fait normal, vu que ce n’est pas aux Bruxellois de payer pour l’élimination des déchets des professionnels. Ce qui est moins normal, mais ce n’est pas très clair, c’est que les particuliers doivent aussi payer pour certains types de déchets (dans la mesure où il y aurait suspicion de déchets professionnels ?).

On parle ici des déchets de bois autres que ceux provenant de meubles, de WC, éviers, lavabos, volets etc. ou de déchets de construction. Pour ce dernier type de déchets, il faut payer 3,03 € par sac de 20 kg. C’est énorme !

Nous n’avons pas fait le calcul de façon précise mais au vu du coût d’un conteneur de 12 m³ et du nombre de sacs de 20 kg qu’on pourrait y mettre, cela ressemble plutôt à de l’arnaque ! Espérons qu’il y ait tout de même une certaine tolérance de la part des employés du site quand il est manifeste qu’il s’agit de faibles quantités et que le déposant n’est pas un professionnel. Cela mérite certainement une clarification.

A titre d’exemple, la déchetterie communale d’Uccle, permettait d’amener 5 sacs de briquaillon par mois à titre gratuit.

Enfin, à signaler également, à l’initiative de la commune d’Uccle et de Bruxelles-Propreté, la mise en place, et ce de façon récurrente, d’une déchetterie mobile.

Une dernière précision concernant le déroulement des collectes :

Il existe depuis de nombreuses années des contrats spécifiques pour le personnel effectuant les collectes. On parle de contrats « fini-fini », ce qui signifie que lorsque les camions ont fini leur tournée, le personnel peut rentrer à la maison. A l’origine, ce système a été mis en place avec pour objectif des tournées réalisées de grand matin, le plus rapidement possible, de façon à éviter les heures de pointe. Pas sûr que les résultats escomptés soient encore d’actualité aujourd’hui mais cela explique les véritables courses effectuées par le personnel lors des tournées.

On ne peut cependant s’empêcher de penser aux effets pervers de ce système : - oubli de certains sacs dans la précipitation, - pas de temps pour ramasser le contenu de sacs déchirés, - excès de vitesse de certains camions de ramassage dans les zones 30. Ne serait-il pas utile d’actualiser les effets positifs et négatifs de ce système ?

En conclusion

Beaucoup de travail est encore nécessaire pour que le traitement de nos déchets soit efficace, malgré un réel souci de la part de notre Commune et de Bruxelles-Propreté pour parfaire le système.

N’oublions pas non plus la responsabilité des citoyens. Comment se fait-il qu’autant de sacs blancs et / ou orange soient encore déchirés par corneilles et renards parce que certains Ucclois ne veulent pas faire la dépense de contenants adéquats ?

Pour mémoire, il est possible de se procurer une poubelle pour sac blanc à l’administration communale pour le modique montant de 10 € et même gratuitement un petit conteneur orange.

Jean Leseul

Administrateur ACQU Maître-Composteur

COMMENT LUTTER CONTRE LES DECHETS DANS L’ESPACE PUBLIC ?

L’abandon de détritus sur la voie publique illustre bien la négation du principe « Ne faites pas à autrui ce que vous n’aimeriez pas qu’autrui vous fasse ». Car, pour une catégorie de personnes, l’espace public n’appartient à personne et n’a donc, en quelque sorte, pas d’existence propre. Le salir, le dégrader n’a dès lors aucune importance. Pourtant beaucoup d’autres s’indignent de voir éparpillés ou s’accumuler des détritus dans l’espace public. Cela tient au fait que notre société de consommation produit beaucoup de déchets. On s’y est habitué. Il ne faut pas s’étonner dès lors que les gens les moins concernés par la qualité de l’environnement s’en débarrassent sans se poser de questions.

Pour faire bref, les détritus visibles que l’on retrouve dans notre environnement peuvent être divisés en deux catégories :

1. Depuis que le tri sélectif est organisé à Bruxelles, les déchets organiques sont relégués dans les sacs blancs « généralistes », et plus récemment, dans les sacs orange plus spécifiquement consacrés aux déchets de ce type. Le problème vient du fait que le contenant est constitué d’une fine couche de plastique qui se déchire au moindre accroc. C’est une aubaine pour nos amis visiteurs nocturnes attirés par les odeurs intéressantes que dégagent les sacs. Chats errants, renards, et autres corvidés s’en donnent à cœur joie. Résultat : le lendemain on peut constater les dégâts et le spectacle n’est pas beau à voir. Un seul sac déchiré répandu sur la voie publique et dont le contenu est dispersé sur des dizaines de mètres par le passage des véhicules ne rend pas les riverains très fiers de leur environnement.

La parade existe pourtant : des poubelles en plastique peu onéreuses sont vendues dans le commerce et les autorités communales encouragent leur utilisation. On peut même s’en procurer à l’administration. Mais leur emploi n’est pas obligatoire et donc seule une partie des habitants en ont acheté une. Serait-il possible de rendre cet outil obligatoire au lieu simplement de le conseiller ? En outre, malgré que cela soit interdit, un certain nombre d’habitants s’obstinent à sortir leur sac en dehors des heures et des jours prévus. Il en résulte que des sacs traînent parfois plusieurs jours ce qui augmente bien sûr le risque de dégradation de l’enveloppe plastique.

2. L’abandon de déchets sur la voie publique ou dans des endroits moins accessibles mais bien visibles ne font que rarement l’objet de ramassage par les autorités. Depuis de nombreuses années, quelques actions citoyennes en collaboration avec les services communaux sont organisées comme par exemple la demi-journée de nettoyage organisée par S.O.S.-Kauwberg au début du printemps. Les dimensions de cet espace vert et la valeur emblématique de ce lieu semi-naturel unique à Uccle favorisent sans doute la mobilisation de bénévoles. C’est moins vrai pour des lieux plus anonymes comme les abords du pont de chemin de fer à la station de St- Job ; les abords d’un autre pont, celui de la chaussée de St Job entre l’avenue Dolez et la rue Basse ; le passage piétonnier derrière l’arrêt de bus « Hellevelt » entre la rue Geleytsbeek et la chaussée de St Job à hauteur des barres d’habitations Etrimo. On l’aura compris, ce qui fait le plus problème ce sont les lieux de passages intensifs qui favorisent l’abandon de détritus.

Le phénomène est connu : lorsqu’ « on » voit quelques détritus éparpillés à un endroit, « on » aura moins de scrupules à ajouter les siens. Lorsqu’on s’adresse aux autorités communales elles nous répondent que, certes, elles veulent bien intervenir, mais dans les limites de leur pouvoir d’action : les abords de la voie ferrée sont du ressort de la SNCB ; le Kauwberg est une zone privée, c’est la raison pour laquelle le travail annuel est effectué par une a.s.b.l. bénévole. De même que le « Broek » qui est une réserve naturelle gérée par Natagora etc...

Si on y réfléchit, la propreté n’est-elle pas l’affaire de tous  ? Plutôt que de se plaindre, ne pouvons-nous pas contribuer modestement à la propreté ? Dans les pays nordiques, la conscience d’une responsabilité citoyenne est plus forte que chez nous et chez nous elle est sans doute plus forte que dans beaucoup de pays méditerranéens. Ce n’est pas une fatalité. Les prises de conscience peuvent évoluer, parfois plus vite que ce que l’on imagine. Mais bien entendu, c’est au sein de l’école à partir des maternelles que les choses peuvent avancer de la manière la plus efficace. L’éducation joue un rôle central dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres relatifs à la prise de conscience du « vivre ensemble ».

Pour tenter de réveiller la conscience citoyenne, l’entité de Rochefort (province de Namur) a décidé d’utiliser un langage plus direct, voire plus cru pour s’adresser aux personnes (voir photo ) qui à notre avis sonne plus juste et peut amener des « hésitants » à plus de responsabilité environnementale. Car la prévention « douce » et consensuelle n’est pas suffisante pour faire changer les choses. Elle est trop défensive et trop silencieuse.

Il faut bien faire comprendre aux gens moins scrupuleux que salir la voie publique et les espaces verts n’est pas une option neutre et sans conséquence. A commencer par l’aspect financier. Quand une amende est à la clef, certaines personnes peuvent réfléchir plutôt deux fois qu’une aux conséquences de leurs gestes. Encore faut-il que les autorités se donnent les moyens d’agir sur le terrain. Il ne suffit pas que la chose soit interdite ou illégale. Il faut que la sanction administrative suive. On l’a constaté avec les étrons canins. De nombreux propriétaires de chiens ramassent les « déjections » de leur fidèle compagnon au moyen d’un sac idoine. D’autres continuent à ne pas s’en soucier. ...

Mais c’est à leurs risques et périls. Et généralement les infractions de ce type sont désormais commises « en stoemelinks », loin des regards désapprobateurs. Mais au moins, petit à petit, le caractère illégal et dégoûtant de la négligence est clairement affirmé.

A Bruxelles-Ville et à Schaerbeek, l’abandon d’encombrants sur la voie publique était devenu un réel problème. Une patrouille mixte constituée d’employés et de policiers a été spécialement dévolue à la poursuite de ce type de délinquance, y compris l’abandon d’emballages et de canettes. On a pu constater une certaine amélioration de la situation. En plus ,cela rapporte : En 2008 la commune de Schaerbeek affichait la somme de 269.000 euros de surtaxes dans ce domaine.

L’Administration communale uccloise ne reste pas les bras croisés. Sur le site de la Commune on peut voir que des dispositions ont été prises depuis quelques années. Pourtant le problème est loin d’être résolu. Bien sûr, il n’est pas possible de traquer systématiquement toutes les « petites incivilités ». Mais il faut être créatif et imaginer des types d’actions réalisables sans faire exploser les coûts. Ne rien faire de plus que ce que l’on a fait jusqu’à présent, c’est encourager les inciviques à continuer de dégrader l’environnement.

La densification du tissu urbain, l’arrivée de populations provenant de régions du monde qui ont d’autres valeurs, le délitement du lien social ne vont pas favoriser la résolution de ce type de problème. Au contraire. Il faudra donc que l’on réfléchisse à une politique qui conjugue de manière pratique et efficace la prévention et la répression dans le but de rendre les lieux publics moins exposés aux incivilités de toutes sortes parmi lesquelles l’abandon des déchets n’est pas la moindre.

Christian Hubin

Evitons les gaspillages et participons au triage sélectif des déchets !

Article paru dans la Lettre aux habitants n° 65, septembre 2010.


De très nombreux Ucclois participent à ces collectes, mais souvent encore de manière imparfaite et incomplète. Le tri sélectif est pourtant obligatoire depuis le 1er janvier 2010. Pensent-ils, par exemple, à bien percevoir la différence entre les plastiques recyclables et ceux, légers (comme les petits pots de yaourt, barquettes de fruit et autres), qui ne le sont pas ? S’efforcent-ils d’acheter dans leurs supermarchés ou ailleurs le moins possible de produits emballés (la plupart des déchets sont, en effet, des emballages) ?

Pour rappel, doivent aller :

  • Dans le sac blanc (enlevé 2 fois par semaine) : Notamment, les films et sacs en plastique, les feuilles d’aluminium, les papiers plastifiés, les bombes aérosol non alimentaires, les cellophanes et objets en frigolite, les seringues, les disquettes CD inutilisables, et, bien entendu, tous les déchets ménagers, etc.
  • Dans le sac bleu (enlevé 1 fois par semaine) : Les emballages et flacons en plastique et métalliques, les cartons à boisson, les capsules de café en alu des machines à café, etc.
  • Dans le sac jaune (enlevé 1 fois par semaine) : Les papiers et cartons (non munis de bandes plastiques !), à l’exclusion des papiers peints, papiers plastifiés ou cellophanes.
  • Dans le sac vert (enlevé uniquement le dimanche de ± mars à octobre) : Les déchets de jardin.
  • Dans les bulles à verre (sises dans les supermarchés) : les verres, colorés et blancs, et qui doivent être propres !
  • Dans les récipients ad hoc (se trouvant, entre autres, à la sortie des supermarchés) : Les piles usagées.
  • À la déchetterie communale d’Uccle, 160 rue de Stalle, ou à l’un des dix points ucclois de collecte périodique (que nous pouvons vous indiquer sur demande) : les « petits déchets chimiques », qui comprennent, entre autres, les tubes au néon et les lampes économiques (lesquelles contiennent du mercure), les flacons ayant contenu des produits toxiques ou corrosifs, les huiles usagées, peintures et vernis, etc.
  • Dans les pharmacies : Les médicaments périmés.
  • Dans les magasins d’appareils électroniques : Tout vieil appareil repris obligatoirement en échange d’un nouveau.
  • Et dans le jardin, si vous en avez un : les déchets de jardin et ménagers organiques à composter (Contact : Service ucclois de l’Environnement, échevin Marc COOLS, 1er étage 25 rue A. Danse – e.mail : developpement- durable@uccle.be de Mme Anne- Claire DEWEZ, 02.348.68.92.

A noter :

  1. Les journaux et tracts publicitaires, qui encombrent notre boîte aux lettres, peuvent être évités en apposant sur celle-ci l’auto-collant anti-gaspillage « STOP » ou « OK » à la « PUB » et/ou à la « PRESSE GRATUITE ». Cet auto-collant peut être obtenu gratuitement auprès du Service Info-Environnement de l’IBGE (devenu Bruxelles-Environnement) en téléphonant au 02.775.75.75 ou en adressant un courriel à info@ibgebim.be
  2. Les canettes de boisson en fer ou aluminium vont, bien sûr, dans le sac bleu. Etant donné l’énorme et regrettable gaspillage que représentent les milliers d’entre elles jetées un peu partout sur la voie publique, nous appuyons la proposition, qui a été faite, de prévoir leur caution lors de l’achat. Comme on peut le voir, participer au triage des déchets en vue de leur recyclage demande attention et soins ! La presse et/ou l’IBGE (devenu Bruxelles-Environnement) diffusent régulièrement des avis ou informations à cet égard.

Jacques NIFFLE