UNE MAISON ART DÉCO DÉFIGURÉE VA RETROUVER SON ASPECT ORIGINEL

Article paru dans La Lettre aux Habitants n°78, décembre 2013

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Dans la Lettre aux Habitants n° 67 du premier trimestre
2011
, nous vous
informions d’une maison de style moderniste,
construite en 1930 par l’architecte Pierre Verbruggen
et située avenue Coghen 129 (photo de gauche), qui
avait été complètement défigurée par une rénovation
malheureuse (photo de droite) Cette rénovation
lourde avait en outre été réalisée sans permis d’urbanisme.

Les travaux avaient été arrêtés par la Commune,
alors même que le chantier était presque achevé .
Une commission de concertation s’était réunie le 16 février
2011. Elle avait émis un avis défavorable à la demande
de régularisation et demandé au propriétaire
qu’un contact préalable soit pris avec le Service d’Urbanisme
et la Direction des Monuments et Sites, avant
tout nouvelle demande et la reprise des travaux.

Première issue positive : par son avis, la commission
obligeait le propriétaire à remettre la maison dans son
état originel. Mais allait-t-il réellement faire les travaux
nécessaires ?

En juillet 2013, le propriétaire introduisait une nouvelle
demande de permis d’urbanisme, portant à la fois sur
la remise en état originel de la façade de rue, et à l’arrière,
sur l’extension de l’annexe existante et l’aménagement
d’un jacuzzi semi-enterré.

Heureuse surprise, les plans présentés par le propriétaire
reprennent les éléments architecturaux originels
permettant de retrouver la qualité du bâtiment de
1930 : fenêtres en bandeaux sur toute la largeur de la
façade, menuiseries de fenêtres à l’identique ; restitution
du bow-window au premier étage, ce qui constitue
la caractéristique du bâtiment.

La demande de permis a fait l’objet d’une nouvelle
procédure de concertation ; la commission s’est réunie
le 20 novembre dernier. Des riverains - qui étaient déjà
intervenus en 2011 pour dénoncer les travaux de rénovation
- ont relevé sur les plans du demandeur une
série de détails d’aménagement regrettables et non
conformes au bâtiment dans son état initial : choix des
couleurs de murs, vitrages réfléchissants, revêtement
en béton lisse et béton structuré, pas de précision de
l’allure esthétique de la future porte d’entrée pour la
restituer dans son état originel.

Ces différentes remarques ont été retenues par la commission ;
elles doivent être intégrées à la demande de
permis et recevoir l’approbation préalable de la Direction
des Monuments et Sites pour assurer le respect des
spécificités architecturales d’origine.

A l’arrière de la maison, par contre, l’aménagement
demandé est accepté par la commission de concertation,
ce qui ne réjouit pas les voisins immédiats, déjà
fortement pénalisés par l’extension de la terrasse, réalisée
en 2010 sans permis.

De tout ceci, nous retiendrons deux choses : d’une part
que l’attention et les demandes pertinentes des voisins
ont permis d’exiger la remise en état de la maison dans
son état originel, et d’autre part que la commission de
concertation a fait preuve de fermeté en n’acceptant
pas une régularisation. Le propriétaire, qui s’était mis
en infraction, se voit obligé de réaliser les travaux de
remise en état à ses frais.

Ce cas est bien sûr minime
par rapport aux nombreux problèmes d’urbanisme que
connaît notre Commune,mais il est exemplatif de l’importance
de la vigilance des riverains.

François Glorie

1er décembre 2013