Focus sur quartiers… COMITÉ DE QUARTIER VIVIER D’OIE - PLACE SAINT-JOB

Article paru dans La Lettre aux Habitants n°78, décembre 2013

Antonella bonjour ! Vous êtes aujourd’hui
la porte-parole du Comité
de quartier VIVIER D’OIE - PLACE SAINT-JOB. Vous êtes
également avec Christiaan Van
Lierop et Juan Gonzalez, votre
époux, les membres fondateurs de
celui-ci.

Antonella : Effectivement, il y a 2 ou 3 ans,
Christiaan Van Lierop a pris contact
avec Denys Ryelandt, de l’ACQU,
suite aux différents projets qui ont
vu le jour avenue du Prince de
Ligne. Juan et moi-même sommes
arrivés un peu après suite à un
toutes-boites relatif à ceux-ci. C’est
suite à ces échanges que le Comité a
vu le jour.

Dites-nous quelques mots sur ces
projets ? Puisque manifestement
ce sont eux qui sont à l’origine du
Comité de quartier ?

Depuis 2004, la société SOFICOM
développe des projets sur l’av. du
Prince de Ligne côté chemin de fer :
elle propose de construire sur tout
le terrain laissé encore libre, depuis
le Vivier d’Oie jusqu’à la place
Saint-Job !

Il faudrait beaucoup de temps pour
résumer ces projets, mais pour l’essentiel
il s’agit d’un terrain de 9 ha.
qui appartenait à la SNCB et sur lequel,
outre un vaste parking public
pour 90 voitures, de nombreux jardins
potagers sont cultivés.

En 2012, à la suite de nombreuses péripéties,
un permis a été octroyé pour
construire 4 immeubles de 55 appartements
et 5 maisons unifamiliales
sur ce terrain. Ce sont ces permis
qui nous ont rassemblés au
départ.

Ces projets sont donc, quelque part, fondateurs du Comité de
quartier : mais quel est le périmètre
couvert par le Comité de quartier ? Pouvez-vous le situer
géographiquement ?

Antonella : Le Comité de Quartier couvre un
quadrilatère délimité par les avenues
du Prince de Ligne et Alphonse
XIII d’une part, et par la rue du
Ham et la chaussée de Waterloo
d’autre part ; plus les avenues Hippolyte
Boulenger et Pierre d’Union.

Quand il y a matière à information
des habitants, nous le faisons par
toutes-boîtes dans notre périmètre.
Mais au début nous avons quand
même voulu alerter les habitants de
l’avenue Latérale : ils seront touchés
par les projets, notamment par la réverbération
du bruit provoqué par
les trains sur les immeubles à
construire ; étrangement, ils n’ont
pas réagi…

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Et comment, en pratique vous organisez-
vous ?

Antonella : Disons tout d’abord que nous
constituons une association de fait,
sans personnalité juridique.

En pratique, nous sommes 4 ou 5
personnes réellement actives, et plus
oumoins une vingtaine d’autres que
nous pouvons qualifier de « passivement
actives ». Elles sont cependant
très importantes, puisqu’elles
représentent un groupe potentiellement
mobilisable. L’important est
d’être prêt à agir.

Pour être plus précis, Christiaan est
le trésorier du Comité ; les autres
n’ont pas de rôle défini, il n’y a pas
de distribution du travail particulière.
Mais il est vrai que comme je
travaille à la maison, je suis souvent
sollicitée pour agir en cas de besoin,
comme actuellement pour aller à la
Commune voir les nouveaux permis
à l’enquête.

Au sein du Comité de Quartier,
nous essayons de tenir compte de
tous les avis, du moins ceux que
nous entendons, et donc d’être représentatifs
du plus grand nombre.
Appel est donc fait aux candidats
qui souhaiteraient se faire entendre.

Beaucoup de comités se constituent
en opposition avec des projets
 ; cela semble être également
votre cas. que répondez-vous à
ceci ?

Antonella : Il est clair que l’opposition au projet
SOFICOM a été à la base de la
création du Comité,mais depuis du
chemin a été parcouru et notre objectif
ne s’arrête pas à être simplement
contre un projet immobilier.
Aujourd’hui il apparaît clairement
que le comité a créé des liens dans le
quartier, entre voisins, et que ceuxci
perdurent et vont se maintenir
après les projets. C’est déjà de toute
manière la tendance du quartier. Il
suffit de voir combien de riverains
viennent quand on se réunit au
« Relais St Job »et dans quelle ambiance.
Quoi qu’il se passe, nous essayerons
de conserver des réunions
dans le quartier une ou deux fois par
an.

Globalement, l’objectif du comité
est principalement de préserver les
spécificités du quartier, par exemple
en veillant à conserver les espaces
verts, à être attentif à la qualité de
vie qui y existe, à favoriser la convivialité,
la solidarité. Nous souhaitons
être une association dynamique.

Et qu’en est-il aujourd’hui ? L’actualité
urbanistique d’Uccle semble à nouveau être à la une dans votre quartier ?

Antonella : Effectivement ! Nous sommes une
nouvelle fois au cœur de l’actualité
puisqu’un nouveau permis vient
d’être demandé pour la construction
d’un immeuble de 7 appartements
et de 3 ateliers avec logement,
cette fois sur la partie de terrain
vierge situé entre le parking public
et la place Saint-Job. Une partie se
situe donc en arrière jardin desmaisons
de la rue Prince de Ligne, ce
qui nous préoccupe encore beaucoup.

Avec ce nouveau projet, ce sera l’ensemble
des terrains qui sera bâti.Or
le quartier est situé en zone inondable,
le projet SOFICOM a
d’ailleurs été dénommé « le paquebot
 »…. Et avec ces nouvelles
constructions, le risque de voir de
nouveaux et importants problèmes
d’inondation revient malgré la
construction récente du bassin
d’orage sous la place Saint-Job, lequel
ne suffira sans doute pas.

De plus les espaces verts disparaissent
et une nouvelle voirie est prévue.
Outre les nuisances que cela
procurerait, ce n’est pas conforme
aux prescriptions du PPAS 56 qui
couvre la zone.

Et je ne fais que mentionner les problèmes
de circulation qui vont aggraver
une situation déjà préoccupante.
Et la perte d’un grand
Le « paquebot » ou les 4 immeubles de 55 appartements et les 5 maisons unifamiliales
qui remplaceront les potagers et le parking communal sur l’Avenue du Prince
de Ligne le long de la ligne de chemin de fer
parking remplacé par un petit qui
n’accueillera pas les camions amenant
les échoppes pour le marché
public du lundi. Heureusement, la
Commission de Concertation a
rendu ce 28 novembre un avis défavorable
pour ce projet.

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Image ci-dessus : Le « paquebot » ou les 4 immeubles de 55 appartements et les 5 maisons unifamiliales
qui remplaceront les potagers et le parking communal sur l’Avenue du Prince
de Ligne le long de la ligne de chemin de fer

Une dernière question : pourquoi
vous êtes-vous rallié à l’ACQU ?

Antonella : Au départ, nous étions des néophytes
et ne connaissions rien en
matière d’urbanisme et d’environnement.
L’aide de l’ACQU a été
précieuse pour nous éclairer sur ces
sujets. L’aspect « solidarité » avec
les quartiers voisins, membres de
l’ACQU, nous a paru importante ;
fondamentalement, nous avons tous
les mêmes préoccupations et c’est
donc tout naturellement que nous
sommes devenus membre de l’Association
qui fédère une vingtaine de
comités.

Merci Antonella pour cette interview
et cette présentation de votre
Comité, bien au coeur de
l’actualité d’Uccle.

1er décembre 2013