Projet démesuré av Brugmann 271

Un projet immobilier démesuré, consistant à ajouter 5 étages au dessus d’un bâtiment néo-classique, situé Avenue Brugmann 271, sur le coin avec la rue des Carmélites suscite l’opposition de nombreux riverains.

Ce projet implique 4 dérogations au Règlement Régional d’Urbanisme (RRU).
Il revient à défigurer un bâtiment néo-classique dans des proportions inacceptables par rapport au bâti existant, constitué majoritairement de maisons de style néo-classique qui contribuent à la typologie urbanistique spécifique de l’avenue Brugmann. Un petit espace vert, bien visible par tous aussi sera supprimé.

Les riverains demandent de retirer ce projet et de respecter la spécificité du bâti existant.
Ils vous invitent à signer la pétition en ligne, https://chng.it/yQXXj2PXLs

Le souffleur de feuilles

« Le souffleur de feuilles » : un livre qui incite à la réflexion, à l’action

Plaidoyer pour la vie sauvage

Trop chaud, trop sec. Les images associées à l’enfièvrement de la planète nous sont désormais familières alors qu’une autre crise tout aussi dramatique – l’érosion de la biodiversité –, passe sous le radar. Les signaux sont moins perceptibles sauf qu’il n’y a plus d’insectes écrasés sur nos pare-brises ! Ce qu’on ne voit pas, n’existe pas… La prise de conscience collective se fait dès lors attendre.
Or, la biodiversité n’est pas qu’un enjeu pour les amoureux de la forêt et des oiseaux. La Nature fournit l’oxygène que nous respirons, l’eau que nous buvons, les combustibles qui nous chauffent et permettent nos déplacements, les produits de la terre qui nous nourrissent. Rajoutez-y la fertilisation des sols, la pollinisation des cultures ou encore le fait que la végétation est notre meilleure alliée pour nous adapter au changement climatique.

La préservation de la biodiversité nous concerne tous, elle est vitale. En partant de cette évidence, plusieurs citoyens ucclois se sont mobilisés, décidés d’agir sur le terrain des idées. Chacun selon ses connaissances et compétences, en fonction de son vécu, avec un souci commun : sensibiliser. La réserve naturelle du sud de Bruxelles, le Kinsendael, a servi de point de départ. Mais le monde animal et végétal ne pouvant être mis sous cloche, nos « enquêteurs » quittent rapidement leur biotope et élargissent la réflexion : quel est notre rapport aux autres « vivants » ? Qu’induit la fragmentation des habitats ? Faut-il raviver la notion de « servitude » ? Quel rôle pour les défenseurs du bien commun ? L’agroécologie, est-elle la solution aux maux de l’agriculture ?

Grâce aux regards croisés des auteurs – de l’ingénieur agronome aux juristes en passant par le psychothérapeute, le journaliste et les philosophes – le lecteur trouvera des clés pour mieux appréhender ce défi crucial : l’extinction du vivant. L’un des grands mérites du recueil au titre intriguant, Le souffleur de feuilles , est son côté accessible – écriture journalistique, nombreuses illustrations, touches d’humour… – et le fait d’offrir arguments et matière à réflexion à la « Résistance citoyenne ».

À Bruxelles, ils sont en effet de plus en plus nombreux à se dresser contre la bétonisation à outrance, à plaider pour une ville vivable : autour de la friche Josaphat, au champ des Cailles, dans la vallée du Vogelzangbeek, au marais Wiels… Tous ces « insoumis » pourront s’identifier à la conclusion du texte d’Olivier De Schutter : « C’est dès à présent, et d’abord par les mobilisations locales, que la redéfinition de notre rapport à la nature doit commencer. »

1 Paul De Gobert, Olivier De Schutter, Benoît Dumont, Isabelle Stengers, Thérèse Verteneuil, etc. (préface de Vinciane Despret), Le souffleur de feuilles – La biodiversité n’est pas un luxe, elle est vitale, éditions Couleurs livres, 128 pages, automne 2022. Vendu en librairie ou à commander à : marcschmitz2804@outlook.com

ANDRÉ ROBE A REJOINT LA CIME DES ARBRES

C’est avec beaucoup de tristesse que nous avons appris le décès d’André Robe, militant de la première heure et infatigable défenseur du Vivant, particulièrement sensible à la cause des arbres en ville. Infatigable mais aussi très présent sur quantité de dossiers, il ne lâchait rien. Passant au crible les enquêtes publiques, préparant en solitaire et dans les moindres détails ses prises de parole – souvent mémorables – lors de commissions de concertation, alertant d’un danger ou exigeant par mail la transparence des documents publics, il se joignait aussi régulièrement à des actions sur le terrain, pour la défense de tel espace naturel en ville, pour dénoncer tel projet démesuré ou, comme tout récemment encore, s’indigner de l’alliance des pouvoirs publics et des promoteurs.

André Robe avait le contact facile et avec lui, pas de barrière, ni de génération ni d’aucune sorte. Dès la première rencontre, la connexion était instantanée et de son œil bienveillant et malicieux, il semblait vous dire : « C’est bien naturel voyons, les ami·e·s de mes amis les Arbres sont aussi mes ami·e·s »

C’était un rassembleur, un visionnaire, tout à la fois tenace, jusqu’à son dernier souffle, et d’une infinie gentillesse.

Et nous sommes bien tristes, aujourd’hui, de le savoir parti. Mais il fut et sera une source d’inspiration pour les nombreux combats qu’il nous reste à livrer et nous entendrons longtemps sa voix nous glisser à l’oreille « Ne rien lâcher, il ne faut rien lâcher » !

Bon voyage, cher André Robe, et merci pour ces graines de résistance semées sur votre route qui a si souvent croisé la nôtre.

Vivre comme un arbre, seul et libre
Vivre en frères, comme les arbres d’une forêt

– Nâzım Hikmet

NB. : Ce bel hommage est celui rendu par IEB, que nous remercions d’accepter de partager sur le site de l’ACQU.

LA MOBILITE AU SUD D’UCCLE

http://users.skynet.be/boisdeverrewinkel/mobilite/

Tous les Ucclois – et pas seulement ceux du sud de notre Commune – devraient prendre connaissance de ce site remarquablement bien conçu, très complet, et qui fourmille de renseignements instructifs.

Son auteur – Olivier Koot – a réussi à présenter de manière limpide, avec des critiques quand c’est nécessaire, et même en illustrant son propos, la problématique des déplacements à Uccle, que ce soit en bus, en tram, en train, en voiture, à vélo, à pied, + une section sur les extensions immobilières imminentes au sud d’Uccle pour attirer l’attention sur leurs conséquences prévisibles sur la mobilité.
Existe-t-il un instrument similaire aussi bien réalisé ailleurs dans Bruxelles ?