De juin 2009 à février 2011 : deux enquêtes publiques.

1ère enquête publique : mai 2009

Déjà en 2009, lors de la première enquête publique, le choix du site (empiètement sur la zone verte de « sport ou loisir de plein air », la nature marécageuse de son sol, la proximité d’un lotissement résidentiel, l’intégration dans un quartier à la mobilité difficile, etc…) souleva l’indignation des riverains effrayés par les impacts potentiels du projet (bruit, vibrations, augmentation des inondations, sécurité, …). La commission de concertation du 17 mai 2009 s’en inquiéta également puisqu’elle recommanda l’élaboration d’une étude d’incidence. La STIB fut donc contrainte de revoir sa copie.

Articles de presse :

2ième enquête publique : février 2011.

Le projet remanié fit l’objet d’une nouvelle enquête publique au cours du mois de février 2011. Globalement le dépôt et le pavillon administratif restent inchangés. Le hall d’entretien par contre, à l’arrière du site et initialement prévu pour l’entretien de 15 trams, ne permettra plus que la maintenance de 10 véhicules. De la sorte, l’emprise au sol de l’atelier put être réduite tout en y englobant certaines installations prévues au départ à l’extérieur : système de lavage des trams, de remplissage des sablières, aspirateur. Ces adaptations permettront de limiter la propagation du bruit dans le voisinage mais aussi d’augmenter les espaces verts. La distance entre les installations et les premières habitations situées du côté de Drogenbos pourra ainsi être portée de 7 à 15 mètres. Le projet prévoit par ailleurs la prolongation et un léger rehaussement du mur antibruit.

Ci-dessus : Le projet "Marconi II" fut présenté en soirée aux riverains le 21 janvier 2011.

Malgré ces améliorations, acquises grâce à la fermeté des comités de quartier locaux, et malgré l’épaisseur et la technicité du dossier mis à l’enquête, les riverains constatèrent cependant avec regret que seul un rapport d’incidences - et non pas une étude d’incidences - accompagnait cette nouvelle demande de permis.

Tant la réalisation d’une étude d’incidences que d’un rapport d’incidences a pour objectif de fournir aux différentes instances concernées (administrations régionales, administration communale, riverains,…) une analyse de l’impact du projet sur son environnement naturel et humain.

Cependant, lorsque un projet est soumis à étude d’incidences, celui-ci implique deux enquêtes publiques : la première a lieu après dépôt d’une note préparatoire et porte sur le cahier des charges de l’étude à exécuter ; la seconde est réalisée après l’achèvement de l’étude et porte sur les résultats de celle-ci ainsi que sur le projet lui-même. Un rapport d’incidence n’implique que la deuxième enquête publique. Dans ce dernier cas, les citoyens ne peuvent donc pas donner leur avis concernant l’établissement du cahier des charges, c’est-à-dire mettre en exergue les éléments qu’ils désireraient voir être traités, analysés par l’étude, en l’occurrence :

-  L’analyse de sites alternatifs à l’implantation du dépôt : celle-ci n’est que trop brièvement esquissée au sein du rapport d’incidence.
-  La pertinence du tracé du réseau ferroviaire actuel sur lequel se greffe le dépôt Marconi au vu des trams de gros gabarits que la STIB prévoit d’y faire passer.

Ainsi, l’ACQU, s’alignant à l’avis de la première commission de concertation de mai 2009, à rappelé, en ces mois de février/mars 2011, la nécessité d’accompagner le projet de dépôt d’ une étude d’incidences. Ceci en vue de solliciter certains ajouts au cahier des charges dont entre autres ceux susmentionnés.

articles de presse :

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