Quelques facteurs influençant l’exposition d’un lieu aux ondes des antennes de téléphonie mobile.

La densité de puissance du champ électromagnétique d’un lieu exposé aux micro-ondes d’une antenne dépend de plusieurs facteurs [1].

  • Un premier facteur est la distance entre le lieu considéré et l’antenne. Plus cette distance est grande, plus les micro-ondes auront perdu de leur puissance en atteignant ce lieu. Le long de ce trajet des obstacles peuvent s’interposer, soit qu’ils freinent le passage des micro-ondes, comme des bâtiments ou des arbres, soit qu’ils dévient ou renvoient les micro-ondes en les amplifiant, comme des objets ou des structures métalliques [2].
  • Un second facteur est l’altitude du lieu par rapport à l’altitude de l’antenne. C’est ainsi que des maisons situées dans des creux par rapport à une antenne reçoivent moins de rayonnement de celle-ci que les maisons situées à la même altitude que l’antenne.
  • Un troisième facteur est la direction de l’antenne par rapport au lieu en question. Si le lieu est situé dans l’axe de l’antenne, il est exposé à un rayonnement plus intense que s’il n’est pas situé dans cet axe.
  • Un quatrième facteur est le moment de la journée et de l’année. Les valeurs d’exposition sont en effet fonction du nombre de communications transitant par la station relais. Leur nombre est plus élevé à certains moments de la journée et à certaines périodes de l’année qu’à d’autres.

Le lecteur intéressé pourra trouver au chapitre XVII (Annexe1), quelques résultats de mesures illustrant ces facteurs.

Dans les rapports préalables à l’installation d’antennes de téléphonie mobile, les évaluations de l’exposition de la population aux micro-ondes qu’émettront ces antennes se basent sur des calculs. Ces calculs tiennent compte des antennes à venir, et, peut-être, des antennes déjà présentes sur le site, mais ne se préoccupent pas des autres champs électromagnétiques auxquels la population est déjà soumise. Avant d’installer des antennes il serait nécessaire d’effectuer des mesures de champ électromagnétique prés des habitations des futurs riverains de ces antennes, de signaler ces mesures dans les demandes de permis de bâtir des antennes et d’en tenir compte pour calculer quelle sera la densité de puissance globale du champ électromagnétique auquel sera soumise la population après l’installation des nouvelles antennes.

Mais, comme nous l’avons déjà fait remarquer, les normes officielles belges sont actuellement tellement élevées qu’elles seront toujours et sans aucun effort respectées par les constructeurs d’antennes, même si d’autres sources de pollution électromagnétique existent déjà prés des sites des futures antennes. (…) Le problème primordial est donc un problème législatif, celui de fixer des normes compatibles avec la santé de la population.

[1] Extrait de Jean PILETTE, "Antennes de téléphonie mobile, technologies sans fil et santé", Belgique, 2008, pp. 26-27.

[2] SANTINI R., « Les téléphones cellulaires et leurs stations relais : risques pour la santé. » Presse Méd. 1999 Nov.6 ; 28(34) : 1884-1886. Institut National des Sciences Appliquées, Laboratoire de Biochimie-Pharmacologie, Villeurbanne.