La propreté publique à Uccle + Commentaires

Article paru dans La Lettre aux Habitants n°56, juin 2008

Ci-dessous la « lettre à l’éditeur » que nous a envoyé le 2 avril 2008 le président de l’un de nos membres effectifs, le Comité de quartier du Bosveldweg.

L’article "A propos de la propreté" (Lettre aux habitants n°55, p.10) relève une des caractéristiques stupéfiantes de la Commune d’Uccle, sa saleté.

Si l’ACQU, par la plume de son Vice-Président, admire l’Echevin de la propreté parce qu’il présente des balayeurs de quartier dans les écoles et demande aux élèves de respecter leur travail , elle constate aussi que le territoire de la commune reste crasseux, particulièrement en matière d’excréments de chiens.

Les efforts d’éducation au civisme et de nettoyage systématique paraissent bien illusoires si les résultats ne sont pas atteints, ce qui est le cas.

"On se demande si, de temps en temps, une répression n’aiderait pas". Manifestement, nos autorités communales préfèrent faire connaitre leurs bonnes intentions dans les écoles plutôt que d’appliquer les sanctions prévues, seules susceptibles de changer les comportements. L’article va dans le bon sens mais il nous parait devoir être complété.

Il faudrait y ajouter des moyens légaux et logistiques, comme en Suisse et dans de nombreux autres pays.

Nous aurions souhaité lire dans la “Lettre aux habitants” d’Uccle que le règlement de police communal devrait préciser que "tout détenteur de chien a l’obligation de ramasser les déjections de celui-ci". C’est la seule manière d’éviter des accidents par glissade des personnes âgées, de prévenir les zoonoses sous-estimées chez les enfants (echinocoques, toxocara canis, dirofilaires, escherichia coli, salmonelloses,...) et de rendre propres nos trottoirs, parterres et parcs publics.

Un autre point n’est pas mentionné dans votre article : La Commune devrait, de plus, mettre à disposition des détenteurs de chiens des sacs biodé- gradables et des poubelles bien réparties, nécessaires au ramassage des déjections.

Bien au contraire, les autorités communales ont fait construire et entretiennent à grands frais, comme au Bosveldweg, des "canisites" ou "canisettes", termes pudiques pour désigner des "parcs à excréments à ciel ouvert". L’expérience montre que la majorité des chiens refuse de s’y rendre. Ils préfèrent marquer leur territoire ailleurs, càd sur les trottoirs et dans les parterres à proximité des canisites, raison pour laquelle ceux-ci ont été supprimés à Paris, Londres, La Haye,... Il y en aurait 46 à Uccle, 175 à Bruxelles (*), ce qui montre l’étendue de ces sites dégoûtants et aberrants, recommandés par l’asbl Ethologia !

Notre Comité de Quartier souhaite que les habitants d’Uccle s’unissent pour demander l’application du ramassage des déjections de chiens par leurs détenteurs sous peine d’amende éducative de 150 €, doublée en cas de récidive, à l’aide de sacs biodégradables (coût estimé de 16 € par an par détenteur de chien), mis à leur disposition à proximité de poubelles où les déjections seront jetées.

Les canisites doivent disparaître. Nous proposons de les transformer en bacs à fleurs et arbustes, surélevés, grâce aux solides piliers de bois insérés dans le sol. L’embellissement de la Commune d’Uccle sera d’autant plus "durable" que la hauteur des terres ajoutées empêchera les chiens de s’y soulager. Ne seraitce pas plus économique, plus écologique et plus respectueux de l’homme et de l’animal que les inutiles canisites aboutissant au résultat inverse de l’objectif imaginé par ses promoteurs ?

Infrafrastructure adéquate et amendes aux inciviques pris sur le fait ont fait leurs preuves ailleurs en Belgique et à l’étranger. Il y fait propre !

Uccle est pleine d’excréments de chiens. La politique actuelle de la propreté est inefficace et d’un coût élévé pour le contribuable.. N’en déplaise à notre Bourgmestre et à notre Echevin de la propreté, "un fait est plus fort qu’un Lord Maire". La propreté publique devra faire partie du programme des prochaines élections.

Francis ROGER FRANCE
Président du Comité de Quartier du Bosveldweg

1er juin 2008