La gestion de l’eau à Bruxelles : aperçu historique.

Compte-rendu de la présentation du professeur Chloé DELIGNE (Historienne - ULB) tenue le 26 mai 2011 à Uccle :


Riccardo Petrella nous à parlé du cadre mondial. Les Etats Généraux de Bruxelles constituent une hypothèse plus localisée.

Il faut que l’eau nous revienne sous d’autres formes, notamment dans notre cadre urbain, afin qu’elle ne soit plus considérée que comme un bien de consommation. Pour ce faire il est intéressant de se pencher sur l’histoire de l’eau à Bruxelles car celle-ci est un réservoir à idées.

Selon l’imaginaire collectif, c’est la pollution et l’insalubrité des ruisseaux de Bruxelles qui en ont motivé leur enfouissement. Cette image n’est pas fausse mais peut être enrichie. En effet certaines choses se sont passées avant que nos ruisseaux ne deviennent des égouts publique à ciel ouvert et puis couverts. Vers la fin de l’ancien régime (fin du 18ième siècle) nos cours d’eau présentent diverses utilités :

  • Force énergétique > nombre extrêmement important de moulins. Ce sont ces moulins qui commandent, qui tiennent la logique du flux de l’eau.
  • Fonction piscicole > vu la conservation limitée des produits, des marchandises et le temps nécessaire à leur transport > l’eau courante constitue un moyen efficace et local de conservation et d’élevage (poisson).
  • Fonction de plaisance.
  • Agriculture > même à Bruxelles ont ne peut le négliger. Série-agriculture, bétail > marais, agriculture maraichère > tout cela nécessite un savoir technique > irrigation des prairies > a certains moment il faut assécher à d’autres moments il faut irriguer.

Dès lors les meuniers, les maraichers, les agriculteurs devaient essayer de s’entendre sur la gestion de l’eau. L’eau était pensée en terme d’usage. Ces protagonistes étaient garants ensemble d’un bien commun.

Ainsi se pose la question actuelle : Quels usages peut on refaire émerger pour que la gestion de l’eau à nouveau aujourd’hui se fasse de manière collégiale ?


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