Insécurité routière aux abords de nos écoles

Article paru dans la Lettre aux habitants n° 62, décembre 2009.


Depuis plusieurs années, déjà, notre Association de Comités de Quartier Ucclois ne cesse de sensibiliser les élus à ce phénomène inquiétant qu’est la prise de possession de l’espace public par les voitures, au détriment de la sécurité et de la santé des habitants.

Ce phénomène devient encore plus inquiétant, et même angoissant, lorsqu’il met directement en danger les mamans et enfants des écoles uccloises.

DES VOITURES FOLLES…

Le mercredi 30 septembre 2009, un malheureux accident s’est produit près d’une école, aux alentours du Dieweg. Une collision entre deux voitures, et une maman gravement blessée avec de multiples fractures aux jambes, alors qu’elle venait tout simplement conduire sa fille à l’école.

De nombreuses interrogations ont été soulevées par les témoins de cet accident. Et certains parents d’élèves ne pouvaient s’empêcher de crier leur sentiment de résignation et de tristesse : « Il faudra sans doute un mort pour que les choses bougent. Ce matin, c’était “business as usual”... ».

Alors, il est peut-être temps de se poser les bonnes questions.

Car, les temps changent... Les voitures sont devenues des « engins de mort » par leur nombre, leur taille, leur vitesse, par les nuisances qu’elles véhiculent - la pollution, le bruit, l’insécurité -, et par l’attitude des conducteurs.

Certaines écoles sont confrontées, matin, midi et soir, à un trafic automobile de navetteurs, et de parents d’élèves, de plus en plus insécurisant. C’est contraire au principe de précaution.


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Voici comment on protège les abords des écoles... en Flandre ; nous pourrions nous en inspirer, nous aurions plus de cyclistes et moins d’accidents.

PRIORITE AUX ZONES « ECOLES » :

Il est temps de revoir notre copie, de trouver des solutions qui permettent une sécurité maximale autour des écoles. « Une maman çà se respecte, un enfant c’est fragile et priorité doit leur être donnée... ».

Il est temps de penser autrement, de « ré-humaniser » la rue, d’avoir une politique « mobilité » courageuse, durable, innovante, afin de permettre aux enfants un développement harmonieux.

Certes, cela doit entraîner de la part de chacun des changements de comportements, mais les élus communaux ont un rôle à jouer dans la mise en place d’une telle politique.

Les pistes sont nombreuses et déjà mises en place dans d’autres villes du pays ou à l’étranger, comme par exemple :

- diminution du trafic automobile dans les zones à risques (écoles et autres lieux de vie sociale),
- contrôle du respect des zones 30,
- augmentation de parkings de « dissuasion » dans la Commune,
- aménagement de véritables pistes cyclables sécurisées,
- renforcement des passages protégés pour piétons,
- augmentation des transports publics de surface en site prioritaire, mise en place de véritables plans de déplacements scolaires.

La Commune d’Uccle doit continuer à promouvoir tous les modes de déplacements sur son territoire.

Une vision « du tout à la voiture » conduirait rapidement à l’asphyxie dans certains quartiers de notre Commune.

D’ailleurs, les retombées d’une telle politique vont à l’encontre d’une bonne gestion de la Commune. Elles ont un effet négatif sur les habitants en termes de santé et de qualité de vie, et augmentent le sentiment profond d’insécurité des parents et enfants, dans toutes les rues de notre Commune.

Xavier RETAILLEAU
Administrateur