Marianne STORME,
rue de la Cueillette, 11
GSM : 0486.33 99 33
stormemarianne01@gmail.com


HOMMAGE À JEAN-MARIE PIERRARD

Président-fondateur de l’asbl “Cercle d’histoire, d’archéologie et de folklore d’Uccle et environs”.

Décédé le 13 septembre 2018, Jean-Marie Pierrard a présidé durant près de cinquante ans, de manière positive et efficace le Cercle en question, fondé en 1966 ainsi que la remarquable revue Ucclensia (qui paraît cinq fois par an).

Rappelons que le but de Jean-Marie Pierrard et de son équipe a toujours été de faire connaître et comprendre le passé d’Uccle et des communes environnantes, en privilégiant une grande connaissance enrichissante de leur patrimoine.

Nombreux sont ceux qui partagent culturellement et humainement ses objectifs en assistant particulièrement aux magnifiques expositions et conférences fréquemment organisées.

Personne n’oubliera non plus la qualité des promenades proposées ainsi que des visites patrimoniales guidées, toujours mentionnées sur le site internet www.ucclensia.be.

Nous souhaitons au nouveau Président Patrick Ameeuw, imprégné des grands besoins et qualités de l’association, un grand succès dans l’assurance de la continuité de cette belle oeuvre.

Bernard Jouret

MEMORANDUM ELECTIONS COMMUNALES D’OCTOBRE 201

par Asbl Oxy 15, Mon quartier, ma vie

Les priorités sont nombreuses dans le respect de chacun.

Objet du quartier durable : sauvegarder le cadre, le caractère et le patrimoine du quartier, en favoriser le maintien et le développement harmonieux, y défendre l’agrément des habitants, leur sécurité, le calme et la tranquillité, de participer à l’effort citoyen conformément notamment au Plan Régional de Développement, à la charte d’Aalborg et à l’agenda 21 adopté par la Commune d’Uccle dans des domaines tels que la mobilité, la protection du patrimoine et de l’environnement, les économies d’énergies, le recyclage des déchets, etc. et de promouvoir accessoirement toutes activités qui contribueraient à réaliser cet objet.

Avant-propos :

Le « quartier durable OXY 15/OXY durable » a été créé en 2008. Il fait partie des quartiers durables citoyens de la Région de Bruxelles-capitale et regroupe 15 rues comprises entre quatre grands axes de trafic automobile ainsi que leurs environs.

Les rues concernées sont les suivantes : Bernaerts, Château d’Eau, Colonel Chaltin, Coq, Fauvette, Paul Hankar, Klipveld, Moutons, Overhem, Poussins, Repos, Robert Scott et avenues Delvaux, Vanderaey, Van Zuylen. Mais aussi, les environs du parc de Wolvendael, la Place Danco, les commerces de la chaussée d’Alsemberg et le Dieweg. C’est une association apolitique et sans but lucratif, composée à 100% de bénévoles.

Carte du quartier durable Oxy 15 / oxy durable

Le quartier durable « OXY15/OXY durable » est actif dans plusieurs domaines :

Centre collectif au parc de Wolvendael

1. Une meilleure gestion des déchets :

Son centre collectif de compostage, aménagé dans le parc de Wolvendael, en accord avec la Commune, permet de sensibiliser de nombreux visiteurs du parc à ce mode de gestion des déchets. Trois maîtres-composteurs et un maître maraîcher du quartier sont à disposition des habitants du quartier tout au long de l’année.

2. Les économies d’énergie :

Un groupe d’habitants est actif pour montrer l’importance des déperditions d’énergies dans les maisons. En lien avec le quartier durable « Saint-Job », il met à disposition des habitants qui le demandent une mallette « énergie », qui permet de mettre en évidence les déperditions d’énergies dans les maisons.

3. La mobilité durable :

Ce quartier subit depuis très longtemps les nuisances d’une mobilité excessive. Depuis 2008, date de mise en place du PCMU (Plan Communal de Mobilité Ucclois), de nombreuses actions ont été menées par les habitants pour sensibiliser les élus à une diminution du trafic de transit. Les quelques aménagements de l’espace public n’ont pas été, à ce jour, synonymes de réussite. Peu d’avancées notamment dans la diminution de la vitesse, malgré les zones 30.

Rue du Château d’Eau : Un espace public rêvé par les enfants

4. La convivialité :

Un effort est fait pour conserver, dans ce quartier, un véritable lieu de vie de village, où de nombreux enfants y viennent se détendre (unités de scouts et guides, paroisse etc…). Des fêtes de quartier - dimanche sans voitures par exemple - y sont régulièrement réalisées.

La rue du Château d’Eau un jour de fête !

Problèmes inhérents au quartier :

Si, au fil des années, des progrès ont été faits dans certains domaines, (mise en « zone 30 » des 15 rues du quartier, par exemple), les habitants sont inquiets du devenir de leur environnement. Ce Mémorandum vise à attirer l’attention des candidats aux élections communales prochaines sur les spécificités de ce grand quartier et les souhaits de ses habitants.

Souhaits des habitants :

1. Dans le domaine social

L’appauvrissement de nos quartiers – chaussée d’Alsemberg ou place Danco par exemple - confirmé dans la presse régionale, donne à réfléchir. La perte de l’élément social doit être évitée. C’est pourquoi les habitants du quartier souhaitent, de la part des élus, des actions importantes notamment :

  • Pour la conservation des salles « Van Offelen » et « 1180 ». Le coût de leur entretien devrait être budgété chaque année. Rappelons que ces salles sont mises presque gratuitement à disposition de nombreuses écoles ou associations.
  • Pour la conservation de la « Royale Pétanque Uccle Centre ». Un bail emphytéotique pourrait être octroyé à cette très ancienne association à caractère social, à l’instar de ce qui a été fait pour d’autres clubs sportifs à Uccle.
  • Pour la conservation de l’église du Précieux Sang, lieu central dans ce quartier - lieu de réunion indispensable, car à l’initiative de nombreuses actions sociales. Rappelons que cette église fait l’objet d’une demande de classement.

2. Dans le domaine de la protection de la santé publique : ondes

Le groupe TELENET veut implanter 24 antennes GSM supplémentaires dans le clocher de l’église. Nous pensons que le clocher de l’église ne doit pas devenir un mât pour cacher les antennes et disperser leurs nuisances « ondes » dans l’îlot qui entoure l’église. Un dossier se tient à la disposition des candidats et élus d’Uccle, à ce sujet.

Nous demandons la suppression pure et simple des 4 permis déjà octroyés. La santé des enfants, des mamans de l’école maternelle et primaire, ainsi que celle des riverains doit être préservée.

3. Dans le domaine de l’économie, les commerces de la chaussée d’Alsemberg : De nombreux commerces ferment. Nous espérons, de la part des élus, une vision humaine et dynamique de ce grand quartier commerçant. Un plan d’actions et d’investissements à long terme pourrait être mis en application pour la réhabilitation de ce lieu de commerces et la prise en compte des besoins des commerçants de la Chaussée d’Alsemberg.

4. Dans le domaine de l’aménagement de l’espace public : La commune investit des sommes importantes pour certains projets. Nous pensons à l’avenue Van Bever, devant le David Lloyd pour lequel plus de 1.250.000 euros d’argent public ont servi à y aménager un parking de 300 voitures. Dans le même temps, on nous dit que l’argent public manque pour l’entretien des salles communales 1180 et Van Offelen, ou pour y améliorer la sécurité dans nos petites rues résidentielles…

5. Dans le domaine de la mobilité : Le quartier durable a comme objectif de permettre une meilleure qualité de vie dans tout l’espace public. Les contraintes environnementales obligent à plus de respect de la vie des habitants, euxmêmes : moins de pollution, moins de stress, mais plus de sécurité.

La rue du Château d’Eau qui reçoit toujours un flux de voitures trop important.

Constatations : Avant le début des travaux de la chaussée d’Alsemberg, le trafic automobile reste intense et en augmentation. Il semble que la Commune n’ait d’autres solutions que de faire passer le trafic « navetteur » dans nos rues.

Des travaux gigantesques, au Globe croisement chaussée d’Alsemberg/rue de Stalle

  • Le Dieweg est devenu un axe de grand trafic.
  • La chaussée d’Alsemberg reçoit la plus grande partie du trafic « navetteur » venant du Sud d’Uccle.
  • Les rues « Fauvette, Château d’Eau, Moutons, Coq, Poussins » sont devenues des axes de grand trafic automobile, malgré leur caractère résidentiel.

Certes, on ne conteste pas les travaux qui sont nécessaires. Mais le constat est là : les travaux actuels, dans la chaussée d’Alsemberg (remplacement des rails du tram 51 et autres), ont détruit 10 ans d’effort des habitants, dans le domaine de la qualité de vie des habitants de ce grand quartier ; la circulation automobile venant des quartiers sud de la Commune a été déviée dans ces petites rues de quartier.

  • Plan de stationnement : Le plan de stationnement, mis en place en décembre 2017, amène des difficultés supplémentaires. Treize rues du quartier ont été mises en zone bleue. Seules les rues « Moutons » et « Château d’Eau » subissent le poids du stationnement non réglementé. Il semble que l’on ait perdu de vue le trafic automobile venant du Dieweg, ce qui amène un trafic supplémentaire dans cette zone. Leurs habitants demandent que les rues Moutons et Château d’Eau reçoivent le même statut « zone bleue ».

Souhaits : Les habitants souhaitent que leur quartier soit réouvert à la vie locale, en priorité. Les PMR, les piétons, et les personnes à vélo (enfants et personnes âgées) ont droit au respect et à une sécurité maximale. Une priorité : réduire la vitesse des voitures.

  • Les quatres grands axes (Wolvendael, Brugmann, Alsemberg et Dieweg) amènent un trafic de délestage qui constitue danger et insécurité dans nos rues résidentielles du fait de l’augmentation du nombre de voitures et compte tenu des nombreux carrefours devenus dangereux.
  • Les axes de grand trafic actuel : « Wolvendael/ Fauvette/Château d’Eau/Dieweg » - « Dieweg /Moutons/Coq/ Château d’Eau/ Dieweg et Fauvette », - Alsemberg/Coq/Fauvette/Wolvendael, - avec leurs 15 carrefours dangereux, demandent des aménagements importants :
  • Rétrécissement des entrées de rues.
  • Passage- piétons à chaque carrefour
  • Trottoirs assez larges (pour fauteuils roulants et poussettes).

Il semble impératif de couper le quartier en deux zones. Les habitants demandent une coupure au niveau du croisement Château d’Eau / Vanderaey. Un tel aménagement rendrait plus apaisé le quartier tout entier (Cet aménagement a déjà été prévu dans le « Plan Communal de la Mobilité Ucclois » en 2008, par le bureau d’études TRITEL).

  • Il y a trois écoles (une maternelle et trois primaires : Wolvenberg, Blés d’Or, Plein Air) qui demandent à avoir un « espace école protégé ». Les jeunes mamans viennent avec leur poussettes… et les trottoirs doivent être, assez larges et en bon état.
  • « La nouvelle école active secondaire », rue de Stalle, demande que l’on soit attentif à la sécurité dans nos petites rues. De nombreux élèves passent dans nos quartiers et sont aussi demandeurs d’espaces publics calmes et protégés d’une circulation automobile intensive.
  • Les ICR « 7 » et « C » (Itinéraires Cyclables Régionaux), prévus depuis plus de 20 ans, dans notre quartier, pourraient enfin voir le jour. Et la Commune devrait se montrer plus insistante envers la Région pour leur concrétisation.
  • Ces ICR, ainsi que les quinze rues pourraient être mis en « rues cyclables », afin de permettre aux habitants de rejoindre le centre d’Uccle et les écoles, en toute sécurité.
  • Les ICC (Itinéraires Cyclables Communaux) doivent être aménagés autour de ces ICR et permettre, à tous, de circuler calmement dans nos petites rues.
  • Le Dieweg pourrait être aménagé pour permettre une priorité aux déplacements doux. Mise en sens unique, avec une voie prioritaire pour un bus-navette électrique et les vélos, et une autre voie, pour les voitures. (à jumeler avec la chaussée de Saint-Job).
  • La signalisation « zone 30 » et « interdiction +3.5t » n’est pas assez visible. Nous espérons une augmentation du nombre de panneaux de signalisation (et de la grandeur de ces panneaux) afin de prévenir l’automobiliste dans les meilleures conditions. Il y va de la sécurité des personnes.

6. Dans le domaine de la protection de la sécurité dans le parc de Wolvendael : Certaines voix se sont manifestées pour aménager une piste cyclable dans le parc de Wolvendael. Les habitants de ce quartier, premiers visiteurs de ce beau parc classé, sont contre ce projet. En effet :

  • Ne s’agit-il pas là d’une décision qui malheureusement consiste à mettre plus de voitures sur les routes du quartier ? Nous pensons que l’utilisation du vélo doit aller de pair avec une diminution de l’utilisation de la voiture, dans l’espace public ucclois.
  • Ce parc est très pentu. Le trajet en descente nous semble très dangereux, notamment pour les enfants et personnes âgées à vélo. Quant au trajet en montée, il nous semble impraticable, à l’exception, peut-être de l’utilisation de vélos électriques.
  • La présence des chiens, en liberté à certaines heures, serait un élément de danger supplémentaire.
  • Enfin, la sécurité des enfants, notamment des plus petits, pourrait être mise à mal par des cyclistes trop impétueux. Ce parc doit conserver cet aspect de lieu de récréation apaisé pour tous, tant les enfants que les parents ou grands-parents accompagnants, loin d’un stress de surveillance accru.

7. Dans le domaine de la sensibilisation à une meilleure gestion des déchets – centre collectif de compostage au parc de Wolvendael : Depuis son aménagement, le centre collectif de compostage a permis une sensibilisation importante de la population, uccloise et autre, à ce mode de gestion des déchets. Trois maîtres-composteurs de notre quartier gèrent ce centre (nettoyage, tamisage etc…). Nous espérons de la part de la Commune une aide financière régulière afin d’améliorer ce centre et, par exemple, d’y aménager un discret abri de jardin pour y entreposer le matériel nécessaire au tamisage (brouette, tamis et autres, à renouveler parfois aussi).

8. Face au déménagement de la maison communale

  • La maison communale est un apport important dans la dynamique du centre d’Uccle, tant dans le domaine commercial que dans celui de la convivialité. Son déménagement, vers la rue de Stalle, risque de provoquer une diminution de la fréquentation des artères commerçantes.
  • Dans un autre domaine, l’argent public engagé dans ce grand déménagement (près de 40 millions d’euros), ajouté à l’augmentation de la dette de la Commune qui est passée de ces dernières années de 60 millions d’euros à 141 millions d’euros, représente un montant important à faire supporter par les générations à venir.
  • Souhaits : Aussi, nous espérons que l’élément social, nécessaire au bien-être d’une population, ne sera jamais oublié.

9. Enfin, dans le domaine des relations avec la Région et la Commune réunies : Les habitants sont demandeurs d’une participation réelle à l’aménagement de leur quartier, dans des relations sereines et constructives, tant avec les élus qu’avec les fonctionnaires. Leur connaissance du terrain, leur expertise parfois, sont des éléments qui peuvent permettre une meilleure compréhension des problèmes inhérents à l’ensemble du quartier et à leur résolution.

D’avance merci pour tout.

Au nom des habitants du quartier durable OXY15/ OXYDURABLE,

Les administrateurs : Barbara Decupere, Cathy De Brouwer, Isabelle Guillois, Nelly Watelet, Alain Botteldoorn, André Staner, Christian Verstraete, Dominique Desclée, Nicolas Van Ackere, Tom Maes, Xavier Retailleau.

AGO du 26 04 2018

LE PROJET IMMOBILIER ASPRIA SUR LES TERRAINS DE SPORTS SOLVAY : EPILOGUE ?

Nos lecteurs savent combien nous nous préoccupons du maintien dans la ville des terrains de sports et de loisirs de plein air. Dans notre Lettre n° 83 de mars 2015 (p.6), nous avons fait le point sur les terrains en face de l’Hippodrome. Qu’est-il advenu de ce dossier ?

La saga a débuté en 2011 quand la société Solvay a souhaité se débarrasser de son complexe sportif de l’avenue du Pérou et que la chaîne de clubs de sports de luxe Aspria s’est présentée comme nouvelle exploitante de ce superbe domaine sportif et de loisirs.

La 1ère mauvaise surprise fut d’assister au dépôt d’un projet immobilier totalement hors normes (16.500 m² de construction contre 1.500 actuellement) et sans respect de l’affectation réglementaire du site. Les quelques activités maintenues de sports et de loisirs en plein air n’étant que le très modeste paravent à la construction d’un vaste complexe hôtelier (initialement 49 chambres) et de wellness ou centre de bien-être. Étonnamment, alors qu’il aurait suffit à l’administration régionale de l’urbanisme d’un examen sommaire pour expliquer au promoteur que son projet était totalement incompatible avec la destination réglementaire des lieux, ce projet fut bel et bien instruit comme si de rien n’était : 2ème mauvaise surprise.

Malgré l’avis très sévère de la Commission de Concertation, excluant de ce projet tout le volet hôtelier ainsi que les salles polyvalentes dévolues à l’organisation de fêtes, la Région de Bruxelles-Capitale, par son fonctionnaire délégué, délivra un permis d’urbanisme, donnant satisfaction sur toute la ligne à Aspria. Un fait du prince imposé sans la moindre motivation digne de ce nom : 3ème mauvaise surprise.

Les recours introduits auprès du Collège d’Urbanisme, par des Communes et des particuliers s’estimant lésés par ce coup de force, ont apporté un démenti cinglant au point de vue défendu par la Région : la fonction hôtelière est interdite dans les « zones de sports et loisirs de plein air », et le centre de wellness se compose d’infrastructures intérieures qui ne sont pas nécessaires à l’affection principale de la zone : « Il ne peut être sérieusement soutenu qu’elles constituent le complément usuel et l’accessoire de ces zones » conclut le Collège d’Urbanisme : le permis d’urbanisme sollicité doit être refusé.

4ème mauvaise surprise : le Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale passe outre et décide de maintenir l’autorisation accordée avec cependant un volet hôtelier réduit de 49 à 25 chambres.

Dernier épisode : la contestation devant le Conseil d’Etat vient d’aboutir. Par arrêt du 29 mai 2018, le C.E. annule le permis d’urbanisme ; le projet Aspria ne peut voir le jour :

« Est annulé l’arrêté du Gouvernement de la Région de Bruxelles – Capitale du 28 avril 2016 accordant à la société anonyme « Aspria Belgium » un permis unique qui l’autorise à construire une extension au club house existant en y intégrant une infrastructure d’hébergement comportant 25 chambres, un parking souterrain de 193 places (sur 2 niveaux) et à aménager le site du « Parc Solvay Sports » avenue du Pérou, 80 à Bruxelles. »

En bref, le C.E. balaye le projet du promoteur, avalisé par la Région puis par le Gouvernement, qui ouvrait la porte à du « bétonnage » et à une « mercantilisation » exagérée d’un espace que le législateur a défini dans son Plan Régional d’Affectation du Sol comme devant prioritairement rester un espace vert. Et quand on y regarde de près, le centre wellness a une telle ampleur qu’il ne peut qu’en être l’élément principal. Pourtant le C.E. avait correctement défini la complémentarité : « Que la notion de complémentarité implique un rapport suffisamment direct avec la pratique sportive de plein air, et qu’elle ne peut être étendue, sous peine de dénaturer la zone considérée, à toute affectation qui représente simplement une offre supplémentaire à la clientèle ».

Que conclure de cette pitoyable saga ?

Ce magnifique complexe n’aurait eu aucune difficulté à conserver la fonction sociale et sportive voulue par le PRAS. Des spéculateurs ont pensé qu’à l’aide de deux ou trois ficelles et artifices ils allaient court-circuiter les règles de droit et gagner du temps ; ils en sont pour leurs frais. Comment le Gouvernement et son Administration de l’Urbanisme ont-ils pu aller jusqu’à délivrer le permis, restant sourds aux arguments de leurs propres instances consultatives, des communes impliquées et des citoyens ? Ne leur laissant d’autre solution que d’en référer au Conseil d’Etat.

Quoiqu’il en soit, on se réjouira que l’Etat de droit ait finalement triomphé d’un trop évident laxisme.

D. R .